04 février 2007

Forêt Larose

J’ai un faible pour les destinations exotiques, surtout celles qui ont un bon site Internet. Voilà pourquoi je me suis ramassé en Ontario, aujourd’hui, pour skier sur les sentiers de la Forêt Larose.

Cette forêt a une histoire intéressante. C’est le résultat d’un immense projet de reboisement lancé dans les années 20, à une époque où ce n’était sûrement pas courant. La forêt fait plus de 100 km carré. C’est, paraît-il, la deuxième plus grande forêt plantée par l’homme en Amérique du Nord. Dans les années 40 et 50, on y a planté pas moins d’un million d’arbres par an.

La forêt est très partiellement traversée par 18 km de sentier de ski fond. Le réseau ressemble à un haltère puisqu’il est constitué de deux boucles reliées par une bretelle d’environ 5 km. On y accède par deux points d’entrée situés à ses extrémités. Dans les deux cas, l’infrastructure d’accueil se limite à un stationnement et à une carte des sentiers grand format.

J’aurais pu laisser à la maison ma technique de montée et de descente: les sentiers serpentent en terrain plat. On skie le plus souvent dans le corridor rectiligne formé par deux rangées de grands arbres.

J’ai trouvé les sentiers en assez bonne condition malgré le manque de neige qui sévit en Ontario comme au Québec cette année. La boucle de 7 km se trouvant à proximité du point d’accès situé à l’est de la forêt est la meilleure piste du réseau. Elle permet de voir la forêt dans toute sa splendeur et passe aussi par un petit marais.

La boucle de 4 km située à l’autre extrémité du réseau est pas mal non plus. Ce secteur est un peu moins plat. Quelques dos d’ânes ajoutent un peu de piquant à la randonnée. Comme ils ont été plantés il y a déjà longtemps, les pins de la forêt sont majestueux. Ils sont l’attraction principale sur le réseau.

La Forêt Larose est situé à proximité de l’autoroute 417, à une soixantaine de kilomètres de la frontière québécoise. Le point d'accès situé à l'extrémité est du réseau est le plus facile à trouver. Il se trouve sur la Route 8, dans la municipalité de Clarence-Rockland. L'autre point d'accès est situé au beau milieu de la forêt sur une route de gravier et je ne suis pas sûr que je l'aurais trouvé sans l'aide d'un couple de bons samaritains ontariens.

Soyons franc: le skieur québécois n’a aucune raison d’aller faire un tour là bas. On fait du ski équivalent dans n’importe lequel parc-nature de l’Île de Montréal. Reste que l’endroit a un certain cachet. Faites-y halte un de ces jours en revenant du parc de la Gatineau

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