28 décembre 2010

Ski de fond La Pinière

Un froid mordant, beaucoup de vent et un épais couvert de nuage bloquant les rayons de soleil, ce n’est vraiment pas du temps pour faire du ski. Mais on a quand même fait une courte sortie aujourd’hui au centre de ski de fond La Pinière de Lotbinière. Et on a eu du plaisir… tout en se gelant solide.

Je dis «on» parce que j’ai fait cette sortie-là avec ma blonde. La pauvre avait mal choisi sa journée pour m’accompagner.

Quand on est arrivé au centre vers midi, il y avait une seule voiture dans le stationnement et personne dans le chalet d’accueil. Alors on a fait ce que nous disait une affiche et on a payé notre droit d’accès au «marguillier» – une boîte de métal installée dehors.

Heureusement, quelqu’un avait fait un bon feu dans le foyer du chalet et on y était bien au chaud. Alors on a flâné un bon bout de temps à l’intérieur. On sentait comme si on avait loué un refuge en forêt!

Mais il a bien fallu qu’on se décide à sortir affronter le froid et le vent. Et on a découvert un réseau de sentiers avec ses qualités et... un défaut.

D’abord, les qualités. Tout le réseau est constitué d’étroits sentiers tracés à une voie et taillés dans une épaisse forêt. Et même si les pistes sont entretenues avec de l’équipement léger, je les ai trouvées superbes. C'est un plaisir de skier dans des sillons aussi bien modelés.

Les sentiers de La Pinière ont un défaut original: ils pêchent par excès de droiture. On skie très souvent dans de longues lignes droites aussi rectilignes qu’une rue montréalaise. J’imagine que ça ne dérange pas la plupart des gens. Mais moi ça me déprime de voir aussi loin devant moi. Ça me donne l’impression d’avancer à pas de tortue.

Côté relief, c’est plutôt tranquille. Presque tous les sentiers sont tracés en terrain plat et sont classés faciles. On a skié la piste classée intermédiaire, la 4, et on eu droit à une seule bonne descente suivie d’une montée équivalente.

Il y a un autre sentier classé intermédiaire qui comporte sûrement plus de relief, mais il était fermé aujourd’hui pour cause de manque de neige. Dommage parce que je ne vois pas le jour où je vais retourner dans ce coin-là…

26 décembre 2010

Plein Air Coaticook


Aujourd’hui, j’ai vu l’hiver dans toute sa splendeur.

C’était sur les sentiers de Plein Air Coaticook, par une journée idéale. Du temps froid, mais pas un souffle de vent. Du soleil. Des arbres chargés de neige fraîche qui étincelaient sur un fond de ciel bleu. C’était féerique.

À Coaticook, on est aux confins des Cantons de l’Est. Ce coin-là possède son propre régime météo. Il y a des tempêtes qui passent par là en évitant le reste du Québec. Il y a des épisodes de pluie et de dégel qui ne surviennent que dans cette région. Et cette année, l’hiver a pris une longueur d’avance dans ce coin-là.

Pour en profiter, j’ai fait une heure de voiture aujourd’hui pour me rendre à Coaticook. Et je ne l’ai pas regretté parce que j’ai trouvé là un réseau de sentiers exactement dans mon genre.

Plein Air Coaticook entretient une vingtaine de kilomètres d’étroits sentiers réservés au style classique et tracés en terrain montagneux.

Comme l’entretien est fait avec un traceur léger, les pistes ne ressemblent vraiment pas un site de compétition olympique. Mais quel plaisir de se balader là-dedans quand les conditions sont bonnes comme elle l’étaient aujourd’hui.

Contrairement à mon habitude, j’ai préféré les sentiers faciles aux plus difficiles. D’abord parce que les faciles sont loin d’être banals: ils possèdent tous du relief et serpent dans une épaisse forêt vraiment magnifique. Et ensuite parce que dans les sentiers très difficiles, l’étroitesse des sentiers posent parfois problème.

Dans les montées, on manque parfois d’espace pour grimper confortablement en canard. Et dans les descentes les plus abruptes, on skie «sur la défensive» parce qu’on est à l’étroit pour faire le chasse-neige et qu’on ne sait pas trop ce qui nous attend après le prochain virage. Surtout que ces pistes-là ne sont pas à sens unique et qu’on ne sait pas quand on peut tomber sur un skieur arrivant en sens inverse.

Mais ces désagréments sont mineurs. J’ai fait une randonnée de 18 km absolument mémorable – ma meilleure de la saison jusqu’à présent. Et j’ai l’impression que je vais avoir du mal à battre ça d’ici la fin de l’hiver.

Pour skier à cet endroit, le visiteur d’un jour doit commencer par s’arrêter acheter un billet d’accès dans deux commerces du centre-ville de Coaticook ou à l’accueil du parc de la gorge de Coaticook.

À l’entrée du réseau de sentiers, il y a cette petite cabane munie d’un gros poêle à bois. Et il y a un refuge similaire à l’autre extrémité du réseau.

23 décembre 2010

Sentiers de Kingsey Falls

Cet été, j’ai fait une randonnée de vélo qui m’a mené à Kingsey Falls, une localité que je n’avais jamais visité. Et en arrivant en ville par une piste cyclable, j’ai eu la surprise de voir ça…

Bon, d’accord, il n’y avait pas de neige ni de sillons. Mais j’étais très content de découvrir de nouveaux sentiers de ski de fond à essayer à deux pas de chez ma belle famille. Et aujourd’hui, je suis allé faire mon tour.

Situé à l’est de la ville, pas loin de sa caserne des pompiers, le réseau de sentiers est d’envergure modeste. Je n’ai pas vu d’indications de distance affichées nulle part, mais je dirais qu’il y a à peu près huit kilomètres de sentiers étroits tracées en terrain plat dans une belle forêt de conifères.

Le point d’accès aux pistes se trouvent au bout de la rue Lemaire, dans une zone industrielle. Il n’y a rien là sauf une espace pour garer sa voiture.

Je me suis bien amusé sur les sentiers même s’ils sont courts et plats. Il faut dire que j’ai skié sur de la nouvelle neige fraîchement tracée et que ça glissait merveilleusement.

Tracées à une seule voie, les pistes sont étroites et serpentent agréablement entre les arbres. Alors on se sent en pleine forêt même si on est tout près de la ville. Sauf dans ce tronçon où on skie sous une ligne électrique et où le regard porte plus loin.


L'entretien est fait avec un engin léger tiré par une motoneige. Donc, mieux vaut visiter l'endroit quand les conditions sont bonnes.

Durant ma randonnée, j’ai croisé un skieur et trois chevreuils. À en juger par la quantité de traces que j’ai vu en skiant, ces bêtes-là sont très nombreuses dans le secteur. Tant mieux. Elles ajoutent un peu de piquant au réseau de sentiers.



21 décembre 2010

Parc-nature du Cap Saint-Jacques

Caprices de l’hiver oblige, je viens de faire deux sorties coup sur coup au parc-nature du Cap Saint-Jacques. Conclusion: si j’avais sur les bras un touriste étranger voulant découvrir les joies du ski de fond sur l’île de Montréal, c’est là que je l’enverrais.

Et je prendrais soin de l’envoyer un samedi ou un dimanche. Parce que sinon, il manquerait les deux principales attractions de l’endroit: la cabane à sucre et le Château Gohier, qui ne sont ouverts que le week-end.

Le parc possède une douzaine de kilomètres de sentiers de ski de fond qui permettent de faire le tour du parc et de faire halte à des endroits intéressants. On n’est pas fatigué, parce qu’on skie sur du terrain plat dans des sentiers très faciles. Mais on a quand même le goût de s’arrêter parce que c’est agréable.

Il y a la cabane à sucre où on sert des crêpes au sirop d’érable et au jambon. Il y a la ferme écologique, où on peut voir quelques animaux, faire un tour de carriole tirée par un cheval et flâner dans un genre de magasin général.

Et il y a le Château Gohier, un bâtiment en pierre où il fait bon siroter un café dans une vaste salle circulaire où trône un feu de foyer.

Dommage que le menu du casse-croûte ne soit pas à la hauteur de ce décor parce sinon l’endroit serait vraiment extraordinaire. La prochaine fois, je vais amener mon lunch.

Mais revenons au ski. Comme je l’ai déjà écrit, la plus belle qualité des sentiers du parcs c’est qu’ils sont bien nivelés et qu’ils ne faut que très peu de neige pour les rendre opérationnels.

L’entretien est fait avec de l’équipement léger, mais il est adéquat. Le parc est très peu accidenté, alors les montées et les descentes sont rares et très courtes. Mais comme les pistes sont larges et pas trop tortueuses, on peut faire de la vitesse et on ne s’ennuie pas trop. Dommage qu’elles soient - inutilement, à mon avis – à sens unique parce qu’on aurait encore plus de plaisir à se promener dans le parc si ce n’était pas le cas.

De tous les parcs-nature, celui du Cap Saint-Jacques est celui où on fait le meilleur ski de fond. Même si on peut s’y rendre en autobus, on s’y sent très loin de la ville. Le chalet d’accueil du parc est vaste et abrite une boutique de location.

Comme on le voit sur cette première photo, mon fiston Arthur a fait ses débuts officiels en ski de fond au Cap Saint-Jacques à l'âge de trois ans et quatre mois. On a eu du plaisir sur un bon 100 mètres. Mais tout juste après qu'on ait pris cette photo, il a perdu patience, a fait une chute et nous a servi une méchante crise de nerf. Mais il fallait bien casser la glace...

17 décembre 2010

Arboretum Morgan

La neige qui tombe sur la région métropolitaine plus que partout ailleurs au Québec me donne l’occasion de revisiter les endroits où on peut faire du ski sur l’île de Montréal.

Aujourd’hui, je suis allé à l’Arboretum Morgan parce que c’est tout près de chez moi. C’est aussi un joli espace boisé où il y a deux sentiers de ski de fond s’étalant sur environ 11 kilomètres.

Faute de neige, les deux sentiers n’avait pas été tracé mécaniquement aujourd’hui. Mais ça n’a pas tellement changé ma randonnée. Même quand ils sont tracés mécaniquement, ces sentiers-là ne ressemblent pas à des pistes de course. On y fait du «ski de brousse» en se faufilant parmi les arbres et en négociant des creux et des bosses. Et ce qui n’arrange rien, c’est qu'il est permis de skier en compagnie de son chien sur un des deux sentiers.

N’empêche, la randonnée reste agréable. Le terrain est plat, mais on a droit à une belle diversité de paysage. On skie parfois dans un boisé sauvage, parfois entre deux rangées de conifères plantés il y a très longtemps et parfois dans des clairières comme celle-ci.

Côté accueil, c’est plutôt minimaliste. Au départ des sentiers, il y a un grand bâtiment accessible aux skieurs – mais il n’y a rien là-dedans à part du chauffage.

On ne se contera pas de peur: situé juste à côté, le parc-nature du Cap Saint-Jacques a beaucoup plus à offrir aux skieurs que l’Arboretum Morgan. Mais celui-ci a au moins le mérite de nous proposer du ski différent, plus rustique et naturel. À essayer au moins une fois.

14 décembre 2010

Parc du Mont-Royal

Drôle de début de saison: il y a plus de neige à Montréal que partout ailleurs au Québec. Alors je suis allé skier sur le mont Royal aujourd’hui, un endroit que je n’avais pas visité depuis longtemps.

Les quelques centimètres de neige tombés sur la région de Montréal hier m’ont valu une randonnée mémorable. J’ai eu la chance de parcourir les sentiers du Mont-Royal dans des conditions idéales: neige fraîche tout juste damée et tracée par l’équipe d’entretien qui n’avait encore fini sa tournée quand je suis arrivé sur place.

C’est un privilège parce que ces sentiers-là ne restent jamais bien longtemps en parfait état. D’abord parce qu’ils sont fréquentés par une quantité industrielle de skieurs. Ensuite parce que marcheurs, raquetteurs, chiens et autres intrus ne se gênent pas pour les piétiner. Même aujourd’hui, skiant pas loin derrière l’engin d’entretien, je suis tombé sur plusieurs tronçons saccagés… et sur un drôle de gars qui marchait avec son chien dans les bras au beau milieu d’un sentier. On repassera pour le respect.

Cela dit, quand les conditions sont bonnes, on fait du très bon ski sur le mont Royal. Comme on est une montagne, il y a de bonnes montées et descentes agréables. Dans la neige fraîche comme aujourd’hui, c’est un plaisir de skier là-dedans.

J’ai parcouru tous les sentiers du parc aujourd’hui et j’ai surtout eu du plaisir dans mes deux préférés: la boucle 2, qui passe près de la croix du mont Royal, et la boucle 4, qui s’étend sous le belvédère Camillien-Houde. Ce sont les deux sentiers les plus accidentés.

Comme point de départ, je préfère la Maison Smith au Pavillon du lac des Castors. J’ai essayé les deux aujourd’hui, histoire de comparer. À la Maison Smith, il y a un vrai petit café avec une machine à espresso. Bien plus engageant que le casse-croûte du pavillon que j’ai trouvé plutôt sinistre.

Autre possibilité: se stationner gratuitement sur l’avenue du Parc, près du monument Georges-Étienne-Cartier, skier jusqu’en haut de la montagne et s’arrêter à la Maison Smith pour casser la croûte. C’est ce que je vais faire lors de ma prochaine visite!

11 décembre 2010

Golf Les Cèdres

J’ai commencé ma saison aujourd’hui dans un centre de ski que je n’avais jamais visité auparavant: le club de golf Les Cèdres de Granby.

Quand le parc de la Yamaska a décidé de ne plus entretenir de pistes de ski de fond, il y a maintenant trois ans, le club a saisi l’opportunité de se lancer dans les activités hivernales. Depuis, il offre aux skieurs à peu près huit kilomètres de sentiers faciles tracés en presque totalité sur son parcours de golf.

À Granby, on ne peut pas se fier à Dame Nature pour garantir de bonnes conditions de ski. Le club a compris ça et a investi dans l’équipement d’entretien. Il possède une dameuse Bombardier et un traceur tiré par une motoneige qui permet d’ouvrir les pistes même quand la couverture de neige est trop mince pour l’engin sur chenille.

J’ai donc pu faire une belle petite promenade aujourd’hui même si on est très tôt en saison. Bien sûr, c’est du ski de club de golf. Il n’y a presque pas de relief et on skie le plus souvent à découvert, dans les allées du parcours. Le court tronçon de sentier tracé en forêt est de loin le plus photogénique.

Le chalet du club de golf constitue un point de départ agréable. On y sert de la soupe et il y a une salle de fartage tout à fait convenable.

Autre bon point pour le club: chaque jour, on trouve sur son site Web un message écrit en bon vieux français ordinaire qui nous donne l'heure juste sur l'état des sentiers. Bien plus utile que les indications cryptiques auxquelles on a souvent droit. Moi lire que les conditions sont «variables», ça ne m’aide pas beaucoup.