03 février 2019

En ski au centre d'accès à la nature de l'UQAM

J’ai skié à l’UQAM aujourd’hui… mais loin, très loin du centre-ville de Montréal, au centre d'accès à la nature de mon «alma mater» universitaire.

Ce centre est situé à Lac-Supérieur, pas tellement loin du versant nord de Tremblant. Ne vous pointez pas là en espérant trouver un champêtre pavillon de l’UQAM en briques brunes. Pour les «visiteurs d’un jour», l’infrastructure se limite à un stationnement payant (7,00$) et à des sentiers qui ont la particularité de jouxter ceux du réseau Intercentre.  

Tracés en terrain montagneux, ces sentiers sont propices au ski nordique... mais il faut toutefois être prêt à cohabiter avec les raquetteurs puisque on a affaire à un réseau de sentiers presque entièrement partagé.

Comme l’info sur ce réseau est rare sur Internet et que j’y mettais les skis pour la première fois, j’ai fait une sortie un brin échevelée aujourd’hui.

J’étais venu pour skier jusqu’au sommet de la montagne de la Tête Blanche, mais j’ai renoncé à cet objectif quand je me suis rivé le nez sur une pancarte «Réservé à la raquette durant l’hiver» à l’une des entrées du sentier qui passe par le sommet.

Au lieu de pratiquer la désobéissance civile, façon militant de l’UQAM, j’ai préféré m’improviser une randonnée en explorant d’autres sentiers officiellement ouverts aux skieurs, en me fiant à la signalisation qui décore le réseau…

Ici, par exemple, on a affaire à un sentier de raquette «inclusif» où on a aussi le droit de faire du ski. Du moins si je comprends bien…  

La surprise de ma journée a été la vilaine petite colline par où passe le sentier qui part du stationnement du centre. Je dis «vilaine» parce que des deux côtés de cette colline, il faut affronter une descente tortueuse où il faut skier sur la défensive.

C’était le chaos sur cette colline aujourd’hui puisque plusieurs skieurs passés avant moi étaient sortis du tracé du sentier pour se laisser aller dans la poudreuse… ce que j’ai fait moi aussi pour rendre la descente plus agréable.  

J’ai fait du meilleur ski sur la boucle «Tête Blanche» qui ceinture une petite colline. Du côté nord de cette boucle, il y a du relief. Je vais garder un excellent souvenir d'une longue descente facile que j'ai dévalé dans de la poudreuse jusqu'au genou en m'écartant juste un peu du tracé laissé par les randonneurs qui m'avaient précédé. 

C’est toutefois sur le sentier «La Grise» que j’ai fait ma descente la plus satisfaisante de la journée. Réservée aux skieurs, cette piste grimpe jusqu’au sommet de la montagne Grise avant de plonger vers le refuge Le Nordet du réseau Intercentre.  

Faute de temps, je ne me suis pas rendu jusqu’au sommet aujourd’hui. Mais j’ai quand même gagner assez d’altitude pour beaucoup m’amuser en redescendant.  

Juste assez large et bien dégagé, la «partie basse» de ce sentier est parfaite pour pratiquer l’art du virage télémark dans la poudreuse en bord de piste ; art qui consiste à prendre de la vitesse dans la «trace» damée par les autres skieurs et à sortir tourner dans la neige vierge aussi souvent que possible.

Dans mes souvenirs, l’UQAM restera toujours l’université des associations étudiantes avec des noms interminables résumés dans des acronymes épiques. Alors je termine en fondant ici l’Association Générale des Personnes Pratiquant le Ski au Centre d'Accès à la Nature de l’UQAM (AGPPSCANUQAM) pour revendiquer le libre accès en ski au sommet de Tête Blanche, une montagne qui reste la principale attraction du secteur.

Me reste juste à organiser une manif à l’entrée du sentier qui mène au sommet...  

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Ben là juste un p'tit acronyme , les R.M. ont pourtant des vidéos sur la mtn blanche . La pancarte représente un gars en skate , donc pas le droit en clasic ... bonne chance .

Barclay a dit...

Effectivement, les randonneurs masqués ont fait un très bon vidéo de ski sur la Tête Blanche. Peut-être que la réglementation a changé depuis!

BF

La vie au soleil a dit...

Bonjour,

J'ai vraiment aimé l'article, ça me rappelle mes balades en raquette (en forêt) quand j'étais plus jeune. Épuisant, mais qu'est ce que ça valait le coup !

Mathias