31 décembre 2005

Club La Loutre

Vous avez toujours rêvé de visiter Plessisville? Eh bien voici enfin une raison: le club de ski de fond La Loutre et ses 21 kilomètres de sentiers tracés pour le style classique.

Une randonnée sur les pistes du club nous rappelle que Plessisiville se trouve dans les plaines du Saint-Laurent. On skie en effet sur le plat. Tous les sentiers du centre sont d’ailleurs classés «facile». À part ce manque de relief, on ne peut pas reprocher grand-chose au club. Bien entretenu et agrémenté d’une signalisation claire, le réseau se trouve presque entièrement en terrain boisé. On traverse plusieurs érablières et même une zone de conifères qui donne l’impression d’être dans la forêt boréale.

Pour se rendre au chalet d’accueil du club, il suffit de suivre les panneaux indiquant la direction de l’aréna. Le chalet se trouve tout juste derrière, sur la rue Saint-Jean.

29 décembre 2005

Station du Sentier des Caps

Le Massif de Petite-Rivière-Saint-François est sans contredit la plus spectaculaire station de ski alpin au Québec. Situé juste à côté, la station de randonnée du sentier des Caps n’a pas la même envergure... du moins en ce qui concerne le ski de fond en sentiers entretenus.

Le centre offre 45 kilomètres de sentier de ski nordique, mais seulement 19 kilomètres de pistes entretenues – juste assez pour une journée de ski.

La meilleure façon de parcourir ce réseau est de le skier en une seule sortie en effectuant une randonnée de 16 kilomètres. À partir du chalet d’accueil, il faut d’abord emprunter le sentier 2 jusqu à la piste 6, une boucle de cinq kilomètres en terrain boisé comportant plusieurs belles descentes faciles. Une fois ce «détour» complété, on reprend le sentier 2 pour la portion la plus difficile du trajet : la montée vers le sommet de la montagne de ski alpin. Lors de notre visite, cette section du sentier 2 n’avait pas été tracée, détail qu’on a omis de nous mentionner au chalet d’accueil. Mais même dans des conditions normales, ce secteur ne doit pas être facile.

Arrivée au sommet du Massif, on peut s’arrêter dîner au camp Boule-de-neige, un genre de cafétéria également fréquentée par les skieurs alpins. Ou on peut poursuivre par les sentiers 3 et 4 jusqu’au refuge Ligori, situé à l’extrémité nord du réseau de sentiers entretenus. On entre alors dans le secteur le plus intéressant du centre. Après le refuge Ligori, trois longues descentes grisantes nous ramènent en vitesse vers le chalet d’accueil. On a aussi droit à une magnifique vue sur le fleuve Saint-Laurent.

28 décembre 2005

Ski de fond Les Éboulements

Le style classique est peut-être moins rapide que le pas de patin, mais il a au moins un mérite: il permet de skier dans des sentiers étroits et de vraiment se sentir dans la nature. Et pour s’en rendre compte rien ne vaut une visite au centre de ski de fond des Éboulements dans Charlevoix.

Ce centre ne possède pas encore de site Internet, mais il a l’essentiel: de magnifiques sentiers. Ou plutôt UN magnifique sentier puisque son réseau est constitué d’une seule longue boucle de 16 kilomètres. Des raccourcis permettent toutefois de faire des trajets de 2, 6 ou 11 kilomètres.

Tracé à une seule voie, le sentier est taillé dans une forêt très dense. On a souvent l’impression de skier dans un canyons tellement les arbres sont proches et nombreux. Même si elle nous amène assez haut à flanc de montagne, la piste ne présente pas de difficulté majeure. Les montées sont en pente douce et les descentes ne comportent aucun virage dangereux. Malgré l’étroitesse du sentier, on peut dévaler les pentes à vive allure en toute sécurité.

Avec son poêle à bois et ses bancs installés le long des murs, le petit chalet d’accueil du centre ressemble à une cabane à pêche. On trouve aussi le long du sentier deux refuges spacieux au troisième et au huitième kilomètre.

Bref, on a affaire à un véritable trésor caché. Pour le découvrir, il faut se rendre aux Éboulements en prenant la route 362 à partir de Baie Saint-Paul ou de La Malbaie. Le centre se trouve sur le rang Sainte-Catherine, à moins d’un kilomètre de la route 362.

25 décembre 2005

Sentiers de Chute-aux-Outardes

Situé à quelques kilomètres à l’ouest de Baie-Comeau, le village de Chute-aux-Outardes n’a rien de très pittoresque. Mais ça ne l’empêche pas de posséder des sentiers de ski de fond accessibles gratuitement et agréables à parcourir.

La porte d’entrée du réseau se trouve au bout de la rue Du Golf, près du terrain de golf du village. Il n'y a aucune infrastructure d'accueil à part une pancarte. De là, il faut emprunter une bretelle d’environ un kilomètre pour accéder aux autres sentiers du réseau. Ceux-ci serpentent principalement à travers une épaisse forêt de conifères.

Au total, le réseau s’étend sur une dizaine de kilomètres. Il parcourt une épaisse forêt de conifères sans véritable relief mais plutôt accidentée. Les bosses et les ravins se succèdent à un bon rythme. Entretenus à l’aide d’une motoneige et d’un traceur rudimentaire, les sentiers n’ont rien à voir avec un plateau de compétition. Mais pour faire une courte promenade, ils conviennent très bien.

22 décembre 2005

Sentiers de Portneuf-sur-Mer

Le point de départ des sentiers de ski de fond de Portneuf-sur-Mer se trouve sur la route 138, à l’extrémité est du village, après le pont enjambant la rivière Portneuf. Il n’y a pas de chalet d’accueil. Juste une pancarte signalant le site et un espace de stationnement.


Le réseau de sentier est lui aussi rudimentaire. Il comprend deux pistes qu’il faut parcourir allez-retour car elles ne forment pas de boucle. Long d’un peu plus d’un kilomètre, le premier sentier mène à un refuge construit au sommet d’un cap offrant une très belle vue sur le fleuve Saint-Laurent et la rivière Portneuf. Court, mais intéressant.

Tracé pour le style classique et le patinage, l’autre sentier emprunte le trajet d'une piste cyclable. Il longe la route 138 sur une distance de trois kilomètres. Il ressemble davantage à un terrain d’entraînement qu’à un parcours d’agrément.

Mais comme on dit: c'est mieux que rien. Et c'est un des rares endroits où on peut skier dans des sentiers bien entretenus entre Tadoussac et Baie-Comeau.

20 décembre 2005

Mont Saint-Hilaire

Le réseau de sentiers du centre de la nature du Mont Saint-Hilaire n’est pas très vaste, mais il ne manque pas de piquant. D’une longueur totale de huit kilomètres, les trois pistes réservées au ski de fond serpentent à flanc de montagne. Bref, on est presque toujours en train de monter et de descendre.

Comme les sentiers sont étroits et sinueux, il faut se montrer prudent dans les descentes. Classée très difficile, la piste 3 comporte quelques descentes coupées de virages serrés qu’on a sans doute intérêt à éviter quand les conditions sont mauvaises. Dans sa dernière partie, ce sentier offre toutefois un magnifique coup d’œil sur le lac Hertel, un plan d’eau enclavé dans la montagne. La section la plus intéressante du réseau est sans doute la première partie du sentier 2 qui nous fait grimper jusque dans une clairière dégagée d'où on peut admirer la montagne.

Le centre de la nature du Mont Saint-Hilaire possède un très beau chalet d’accueil où on peut casser la croûte. Ses sentiers étroits et accidentés ne plairont ni aux athlètes cherchant un terrain d’entraînement ni aux parents skiant avec leurs enfants. Mais ils sont parfaits pour une randonnée à la fois exigeante et paisible.

18 décembre 2005

Club Les Fondeurs

Le club de ski de fond Les Fondeurs de Saint-Denis-de-Brompton pèche par excès de discrétion. La quinzaine de kilomètres de sentiers de ski sillonnant cette municipalité champêtre mérite d’être mieux connu.

Ces sentiers se trouvent tous dans l’enclave formée par le Grand Lac Brompton, le Petit Lac Brompton et le Lac Montjoye. D’après ce que j’ai pu constater sur place, il n’y a pas de chalet d’accueil sur le réseau. On peut toutefois se procurer pour 5$ un macaron donnant accès aux sentiers pour toute la saison au marché Axep du «centre-ville» de Saint-Denis-de-Brompton, à l’intersection des routes 249 et 222.

L’accès aux pistes se fait par des points d’entrée situés en bordure de rues. On trouve à chacun de ces points d’accès une excellente carte du réseau. D’après ce que j’ai pu voir en un après-midi de ski, la piste la plus intéressante est la 5, une boucle de cinq kilomètres contournant un gros cap rocheux situé à l’extrémité nord du lac Montjoye. Les flancs du cap sont magnifiques et la piste est à la fois accidentée et sécuritaire. Pour accéder à ce sentier à partir du centre-ville de Saint-Denis-de-Brompton, il faut prendre la route 249 en direction sud et tourner à droite sur la rue Mont Girard. Il faut ensuite prendre la rue Mont-Girard Nord, qui longe la rive nord du lac Montjoye. Le point d’accès se trouve tout à fait au bout de cette route, où il y a un espace de stationnement.

Lors de mon passage, les sentiers avaient simplement été damnés par une motoneige et non pas tracés. Je ne sais pas si c’est toujours le cas. De toute façon, peu importe. Avec ou sans sillon, l’endroit mérite certainement une visite.

11 décembre 2005

Base de plein air André-Nadeau

Située à quelques kilomètres du vieux village de Rock Forest, la base de plein air André-Nadeau offre une dizaine de kilomètres de sentiers de ski de fond qui forment un véritable labyrinthe dans un petit boisé vallonné.

La principale qualité du réseau, c’est que les pistes se recoupent en plusieurs endroits. On peut donc s’improviser un trajet au gré de sa fantaisie. Comme la base de plein air se trouve dans un vallon, on a aussi droit à quelques montées et descentes. Rien de très excitant, mais quand même.

Il n’y a de refuge sur le réseau, mais on passe à proximité d’un «village» de tipis indiens dans lesquels on peut très bien faire halte. Un bel endroit pour faire une rapide randonnée ou pour skier en famille.

10 décembre 2005

Parc du Mont-Orford

En début et en fin de saison, mieux vaut se rabattre sur les grands centres de ski de fond qui possèdent la machinerie et des sentiers assez bien aménagés pour offrir du bon ski même quand la couverture de neige est bien mince. C’est le cas par exemple du parc du Mont-Orford, le plus important centre de ski de fond des Cantons de l’Est.

La clé pour avoir de plaisir au parc du Mont-Orford, c’est d’éviter autant que possible l’ennuyeux sentier No 1, une très large piste à double sens tracée sur une route utilisée par la voitures en été. Si ce sentier fait le bonheur des patineurs, il teste sérieusement la patience du skieur moyen.

Heureusement, les autres sentiers du parc sont autrement plus intéressants. À l’ouest de l’étang de l’Étang au Cerises qui divise le réseau en deux partie, plusieurs sentiers de niveau intermédiaire et avancé serpentent en terrain montagneux. Comme ils sont tous tracés à la fois pour le patinage et le style classique, ils sont larges et sécuritaires. Bref, on est assuré d’avoir du plaisir dans les descentes!

À l’est de l’Étang aux cerises, les pistes sont tracées uniquement pour le style classique. Plus étroites et plus tranquilles, elles permettent de faire un agréable promenade en forêt. Les sentiers 10 et 11 sont toutefois assez exigeants tant sur le plan physique que technique.

19 mars 2005

Ski de fond Mont-Tremblant

Les sentiers du centre de ski de fond Mont-Tremblant s’étendent sur un vaste territoire entre le village de Saint-Jovite et le mont Tremblant. Le cœur du réseau se trouve au domaine Saint-Bernard où est localisé un vaste chalet d’accueil abritant un salle de fartage, un boutique de location et un casse-croûte.

Si ces installations n’ont rien de spécial, on ne peut pas en dire autant des pistes où on fait du ski de première classe. Près du chalet d’accueil, on a accès à un vaste choix de sentiers de tous les niveaux. Les pistes tracées mécaniquemeent sont toutes très larges et impeccablement entretenues. On peut donc faire de la vitesse dans les decentes en toute sécurité.

Comme les sentiers se recoupent à plusieurs endroits, on peut s’improviser un trajet varié en «sautant» d’une piste à l’autre au gré de son inspiration. Près de la rivière La Diable, les sentiers de niveau intermédiaire A3, A7 et A9 sont particulièrement attrayants. Le A9 est un sentier non entretenu très étroit qui se parcourt très bien sur des skis de randonnée légère. Même chose pour le sentier A12.

Le sentier A2, une boucle de 4 kilomètres classée très difficile, représente un beau défi. On a droit à quelques longues montées et à de fantastiques descentes à la fois grisantes et sécuritaires.

Conclusion: tout simplement mon centre de ski de fond préféré des Laurentides.

13 mars 2005

Sentiers de Windsor

Le réseau de sentiers de ski de fond de la ville de Windsor est formé d’une boucle de 11 kilomètres et de quelques bretelles permettant d’effectuer des trajets plus courts. Le point de départ du circuit est situé derrière l’aréna municipale, sur la rue Georges-Guilbeault. Il n’y a là aucune infrastructure d’accueil à l’exception d’une carte des sentiers qu’on a intérêt mémoriser puisqu’on en trouve pas d’autres le long du parcours. Mais on ne se plaindra pas trop fort puisque l'accès aux sentiers est gratuit.

Une fois en piste, on franchit immédiatement la très belle rivière Watopeka par un petit pont. On s’enfonce dans une épaisse forêt de conifères dont on ne ressortira que très rarement par le suite. Un seul bémol: ce très bel espace forestier se trouve tout juste à côté de l’usine de pâtes et papier Domtar avec ce que cela suppose comme effluves désagréables.

Tous les sentiers sont à deux sens et tracés double. Ils sont vallonnés, mais ne comportent pas de pente difficile. D’après ce que j’ai pu voir, on effectue l’entretien avec de l’équipement léger, alors mieux vaut visiter l’endroit quand les conditions de ski sont bonnes.

06 mars 2005

Centre Fernand-Séguin

Situé tout juste à l’ouest de la rivière Chateauguay, près de l’hôpital Anna-Laberge, le centre écologique Fernand-Séguin offre une vingtaine de kilomètres de sentiers de ski de fond sillonnant un boisé et un terrain de golf jouxtant le territoire du parc. Une boucle de cinq kilomètres est damée pour le pas de patin. Les autres sentiers sont réservés au style classique. L’accès est gratuit. Au départ des pistes, deux roulottes servent de chalet d’accueil. On peut y louer des skis et acheter une collation.

Une fois en piste, on est surpris par la qualité de l’entretien, digne des meilleurs centres payants. Je vous recommande en particulier les sentiers 6 et 7, qui s’enfoncent en forêt en direction du village de Lery. Ils sont beaucoup plus intéressants et mieux protégés du vent que les pistes parcourant le terrain de golf. Le sentier 7 comporte même un léger faux plat qui fait figure de «montagne» dans ce parc plat comme une table de billard.

05 mars 2005

Sentiers de Dunham

NOTE 15 janvier 2010: je suis passé à Dunham aujourd'hui et j'ai découvert que les sentiers n'étaient plus entretenus mécaniquement et semblaient à l'abandon. Toutefois, on peut encore les emprunter en raquettes ou en ski hors-piste.

On connaît le village de Dunham pour ses vignobles et on le fréquente surtout pendant la saison des vendanges. Mais le petit village des Cantons de l’est possède au moins une attraction hivernale : un réseau de sentiers de ski de fond dont la porte d’entrée se trouve derrière l’hôtel de ville, au 3777 rue principale, près de la patinoire extérieure du village. La «cabane» de la patinoire sert d’ailleurs chalet d’accueil. L’accès aux sentiers est gratuit.

La piste principale est un corridor de sept kilomètres tracé en forêt qui descend vers le village voisin de Frelighsburgh en passant près du lac Selby. Un autre sentier forme une boucle d’environ sept kilomètres qui passe au cœur du village avant de nous amener parmi quelques champs de vigne. Ce sentier grimpe également au sommet de la colline dominant le village. Lors de notre passage, cette section montagneuse n’avait pas été damée et s’est avéré assez pénible. Ailleurs, les sentiers sont tracés à deux voies et juste assez larges pour être sécuritaires. Ils sont vallonnés, mais ne comportent pas de difficultés majeures à l’exception de la montée et de la descente de la colline.

L’entretien est de qualité moyenne. Disons que je n’irais pas skier là quand les conditions laissent à désirer. Plusieurs sections du sentier passant par le village et les champs de vigne sont très exposées au vent et doivent être désagréables quand ça souffle fort. Bref, il y a moyen de s’amuser sur ses skis à Dunham… à condition de bien choisir sa journée.

26 février 2005

Château Montebello

Installé au beau milieu d’une région beaucoup moins fréquentée par les Montréalais que les Laurentides et les Cantons de l’Est, le Château Montebello impressionne d’abord par son architecture. Même si on ne s’y rend que pour skier, ça vaut la peine d’entrer à l’intérieur de ce massif bâtiment en bois rond pour admirer ses hauts pignons et son immense foyer central.

Le poste d’accueil des skieurs est situé dans un autre beau bâtiment abritant deux allées de curling. Il offre du matériel en location, un grand espace où on peut farter ses skis et quelques tables pour grignoter.

Côté sentier, c’est moins impressionnant… mais quand même très bien. L’hôtel entretient une vingtaine de kilomètres de sentiers tracés principalement sur son terrain de golf et la montagne boisée qui l’entoure. À l’exception de quelques brettelles d’accès, toutes les pistes sont à sens unique et tracées à deux voies. C’est donc très sécuritaire et on peut se permettre de se laisser aller dans les descentes.

La piste principale du réseau s’appelle «La Scénique». Longue de sept kilomètres, elle sillonne le terrain de golf du Château qui, heureusement, possède beaucoup de relief.

Le hic, c'est qu'il faut passer par «La Scénique» pour accéder à tous les autres sentiers du réseau à l’exception d’un boucle de cinq kilomètres tracée en terrain plat autour de l’hôtel. Bref, même s’il n’y a pas de refuge sur le réseau, mieux vaut apporter son lunch et «partir pour la journée» plutôt que de revenir dîner au chalet d’accueil.

J’ai particulièrement apprécié le sentier No 8, une boucle de deux kilomètres comportant une belle descente sinueuse et une très longue montée au beau milieu d’un champ. Ce tronçon doit être assez désagréable quand le vent souffle fort. Mais c’est dans ce vaste espace ouvert qu’on a la meilleure vue sur la rivière Outaouais et les environs.

20 février 2005

Sentiers Richard-Giroux

Oui, on peut skier à Saint-Eustache. Cette ville possède un réseau de sentiers entretenus mécaniquement dont le point d'accès se trouve derrière un supermarché, au 753 boulevard Arthur-Sauvé, juste au nord de l’autoroute 640.

Le réseau est en constitué d’une seule boucle que l’on peut faire en version 3, 5 ou 8 kilomètres. On se trouve presque tout le temps dans un boisé clairsemé, avec quelques incursions dans des prés. Le terrain est d’une «platitude» presque parfaite. Il ne faut donc pas s’attendre à du ski trop excitant.

La randonnée reste toutefois agréable puisque la piste serpente à droite et à gauche et s'enfonce assez loin en forêt pour qu'on oublie la ville. Bref, ça se compare à ce qu'on trouve dans les parcs-nature de l'île de Montréal.

L’accès au réseau est gratuit, mais il n'y a ni chalet d'accueil ni salle de fartage à l'entrée. Mieux vaut visiter l'endroit une journée où les conditions sont bonnes puisque l’entretien est plutôt minimaliste.

19 février 2005

Réseau Saint-Adolphe-d’Howard - secteur ouest

Pour commencer, les bonnes nouvelles : Saint-Adolphe-d’Howard compte parmi les villages les mieux «enneigés» des Laurentides et son très vaste réseau de sentiers de ski de fond s’étend à travers de magnifiques petites montagnes boisées. Et quand je dis «très vaste», je suis loin d’exagérer. Le territoire de la municipalité est sillonné par pas moins de 80 kilomètres de pistes, dont 25 sont entretenus mécaniquement.

Les mauvaises nouvelles? D’abord, le chalet d’accueil que j’ai trouvé exigu et pas très bien aménagé. La «salle de fartage» se résume à un établi installé dans le lobby de la boutique de location, un endroit plutôt passant. Quant aux sentiers, mettons un chose au clair tout de suite : je suis loin de les avoir tous vu en une seule visite. Mais ceux que j’ai eu l’occasion de skier m’ont laissé perplexe.

J’ai d’abord été un peu surpris par la brettelle d’accès menant à la boucle «La Sapinière», un étroit sentier en pente où on circule pourtant dans les deux sens, avec les dangers de collision que ça implique. Quant à la boucle elle-même, elle grimpe très raide pendant toute sa première partie et on salive à l’idée de redescendre ensuite vers le chalet d’accueil. Malheureusement, toutes les descentes sont étroites, coupées de virages serrés et bordées d’arbres, alors on a intérêt à se montrer très prudent et posséder une impeccable technique de chasse-neige. Bref, ça tient davantage de l’épreuve que de la partie de plaisir. Débutant s’abstenir. On peut d’ailleurs en dire autant de l’ensemble du réseau de Saint-Adolphe-d’Howard qui ne comprend que cinq kilomètres de sentiers classés «faciles», presque tous aménagés sur la surface gelée de deux grands lacs où on est très exposé au vent.

12 février 2005

Sentiers Saint-Élie-d’Orford

Certains centres de ski de fond sont vraiment trop discrets. C’est le cas par exemple des sentiers de Saint-Élie-d’Orford, un village qui fait maintenant partie de la ville de Sherbrooke. Le réseau est d’envergure modeste : une dizaine de kilomètres d’étroits sentiers valloneux mais ne comportant pas difficulté majeure. On skie la plupart du temps dans une épaisse forêt, mais il faut de temps à autre retirer ses planches pour traverser des routes. Presque tous les sentiers sont constitués de deux «traces» permettant de circuler dans les deux sens. Dans les pentes importantes, on a cependant eu la bonne idée de faire emprunter un trajet différents aux deux tracées pour plus de sécurité.

Comme certaines sections de pistes sont plutôt bosselées, très étroites et bordées d’arbres, mieux vaut visiter l’endroit quand les conditions sont bonnes – d’autant plus que l’entretien est effectué avec une simple traceuse tirée par une motoneige. L’accès aux sentiers est gratuit… mais compliqué puisque le centre est bien caché et connu à peu près uniquement des «indigènes locaux». Comme il ne possède pas de site Internet, je vous explique comment vous y rendre. En arrivant dans la région de Sherbrooke par l’autoroute 10 ou 55, il faut prendre la sortie 137, puis la route 220 en direction ouest. Il faut ensuite tourner à droite sur le chemin Gendron, puis à gauche sur la rue Haut-Bois. La «cabane d’accueil» du centre se trouve au bout de cette rue. On peut y acheter du café et des beignes. On peut aussi accéder aux sentiers via le chemin Laliberté Nord, où on a aménagé un petit stationnement.

06 février 2005

Sentiers Brandon

Rire en faisant du ski de fond. C’est ce qu’on a l’occasion de faire aux Sentiers Brandon à Saint-Gabriel-de-Brandon dans la région de Lanaudière. Et on ne rit pas à cause la piètre qualité des pistes, au contraire. D’une longueur totale d’une douzaine de kilomètres, les sentiers son très bien entretenus, sinueux et possèdent assez de relief pour soutenir l’intérêt. L’artère principale du réseau est la piste 1 qui mène à un refuge chauffé originale: une tente de l’armée à laquelle on a greffé une couche d’isolation et où il régnait une agréable chaleur lors de notre passage. Le sentier le plus intéressant est cependant la piste 2, tracée à une seule voie sur une bonne partie de sa longueur et sillonnant un joli boisé.

En skiant, on a aussi droit à une très belle vue... sur une carrière de sable du groupe Lafarge. Les sentiers passent en effet sur des terres appartenant à cette entreprise et des bénévoles rencontrés au chalet d'accueil nous ont d'ailleurs raconté qu'ils doivent «tasser» leurs sentiers à mesure que le trou de la carrière s'agrandit.

Qu’est-ce qu’il y a de si drôle alors? Les nombreuses petites pancartes accrochées aux arbres le long de la piste 1 et sur lesquelles ont peut lire des messages comme «Respirez un peu», «Belle vue!», «La Sainte Paix!» ou «Une réalisation de bénévoles». Ces écriteaux et les panneaux de signalisation sont si nombreux sur les sentiers qu’on a l’impression de skier dans un «pop-up vidéo». Et ce n’est certainement pas une mauvaise chose puisqu’on sait toujours exactement où on se trouve sur le réseau, ce qui n’est malheureusement pas le cas partout. Ajoutez à cela un chalet d’accueil chaleureux et des bénévoles avec beaucoup de jasette et vous obtenez un centre de ski de fond qu’on prend tout de suite en affection.


05 février 2005

Le Baluchon

Le Baluchon est un complexe touristique situé au bord de la rivière du Loup à Saint-Paulin, un petit village de la Mauricie. Les installations comprennent quatre grandes auberges avec spa, une cabane à sucre, une patinoire sur la rivière, un restaurant gastronomique et un centre de santé abritant une piscine et offrant divers soins pour le corps… Bref, c’est l’endroit parfait pour passer une fin de semaine en couple… et pour faire du ski. Le complexe offre en effet un quinzaine de kilomètres de sentiers de ski de fond toutes situées à proximité de la rivière.

Les pistes sont larges, bien tracées et permettent de faire le tour des installations du complexe dans un décor splendide. On a droit à quelques montées et descentes, mais à aucune difficulté majeure. Le sentier le plus intéressant est le «Chemin du Bas de l'Île», une boucle de 5 kilomètres faisant le tour d’une île en longeant deux branches de la rivière du Loup. Le «Chemin de l'Archipel», un allez-retour de 8,5 kilomètres, est aussi très agréable.

Cela dit, si vous êtes un bon skieur, vous risquez de rester un peu sur votre faim tant au point de vue du niveau de difficultés des pistes que du nombre de kilomètres à parcourir. Pour skier de façon intensive pendant deux jours, on est à l'étroit. Heureusement, il y a autre chose à faire sur place...

30 janvier 2005

L'Escapade du Mont Rigaud

D'une altitude de 213 mètres, le Mont Rigaud est sillonnée par vingtaine de kilomètres de sentiers de ski de fond comportant plusieurs montées et descentes: l'Escapade du Mont Rigaud.

L’accès aux sentiers est gratuit et se fait par trois points d'entrée pourvus de stationnement. La «tête» du réseau se trouve à deux pas du centre-ville de Rigaud, au parc Chartier-de-Lotbinière. La cabane d'une patinoire extérieure tient lieu de chalet d'accueil. Le seul hic, c'est que ce point d'entrée donne accès au sentier le plus difficile du réseau: «La clé des bois». Agréable au début, ce sentier long de trois kilomètres grimpe très raide dans sa dernière partie. La montée reste agréable, mais la descente est plutôt périlleuse. Quelques virages en «S» bordés de gros arbres font écarquiller les yeux.

Personnellement, je préfère partir de la Sucrerie de la Montagne au sommet de la montagne. De là, on peut skier une boucle d’environ 14 kilomètres en empruntant les sentiers «Le Haut lieu», «L’Aventure douce», «La Foulée du cerf» et «La Virée gourmande». Une superbe randonnée comportant pas moins d’une centaine de mètres de dénivellation.

Le point d'accès situé à la halte routière Lery McDonald, près de l'autoroute 40, permet quant à lui de gravir la montagne au grand complet par un sentier beaucoup moins casse-cou que «La Clé des bois». Par cette bretelle, la descente est grisante tout en restant sécuritaire.

Tous les sentiers du Mont Rigaud sont à double sens, détail qu’on a intérêt à garder à l’esprit dans les montées et les descentes. L’entretien des pistes laisse à désirer, mais le relief accidenté et la beauté des lieux font vite oublier ce désagrément. Autre point négatif: une section de sentier côtoie une piste de motoneige. Quand même mon endroit préféré pour skier dans la région de Montréal.

29 janvier 2005

Golf Saint-Jean-de-Matha

Les municipalités du Québec comptant DEUX centres de ski de fond possédant de l’équipement d’entretien de haut calibre ne sont certainement pas légion. C’est pourtant ce qu’on trouve dans le petit village Saint-Jean-de-Matha, là où la station touristique La Montagne Coupée et le Golf Saint-Jean-de-Matha se disputent la faveur des skieurs en leur offrant des pistes polies à l’aide de dameuses Bombardier capables de faire des miracles avec de la vieille neige.

Le Golf Saint-Jean-de-Matha possède un réseau de sentiers d’une trentaine de kilomètres s’étendant sur le parcours de golf et les collines environnantes. Si vous tenez à skier dans un endroit tranquille, vous avez intérêt à aller ailleurs. Il y avait foule lors de passage là-bas. Un foule venue non pas pour skier, mais pour «superglisser» au Super Glissades installées elles aussi sur le terrain de golf. Un vraie ambiance de station de ski alpin débordant de monde.

Comme skieur, on se sent minoritaire… et un peu négligé. La «salle de fartage» n’est en réalité qu’un étroit recoin où on a installé une table de fartage et un support à ski. On retrouve toutefois sa bonne humeur une fois en piste où c’est nettement plus tranquille. Tracés très larges à la fois pour le style classique et le pas de patin, les sentiers réjouiront ceux qui n’ont pas peur des montées et surtout des descentes. On skie rarement sur le plat. Comme les pistes sont très larges, on se sent un peu loin de la forêt. Mais on peut se «laisser aller» dans les descentes en toute sécurité. Un seul bémol : tous les sentiers intéressants partagent le même tracé pendant plusieurs kilomètres. Bref, c’est le genre d’endroit où il vaut mieux faire une seule longue randonnée plutôt que deux ou trois courtes.

23 janvier 2005

Bois Duvernay

Le meilleur ski de fond à Laval, on le trouve sur les sentiers du bois Duvernay, au nord de l'autoroute 440 et à l'est de l'autoroute 19. C'est le terrain de jeu du club de ski de fond Les Coureurs de boisés. Situé en zone urbaine, l’endroit donne quand même l’impression de partir à l’aventure en pleine forêt.

Le réseau est vaste tant pour le style classique que pour le pas de patin: une trentaine de kilomètres au total. Comme on est sur l’île de Laval, on skie en terrain plat. Mais ça reste intéressant puisque les sentiers sont bien entretenus et serpentent agréablement dans une forêt de feuillus. La signalisation est aussi parfaitement claire et on trouve une carte des sentiers à presque toutes les intersections.

Je vous recommande en particulier la piste 3, un étroit sentier réservé au style classique qui s’étend sur 7 kilomètres et qui commence près du seul refuge chauffé sur le réseau.

L’accueil et la salle de fartage du centre sont situés dans un centre communautaire qui n’a guère de cachet mais offre amplement d’espace. Bref, on a affaire à un centre parfaitement organisé dont le seul défaut est de manquer cruellement de relief.

15 janvier 2005

Parc d’Oka

Une visite au parc d’Oka commence toujours par une grimace… quand on se présente à la barrière d’entrée et qu’on nous demande 25$ pour un après-midi de ski pour deux personnes. Mais l’investissement vaut parfois la peine... comme lorsqu’une semaine de temps doux et de pluie a mis la couverture de neige à rude épreuve et qu’on cherche un centre offrant malgré tout de bonnes conditions de ski.


C’est ce qu’offre le parc d’Oka grâce à ses pistes parfaitement nivelées et son équipement de damage de première qualité. L’autre grande qualité du parc, c’est qu’il offre du ski pour tous les goûts. Près du chalet d’accueil, on trouve plusieurs kilomètres de sentiers faciles qui font le bonheur des débutants.

Plus loin, les skieurs plus expérimentés peuvent s’en donner à cœur joie dans des pistes de très haut niveau – en particulier le sentier qui mène au sommet de la colline d'Oka et qui permet de visiter le fameux Calvaire d’Oka, avec ses trois chappelles construites en 1742.

Ajoutez à cela une trentaine de kilomètres de pistes pour le pas de patin et vous obtenez le centre de ski de fond le plus complet de la grande région de Montréal.

Le parc d’Oka possède aussi un vaste et agréable chalet d’accueil équipé de vestiaire où on peut passer des vêtements secs après sa randonnée. Un petit luxe qu’on aimerait trouver partout…

09 janvier 2005

Parc provincial Voyageur

Envie d’essayer la neige ontarienne? C’est ce que vous pouvez faire au parc provincial Voyageur, à quelques kilomètres à peine de la frontière québécoise. Coincé entre l’autoroute 417 et la rivière Outaouais, le parc offre 12 kilomètres de sentier de ski de fond… et c’est à peu près tout. L’infrastructure d’accueil se limite en effet à un stationnement et à une boîte en bois dans laquelle on peut ramasser une carte des sentiers.

Les trois sentiers du parc forment une seule boucle que l’on peut effectuer en version courte (3 km), moyenne (7km) ou longue (10 km). Comme est sur le bord de la rivière Outaouais, le relief est plutôt modeste. Mais il y a quand même quelques légères pentes où on peut étrenner sa double poussée. Les sentiers était en très bonne conditions lors de notre passage, mais c’était deux jours après une énorme tempête de neige. La piste traverse un terrain de camping, longe une baie sur la rivière et traverse un jolie marais via une passerelle en bois.

Du centre-ville de Montréal, il faut environ une heure pour atteindre le parc. Est-ce que ça vaut la peine? Pas vraiment puisqu’on trouve du ski de qualité comparable bien plus près de Montréal, au Cap Saint-Jacques et à l’Île Perrot par exemple. Mais si vous envie de découvrir un coin de pays qu’on connaît très peu…