31 janvier 2009

Parc Angrignon

Ça y est, j’ai skié au parc Angrignon en plein jour. Et ce que j’ai vu ne m’a pas particulièrement impressionné.

La seule autre fois que j’ai visité ce grand parc du sud ouest de l’île de Montréal, c’était pour une sortie nocturne que j’avais plutôt appréciée. Mais sous la lumière du soleil, disons qu’on voit mieux les défauts.

Le gros problème, c’est l’état des sentiers. Le parc est fréquenté par un paquet de monde: marcheurs, raquetteurs, enfants, chiens, etc. Et tout ce beau monde ne semble pas avoir beaucoup de respect pour les pistes de ski. J’ai rarement vu des sillons aussi piétinés. J'ai dû travailer fort pour trouver un bout de piste digne d'une photographie.

En plus, comme certains secteurs du parc ne sont pas très boisés, le vent fait aussi sa part de ravage. Bref, il faudrait que le traceur passe tous les jours pour garder ces sentiers-là dans un état acceptable – mais de toute évidence, on en n’est pas là.

Le parc est sillonné par trois sentiers totalisant une dizaine de kilomètres. Deux pistes sont tracées pour le classique. L’autre est plutôt damée pour le pas de patin. Les deux boucles réservées au style classique ceinturent l’étang qui se trouve au centre du parc. Celle qui serre de plus près l’étang est la plus intéressante parce qu’elle nous amène dans un petit bois.

Tout ça pour dire qu’on ne me reprendra pas de sitôt à aller skier au parc Angrignon. J’ai eu ma dose pour un bout de temps. Mieux vaut se rendre au Mont Royal ou au parc Maisonneuve.

23 janvier 2009

Centre de plein air du lac Leamy

Pour faire du ski de fond dans la région d’Ottawa, on va généralement au parc de la Gatineau. Normal: ce magnifique parc compte parmi les deux ou trois meilleurs endroits pour faire du ski au Québec. Et son réseau de sentiers est tellement vaste qu’on peut très bien le fréquenter toutes les fins de semaine sans jamais s’ennuyer.

N’empêche, il y a d’autres endroits où on peut pratiquer le ski de fond à Gatineau. J’en ai découvert un aujourd’hui: le centre de plein air du lac Leamy. C’est un parc municipal où on peut skier gratuitement sur trois sentiers de ski de fond tracés sur des pistes cyclables.

Le principal atout de l’endroit, c’est son pavillon d’accueil. Il abrite un restaurant que j’ai trouvé très bien et une grande salle commune.

Les sentiers sont moins impressionnants, mais quand même pas mal. J’ai commencé par faire la boucle de 2,5 kilomètres qui fait le tour du lac Leamy. Elle passe directement derrière de l’hôtel Hilton du casino du lac Leamy, qui domine le paysage.

J’ai ensuite fait un sentier pas mal plus intéressant: celui qui s’éloigne du lac en longeant la rivière Outaouais puis le ruisseau Leamy. C’est une piste de sept kilomètres aboutissant au parc de la Gatineau.

Ce sentier-là est plus accidenté, surtout une fois qu'on a traversé l'autoroute 5 par un tunnel en béton. On se retrouve alors en pleine nature, dans un boisé qui pourrait très bien appartenir au parc de la Gatineau.Bref, c'est le sentier qu'il faut absolument faire quand on skie à cet endroit.

Les sentiers du lac Leamy sont bien entretenus, mais ils sont aussi emprunter par des marcheurs et des raquetteurs. Alors ils sont cabossés par endroits. Reste que le civisme a l’air de régner. Nulle part j’ai vu les sillons destinés aux skieurs complètement saccagés. J’ai même croisé un gars à vélo qui roulait consciencieusement entre les deux traces!

17 janvier 2009

L’Escapade du Mont Rigaud

Pour skier gratuitement dans la région de Montréal, c’est difficile de faire mieux que les sentiers de l’Escapade du Mont Rigaud.

Cette petite montagne culminant à 220 mètres convient parfaitement au ski de fond, comme j’ai encore pu le constater cette semaine en y faisant deux randonnées. Les sentiers de l’Escapade s’étendent sur environ 25 kilomètres et ils sont tous intéressants. Il y a plusieurs points d’accès sur le réseau où on trouve un stationnement et une carte des sentiers.

Il y a quelques jours, j’ai parcouru la boucle de 14 kilomètres que les sentiers de l’Escapade forment dans la partie centrale de la montagne. C’est vraiment une belle randonnée comportant plusieurs montées et descentes. On skie à flanc de montagne et on s’en rend compte.

Cette fois, j’ai fait le tour en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. On peut aussi la faire dans l’autre direction puisque tous les sentiers de l’Escapade sont tracés à deux voix et à double sens. Détails qu’on a intérêt à garder en tête quand on dévale une des nombreuses descentes sur le réseau.

Les trois bretelles partant du bas de la montagne et grimpant jusqu’à la boucle ne manquent pas de piquant. Aujourd’hui, j’ai testé celle qui s’est ajouté au réseau l’hiver dernier: le sentier L’envolée de Castor, qui part de l’Auberge des Gallant et grimpe jusqu’à la boucle centrale.

C’est vraiment un beau sentier de 4,3 kilomètres. Quand on part du stationnement de l’auberge, on commence par grimper en ligne droite sous une ligne électrique. Puis on a droit à cette belle descente en lacet.

Ensuite, la piste s’enfonce en forêt et longe le très beau lac des Castors. On est alors à 162 mètres d’altitude. Les castors ne sont pas les seuls habitants des lieux. Il y a de très gros nids de hérons sur des arbres morts au milieu du plan d’eau.

La façon la plus agréable de dévaler la montagne est d’emprunter le sentier La Foulée du Cerf. La descente est à la fois excitante et sécuritaire sur toute sa longueur.

C’est plus casse-cou du côté du sentier La Clé des Bois, qui part du centre-ville de Rigaud. La partie basse du parcours est fantastique et comporte une très belle et très longue descente. Plus haut, par contre, il y a un passage très abrupt et coupé de plusieurs virages en lacets. Pas facile de descendre là-dedans sans tomber.

Le seul hic au Mont Rigaud, c’est l’entretien des pistes. L’engin qui effectue le traçage des sentiers fait du bon travail, mais il ne passe aussi souvent que dans un vrai centre de ski de fond. Selon le site web de la ville de Rigaud, l’entretien est fait le samedi et le mercredi de chaque semaine. Mieux vaut en tenir compte quand on planifie une sortie là-bas.

12 janvier 2009

Parc provincial Voyageur

Le parc provincial Voyageur se trouve en Ontario, mais seulement de justesse.

Coincé entre l’autoroute 417 et la rivière Outaouais, le parc n’est qu’à cinq kilomètres de la frontière du Québec. On peut y faire du ski sur trois pistes formant toute ensemble une boucle de 9 kilomètres.

J’ai visité le parc aujourd’hui pour la première fois depuis 2005 et j’ai constaté qu’il n’avait pas du tout changé. L’infrastructure d’accueil pour les skieurs se limite toujours à un stationnement et à ce kiosque contenant une boîte en métal où il faut mettre son argent pour payer son droit d’entrée.

Ça coûte 8,90$ cet hiver, alors mieux vaut apporter du petit change.

On fait au parc Voyageur du ski dans le style «parc-nature de l’île de Montréal» – c’est-à-dire sur le plat et dans des sentiers entretenus avec de l’équipement léger. Avec toute la neige qu’on a reçu la semaine dernière, le sentier était encore très beau aujourd’hui. Mais ce n’est pas le genre d’endroit où il faut se pointer quand les conditions deviennent précaires.

Il n’y a pas de vraie pente sur les sentiers, mais le terrain est légèrement ondulé. On skie presque toujours dans les bois, mais on traverse aussi des clairières, un terrain de camping et un marais.

Le sentier formant la section de la boucle la plus éloignée du point de départ est le plus intéressant. Le terrain est un peu plus accidenté et on skie par grands bouts à travers des cèdres qui transforme la piste en véritable tunnel.

J’ai bien aimé ma randonnée d’aujourd’hui, mais je n’essayerais pas de vous faire croire que c’était une sortie excitante. Quand il n’y a presque pas de relief et qu’il n’y a rien de particulièrement intéressant à voir en chemin, j’ai tendance à skier en pensant à autre chose. Mais au moins le soleil brillait et je n’étais pas au bureau un lundi après-midi. Qu’est-ce que je peux demander de plus?

Il n’y a pas de relais sur le parcours, alors j’ai mangé mon sandwich au beurre d’arachide assis dans cet amphithéâtre en plein air près duquel passe la piste.



Pour terminer, une bonne nouvelle: Parcs Ontario donne sur le Web les conditions de ski dans tous ses parcs où on peut pratiquer ce sport, y compris le parc Voyageur.

11 janvier 2009

Base de plein air des Cèdres

Aujourd’hui, j’ai surtout croisé deux genres de skieurs à la base de plein air des Cèdres: des débutants pas trop sûrs d’eux et des adeptes du pas de patin filant à toute allure.

Avec ses sentiers plutôt plats et très bien entretenus à l’aide d’un gros engin Bombardier, la base convient parfaitement à ses deux clientèles.

La formule a l’air de bien marcher. Parmi toutes mes sorties jusqu’ici cette saison, c’est de loin cette fois-ci que j’ai vu le plus de skieurs en piste. Même vers 16h, il y avait encore pas mal de monde qui skiait. Il faut dire que le soleil brillait et que les conditions étaient idéales.

La base se trouve en plein cœur de la région du Suroît, à environ une heure en voiture du centre-ville de Montréal. Son réseau de sentiers est constitué d’une boucle de 10 kilomètres damée pour le style classique et le pas de patin, sur laquelle on trouve quelques « raccourcis » permettant d’effectuer des trajets plus courts.

Ce que j’ai remarqué aujourd’hui, c’est à quel point on skie dans un bel environnement forestier. Avec la qualité de l’entretien, on a vraiment l’impression de se retrouver sur un plateau de compétition. Le seul détail qui cloche, c'est qu'il faut enlever ses skis pour traverser une route à deux reprises sur le parcours.

Je dois vous dire aussi que c’est très plat. Tout ce qu’il y a à signaler comme élément de relief, c’est la présence de deux ravins que la piste traverse à l’aller comme au retour.

Avec son grand chalet d’accueil, sa boutique de location et ses sentiers faciles, la base convient parfaitement pour une sortie en famille. Il y a d’ailleurs une escadrille de traîneaux pour enfant à la boutique de location. En plus, la base possède un anneau de glace pour le patin et une butte à glisser.

L’autre grande qualité de la base, c’est qu’on peut y faire du ski de soirée. Cet hiver, ses sentiers restent ouverts du lundi au jeudi jusqu’à 21h. Il n’y a pas d’éclairage en forêt, mais comme la piste est large et facile on s’en tire facilement avec une lampe frontale.

09 janvier 2009

Sentiers de Sainte-Mélanie

Quand je me suis levé ce matin, je n’avais qu’une idée en tête: profiter des 25 centimètres de neige qui nous sont tombés sur la tête au milieu de la semaine.

Pour faire ça, je me suis rendu à Sainte-Mélanie, une municipalité de la région de Lanaudière sillonnée par des sentiers de ski de fond accessibles gratuitement.

À Sainte-Mélanie, on peut chausser ses skis en plein cœur du village, au parc des Sables, là où sont concentrés les équipements de loisirs de la municipalité. L’endroit est facile à trouver. En arrivant dans le village, il suffit de suivre les indications menant au terrain de balle.

À partir de là, on peut emprunter un sentier de deux kilomètres descendant vers la rivière l'Assomption et accéder au reste du réseau qui se trouve au sud-est, dans un secteur de la municipalité appelé «Domaine François».

Dans ce secteur-là, en bordure de la rivière l’Assomption, on trouve plusieurs petites boucles que j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir. Il faut dire que les conditions étaient absolument parfaites aujourd’hui. Regardez-moi ces sillons…

J’ai fait une drôle de randonnée parce que je ne savais pas vraiment où je m’en allais. On m’avait remis une carte des sentiers au bureau de la municipalité. Mais comme il n’y a absolument aucune signalisation sur les pistes et que le réseau est assez touffu, pas une fois dans la journée j’ai été certain de ma position.

J’ai été étonné par la diversité des paysages. On skie entre autres à travers champ, dans une érablière et dans cette jolie plantation de pins qui n’ont pas terminé leur croissance.

Les sentiers sont généralement faciles, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de relief. À Sainte-Mélanie, on n’est pas encore assez au nord pour se retrouver dans les montagnes des Laurentides, mais le terrain est quand même accidenté. J’ai fait quelques descentes courtes mais abruptes où j’ai pris pas mal de vitesse.

Heureusement, ceux qui s’occupent de l’entretien des sentiers ont la sagesse de ne pas tracer de sillons dans les pentes. Ça facilite beaucoup les descentes.

Notez qu’il y a un autre point d’accès aux sentiers sur le chemin du Domaine François, près du Deuxième Rang. Là aussi, c’est facile à trouver: suffit de stationner sa voiture près de ces trois séchoirs à tabac abandonnés.


J'ai été très agréablement surpris par les sentiers de Sainte-Mélanie. L'endroit vaut assurément le détour, un jour de bonnes conditions. Voilà un réseau conçu principalement pour les skieurs locaux qui a tout ce qu'il faut pour satisfaire les «touristes» dans mon genre.



06 janvier 2009

Sentiers de Vankleek Hill

Connaissez-vous Vankleek Hill? C’est une petite ville du proche Ontario, située quelques kilomètres au sud de Hawkesbury. Une petite ville qui a la particularité d’être entourée de sentiers de ski de fond.

Les sentiers du club Ski-Vent-Clic forment une boucle de 11 kilomètres autour de l’agglomération. Quelques bretelles complètent le réseau qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres. Il y a une série de points d’accès dans la ville où on trouve le strict minimum: un stationnement et une pancarte comme celle-ci.

Avant de me lancer sur ces sentiers, je me suis présenté au Dépanneur Lalande, sur la rue principale, pour payer mon droit d’accès. Mais je me suis fait dire que je pouvais acheter de passe pour une journée. La dame du dépanneur a ensuite appelé une des responsables du club, sa voisine d’en face, qui m’a gentiment permis d’accéder gratuitement aux sentiers.

J’ai fait le tour complet de la ville et je dois dire que j’ai bien aimé ma randonnée. Comme son nom l’indique, Vankleek Hill se trouve sur une légère élévation de terrain. C’est presque rien, mais ça donne quand même un peu de relief aux sentiers.

L’entretien est fait avec de l’équipement léger, mais les sentiers étaient quand même en très bon état aujourd’hui, après plusieurs jours sans une bonne bordée de neige.

Du côté nord de la rue principale, on skie presque toujours dans les bois. C’est agréable parce que le tracé n’est ni trop cahoteux, ni trop tortueux.

Du côté sud de la rue principale, le paysage est plus diversifié. On skie entre autres à travers champ, près d’une voie ferrée et au milieu d’une ancienne carrière formant un décor lunaire. Et on finit par avoir une jolie vue sur la ville au sommet de sa colline.


Tout le réseau est très facile et je ne recommanderais certainement pas aux athlètes cherchant un terrain d’entraînement. Mais pour faire une bonne randonnée d’agrément, l’endroit convient très bien.

Alors si jamais vous passez dans le coin d'Hawkesbury avec vos skis dans la voiture...

04 janvier 2009

Hôtel L'Estérel

D’abord le plus important: je ne pense pas qu’on puisse encore dire que le centre de ski de fond de l’hôtel L’Estérel compte parmi les meilleurs endroits pour pratiquer ce sport-là dans les Laurentides.

C’était le cas à une époque que je n’ai pas connue. Mais comme on le sent dans les commentaires laissés sur le site Skinet Canada, ce centre a connu un certain déclin au cours des dernières années.

Mais il y a de l’espoir: cet hiver, une nouvelle équipe a pris en mains les opérations du centre et on sent déjà une certaine amélioration.

D’abord, il y a un nouveau poste d’accueil où j’ai été bien reçu et où on m’a remis une vraie belle carte des sentiers. Lors de ma dernière visite, en 2003, on m’avait plutôt refilé une horrible photocopie.

Le poste d’accueil se trouve dans l’entrée du café La Brioche, le casse-croûte de l’hôtel. Ça ressemble davantage à une cafétéria qu’à un vrai café. Même s’il offre une belle vue sur le lac Dupuis, l’endroit est un brin lugubre. Disons qu’on sent bien que l’hôtel a été construit dans les années 60 et commence à prendre de l’âge.

À l’Estérel, toutes les randonnées de ski commencent par la traversée du lac Dupuis puisque l’essentiel du réseau de sentiers se trouve sur la rive opposée à l’hôtel. Après avoir accompli cette formalité, j’ai trouvé des pistes… en voie de guérison.

On a installé dans les pistes une nouvelle signalisation qui est très claire. Les sentiers sont aussi bien dégagés. J’ai fait une randonnée d’une dizaine de kilomètres et je n’ai pas vu la moindre branche sur mon chemin.

Quant à l’entretien, je l’ai trouvé… tout juste passable. La piste 10 avait été en bonne partie piétinée par des marcheurs et il y avait pas mal de bosses dans les descentes. Disons qu'il y a encore du travail à faire à ce niveau-là.

Par contre, c’était plus beau sur le sentier 13. Cette piste qui nous ramène à l’hôtel en contournant le lac Dupuis reste le joyau du réseau. C’est un vrai beau sentier vallonné où on a droit à quelques bonnes descentes.

Dernier détail: l’Estérel ne compte peut-être plus parmi les meilleurs centre de ski de fond des Laurentides, mais ça ne paraît dans ses tarifs. J’ai payé presque 15$ pour faire ma randonnée aujourd’hui. À ce prix-là, on peut trouver beaucoup mieux dans les Laurentides, surtout au niveau de l’entretien.