26 décembre 2008

Énergie CMB

Quand les conditions de ski sont difficiles, il n’y a qu’une solution: visiter un centre possédant du bon équipement d’entretien et espérer pour le mieux.

J’ai eu la main heureuse aujourd’hui en choisissant le centre Énergie CMB, à l’ouest de Trois-Rivières. Après une nuit de pluie suivie d’un retour du froid intense, ses sentiers étaient glacés mais quand même tout à fait praticables. D’abord parce qu’ils sont entretenus à l’aide d’une dameuse Bombardier. Et ensuite parce qu’ils sont tracés en terrain relativement peu accidenté où on ne risque pas de se tuer même quand les conditions sont extrêmement rapides.

J’ai trouvé que ce centre ressemblait à une base d’entraînement. Ses pistes sont plus fonctionnelles que touristiques. Elles sillonnent un boisé où on n’a pas souvent envie de sortir son appareil photo. D’accord, on passe à côté d’un vieil autobus échoué dans le bois. Et à un endroit, on aperçoit l’autoroute 40. Mais ça se limite pas mal à ça côté stimulation visuelle. En contrepartie, le tracé est impeccable et il y a quand même des bouts de forêt assez jolis.

Tous les sentiers du centre sont très faciles. Le plus intéressant est celui qui ceinture le terrain occupé par le centre. C’est une boucle de 9 kilomètres qui se termine par une « descente » très longue mais très peu prononcée. À ce moment-là, j’étais bien content de skier sur une piste glacée. Ça allait très vite et c’était vraiment agréable. Dans des conditions normales, c’est sûrement moins excitant.

Le centre offre 6 parcours qui se chevauchent par grands bouts. Il y a une boucle pour le pas de patin d’une longueur de 5 kilomètres. Les autres sentiers sont tous tracés à deux voies pour le style classique.

Le chalet d’accueil est un tout petit bâtiment où on trouve quand même un support pour farter ses skis et de l’équipement à louer. Par contre, il n’y a pas de service de restauration ni même d’eau courante.

En résumé: j’ai bien aimé ma randonnée chez Énergie CMB malgré le froid, le temps gris et les conditions difficiles. Tant mieux parce que c'était ma fête aujourd'hui.

23 décembre 2008

Club de ski de fond d'Asbestos

Les parents de ma blonde habitent pas loin d’Asbestos, alors chaque hiver je skie au moins une fois sur les sentiers de cette ville minière des Cantons de l’Est.

C’est tant mieux parce que c’est un petit réseau accessible gratuitement que j’aime beaucoup. Et j’ai constaté aujourd’hui qu’il est plus pimpant que jamais.

Comme d’habitude, j’ai pris le départ au club de golf d’Asbestos. Deux jours après un grosse tempête, les pistes étaient fraîchement tracées et dans un état splendide.

Le réseau d’Asbestos s’étend sur une quinzaine de kilomètres. Là-dessus, environ trois kilomètres sont tracés sur le terrain de golf. D’habitude, skier sur un golf, ce n’est pas très agréable. Mais à Asbestos, c’est vraiment pas mal. Le terrain est vallonné et surtout très boisé. On n’a pas du tout l’impression de parcours un grand espace vide.

On s’enfonce en forêt par un sentier qui commence par une belle petite descente et qui longe ensuite la rivière Nicolet. Après environ deux kilomètres, on arrive au seul relais sur le réseau: le P’tit Caribou.

C’est là que j’ai compris pourquoi les pistes me semblaient plus belles que d’habitude. Selon un article de journal affiché à l’intérieur, le club de ski de fond d’Asbestos vient d’acquérir un nouvel engin pour entretenir ses sentiers. Voilà une bonne nouvelle.

Derrière le relais, j’ai aussi découvert un nouveau sentier baptisé Claude-Potvin. C’est une petite boucle d’un kilomètre tracé en terrain plat, dans le champ de pratique d’un club de tir à l’arc.

J’ai ensuite fait toutes les pistes du réseau en commençant par la meilleure: la Lambert. C’est le seul sentier comportant du vrai relief. On commence par grimper dans une colline par une éclaircie d’où on aperçoit l’une des nombreuses montagnes de rejets miniers entourant Asbestos.

On est ensuite récompensé par une longue descente sinueuse que j’ai vraiment adorée aujourd’hui. Je suis peut-être dans le champ, mais j’ai eu l’impression que la piste était légèrement plus large qu’auparavant. Chose certaine, je n’ai eu aucun mal à contrôler ma vitesse et je ne suis pas tombé dans le brusque virage à gauche se trouvant au pied de la descente. C’est un endroit où j’ai fait plusieurs chutes au fil des années.

Les autres sentiers n’ont pas le même panache. Ils sont tous plats et faciles. Mais ils sont quand même très agréables. Il y a une belle boucle tracée le long de la rivière Nicolet qui passe par le camp musical d’Asbestos. Et il y a quelques courtes bretelles qui permettent de varier son trajet.

La carte ci-dessous ne reflète pas tout à fait la réalité. Quelques courts sentiers ne sont pas représentés et les pistes tracées sur le terrain de golf ont été redessinées. Mais c’est ce que j’ai trouvé de mieux.

20 décembre 2008

Centre Roger-Cabana

Après ma dernière sortie sur Le P’tit Train du Nord, j’avais envie de faire du ski un peu plus «montagnard». Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai été servi au cente Roger-Cabana à Saint-Hippolyte.

Les sentiers de l'endroit ont une particularité: ils sont entretenus mécaniquement… mais à moitié seulement. Ce que ça veut dire, c’est que les pistes sont «tapées» à l’aide d’un engin quelconque, mais qu’on n’y trace pas les traditionnels sillons. Alors on y fait du ski à mi-chemin entre la randonnée nordique et le ski de fond.

Le réseau fait une douzaine de kilomètres et il se déploie en terrain très accidenté. Les sentiers serpentent à travers une série de collines boisées séparées par des vallons très encaissés.

Résultat: on est toujours en train de monter ou descendre dans des sentiers étroits et sinueux. Même les deux pistes classées faciles comportent pas mal de relief.

Les conditions étaient idéales aujourd’hui et je me suis bien amusé là-dedans. Mais ce n’est pas un endroit qu’il faut visiter quand il n’a pas neigé depuis longtemps ou que c’est glacé. Ce n’est pas non plus un bon endroit pour les débutants. Quand il y a autant de relief, il faut savoir ce qu’on fait sur ses skis pour que l’expérience soit agréable.

La forêt qu’on traverse est très belle. Mais même si on grimpe dans des collines, on a rarement l'occasion d'admirer les environs. Heureusement qu’il y a ce belvédère sur le sentier 20 pour nous ouvrir une fenêtre sur la région.

J’ai particulièrement apprécié mon retour vers le chalet d’accueil via la piste 1. On a droit à une série de descentes sinueuses que j’ai trouvé juste assez difficiles aujourd’hui. Mais je ne voudrais pas me retrouver là-dedans quand les conditions sont difficiles.

Le chalet d’accueil du parc est un vaste pavillon où on peut farter ses skis et se reposer entre deux randonnées. Si vous voulez manger, amenez votre lunch. Il n’y a pas de service de restauration sur place, mais on peut acheter des petits trucs comme des barres de céréales.


18 décembre 2008

Gare de Val-Morin


La Petite Gare de Val-Morin est un de mes points de départ préférés pour faire une randonnée sur le P’tit Train du Nord. Tout simplement parce qu’elle est située au milieu d’un tronçon particulièrement intéressant de cette piste de ski de fond qui s’étend sur 40 kilomètres, entre Saint-Jérôme et Val-David.

La Petite Gare est… vraiment petite. Elle abrite un minuscule café où il n’y a que quelques tables. Mais c’est bien suffisant pour prendre une collation.

Une fois en piste, on a le choix: partir vers le nord ou vers le sud. Et il y a des choses à voir des deux côtés.

Vers le nord, on n’a qu’à parcourir un kilomètre pour atteindre la piste Gilles-Leroux, une «bretelle» reliant l’ancienne voie ferrée au centre du village de Val-Morin. Ce sentier ne fait que 1,3 kilomètre, mais il nous fait passer par-dessus une colline boisée. Sur toute sa longueur, on est toujours en train de monter ou de descendre.

Comme le P’tit Train du Nord ne comporte à peu près pas de relief, c’est très agréable de se soudain se retrouver en terrain accidenté. Surtout que la piste est toujours impeccable puisqu’elle est entretenue par la chenillette munie d’un conditionneur à neige qui effectue l’entretien du P’tit Train du Nord.

Au sud de la gare, on skie plutôt pour s’en mettre plein la vue. De Val-Morin à Sainte-Marguerite Station, cinq kilomètres plus au sud, le P’tit Train du Nord ne manque pas d’intérêt.

On longe d’abord le très beau lac Raymond, qui est entouré de collines. Puis on passe par une tranchée creusées dans le roc pour faire passer la voie ferrée. On a alors l’occasion d’admirer une belle parois rocheuse ou «poussent» de gigantesques glaçons.

La piste serre ensuite de près la rivière du Nord et on a l’occasion d’admirer de très beaux rapides. J'ai rarement vu une riviere aussi tumultueuse en plein hiver.


À un peu plus de trois kilomètres de la gare de Val-Morin, on arrive au point de départ de l’Adeloise, une piste faisant partie du réseau de la municipalité de Sainte-Adèle.

Malheureusement, d’après mon expérience, cette piste est rarement en bonne condition. Elle a déjà été entretenue mécaniquement, mais je ne pense pas que ce soit encore le cas. Alors il faut espérer que d’autres skieurs aient battu la piste pour y faire une randonnée agréable.

Mais peu importe son état, ça vaut quand même la peine de s’y aventurer brièvement. Après une centaine de mètres, le sentier traverse la rivière du Nord en passant par une passerelle de bois. Le coup d’œil qu’on a sur la rivière est spectaculaire.

13 décembre 2008

Parc d’Oka

Le seul problème que j’ai avec le réseau de sentiers du parc d’Oka, c’est sa configuration. Ça m’agace un peu que toutes les pistes tracées en terrain accidenté se trouvent très loin du pavillon d’accueil Le Littoral, qu’on a érigé sur le bord du lac des Deux-Montagnes.

Ce n’est pas un problème pour les skieurs débutants puisque le terrain plat entourant le pavillon est sillonné par plusieurs beaux sentiers faciles. Et ce n’est pas non plus un problème pour les vrais bons skieurs qui avalent les kilomètres. Mais moi avec ma forme de débutant et mon amour pour les pistes accidentés, je suis dans la zone grise.

Ma solution: j’ai pris l’habitude de garer ma voiture à l’entrée du parc plutôt qu’au pavillon d’accueil et de commencer mes randonnées à partir de là. C’est ce que je fais aujourd’hui pour explorer l’extrémité est du réseau de sentiers.

Il y a dans ce secteur une belle boucle de quatre kilomètres classée très difficile, qui ceinture une petite colline boisée. C’est vraiment un beau parcours, parsemé de montées et de courtes descentes abruptes et sinueuses. Je me suis vraiment bien amusé là-dedans. Surtout que les conditions étaient idéales aujourd’hui.

Bien sûr, on ne grimpe pas aussi haut que lorsqu’on se lance à l’assaut de la colline du Calvaire d’Oka qui se trouve plus au nord. La petite colline «culmine» à une cinquantaine de mètres d'altitude. Mais on n’a quand même une belle vue sur un grand marais et sur le lac des Deux-Montagnes un peu plus loin. On passe d’ailleurs à proximité d’une tour d’observation permettant de mieux voir le marais.

Dans ce secteur, il y a aussi un relais poétiquement baptisé… Le Relais. Le petit bâtiment est accroché au flanc d’une pente. Et on passe devant en entrant et en sortant de la boucle.

Le parc d’Oka est un des beaux endroits pour faire du ski de fond dans les environs immédiats de Montréal. Le décor forestier est splendide. Les sentiers sont entretenus avec de l’équipement lourd assurant des conditions optimales. Et le pavillon d’accueil Le Littoral est vaste et chaleureux. Dommage qu’il soit si loin des meilleurs sentiers!



07 décembre 2008

Corridor Aérobique

J’ai commencé ma saison aujourd’hui en parcourant le Corridor Aérobique à Morin-Heights dans des conditions parfaitement hivernales.

Le seul problème c’était… le skieur. Encore une fois cette année, mon programme d’entraînement estival consistant à jouer à la balle-molle deux fois par semaine n’a pas porté fruit. Je n’en reviens pas du temps qu’il me fallait pour franchir un kilomètre aujourd’hui.

Mais parlons plutôt du Corridor Aérobique. Bien sûr, il fait partie du réseau de sentiers de Morin-Heights. Mais il est si différent des autres pistes qu’il forme une entité à part.

Comme le P’tit Train du Nord, le Corridor est une ancienne voie ferrée qu’on a converti en piste cyclable et en sentier de ski de fond. Il s’étend sur neuf kilomètres entre Morin-Heights et Montfort. Il est tracé à deux voies pour le style classique et il y a juste assez d'espace pour faire du pas de patin au milieu de la piste

Comme c’est le cas pour toutes les pistes empruntant une ancienne voie ferrée, c’est assez tranquille côté relief. Le sentier monte légèrement quand on se dirige vers Montfort et on le sent bien… surtout quand on revient vers Morin-Heights. On peut vraiment faire de la vitesse dans de longues sections de faux plat.

Le Corridor porte bien son nom. On se sent vraiment dans un corridor quand on le parcourt à ski. La piste est relativement étroite et bordée de grands arbres qui nous ferment notre champ de vision. Il y a très peu de choses à voir le long de la piste et on a rarement la chance d’admirer la campagne environnante. Ça donne une randonnée un brin monotone.

Cependant, rien ne nous oblige à rester sur le Corridor Aérobique puisqu’il donne accès à plusieurs autres sentiers du réseau de Morin Heights. Attention toutefois: contrairement au Corridor, ces sentiers ne conviennent guère aux débutants. Ils sont généralement très étroits, accidentés et difficiles.

Un dernier point: en arrivant à Montfort, ne vous attendez pas a trouver... Montfort. Il n'y a pas d’agglomération. On peut cependant s’arrêter au «pavillon Montfort». C’est le hall d’entrée d’une petite église où il y a des toilettes et à peu près rien d’autre.

05 avril 2008

Gare de Prévost

Cette saison, j’ai skié en novembre et j’ai skié en avril. Ça vous donne idée de l’hiver qu’on a eu.

J’ai fait ma dernière sortie de la saison aujourd’hui sur le P’tit Train du Nord, en partant de la gare de Prévost. Il faisait très chaud. La neige était granuleuse et mouillée. Mais avec du klister, j’arrivais à pousser sans problème.

La gare est un excellent point de départ pour faire une randonnée sur l’ancienne voie ferrée. On trouve au nord de la gare une des plus belles sections de la piste. Le sentier passe à l’écart de la civilisation et serre de près la rivière du Nord à plusieurs endroits. Il n’y a presque pas de route à traverser. Et on a droit à plusieurs magnifiques points de vue.

J’ai surtout été impressionné par ces falaises qu’on aperçoit à l’est de la piste. Elles sont tout simplement spectaculaires.

J’ai skié jusqu’à la gare de Piedmont, qui se trouve à sept kilomètres de celle de Prévost. La gare de Piedmont est très jolie, mais à l’intérieur on ne trouve que des toilettes et une table de fartage.

La gare de Prévost est plus accueillante. De toutes les gares qu’on a préservé le long de l’ancienne voie ferrée, c’est celle qui donne le plus l’impression de revenir au temps où c’est en train qu’on allait dans les Laurentides. Il y a des tables à l’intérieur et du café gratuit.

On trouve aussi tout juste au nord de la gare un réseau de sentier de ski nordique sillonnant les collines surplombant l'ancienne voie ferrée. D'après ce que j'ai vu, on doit faire là-dedans du ski vraiment difficile.

29 mars 2008

Parc du Mont Orford

Je n’ai pas pu résister à l’appel de la poudreuse aujourd’hui. Quand j’ai vu en me levant ce matin qu’il était tombé cinq centimètres de neige fraîche au parc du Mont Orford, j’ai sauté dans ma voiture et j’ai pris le chemin des Cantons de l’Est.

J’ai bien fait parce que j’ai skié dans des conditions exceptionnelles pour cette période de l’année. La neige tombée dans la nuit avait rafraîchi les pistes devenues très dures à force dégeler le jour et de geler la nuit. C’était très agréable de skier sur ce fond durci avec juste assez de poudreuse pour avoir une bonne adhérence et un bon contrôle dans les descentes.

J’en ai profité pour parcourir tous les sentiers du secteur est du réseau du parc. Et ça m’a permis de constater que ce réseau possède une double personnalité. À l’ouest de l’étang aux Cerises, on a l’impression d’être sur un plateau de compétition. Tous les sentiers sont larges et tracés à la fois pour le classique et le pas de patin.

Du côté est, on est dans un autre monde. Les sentiers sont plus étroits et tracés à deux voies pour le style classique. C’est généralement plus tranquille et on a davantage l’impression de partir à l’aventure en forêt.

La randonnée devient vraiment intéressante quand on pousse au delà du refuge Le Vieux Camp. Le relief devient alors beaucoup plus prononcé. La section classée très difficile de la piste 10 comporte une bonne montée suivie d’une belle descente agréable. Quant au sentier 11, qui nous ramène vers le chalet d’accueil, il nous fait grimper pendant un très long moment avant de nous récompenser par une très longue descente à la fois rapide et sécuritaire.

Tout ça ne doit pas nous faire oublier qu’il y a aussi de l’excellent ski à faire du côté ouest de l’étang aux Cerises. La clé pour avoir de plaisir, c’est d’éviter autant que possible l’ennuyeux sentier No 1, une très large piste à double sens tracée sur une route utilisée par la voitures en été. Si ce sentier fait le bonheur des patineurs, il teste sérieusement la patience du skieur moyen.

La boucle qui passe par le centre de ski alpin du Mont-Orford vaut le détour. On a droit à deux longues descentes sur le chemin du retour et c’est très agréable

Se rendre au refuge La Grande Halte par les sentiers 4, 6 et 8 permet de faire une extraordinaire randonnée en terrain vallonné. Et il faut absolument revenir par le sentier 9, qui compte parmi les meilleurs du réseau.

Les pistes 6, 8 et 9 sont classés très difficiles, mais elles sont si larges qu’à peu près n’importe qui peut s’y aventurer sans crainte de se casser la figure dans une descente.

25 mars 2008

Piste Robert-Giguère

Contrairement à ce que nom peut laisser croire, la piste Robert-Giguère n’est pas un sentier planté tout seul dans le bois. C’est un vrai petit centre de ski de fond avec un chalet d’accueil, une boutique de location, et un petit réseau de cinq sentiers s’étendant sur une dizaine de kilomètres.

La piste principale, la Giguère, longe la rivière Sainte-Anne sur une distance d’environ trois kilomètres. C’est un sentier facile ne comportant à peu près pas de relief. Dans sa première partie, il nous offre une très belle vue sur le Mont Sainte-Anne.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, il y a un «parking de roulottes» tout juste à droite de l’endroit d’où j’ai pris cette photo. C’est sûrement le parking avec la plus belle vue au Québec.

Plus loin en forêt, la piste serre de près la rivière Sainte-Anne qu’on a l’occasion d’admirer à plusieurs reprises. Elle est splendide et coule au fond d’un profond ravin qui forme un très beau décor.

Les autres sentiers forment de très courtes boucles d’un kilomètre ou moins. Elles permettent de skier dans un environnement plus forestier. Ces sentiers-là aussi sont très faciles. Mais comme on se rapproche un peu plus de parois du ravin, le terrain est plus boisé et légèrement plus accidenté.

L’entretien est effectué à l’aide d’un traceur léger tiré par une motoneige. Ce matin, j’étais le premier skieur en piste au lendemain d’une grosse tempête de neige et les conditions étaient très bonnes.

En résumé, on a affaire à une tout petit centre où on peut skier en famille à peu de frais. Un bon complément au centre de ski de fond du Mont Sainte-Anne, qui se trouve à quelques minutes et où on fait du ski plus corsé et plus dispendieux.

16 mars 2008

Une sortie réussie avec fiston

Aujourd’hui, on a fait notre cinquième sortie de ski de fond de l'hiver avec fiston Arthur à la traîne. Avec la pratique, on maîtrise de mieux en mieux la logistique propre à ce genre d’excursion. Finis les moments de panique avec le bébé en pleurs et les parents qui ne savent plus où donner de la tête.

On a loué un traîneau chez Espresso Sports, à la gare de Mont-Rolland. On a ensuite repris la voiture et on est allé prendre le P’tit Train du Nord par le point d’accès situé au kilomètre 33. À partir de là, on a skié huit kilomètres pour revenir à la gare de Mont-Rolland, en faisant un arrêt pour dîner à mi-chemin, au relais du père Eddy.

J’ai ensuite refait le trajet inverse pendant que maman et fiston se la coulait douce au café de la gare.

À sept mois, fiston est maintenant assez grand pour profiter un peu de nos sorties hivernales. Je l’ai vu regarder passer le paysage pendant un bon moment avant de s’endormir dans son traîneau. Et au relais, il s’est amusé à sourire à tout le monde et à renverser notre bouteille de jus d’orange.

Les conditions étaient très bonnes sur le P’tit Train. La température était juste assez basse pour garder la neige en bon état et la glisse était excellente en style classique.

15 mars 2008

Sentier du Bocage

Quand le printemps approche, il faut jouer de stratégie pour skier dans de bonnes conditions. C’est ce que j’ai fait ce matin en me levant très tôt pour battre de vitesse la pluie et le mercure au dessus de zéro.

À 8h37, j’étais à La Prairie, prêt à découvrir le sentier multifonctionnel du Bocage. Et j’ai bien fait parce que j’ai eu droit à de la très bonne glisse.

L'accès à ce sentier est gratuit. Le point de départ se trouve au parc Place-de-la-Famille, sur le chemin Saint-Jean (route 104), environ un kilomètre au sud de l’autoroute 30. Il y a là un chalet d’accueil que j’ai d’abord pris pour une succursale de Caisse Populaire.

Le sentier du Bocage, c’est une boucle de sept kilomètres ceinturant un nouveau développement, auquel s’ajoute une bretelle de 2,5 kilomètres et une autre très courte piste menant à un autre parc de la localité.

Au départ, j’ai eu un moment de déprime. Le sentier longe le chemin Saint-Jean et passe même juste derrière un McDonald’s. Et comme les sillons tracés pour les skieurs étaient très endommagés par les marcheurs, je me suis demandé si je n’aurais pas dû me méfier du mot «multifonctionnel».

Heureusement, tout est rentré dans l’ordre après ce tunnel passant sous une rue. Le sentier s’enfonce ensuite dans un boisé de petits arbres bordant l’autoroute 30.

Dans le boisé, la piste de ski était en très bon état. Il faut dire qu’on a eu la bonne idée d’installer un peu partout des pancartes enjoignant les marcheurs à ne pas piétiner les sillons.

À en juger par ses sentiers de ski, La Prairie porte très bien son nom. J’ai rarement fait du ski dans un endroit aussi plat. La seule fois où j’ai glissé dans une pente, c’est quand j’ai descendu dans le tunnel.

Il n’y a pas grand-chose à signaler côté paysage. Ce que j’ai vu de plus beau, c’est cet alignement de maisons que j’ai essayé de transformer en «photo-d’art-dénonçant-la-banalité-de-la-vie-en banlieue».

Du côté nord de la boucle, le sentier se faufile entre un nouveau développement et l’immense cratère d’une carrière. Heureusement la bande boisée dans laquelle passe le sentier est juste assez large pour qu’on sente encore en forêt.

En résumé, on fait sur le sentier du Bocage du bon ski de banlieue sur le plat. Merci au lecteur de ce blogue qui m’a mis sur la piste de ce sentier…


07 mars 2008

Parc régional de la rivière du Nord

De tous les endroits où on peut skier dans les environs de Saint-Jérôme, le parc régional du la rivière du nord est celui que j’aime le moins. Ce qui ne l’empêche pas de posséder certaines qualités.

Le parc est facile d’accès puisqu’il se trouve tout juste à côté de l’autoroute des Laurentides, à la hauteur de la sortie 45. Et il possède un très beau chalet d’accueil en bois rond.

Au total, le parc offre plus d’une quinzaine de kilomètres de sentiers de ski. Le problème, c’est que ce réseau est divisé en deux secteurs isolés l’un de l’autre. Près du chalet d’accueil, on trouve deux sentiers s’étendant sur à peine 6 kilomètres. Pour continuer à skier après ça, il faut prendre sa voiture et changer de secteur ou payer pour s’accéder à la piste du P’tit Train du Nord qui communique avec les sentiers du parc.

Les deux sentiers à proximité du chalet d’accueil sont courts mais intéressants. Ils forment des boucles de chaque côté de la rivière du Nord et on a droit à quelques montées et descentes faciles mais agréables. Une passerelle permet de traverser la rivière et d’admirer les très belles chutes Wilson.

Un barrage se dessait à cet endroit auparavant. Il a été détruit par un incendie en 1974.

Il y a un refuge à l'extrémité du réseau, là où se trouve la jonction avec le P'tit Train du Nord. Mais cet hiver, il lui manque un mur.

D’après ce que j’ai vu aujourd’hui, l’entretien des sentiers pose aussi problème. Ils sont bien tracés. Mais comme ils sont aussi empruntés par des marcheurs et des raquetteurs, certaines sections sont usées et raboteuses.

Bref, on a déjà vu mieux. Dans la région de Saint-Jérôme, le centre de ski de fond Gai-Luron et Ski de fond Bellefeuille constituent à mon avis de meilleures destinations.

Sentier du chevreuil

Le sentier du chevreuil, c’est une piste de ski de fond rattachée au P’Train du Nord à la hauteur de son sixième kilomètre, entre Saint-Jérôme et Prévost. Elle se trouve sur un bout de territoire appartenant au parc régional de la rivière Nord. Mais pour y accéder, il faut passer par le P’tit Train du Nord.

À lui seul, le sentier du chevreuil ne présente pas grand intérêt puisqu’il fait moins de trois kilomètres. Mais c’est une destination très intéressante quand on fait une randonnée sur le P’tit Train du Nord.

Le sentier s’étend entre le P’tit Train du Nord et la rivière du Nord. Comme on descend vers la rivière, il y a un peu de relief. Et comme le sentier est entretenu par la grosse dameuse s’occupant du P’tit Train du Nord, le traçage est impeccable.

Je dis «le» sentier, mais en vérité il y a trois courtes bretelles reliées entre elles. Tout ça forme un petit oasis très agréable. Après avoir parcouru quelques kilomètres en lige droite sur le P’tit Train du Nord, c’est vraiment bien de se retrouver soudainement sur des sentiers plus tortueux et plus forestier. Certaines sections sont vraiment très jolies.

Plus loin sur le P’tit Train du Nord, quand la piste croise la route 117, on passe dans cet impressionnant tunnel qui date sûrement de l’époque où des trains circulaient à cet endroit.

02 mars 2008

Ski de fond Morin-Heights - secteur ouest

Le réseau de sentiers de Morin-Heights est très vaste et comporte plusieurs points d'accès. Tant mieux parce que ça multiplie les possibilités de randonnées.

Aujourd'hui, je suis allé explorer le secteur ouest du secteur -là où se trouve entre autres le Viking Ski Club. Je suis parti de Montfort, le hameau où se termine la portion skiable du Corridor Aérobique. Sur la carte des sentiers de Morin Heights, on signale à cet endroit le «pavillon Montfort». Disons que mot pavillon est un peu fort puisque c’est le hall d’entrée d’une petite église qui sert d’abri aux skieurs. Il y a là une table, quelques chaises, des toilettes et c’est tout. Je n'ai pas vu de poste de péage, mais une patrouilleuse en ski qui m’a intercepté à l’entrée du Corridor Aérobique m’a fait payer mon droit d’accès.

Après un kilomètre sur le Corridor Aérobique, j’ai bifurqué sur le sentier 35 et j’ai commencé à faire du ski «à l’ancienne», dans le plus pur style Morin-Heights. Une piste étroite mais à double sens, grimpant directement dans une colline, avec cinq centimètres de neige fraîche damée par le passage de quelques skieurs. Ce n’est pas le genre de sentier que j’aime parcourir quand les conditions sont difficiles. Mais quand c’est beau comme aujourd’hui, ça donne du ski très agréable.

J’ai suivi le sentier 35 pendant deux kilomètres pour atteindre le réseau du Viking Ski Club. D’après ce que j’en ai vu, eux aussi sont «à l'ancienne», dans le style Morin Heights – incluant la signalisation pas toujours claire et les routes à traverser.

J’ai fait une belle boucle d’environ 8 kilomètres en suivant le parcours rouge du club. Pas de descente ridiculement dangereuse ou de montée désagrable à signaler, ce qui n'est pas toujours le cas à Morin-Heights. Les sentiers sont étroits mais agréables. Et comme il y avait des cartes des sentiers à quelques endroits sur mon parcours, je savais toujours à peu près où j'étais.

Dommage que j'aie oublié mon appareil photo à la maison pour la deuxième fois de la saison...