26 février 2012

Club Nordic

Il y a quelques années, j’ai écrit sur ce blogue que le Club Nordic était la «face cachée» du Mont Saint-Bruno. Ça reste encore vraie si je fie à ce que j’ai vu en skiant là aujourd’hui.

Par une journée de conditions parfaites, on était loin de se marcher sur les spatules dans les sentiers du club qui sont tracés sur le terrain d’un champ de tir de l’armée canadienne. Alors que ça devait être la cohue de l’autre côté de la montagne, au parc du Mont Saint-Bruno.

Les deux centres de ski de fond accrochés au flanc du Mont Saint-Bruno sont complémentaires. Au parc du Mont Saint-Bruno, il y a toujours beaucoup de monde. Au Club Nordic, c’est plus tranquille. Au parc, presque tous les pistes sont larges et tracées double. Au club Nordic, on skie presque toujours dans d’étroits sentiers à une voie. Au parc, ça coûte cher. Au Club Nordic, c’est plus économique.

C’est aussi un drôle d’endroit où aller skier. Il y a toujours ou un deux militaires qui «montent la garde» à l’intérieur du chalet d’accueil. Et on a l’occasion de glisser dans ce genre de décors...


Le réseau de sentiers du club s’étend sur une vingtaine de kilomètres. Comme les sentiers sont étroits et sont entretenus avec traceur tiré par une motoneige, mieux vaut visiter l’endroit quand les conditions sont bonnes comme c’était le cas aujourd’hui.

J’ai fait une superbe randonnée en montant dans la montagne par la piste 7 et en redescendant par la 8, du côté ouest du chalet d’accueil.

C’est dans ce secteur-là qu’il y a le plus de relief et on en profite au maximum en court-circuitant les deux pistes. En plus, on skie dans un magnifique coin de forêt. Je dirais que c’est la randonnée à faire au Club Nordic.

J’ai aussi fait le sentier 6, une boucle de six kilomètres classée facile qui est moins accidentée... mais qui se termine quand même par une belle descente abrupte.

Le chalet d’accueil est perché sur un coteau et possède une magnifique terrasse où on peut profiter du soleil et observer les skieurs qui s’exécutent en contrebas.

À l’intérieur, il y a plusieurs tables où on peut s’installer pour manger. Il n’y a cependant pas de nourriture sur place, alors pensez à apporter votre lunch.

Tout ça donne un centre de ski qui compte parmi mes préférés en Montérégie – avec L’Escapade du Mont-Rigaud, le club de ski de fond de Rougemont et l’incontournable parc du Mont Saint-Bruno.

19 février 2012

Ski de Fond Morin Heights - secteur Bellevue

Ça y est, je suis en amour.

Avec Morin-Heights et ses sentiers de ski de fond.

Ce mois-ci, j’ai skié trois fois à cet endroit et ça m'a ouvert les yeux. C'est maintenant un de mes destinations préférées dans les Laurentides.

À l’entrée de Morin-Heights, il y a une pancarte sur laquelle le village s’autoproclame «capitale du ski de fond» que j’ai toujours trouvé incongrue. Comment ce village-là pourrait-il être la capitale du ski de fond ? On n’y trouve même pas de centre de ski de fond digne de ce nom, avec un vrai chalet d’accueil avec un casse-croûte et des pistes sillonnant un territoire protégé.

Justement, c’est ça l’idée. S’il n’y a pas de centre de ski de fond digne de ce nom à Morin-Heights , c’est parce que TOUT LE VILLAGE est un gros centre de ski de fond.

À Morin-Heights, il y a 60 kilomètres de pistes entretenues et une centaine de kilomètres de sentiers de randonnée nordique se déployant autour du Corridor Aérobique – une large piste de huit kilomètres tracée pur le style classique et le pas de patin sur une ancienne voie ferrée. Presque tout le reste du réseau est composé d’étroits sentiers serpentant dans des collines boisées.

Au lieu d’être isolé, ce réseau fait corps avec la localité. Il y a des points d’accès au quatre coins du village. Le midi, les deux ou trois restos du village sont remplis de skieurs. Et ça donne l’impression de revivre l’époque où les skieurs voyageant par train envahissaient les villages des Laurentides toutes les fins de semaine.

Aujourd’hui, je me suis baladé dans le secteur est du réseau de, à partir du point d’accès situé au pied du Mont Bellevue, à deux pas du Corridor Aérobique. Il y a là une roulotte et un stationnement moins fréquenté que celui à l’entrée du Corridor.

La randonnée par excellence dans ce coin-là, c’est la piste Triangle, qui commence par monter dans une ancienne montagne de ski puis forme une boucle de 10 km traversant notamment un secteur très accidenté et le golf Balmoral. C’est un beau circuit, auquel on ne peut reprocher qu’une ou deux descentes vraiment trop casse-cou, que j’ai fait il y a quelques années.

Aujourd’hui, j’ai plutôt exploré la piste Salzbourg que j’ai trouvé superbe. C’est un sentier intermédiaire exemplaire, accidenté sans jamais tomber dans «l’extrême», où on ne s’ennuie jamais parce que le relief et le paysage qui nous entoure sont toujours changeants.

On traverse notamment cet impressionnant champ d’arbres morts auxquels ma photo ne rend pas justice.

J’ai vécu ma seule déception en arrivant au «refuge» signalé sur la carte au bout de la Salzbourg. C’est juste un abri nous protégeant... du soleil.

Je suis ensuite revenu vers mon point de départ par le sentier Bellevue. La portion très difficile de cette piste-là mérite amplement son classement. Elle commence par une longue montée très éprouvante et se termine par une descente en zigzag qui semble avoir été dessinée par Zorro lui-même. Disons que j’ai en pris une bonne...

Conclusion: pour un bon skieur, il n'y a pas beaucoup de meilleurs endroits pour profiter d'une journée de belles conditions que Morin-Heights. J'ai déjà hâte de remettre ça...

12 février 2012

Club Les Fondeurs

Je suis allé dans les Cantons de l’Est en fin de semaine et j’y ai trouvé bien peu de neige. Mais j’ai quand même réussi à y faire deux belles sorties de ski.

Samedi, j’étais sur les sentiers de Plein Air Coaticook qui étaient en excellent état malgré la minceur de la couverture de neige. Et dimanche, j’ai fait une randonnée plus mouvementée, mais néanmoins intéressante, sur les sentiers du club Les Fondeurs à Saint-Denis-de-Brompton.

Le club entretient une quinzaine de kilomètres de sentiers tracés dans l’enclave formée par le Grand Lac Brompton, le Petit Lac Brompton et le Lac Montjoye. L’accès aux pistes se fait par des points d’entrée situés en bordure de rues. On trouve à chacun de ces points d’accès une belle carte du réseau.

J’ai commencé ma journée de ski en faisant une boucle d’à peu près six kilomètres par les sentiers 1, 4, 6 et 5. Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’en ai vu de toutes les couleurs. La piste 1 était tracée à pas de ski... mais très cahoteuses en raison du manque de neige. La piste 4 était parfaitement nivelée... parce que des motoneiges l’avait emprunté. Et un VTT avait saccagé la 6 et la 5.

C’est souvent le problème avec ce genre de réseau. Comme ils ne sont pas sur le territoire d’un parc ou protégés d’une autre façon, les skieurs ne sont pas seuls à les emprunter.

Ce secteur du réseau sillonne un coin de forêt qui donne l’impression de se retrouver loin en forêt même si on est au beau milieu d’une zone habitée. Il n’y a pas vraiment de relief à part une bonne petite côte dans la piste 1. Mais il y a sûrement moyen de faire une bonne petite balade dans ce coin-là quand les conditions sont bonnes.

J’étais un peu déçu en reprenant ma voiture... mais j’ai retrouvé le sourire en faisant ma deuxième randonnée de la journée sur le sentier 3, une boucle de cinq kilomètres qui ceinture ce spectaculaire colline rocheuse à l’extrémité nord du lac Montjoye.

C’est simple: si cette piste-là était entretenue comme il se doit, et si personne ne s’y aventurait sans skis aux pieds, elle compterait parmi mes préférées au Québec.

Le terrain qu’elle parcourt est absolument extraordinaire. En quelques kilomètres, on skie en bordure du lac, sous une épaisse forêt de conifères, à travers des feuillus, au pied de jolies falaises rocheuses donnant l’impression d’être dans un canyon.

Je ne me suis pas ennuyé une seconde même si la piste avait été piétinée par des marcheurs et des raquetteurs. En faisant la piste dans le sens des aiguilles d’une montre, on grimpe graduellement dans la colline pendant les deux tiers du parcours. Puis on a droit à une électrisante descente coupés de plusieurs virages et cassures de pente. Elle m’a fait vivre mon plus beau moment de ma saison jusqu’à maintenant... même si je suis bêtement tombé dans le tout dernier virage.

J’ai aussi fait une courte excursion sur la piste 2 où j’ai eu la surprise de découvrir... des sillons en bon état. Cette piste-là fait quatre kilomètres et m’a semblé très bien. Un de ces jours, va falloir que je retourne la faire au complet.

Bref, si vous voulez faire une randonnée à Saint-Denis-de-Brompton, c’est dans ce secteur-là que je vous recommande d’aller. Je rêve déjà de refaire la 3 dans de la belle neige fraîche.


04 février 2012

Au coeur de Morin-Heights

Quelle extraordinaire journée de ski de fond c’était aujourd’hui dans les Laurentides. Beaucoup de neige. Une mince couche de poudreuse recouvrant une surface rapide sans être glacée. Du grand soleil et du ciel bleu. Qu’est-ce qu’on peut demander de mieux ?

J’ai profité de ces conditions parfaites sur les sentiers du village de Morin-Heights où j’ai fait ma plus belle randonnée de la saison.

C’était ma quatrième ou cinquième sortie à Morin-Heights et pourtant j’ai passé la journée à faire des découvertes. D’abord, je suis parti d’un endroit que je n’avais jamais vu auparavant: le point d’accès au sentier situé à proximité de centre de ski alpin Morin-Heights.

Il y a là ce poste d’accueil qui est franchement plus agréable que celui situé à l’entrée du corridor Aérobique. C’est plus grand et il y a plusieurs tables où on peut se reposer ou manger son lunch.

À partir de là, on a vite accès à la partie centrale du réseau de sentiers de Morin-Heights où j’ai fait une boucle d’une douzaine de kilomètres en skiant presque exclusivement sur des pistes entretenues classées difficiles ou très difficiles.

J’étais un peu inquiet en quittant le Corridor Aérobique pour m’engager sur la piste 29. J’ai vécu quelques mauvaises dans des pistes très difficiles de Morin-Heights qui sont généralement étroites et très accidentées – ce qui donne parfois des descentes impossibles et des montées pénibles parce qu’on est trop à l’étroit pour grimper en canard confortablement.

La 29 et la 36 que j’ai ensuite prises ne souffrent pas de ce problème-là. Elles grimpent à flanc à flanc de colline et on travaille fort sans que ça soit jamais pénible dans un superbe environnement forestier.

En montant, je m’inquiétais au sujet de la redescente. C’était sans raison. Le sentier 52, par lequel je suis redescendu vers le corridor Aérobique est une large piste où on peut faire de la vitesse sans problème.

Je suis ensuite revenu vers mon point de départ en empruntant la piste 51 – un sentier qui serpente au flanc de la colline bordant le Corridor Aérobique. J’ai trouvé la section très difficile de ce sentier-là plus chaotique et pas spécialement agréable. La portion difficile, par contre, m’a complètement charmé.

Il faut dire que le soleil avait ramolli la neige à ce moment-là et mes skis mordaient là-dedans comme de vrais skis alpins. C’était ridiculement facile de négocier des descentes étroites et tortueuses que j’aurais peut-être trouvées casse-gueule dans d’autres conditions.

Bref, voilà une randonnée que je referais demain matin – à condition que les conditions soient bonnes. Ça vaut d’ailleurs pour pas mal tout le réseau de Morin-Heights à l’exception du Corridor Aéorbique. C’est quand les conditions sont bonnes qu’il faut aller skier là pour profiter de ces sentiers étroits, accidentés et tortueux.

Un tuyau en terminant: sur son site web, la municipalité de Morin-Heights publie maintenant un rapport très complet sur les conditions de ski dans ses sentiers. À consulter avant de partir.

ADDENDUM 18/02/2012: Je suis retourné skier dans ce secteur-là aujourd'hui et j'ai fait une autre très belle boucle en empruntant les pistes 7 et 39. La 7 part du Corridor Aérobique et grimpe doucement en se dirigeant vers le nord. Et la 39 nous ramène vers le Corridor Aérobique en se faufilant à travers des collines. Un beau trajet d'environ 4 kilomètres.