30 décembre 2007

Ski de fond Bellefeuille

Si je suis retourné au centre de ski de fond Bellefeuille aujourd’hui, c’est surtout pour profiter du traîneau pour enfant que ce centre offre en location. C’est maintenant un accessoire indispensable pour amener toute la famille en randonnée.

Ce n’est pas un hasard si on trouve un tel traîneau à cet endroit. Ce centre est particulièrement «familial». Son poste d’accueil et sa salle de fartage sont situés au sous-sol de la maison des propriétaires. Et ses sentiers courts et plutôt faciles attirent beaucoup de petites familles et de skieurs en herbe.

J’ai skié aujourd’hui à peu près tous les sentiers du centre, les plus faciles avec fiston en remorque et les plus difficiles en solo. Ce n’est pas un exploit puisque le réseau du centre fait à peine 12 kilomètres. C’est un enchevêtrement de courts sentiers tracés dans un espace restreint. Comme la signalisation est très claire, c’est un vrai plaisir de se balader là-dedans.

À l’exception du sentier «Le Castor», qui parcourt un genre de savane, tout le réseau parcours une belle forêt mixte située sur une petite colline.

Les sentiers sont bien tracés et très agréables. Mais ils ne sont ni très exigeants ni très excitants. Il y a bien quelques montées et descentes, mais elles sont d’envergure modeste. Même les deux pistes classées très difficiles ne sont pas très difficiles. Mais ce sont quand même les plus intéressantes. Chacune comporte une assez longue descente qu’on peut dévaler à plein régime. Et l'une d'elle nous fait passer près d’une meute de chiens de traîneau.

J’ai vraiment aimé mon après-midi de ski en famille. On a été accueilli chaleureusement et on s’est bien amusé sur les sentiers. Il faut dire que les conditions étaient parfaites aujourd’hui. De la poudreuse damée durcie, ça glisse drôlement bien quand il fait moins cinq…

Et mon traîneau? C’était un «baby-glider» et je dois dire que j’ai moins aimé ce modèle que l’engin sur skis que j’ai essayé plus tôt cet hiver à Val-Bélair. Deux tiges de métal fixées de chaque côté du corps forme un harnais plus confortable qu’une seule tige nous poussant dans le dos. Et avec le baby-glider, il faut souvent se retourner pour s’assurer que les patins du traîneau sont bien dans les sillons.



28 décembre 2007

Bois Belle-Rivière

Le parc régional du Bois Belle-Rivière à Mirabel ne fera jamais saliver d’envie les skieurs. Il est trop exigu et trop plat pour ça. Mais c’est quand même un endroit agréable pour faire une courte sortie à proximité de Montréal.

Le réseau de sentiers de ski du parc est facile à décrire. C’est tout simplement une boucle de 7,5 kilomètres ceinturant le bois. La boucle est tracée double sur toute sa longueur et on peut l’emprunter dans le sens qui nous chante.

Tout le parcours est très facile, mais il n’est pas complètement dénué de relief. Le bois se trouve sur une crête dominant de quelques mètres la plaine environnante, alors on a droit à quelques légères pentes. Mais ça reste du ski très peu excitant.

Le trajet reste intéressant parce qu’il y a pas mal de choses à voir le long du sentier: une cabane à sucre, une «érablière moderne», des étangs de pêche et même un enclos à chevaux.

La piste est agréable surtout parce qu’elle est bien nivelée. Les cahots et les bosses sont rares. L’entretien est effectué à l’aide d’un traceur tiré par une motoneige. Le tracé était très beau aujourd’hui, après une bordée ayant laissé 5 centimètres de belle neige fraîche. Mais ce n’est pas le genre d’équipement d’entretien avec lequel on peut sauver une piste quand les conditions se gâtent. Bref, on a intérêt à visiter l'endroit pas longtemps après un belle chute de neige, quand la piste est fraîchement tracée.

À l’extrémité est de la boucle, il y a un raccourci permettant d’en court-circuiter une partie. Ce sentier d’environ un kilomètre n’est pas signalé sur la carte du parc, mais il est à faire absolument. Il est tracé simple et il nous amène au cœur du bois.

Je l’ai tellement aimé que je l’ai skié allez-retour. Dommage qu’il n’y ait pas d’autre sentier du même genre ailleurs sur la boucle.

Côté accueil, on est assez bien servi. Le pavillon d’accueil du parc est un beau bâtiment de bois abritant un casse-croûte et une salle à manger. Il n’y a cependant pas de salle de fartage.

Le parc est facile à trouver. Il suffit de prendre la route 148 à Saint-Eustache et de rouler une vingtaine de kilomètres vers le nord. L'entrée du parc se trouve sur la 148 et elle est très bien signalée.

19 décembre 2007

Piste Gilles-Leroux

À elle seule, la piste Gilles-Leroux ne présente pas grand intérêt. C’est un court sentier de 1,6 kilomètre qu’on skie allez-retour en quelques minutes. Mais elle est reliée au parc linéaire du P’tit Train du Nord et constitue un beau complément à une randonnée sur l’ancienne voie ferrée.

La piste rejoint le P’tit Train du Nord moins d’un kilomètre au nord de la gare Val-Morin. Contrairement au parc linéaire, elle comporte beaucoup de relief puisqu’elle passe par dessus une petite colline. On monte ou on descend sur presque toute sa longueur.

La piste est large, mais très jolie. Elle passe à travers une épaisse forêt et près d’un cimetière. Si je n’ai pas de photo, c’est parce que j’ai oublié de mettre la maudite tite-carte dans mon appareil.

Un détour par la piste Gilles-Leroux ajoute du piquant à une virée sur le P’tit Train du Nord. Pour faire une bonne randonnée, on peut partir de Sainte-Marguerite Station, au kilomètre 33 du parc linéaire et se rendre jusqu’à la piste. On skie alors la plus belle section du parc linéaire, celle qui longe la chute Glen-Wexford et le lac Raymond. L’allez-retour donne une randonnée de 15 kilomètres.

On peut se rendre à la piste en partant de Val-David pour une randonnée d’une dizaine de kilomètres. Au retour, on peut alors prendre une boisson chaude dans un café du centre-ville de Val-David.

16 décembre 2007

Quatre Vallons

J’ai un faible pour les centres de ski de fond «à l’ancienne», tenus par des familles ou des comité de loisirs. Les endroits où l’on skie à la bonne franquette dans des sentiers presque exclusivement fréquentés par les «indigènes locaux».

C’est ce que j’ai trouvé à Sainte-Catherine-de-Hatley, sur les sentiers des Quatre Vallons. À mon arrivée sur place, j’ai d’abord découvert cette sympathique cabane.

À l’intérieur, c’est un gamin assis sur les genoux de son père qui m’a réclamé un droit d’entrée de 3$. Oui, juste 3$. L’inflation ne sévit pas à Sainte-Catherine-de-Hatley.

La petite cabane est installée près d’une patinoire extérieure et l’abri chauffé des patineurs accueille aussi les skieurs. C’est très apprécié quand il fait froid comme aujourd’hui.

Une fois sur ses skis, on découvre un réseau composé de cinq sentiers empilés les uns sur les autres pour former un seul parcours long d’environ 14 kilomètres. On peut aussi effectuer des trajets plus courts.

Au départ, la piste grimpe sur une colline en passant à travers champ. On a tout de suite une très belle vue sur le mont Orford.

Les sentiers sont tracés à la motoneige. L’entretien n’est pas parfait, mais adéquat. On a vraiment affaire à des sentiers «à l’ancienne», étroits et tortueux. À certains endroits, j’avais l’impression de retrouver la piste que mon père traçait derrière chez moi avec ses skis quand j’étais jeune.

Comme le nom de l’endroit l’indique, le parcours est vallonné. On ne skie presque jamais sur le plat. On a droit à quelques descentes étroites et sinueuses où on se faufile parmi les arbres.

Ces descentes sont très agréables quand nos skis mordent dans la neige fraîche comme c’était le cas aujourd’hui. Par contre, quand c’est glacé, ça doit être un brin dangereux.

Si vous aimez ce genre de descentes, prenez le sentier 4 pour rentrer vers l’accueil. C’est sur ce sentier que se trouve la descente la plus longue et la plus sinueuse. Ça termine bien une randonnée.

Il y a un petit relais chauffé sur le réseau. Tout ça donne un endroit vraiment sympathique qui permet de faire du ski à la fois agréable et exigeant.

Le départ de sentiers se trouvent sur le chemin de la Montagne, à deux pas du «centre ville» de Sainte-Catherine-de-Hatley. Il y a des affiches indiquant clairement le chemin. Le village se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de Sherbrooke. Les Quatre Vallons ne possèdent pas de site web, mais on peut se renseigner sur les conditions de ski en composant le 819-843-7324. Et voici la carte des sentiers en direct d'une affiche plantée au départ des sentiers.

12 décembre 2007

Bois Duvernay

J’ai fait aujourd’hui ma deuxième randonnée en carrière au Bois Duvernay où se trouvent les sentiers du club Les Coureurs de boisés. C’est vraiment un beau réseau de pistes où on fait du très bon ski.

Le réseau est vaste tant pour le style classique que pour le pas de patin: environ 25 kilomètres au total. Comme on est sur l’île de Laval, on skie sur le plat. Mais ça reste très agréable. Les sentiers sont bien entretenus et serpentent dans une forêt de feuillus effeuillés. La signalisation est aussi parfaitement claire. On trouve une carte des sentiers à presque toutes les intersections.

Les pistes les plus intéressantes sont celles réservées au style classique. Ce sont d’étroits sentiers à une voie qui donne l’impression de s’aventurer loin en forêt.

Les pistes 2, 3, 4 et 5 sont à faire absolument. La 3 est la piste avec le plus relief – mais on ne parle que de quelques inoffensives petites pentes. Ce sentier passe par un belvédère d’où on voit le stade olympique et les environs.

Cette section de sentier se trouve dans une forêt de petits arbres qui poussent comme de la mauvaise herbe. On dirait un boisé de film d'horreur.

J’ai été gâté aujourd’hui parce que les conditions de glisse étaient extraordinaires. Quand ça glisse aussi bien, on ne s’ennuie pas même lorsqu’on skie sur le plat. J’ai beaucoup aimé ma randonnée même si le vent soufflait fort.

Je me suis arrêté au seul relais sur le réseau. C’est un bâtiment accueillant avec de grandes fenêtres près duquel on a eu la bonne idée d’installer des mangeoires à oiseaux.


L’accueil et la salle de fartage du centre sont situés dans un centre communautaire qui n’a guère de cachet mais offre amplement d’espace. Apportez votre lunch parce qu’il n’y a aucun service de restauration sur place.

09 décembre 2007

Sentiers d'Asbestos

Je viens d’aller faire mon pèlerinage annuel sur les sentiers d’Asbestos. Comme les beaux-parents habitent tout près, je skie à cet endroit chaque hiver.

Le point de départ des pistes se trouve au club de golf d'Asbestos. L’accès est gratuit, mais il n'y a ni chalet d'accueil ni salle de fartage. L'infrastructure d'accueil se limite à... cette pancarte installée au départ des sentiers.

Le réseau s’étend sur une quinzaine de kilomètres. Il est composé d’une boucle tracée sur le terrain de golf de quelques pistes parcourant la forêt voisine.

Le sentier quittant le parcours de golf longe pendant un moment la rivière Nicolet qui est assez jolie. Il mène à un sympathique relais, le P'tit Caribou. Repeint depuis mon dernier passage là-bas, le bâtiment est plus pimpant que jamais.

Le sentier à faire absolument est celui baptisé «Lambert». Il grimpe dans une colline puis nous offre une ahurissante descente dont l’inclinaison est digne d’une piste de ski alpin. Il faut se méfier parce que le sentier est étroit et tortueux. J'ai souvent chuté dans cette pente-là.

La piste «La Nicolet» s'étend plutôt en terrain plat. Comme son nom l'indique, elle permet d’admirer un autre tronçon de la rivière Nicolet. Elle traverse un épais boisé et passe par le camp musical d’Asbestos.

Tout le réseau vaut la peine d'être skié au moins une fois. Même la boucle tracée sur le golf vaut l'effort puisque le terrain est assez boisé et accidenté. Alors si un jour vous passez par Asbestos...

08 décembre 2007

Ski de fond Val-Bélair


Vous êtes un gars ou une fille et vous êtes tannées d’attendre avec votre chum ou votre blonde quand vous faites du ski de fond ?

J’ai une solution simple: faites un bébé et tirez le dans un traîneau quand vous skiez avec votre chum ou votre blonde. Je vous garantis que vous allez moins attendre…

C’est ce j’ai eu l’occasion de constater aujourd’hui au centre de ski de fond Val-Bélair où on peut louer un tel engin.

J’ai fait cinq kilomètres attelé à mon traîneau. Je n’ai pas trouvé ça trop pénible, mais en montées on sent très bien qu’on traîne un poids supplémentaire. Le plus dur, c’est tout simplement de prendre le départ. Il faut chausser ses bottes, habiller le bébé, farter ses skis, installer le bébé dans le traîneau… Ça va me prendre quelques essais avant de trouver dans quel ordre effectuer toutes ces étapes.

La bonne nouvelle, c’est que j’ai vraiment aimé le centre de ski de fond Val-Bélair. Ses sentiers grimpe au flanc du Mont-Bélair et deviennent plus difficiles à mesure qu’on s’éloigne du chalet d’accueil. Un sentier classé très difficile conduit au sommet de la montagne qui se trouve à 485 mètres d’altitude. C’est une randonnée de 16 kilomètres que je vais certainement faire un jour. Je n’ai pas pu cette fois ci parce cette portion du réseau était fermé. Et puis avec bébé…

Ce que j’ai vu aujourd’hui m’a charmé. Tous réservés au style classique, les sentiers sont juste assez larges, bien tracés et intéressants. On skie toujours en forêt, parfois dans des conifères, parfois dans des feuillues.

En solo, j’ai parcouru la piste 6, une boucle de 6 kilomètres de niveau intermédiaire que j’ai beaucoup aimé. Elle grimpe assez haut en montagne pour qu’on ait droit à une belle descente quand on revient vers le chalet d’accueil.

Côté accueil, on est d’abord frappé par le très bas prix d’entrée : seulement 3$ pour un billet d’une journée. Il y a aussi une salle de fartage et une vaste réfectoires où on peut s’installer pour se réchauffer et manger son lunch… qu’il faut apporter parce qu’il n’y a pas de casse-croûte sur place.

D’après ce que j’ai vu, le centre attire surtout une clientèle de skieurs du dimanche. L’ambiance est familiale et décontractée. Du chalet d’accueil, on a une très belle vue de la région de Québec en contrebas.

Le centre ne possède pas de site Internet, mais on trouve ses coordonnées et le chemin pour s’y rendre sur le site du Regroupement des stations de ski de fond de la région de Québec.

07 décembre 2007

Les plaines d’Abraham

Oui, je sais. Officiellement, l’endroit s’appelle le parc des-Champs-de-Bataille. Mais je refuse d’utiliser ce nom conçu spécialement pour gommer une certaine réalité historique.

Les plaines d’Abraham, c’est comme le Mont-Royal: un endroit où on peut faire du très bon ski en plein centre-ville.

Je me suis vraiment bien amusé sur les plaines. Le réseau de sentiers n’est pas grand, mais il est intéressant. D’abord parce que les plaines ne sont pas planes. Elles descendent en paliers vers le fleuve et sont ondulées. On a donc droit à quelques descentes et à des faux plats où on peut sortir sa double poussée.

En plus, j’ai rarement skié dans un environnement visuel aussi stimulant. Il y a le fleuve en contrebas. Il y a le sommet du Château Frontenac. Il y a le restaurant Concorde. Il y a la Citadelle Il y a le musée des beaux-arts. Il y a la tour fortifiée trônant au milieu du parc. Et il y a de magnifiques arbres un peu partout.

Les sentiers sont très bien tracés et, d’après ce que j’ai vu, ils ne sont pas trop saccagés par les marcheurs. C’est souvent un problème dans les parcs urbains.

À l’exception de cette section du sentier 3 qui serpente en forêt, on skie en terrain découvert. Les jours de grand vent, ça ne doit pas être agréable.

J’ai commencé ma randonnée à l’extrémité ouest du parc. Il y a là un stationnement payant et cette petite salle de fartage chauffée qui constitue un point de départ intéressant.

Skier sur les plaines d’Abraham ne coûte rien. Mais à moins d’habiter tous près, il faut payer pour stationner son auto. Mais comme on fait vite le tour de la dizaine de kilomètres de sentier, ça ne coûte pas trop cher.

06 décembre 2007

Le Refuge

NOTE 26/12/2012: ce centre est maintenant fermé. 

Connaissez-vous la paroisse de Saint-Adolphe au nord de Québec? Sinon, ne vous sentez pas trop coupable. D’après des articles que j’ai lu là-bas, la bourgade a longtemps passé inaperçue. Quand le gouvernement canadien a décrété la conscription pendant la première guerre mondiale, Saint-Adolphe a été oublié. Les habitants n’ont pas participé aux élections avant 1936. Et ils n’ont commencé à payer des taxes municipales qu’au milieu des années 60, quand la municipalité de L’Ange-Gardien s’est finalement rendue compte que la paroisse se trouvait sur son territoire.

Les skieurs, eux, ont une bonne raison de connaître Saint-Adolphe: le centre de ski de fond Le Refuge et son réseau de sentiers réservés au style classique.

C’est un centre de ski de fond comme je les aime des sentiers bien entretenus, pas mal de relief et une cabane d’accueil qui a vraiment l’air d’une cabane.

Dès qu’on se lance en piste, on s’engage dans une belle descente très agréable. Malheureusement, c’est la descente la plus excitante que j’ai dévalée pendant toute ma randonnée. Le terrain est accidenté, mais je n’ai vu que des descentes douces et sécuritaires. Remarquez, bien des gens doivent apprécier.

Le réseau de pistes est séparé en deux par la jolie rivière des Hurons. Pour voir la rivière de près, il faut skier la portion du sentier 9 qui la longe. C’est une très belle piste accrochée au flanc de la vallée très encaissée où coule la rivière.

De l’autre côté de la rivière, j’ai skié le sentier 15 qui passe à proximité des ruines d’une mission religieuse et d’un moulin à scie avant de grimper haut dans une colline. Le sentier traverse ensuite une série d’éclaircies qui permettent d’admirer les environs.


Ce sentier est un étroit ruban tracé à une voie. Quand il redescend de la colline, on a droit à une autre descente où ça va vite. Mais ça reste facile. Plus loin, la piste passe par un relais plutôt original.

J’ai bien aimé ma randonnée même si je m’attendais à plus d’action. Il aurait peut-être fallu que je m'aventure plus loin sur le réseau sur un sentier classé très difficile. Mais je n'avais pas l'énergie.

Le centre plaira surtout aux skieurs qui aiment se promener en forêt sur des sentiers bien entretenus. Même les pistes tracées à deux voies sont assez étroites pour qu’on sente entouré par les arbres. Il y a pas mal de choses à voir sur les sentiers: des ruines, des cascades, une grotte et quelques beaux points de vue. Tout ça à une trentaine de de kilomètre au nord de Québec.

04 décembre 2007

Centre Plein Air Castor

Le Centre Plein Air Castor est situé sur la base militaire de Valcartier et on s’en rend compte tout de suite parce que son entrée est protégée par un impressionnant dispositif de défense. C’est un gars assis dans une guérite qui nous demande ce qu’on vient faire. Quand on répond « du ski de fond », il nous laisse passer.

Bon, je niaise. À vrai dire, on se rend compte qu’on est sur une base militaire parce qu’on entend très souvent des coups de feu pendant qu’on skie.

J’ai trouvé que les sentiers du centre avaient quelque chose de militaire. Comme l’armée, ils sont exigeants, impeccables et fonctionnels… mais ils manquent un peu de personnalité.

C’est une question de décor. Tous les sentiers que j’ai skié aujourd’hui sont tracés dans la même forêt de conifères. C’est beau des conifères enneigés…

Mais vient un moment où on aimerait voir autre chose.

C’est aussi une question de largeur. Tous les sentiers du centre sont tracés à la fois pour le style classique et le pas de patin. Ils sont donc très larges. Quand on est un skieur lent comme moi, ce genre de piste donne l’impression de faire du surplace. Par contre, pour un as du pas de patin, c’est un terrain d’entraînement idéal.

Je me suis surtout ennuyé en me dirigeant vers le relais installé à l’extrémité du réseau de sentiers. J’étais alors sur le sentier 10. Il faut dire que je ne suis pas très en forme en ce début de saison, alors je suis particulièrement lent. C’est au retour, quand je me suis enfin engagé dans ma première vraie descente de la journée, que j’ai commencé à m’amuser.

J’ai dit que le relais est situé à l’extrémité du réseau de sentiers, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Plus loin, on a accès aux pistes du centre de biathlon Myriam-Bédard. Il paraît qu’il y a dans ce secteur des sentiers de calibre «compétition internationale», pentus et tortueux à souhait.

Reste qu’on a affaire à un centre de ski de fond de très haut calibre. En ce lendemain de tempête, l’équipe du centre avait travaillé toute la nuit pour ouvrir les pistes. L'entretien est fait asvec une grosse dameuse assurant les meilleures conditions possibles.

Et puis, il y a la montagne. Du côté est, quelques sentiers sont tracés au flanc du Mont Brillant, sur lequel il y a déjà eu des pistes de ski alpin. C’est de loin le secteur du réseau que j’ai préféré. Il y a de bonnes montées et une descente où on n’en finit plus de tourner à gauche que j’ai beaucoup aimé.

J'ai souri en voyant un panneau de signalisation disant «Attention aux ours». Il me semble que ce serait plus efficace de dire aux ours de faire attention à nous...

30 novembre 2007

Le P'tit Train du Nord en direct sur YouTube

Plus besoin de savoir lire pour connaître les conditions de ski sur la piste du P'tit Train du Nord. On peut tout simplement regarder ce bulletin vidéo diffusé via YouTube. C'est vraiment agréable de voir le décor hivernal quand on est coincé au bureau comme moi aujourd'hui.

25 novembre 2007

Randonnée au parc de la Gatineau

J’ai commencé ma saison de ski aujourd’hui au parc de la Gatineau. C’est le cinquième hiver que je tiens ce blogue et c’est la première fois que je skie en novembre. Il faut en profiter pendant que ça glisse. Je suis loin d’être sûr que l’hiver est installé pour de bon.

Chaque fois que je vais au parc de la Gatineau, j’essaye un nouveau sentier. Cette fois, je suis parti du stationnement 16, au nord du lac Meech, et j’ai skié le sentier 50. C’est une piste classée facile dont voici les premiers mètres.

Comme vous le voyez, on ne skie pas en terrain plat. Le sentier s’enfonce dans de petites collines boisées. Il est tracé double avec une piste de patinage entre les deux sillons. Mais contrairement aux sentiers du parc tracés sur des routes pavées, il n'est pas démesurément larges.

À défaut de former une boucle, la 50 mène une destination intéressante: deux refuges se trouvant à cinq kilomètres, le Herridge et le Healey.


Ce sont deux anciennes maisons de ferme qu’on a habilement rénové. Le Healey doit être tout nouveau parce qu’il n’est pas signalé sur la carte du parc.

Ces maisons de ferme sont des vestiges de l’époque où les Québécois essayait de cultiver partout. J’ai eu un pincement au cœur en pensant aux colons qui ont essayé de s’accrocher dans ces collines isolés et certainement peu fertiles.

Comme le trajet est généralement montant à l’allée, le retour vers le stationnement se passe plus vite. On a droit à deux courtes descentes dignes de ce nom.

Le sentier aurait été en très bon état si des marcheurs ne l’avaient pas saccagé avant mon passage. Malgré ça, c’était très acceptable comme conditions. J’ai fait du non ski à partir du moment où j’ai mis sous mes skis du fart Red Silver de Swix. Je suis parti avec du violet, mais j’ai vite constaté qu’il me fallait plus d’adhérence alors que le mercure atteignait 3 degrés.

08 novembre 2007

On skie à la Forêt Montmorency

La saison de ski de fond est commencée à la Forêt Montmorency, où il est déjà tombé 30 centimètres de neige. Aux dernières nouvelles, il y avait 10 kilomètres de sentier ouvert.

En passant, la nouvelle version du site web de la Forêt Montmorency est absolument extraordinaire. Il y a toute l'information dont a besoin quand on planifie une sortie. Un modèle à suivre.

06 avril 2007

Randonnée au Mont Saine-Anne

J’ai profité de la grande quantité de neige tombée sur certaines régions du Québec au cours des derniers jours pour faire une randonnée au Mont Sainte-Anne dans des conditions dignes du mois de janvier.

J’ai sauté sur l'occasion pour découvrir le sentier qui suit la rivière Jean-Larose jusqu’à la station de ski alpin du Mont Sainte-Anne. C’est une piste plutôt facile dont la principale qualité est qu’elle sert de très près la rivière. On a droit à plusieurs beaux paysages hivernaux.

Une déception: quand on arrive à la station de ski alpin, on aboutit… dans un immense stationnement. Le chalet alpin se trouve si loin que j’au renoncé à m’y rendre à pied. Quand même une belle randonnée d’une quinzaine de kilomètres.