25 mars 2019

Au sommet du mont Orford


C’est en train de devenir ma nouvelle manie : quand je visite une montagne de ski alpin, je profite de mes fixations à talons libres pour explorer un peu son arrière-pays. 

J’ai fait aujourd’hui au mont Orford en faisant le tour du vrai sommet de la montagne… qui se trouve tout juste au-dessus de la station d’arrivée de la principale remontée mécanique la station.

Il y a une courte mais agréable balade à faire sur ce sommet quelques belvédères aménagées offrent une vue grandiose sur la région.

J’ai monté jusque-là en prenant un chemin d’accès qui mène aux tours de communication installées tout en haut de la montagne. L’entrée de ce chemin se trouve sur la bretelle de la piste 4 KM qu’on prend en montant un peu à partir de la remontée mécanique.

On voit bien sur mes photos qu'il faisait un temps radieux. Par contre, on voit moins bien qu'il ventait en diable à 857 mètres d'altitude!

24 mars 2019

Les Quatre Saisons d'Asbestos



L’avantage des gros skis larges, c’est qu’on peut à faire à peu près n’importe où, un peu comme des raquettes.

Ça favorise les randonnées d’explorations comme celles que j’ai faites aujourd’hui sur les sentiers 4 Saisons d’Asbestos.

Ce réseau de sentiers sert avant tout aux marcheurs et aux raquetteurs, mais je me suis bien amusé à les arpenter sur mes gros skis Kom par une journée de mercure à zéro et de neige collante.

On trouve deux genres de sentiers dans cet espace vert : plusieurs pistes de marche damées par un engin d’entretien et un sentier de raquettes qui forme une boucle de 3 km.

J’ai eu du plaisir à les arpenter surtout parce que le site est légèrement vallonné.

Conçus pour la marche, les sentiers ont tendance à adoucir ce modeste relief plutôt qu’à le mettre en valeur, mais il y a quelques pentes douces à dévaler.

On trouve aussi quelques curiosités le long des sentiers ; à commencer par ce sanctuaire religieux miniature…

Un peu plus loin en forêt, j’ai eu la surprise de découvrir une exposition de photos historiques en plein air.

Sur un plateau dégagé, plusieurs grandes photos ont été installées le long d’une allée en forme de cercle. Les images d’Asbestos au temps jadis paraissent plutôt bien sur le fond blanc formée par la neige.

J’ai aussi vu un troupeau d’une dizaine de chevreuils pendant mon excursion. Mais eux, je ne peux vous garantir qu’ils sont toujours sur place !

Bien sûr, je ne suis pas en train de vous faire découvrir un «fleuron» du plein air québécois. Mais si vous êtes dans le coin d'Asbestos et que vous avez sortir le nez dehors, l'endroit mérite une visite. 


23 mars 2019

Poussé par le vent... aux Sentiers des Fondeurs

C'est l’histoire d’un gars qui a fini par faire une bonne randonnée de ski grâce... au vent !

Eh oui, le vent. Un vent de fou qui a coupé court à ma sortie de ski alpin post-tempête au mont Orford en forçant la fermeture d’à peu près tous les monte-pentes de la station. Comme il y avait beaucoup de monde, l’attente est vite devenue interminable à la remontée qui marchait encore, et fiston et moi avons décidé de mettre les voiles.

Résultat : dans l’après-midi, je suis allé faire une randonnée mémorable  sur un des sentiers du club Les Fondeurs à Saint-Denis-de-Brompton. Dans des conditions de rêve... 

Les bénévoles qui font marcher ce club entretiennent une quinzaine de kilomètres de sentiers tracés dans l’enclave formée par le Grand Lac Brompton, le Petit Lac Brompton et le Lac Montjoie. L’accès aux pistes se fait par des points d’entrée situés en bordure de rues.

Ce réseau devrait être plus connu pour au moins une raison : la piste Harfang, où je suis allé en partant du bout du chemin du mont Girard Nord, à l’extrémité nord du lac Montjoie.

C’est une boucle de cinq kilomètres comme je les aime : montagneuse et d’une beauté exceptionnelle.

D’ordinaire, ce sentier est entretenu mécaniquement. Aujourd’hui, par contre, j’ai eu la chance de le parcourir en mode nordique sur mes gros skis Kom. 

Sous un soleil radieux et dans la neige fraîche, la piste était à son meilleure. 

Ce que j’aime de cette piste, en plus de son relief, c’est qu’elle nous fait traverser des décors variés.

En quelques kilomètres, on skie en bordure du lac, sous une épaisse forêt de conifères, à travers des feuillus et au pied de jolies falaises rocheuses donnant l’impression d’être dans un canyon.

Comme si ça ne suffisait pas, j’ai eu droit à un petit supplément aujourd’hui.

En suivant les conseils et les traces d’un habitué des lieux que j’ai croisé sur le sentier, j’ai fait un petit détour pour grimper au sommet d’un promontoire naturel d’où on a une vue ravissante sur le mont Orford qui se trouve à l’ouest.

Bref, si vous voulez faire une randonnée à Saint-Denis-de-Brompton, c’est sur le sentier Harfang que je vous recommande d’aller. 

Voilà un petit réseau local que j’aime beaucoup. L’accès est gratuit pour le visiteur occasionnel ; par contre, les habitués sont invités à se procurer une passe de saison au coût de 15$. Méchant bon deal si vous voulez mon avis !

20 mars 2019

Les Sommets de Tremblant


Plus ça va et plus j’aime le mont Tremblant.

J’aime ses pistes de ski de descente, les jours de semaine, quand elles ne sont pas trop fréquentées ; et j’aime aussi pour ses sentiers d’arrière-pays où on peut échapper à la foule en partant à l’aventure dans la montagne.

Entre deux remontées mécaniques, j’ai fait aujourd’hui une agréable excursion sur l’une de ces pistes d’arrière-pays : le sentier Les Sommets.

Comme son nom l’indique, ce sentier relie les quatre plus hauts sommets du massif de Tremblant : les pics White, Edge, Pagman et Johannsen.

Bien sûr, la façon «virile» de skier cette piste est de commencer par monter par soi-même la montagne… ce que je vais bien finir par faire un de ces jours.

Aujourd’hui, par contre, j’ai triché en débutant ma randonnée à 875 mètres d’altitude au sommet du pic White, le sommet principal de Tremblant.

À partir de là, pour trouver l’entrée du sentier Les Sommets, il faut descendre un bout sur la piste de ski alpin La Crête puis prendre à droite sur une bretelle sans nom qui mène à la piste Bon Vivant. L’entrée de la piste se trouve dans cette bretelle et est signalée par une modeste pancarte.

Dès qu’on entre dans le bois, on bascule dans un autre monde, plus tranquille et forestier. Étroite et traversant une épaisse forêt, la piste monte graduellement vers le pic Edge qui se trouve environ un kilomètre au nord. 

Quand on émerge au pic Edge, à 840 mètres d’altitude, on retrouve brièvement la civilisation… sous la forme d’un monte-pente et d’une cabane abritant un préposé.

Le sentier Les Sommets reprend juste à côté de cette cabane. En reprenant le bois, on a d'abord droit à une bonne petite descente sinueuse. Ensuite, on se met à grimper sur une crête en direction du pic Pangman qui se trouve à 2,3 km.  

Même s’il avait été bien battu par des raquetteurs, j’ai trouvé ce tronçon-là très agréable à skier sur mes gros skis Kom à écailles. Le sentier est étroit et sinueux, mais il ne présente pas de difficultés majeures ; et on traverse un décor montagnard, visiblement battu par le vent, riches en lames de neige et en gros arbres morts.

Le pic Pagman s’élève à 903 mètres d’altitude. On y trouve une pancarte qui nous renseigne sur Harry Pagman, le skieur qui a donné son nom à ce sommet, ainsi qu’une très belle vue en direction est.  

Comme j’étais seul et qu’il se faisait tard, j’ai décidé de ne pas pousser jusqu’au pic Johannsen cette fois-ci. Le plus haut sommet des Laurentides se trouve un petit kilomètre plus au nord et atteint 930 mètres.
J’ai adoré mon trajet de retour. À partir du pic Pagman, on a à peu près 60 mètres de dénivelé à descendre. 

C’est peu, mais j’en ai tiré le maximum en sortant du sentier battu et en louvoyant dans la neige vierge le plus possible.

Quand j’ai rallié le pic Edge, il était 15h30 et la civilisation avait disparue… dans le sens où le monte-pente avait cessé de tourner depuis une heure et que j’étais totalement seul dans le secteur.  

J’en ai profité pour faire ma première descente à vie sur le versant Edge… où je suis instantanément tombé en amour avec les sous-bois «Réaction» et «Extension».

L'Extension est un sous-bois comme moi je les aime : très aéré, vaste et peu pentu. J’ai eu un fun noir à le dévaler sur de la neige battue par de nombreux skieurs. J’ai déjà hâte de remettre ça après une bordée ! 

18 mars 2019

La mélodie du bonheur en version rock...

Avant de dénicher l’auberge du Vermont où on a passé la semaine de relâche, j’ai commencé par l’inventer dans ma tête.

Je voulais une ambiance «chalet de ski». Je voulais que ça soit coquet mais pas kétaine. Je voulais un lounge chaleureux où on peut s’isoler et/ou rencontrer du monde. Je voulais un endroit où faire aller mon shaker à cocktail. Je voulais une table de billard pour jouer avec fiston et je voulais que la place charme ma blonde qui n’aime ni le clinquant ni la négligence crasse.

Bref, j’étais dans le trouble… jusqu’à ce je tombe sur la Grunberg Haus, une auberge située en plein cœur des montagnes Vertes, au Vermont.

L’endroit est facile à décrire : c’est un bon vieux chalet à l’autrichienne avec des nouveaux propriétaires qui lui ont injecté une dose massive de «hip», de «rock» et de «punk».

En plus de nous offrir tout ce qu’on cherchait et d'aller parfaitement avec ma collection de chandails de laine, la Grunberg Haus nous réservait quelques bonnes surprises. Deux guitares, un chien d’auberge à la fois chaleureux et silencieux, d’excellents déjeuners et même du ski à la porte.

En effet, la montagne située derrière l’auberge est sillonnée de sentiers qui ont déjà fait partie d’un centre de ski de fond aujourd’hui disparu. Ce centre était situé juste à côté de l’auberge et son réseau s’étendait sur une vingtaine de kilomètres.  

J’ai passé un bon trois heures à explorer ces sentiers qui sont toujours très praticables et que les clients de l’auberge ont maintenant pour eux seuls. Bien sûr, ils ne sont pas entretenus, mais c’est un mal pour bien. C’est comme si l’auberge avait sa «réserve de neige fraîche» dans sa cour arrière… 

09 mars 2019

Objectif 6X

Tous les hivers, je me prends d’affection pour un coin des Laurentides et j’y fais plusieurs randonnées ; et cette année, ce sont les sentiers nordiques de Saint-Hippolyte que je visite à répétition.

Il y a une bonne raison à cela : ces sentiers-là sont plutôt mystérieux. Personne n’en fait la promotion et, à ma connaissance, il n’existe pas de carte où ils sont tous représentés. 

Dernièrement, par contre, beaucoup d’entre eux ont fait leur apparition sur OpenStreetMap, et c’est ce qui m’a donné envie de retourner dans ce coin-là aujourd’hui.

J’avais un plan : skier du nord au sud la piste 6X afin de dévaler une longue descente corsée dont m’avait parlé un habitué des lieux plus tôt cet hiver.

Pour la troisième fois cette saison, je suis parti du stationnement du parc des falaises, sur le chemin du lac Morency ; mais cette fois-ci j’ai pris la piste Ogilvy pour aller prendre la 6X par son extrémité nord.  

La Ogilvy est un jolie piste qui saute par-dessus une colline avant de passer au pied d’une impressionnante falaise où elle tourne vers l’est pour ensuite aboutir à une intersection où elle rejoint une autre piste, la Garrette.

Rendu là, une légère descente en direction nord sur la Garrette m’a mené à mon premier objectif de la journée : l’extrémité nord de la 6X.

À partir de là, la 6X passe par le sommet d’une colline avant de recroiser la Garette en descendant vers le sud.

C’est peu après ce croisement que j’ai atteint mon deuxième objectif de la journée : la fameuse descente corsée dont on m’avait parlé.

Voilà une pente abrupte que j’aimerais beaucoup dévaler dans une bonne couche de neige vierge un de ces jours.

Aujourd’hui, elle était plutôt «damée durcie» et j’ai fait là-dedans une descente un peu trop rapide à mon goût. Mais bon, je suis arrivé en bas sans faire de chute.

Après cette descente des ligues majeures, la 6X aboutit à la MOC que j’ai prise vers le sud. 

Ça m’a permis de revenir à mon point de départ en faisant une longue boucle qui m’a fait passer par trois pistes de ski du parc des falaises : la 8, la Pékan et la SE.  

Bilan de cette aventure : voilà un réseau de sentiers qui mériteraient d’être plus connu et mieux mis en valeur. 

J’ai déjà hâte d’y retourner pour explorer d’autres pistes que je n’ai fait que croiser aujourd’hui, comme La Garrette et La Passe. Mais ça ira sans doute à l’hiver prochain ! 


07 mars 2019

La Catamount Trail à Bolton Valley


Bolton Valley au Vermont, c’est avant tout une station de ski alpin. Mais cette station possède aussi un «versant nordique» que j’ai très partiellement découvert aujourd’hui.

«Très partiellement» parce que le réseau de sentiers du Bolton Valley Backcountry and Nordic Sport Center est colossal. On parle d’une quinzaine de kilomètres de postes entretenues et, surtout, d’une centaine de kilomètres de vrais sentiers d’arrière-pays tracés en montagne.

C’est dans ces sentiers d’arrière-pays que j’ai fait randonnée, en commençant par réaliser un vieux projet : skier sur la Catamount Trail, une piste de ski qui traverse tout le Vermont du nord au sud en passant par Bolton Valley.

À partir de la station, qui se trouve à 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, j’ai suivi la Catamount Trail jusqu’à son point élevé dans tous le Vermont, un col se trouvant à un peu plus de 1000 mètres d’altitude.


Cette ascension de 300 mètres s’est plutôt bien passée. 

Au départ, on monte très graduellement par une large piste qui mène au refuge Bryant, une charmante cabane qu’on peut louer pour dormir en forêt.

Ensuite, après un bout presque plat, on se met à grimper sérieusement, dans un sentier décrivant plusieurs lacets dans une pente très inclinée, et on finit par pénétrer dans une forêt de conifères d’une densité incroyable.

C’est dans cette forêt que j’ai croisé ce panneau d’avertissement. Si on poursuit plus loin sur la Catamount Trail, on se met à perdre de l’altitude et on finit par aboutir au Trapp Family Lodge dans la vallée voisine.

C’est une randonnée classique de la région que j’aimerais bien faire un jour… mais sûrement pas en solo !

Au lieu de revenir sur mes pas pour rentrer vers mon départ, j’ai fait une boucle en redescendant la montagne par les sentiers Raven’s Wind et George’s Gorge. 

La Raven’s Wind a été une épreuve… de ski accroupi ! Sans doute parce qu’il y a beaucoup de neige au sol, je devais continuellement me pencher pour éviter les branches des conifères.

J’ai eu plus de plaisir sur la George’s Gorge, qui commence par un sous-bois où on peut s’écarter du sentier et se termine par une longue descente sinueuse où j’étais bien content d’avoir de skis courts et larges que je peux piloter comme des skis alpins. 

Après ça, j’avais envie de dévaler un autre sous-bois. Alors avant de rentrer, j’ai fait un crochet pour aller descendre le sous-bois Prayer’s Flag, qui me semblait long et pas trop incliné sur la carte des sentiers.

J’ai bien fait parce que j’ai fait là ma meilleure descente de la journée dans un sous-bois parfait pour mon niveau d’habileté.

Les nombreux sous-bois qu’on trouve sur ce réseau de sentiers constituent d’ailleurs le principal attrait des lieux. Il faut toutefois être bien équipé pour en profiter parce que la plupart sont assez inclinés merci.

Bref, on a affaire à du terrain qui convient mieux à du gros équipement de télémark ou de ski hors-piste, et où on accumule les montées et les descentes plutôt que les kilomètres. 

05 mars 2019

À l'ombre du chameau



Dans notre famille, semaine de relâche rime avec voyage de ski aux États-Unis.

Il y a une bonne raison à cela : comme ce n’est pas congé scolaire de leur côté de la frontière, on skie plus tranquille chez nos voisins du sud.

De la tranquillité, c’est ce qu’on a trouvé aujourd’hui au Camel’s Hump Ski Area, un réseau de sentiers de ski perdu dans la campagne vermontoise, à l’ouest de la montagne qui lui donne son nom.

Autrefois, cet endroit était un vaste centre de ski de fond qu’une famille faisait marcher depuis le sous-sol de sa maison. 

Aujourd’hui, le domaine skiable est toujours aussi vaste… mais on trouve à l’entrée une petite cabane d’accueil qui ne contient qu’un radiateur et une boîte où on nous à faire une contribution volontaire de 10$ US en guise de droit d’entrée.

Au total, le réseau de sentiers s’étend sur 65 km, et là-dessus on compte environ 20 kilomètres de pistes entretenues.

Pour le visiteur québécois, l’endroit est dépaysant à souhait. Au Québec, on a rarement l’occasion de skier sur des pistes qui passent à proximité d’habitations et de bâtiments de ferme.
 
En famille, on n’a fait qu’une courte promenade à proximité de la cabane d’accueil ; mais ça nous a quand même permis de constater que l’endroit possède l’essentiel : des sentiers bien dessinés et du terrain montagneux.

Comme c’est presque toujours le cas aux États-Unis, les sentiers entretenues sont larges et tracés à deux voies. 

Ils étaient particulièrement agréables aujourd’hui puisqu’on avait la bonne idée de les laisser «au naturel» après une petite chute neige. On skiait donc dans deux ou trois centimètres de poudreuse sur un impeccable fond durci.


Va falloir que j’y retourne un de ces jours pour essayer les pistes de ski nordique qui ont l’air extraordinaire. La Catamount Trail, une piste de ski qui traverse tout le Vermont du nord au sud, passe d’ailleurs par ce centre.

Ce sera pour une prochaine relâche !