20 janvier 2008

La Montagne Coupée

Comme skieur, je suis un infidèle. J’aime avant tout me promener un peu partout pour découvrir de nouveaux endroits pour skier. Je serais bien embêté si on me demandait de ma cantonner à un seul centre de ski de fond. Mais je finirais sans doute par choisir la Montagne Coupée à Saint-Jean-de-Matha.

En skiant là-bas aujourd’hui, j’ai surtout été frappé par la beauté des lieux. J’ai rarement vu d’aussi beaux paysages hivernaux. Il y a la fameuse montagne coupée qui domine le paysage. Il y a la rivière l’Assomption au fond de la vallée. Il y a de la forêt et de magnifiques champs. Il y a des ruines d’anciens bâtiments de ferme ça et là. On peut difficilement trouver décor plus enchanteur pour faire une randonnée.

J’aime aussi beaucoup le profil du terrain. Même si on ne skie pas sur une montagne, il y a beaucoup de relief et les sentiers en tirent profit au maximum. Le réseau nous offre plusieurs belles descentes à la fois sinueuses et sécuritaires.

À la Montagne Coupée, le numéro des pistes correspond à leur longueur en kilomètres. Tous les sentiers ont du cachet, même ceux classés faciles. Presque tous sont tracés à la fois pour le classique et le pas de patin. L’entretien est effectué avec de l’équipement lourd et est toujours impeccable.

Aujourd’hui, j’ai parcouru pour la première fois la piste 10, un sentier classé très difficile. En un mot: wow! Elle comporte une descente d’au moins un kilomètre coupée de plusieurs beaux virages. Cette descente commence haut dans la vallée et se termine directement au bord de la rivière L’Assomption. C’est la plus belle que j’ai dévalée cette saison.

J’ai aussi essayé le sentier 5.5, une boucle qui passe juste au pied de la fameuse montagne coupée. La paroi rocheuse est magnifique et vraiment impressionnante.

Mais je préfère encore la boucle 6, le seul sentier réservé au style classique. La piste est serrée et offre un bel enchaînement de montées et de descentes. Elle comporte aussi plusieurs beaux passages techniques comme des virages en dévers et en lacet. Génial.

19 janvier 2008

Parc régional de Longueuil

Je dois une fière chandelle au parc régional de Longueuil. De tous les endroits dont je parle sur ce blogue, c’est celui qui m'amène le plus de visiteurs. Tout simplement parce que le parc ne possède pas de site web digne de ce nom.

Mon blogue est donc LA référence sur le web en ce qui concerne le parc régional de Longueuil. C'est pour cette raison que j’y suis retourné aujourd’hui.

Le parc protège un vaste boisé situé à quelques minutes à peine du pont Jacques-Cartier. Il est sillonné par une douzaine de kilomètres de sentiers de ski de fond classique. Ces sentiers ont surtout le mérite d’être entretenus avec une dameuse Bombardier procurant aux skieurs les meilleures conditions possibles. L’entretien est bien supérieur à ce qu’on trouve dans les parcs-nature de l’île de Montréal, par exemple.

Le réseau n’est pas particulièrement excitant. Le parc est complètement plat et on skie le plus souvent sur le pourtour du boisé, tout près de la «civilisation».

Il y a aussi quelques sentiers sillonnant l’intérieur du parc. L’un d’eux devrait s’appeler « l’allée des chevreuils». Un petit troupeau de chevreuils y fait le trottoir, en quête de nourriture.

Le chalet d’accueil du parc se trouve au coin du boulevard Curé Poirier Est et de la rue Adoncour. C’est un vaste bâtiment chaleureux où on trouve un casse-croûte et deux grandes salles à manger équipées de foyers.

Comme il est tout près de la butte de glissade du parc, l’endroit est cependant achalandé. Pour être plus tranquille ou si on a à travailler sur ses skis, mieux vaut accéder au parc par l’entrée situé sur le boulevard Jean-Paul-Vincent. Il y a là un vaste bâtiment qui sert de «relais des skieurs». Il y a à l’intérieur une salle de fartage, des toilettes et quelques tables pour manger son lunch.

La plus belle qualité du parc, c’est qu’il est ouvert tous les soirs jusqu’à 23h. Comme près de six kilomètres de sentiers sont éclairés par des lampadaires, c’est un meilleurs endroits pour skier une fois la nuit tombée dans la région de Montréal. Le soir est sans doute le meilleur moment d'arpenter le parc. Dans l’obscurité, on remarque moins qu'il est plat comme une crêpe.

05 janvier 2008

Sentiers de Racine

Si vous pensez qu’il n’y a aucune raison d'aller visiter le village de Racine, détrompez-vous. Cette petite bourgade possède des sentiers de ski de fond qui valent au moins une visite.

Le point d’accès aux sentiers se trouve au bout du chemin conduisant à… l’usine d’épuration locale. Il est signalé par une simple pancarte.

Le réseau s’étend sur environ 10 kilomètres. Il est entièrement constitué d’étroits sentiers tracés à la motoneige que j’ai trouvé très agréables. Il faut dire que la neige était parfaite aujourd’hui.

Les 5 sentiers forment des boucles interconnectées. Comme la signalisation est confuse, on ne sait pas toujours où on s’en va. Mais comme les distances sont modestes, ce n’est pas trop grave.

La boucle C est le sentier à faire absolument. On y accède en traversant la petite rivière Benda. Elle passe notamment à proximité d’une plantation de conifères.

C’est par ce sentier que le réseau communique avec celui de Valcourt, la ville voisine.

La boucle D vaut elle aussi le détour. Elle passe par une impressionnante forêt de conifères où les arbres poussent très drus.

Côté relief, il n’y a presque rien à signaler. On skie en terrain accidenté, mais il n’y a pas de dénivellations de terrain importantes.

L’état des sentiers doit varier beaucoup. J’ai vu plusieurs tronçons qui avaient été saccagés par des motoneiges. Et une bonne partie de la boucle B sert de chemin d’accès à une érablière. Comme l’entretien effectué est léger, mieux vaut visiter l’endroit quand les conditions sont bonnes.

Club Val Plein Air



La ville de Valcourt a beau être la capitale mondiale de la motoneige, elle n’en possède pas moins des sentiers de ski de fond. Ceux du club Val Plein Air, sur lesquels j’ai passé une belle demi journée de ski.

Le départ des sentiers se trouve sur la rue Champêtre, derrière un centre culturel qui ferait un merveilleux chalet d’accueil. Mais il était fermé par un beau samedi. Comme infrastructure d’accueil, j’ai dû me contenter de cette pancarte plantée à l’entrée du sentier.

Mais on ne peut pas se plaindre quand l’accès est gratuit.

Le réseau est constitué de trois boucles unies par une piste d’un demi kilomètre. L’ensemble du circuit fait un peu moins de dix kilomètres. Le terrain est vallonné, mais il n’y a de pente importante. On fait du ski de randonnée tranquille dans un beau décor forestier.

Une bonne partie du réseau est tracée sur une piste cyclable que relie Valcourt à Racine, le village voisin, en passant en pleine forêt. Ce portion-là est particulièrement jolie.

L’entretien des sentiers est effectué avec un engin tiré par une motoneige. C’est léger mais adéquat. Certaines sections sont bosselées. D’autres sont aussi belles que les pistes des meilleurs centres de ski de fond. Reste que c’est le genre d’endroit qu’il vaut mieux visiter quand les conditions sont bonnes.

Tous les sentiers se valent. Le seul tronçon qui peut poser problème est le côté nord de la boucle située près de Valcourt. Cette section passe à travers champs et est exposée au vent.

Il y a beaucoup de motoneigistes à Valcourt, mais ils ont l’air se tenir loin des pistes de ski de fond. Le saccage à la motoneige est souvent un problème dans ce genre d’endroits, mais ça n’a pas l’air d’être le cas à Valcourt. Par contre, les sentiers sont piétinés par… les chevreuils. J’ai rarement vu autant de traces de ces animaux en skiant.

Dernier point positif: le réseau est relié à celui de Racine, qui comprend un autre 10 kilomètres de sentiers. On peut donc faire une bonne randonnée.



04 janvier 2008

Station touristique Duchesnay

Depuis le temps que tout le monde me disait d’y aller, il fallait bien que j’y aille.

Alors voilà, c’est fait. Je viens de faire deux jours de ski à la station touristique Duchesnay, un des centres de ski les plus réputés du Québec. Je ne compte plus les fois où on m’a dit: «Va à Duchesnay!»

On a passé deux nuits à l’auberge de la station et je dois dire que c’est un très bel endroit pour passer des vacances hivernales. Les chambres sont très belles. Il y a une piscine intérieure. Le restaurant est pas mal du tout. Il y a un spa nordique et une patinoire. Et c’est très agréable de finir la soirée dans le hall de l’auberge, en profitant de la chaleur du foyer et des joies de l’accès Internet sans fil.

Et le ski? En un mot: majestueux. Pour le meilleur… et un peu aussi pour le pire.

Situé à cinq minutes de marche de l’auberge, le pavillon Horizon sert de chalet d’accueil pour les skieurs. C’est un bâtiment en bois rond tout simplement… majestueux.

L’intérieur est moins grandiose, mais on y trouve tout ce qu’il faut pour faire le bonheur des skieurs. D’abord, beaucoup de place. Ensuite, une grande salle de fartage, un boutique de location, quelques bons fauteuils où il fait bon relaxer, une salle de jeux pour enfants, un casse-croûte et même une machine à café produisant un espresso potable.

Les sentiers de ski aussi sont majestueux. Tous tracés à deux voies, ils sont larges et bien entretenus. Ils serpentent à travers une forêt… majestueuse.

Le départ des pistes se trouve pas loin d’une petite montagne autour de laquelle se déploie le réseau de sentiers.

Ce réseau est à deux étages. Près du chalet d’accueil, on trouve une série de sentiers courts et faciles conduisant à deux très jolis relais chauffés. À défaut d’être excitants, ces sentiers sont… majestueux. J’ai surtout aimé la boucle 2. Elle fait 5 kilomètres et comporte deux assez longues descentes très agréables. La boucle 5 vaut aussi le détour. Elle fait 8,5 kilomètres et nous amène dans plusieurs décors forestiers différents.

Le «deuxième étage» du réseau est composé de sentiers plus difficiles et surtout beaucoup plus longs. J’en ai parcouru un seul, la boucle 10 qui contourne la montagne pour un circuit de 17 kilomètres. J’ai trouvé le sentier… majestueux. Mais pas spécialement excitant. C’est un de ces sentiers où on se sent victime d’injustice topographique. On a l’impression, fausse bien sûr, de monter plus qu’on descend.

Le sentier est de niveau intermédiaire, mais il ne présente pas de difficultés majeures. Il coule majestueusement au flanc de la montagne comme un long fleuve tranquille. Il y a bien quelques descentes, mais aucune n’est mémorable. La forêt qu’on traverse est… majestueuse. Mais les points d’intérêts sont rares. Il y a une immense pierre qui a atterri je ne sais pas trop comment près du sentier. Il y a le lac Saint-Joseph, qu’on finit par apercevoir entre les arbres dans la deuxième moitié de la boucle. Et il y a le relais La Détente, à mi-parcours.

En résumé, j’ai fait du bon ski à Duchesnay. Mais j’ai trouvé que l’expérience manquait un peu de piquant. Il faut dire que le seul sentier classé très difficile du réseau était fermé durant mes trois jours sur place, alors je n’ai pas pu l’essayer. Comme il passe par le sommet de la montagne, il est sûrement plus corsé. Ce sera pour la prochaine fois.

01 janvier 2008

Sentiers de Windsor

Je reviens de Windsor avec de bonnes nouvelles. Les pistes du club Les Sentiers de Windsor n'ont jamais été aussi accueillants.

Le point de départ du réseau se trouve maintenant à la Poudrière de Windsor. C’est une ancienne usine de poudre noire qu’on a convertie en musée. Disons que ça fait tout un chalet d’accueil.

La Poudrière se trouve sur le bord de la rivière Watopeka. Pour atteindre les pistes de ski de fond, il faut traverser la rivière en empruntant un sentier également utilisé par les marcheurs et les raquetteurs. C’est le moment d’admirer la rivière qu’on ne revoit malheureusement plus par la suite.

Le réseau s’étend sur une quinzaine de kilomètres. On skie en forêt et en terrain vallonné, mais il n’y a pas de pentes importantes. Toutes les pistes sont très faciles. Et agréables parce qu’elles sont bien nivelées.

Les conditions étaient très bonnes aujourd’hui puisqu’on skiait dans la poudreuse. C’est d’ailleurs le genre d’endroit qu’il vaut mieux visiter quand les conditions sont favorables puisque l’entretien est effectué avec de l’équipement léger.

Tous les sentiers sont tracés double et sont à double sens. Et comme il y a une carte des sentiers à toutes les intersections, on peut se promener en se laissant guider par son inspiration.

Un bémol: les sentiers se trouvent à proximité de l'usine de pâtes et papier Domtar qui fait parfois sentir sa présence. Sentir dans le sens de nauséabond.

Aucun sentier n’est particulièrement attrayant. La forêt qu’on traverse est assez banale et il n’y a pas grand-chose à voir sur les sentiers. Mais ça reste très agréable. Et au moins, il y a un petit relais à l’extrémité du réseau.

Ces sentiers méritent certainement d'être parcouru au moins une fois. En tout cas, j’ai fait une randonnée de 18 km agréable... mais vraiment pas exigeante.

En rentrant, j’ai pris un café à la Poudrière assis sur un divan confortable, en face d'un bon poêle… à granules. On n’arrête pas le progrès.