29 mars 2008

Parc du Mont Orford

Je n’ai pas pu résister à l’appel de la poudreuse aujourd’hui. Quand j’ai vu en me levant ce matin qu’il était tombé cinq centimètres de neige fraîche au parc du Mont Orford, j’ai sauté dans ma voiture et j’ai pris le chemin des Cantons de l’Est.

J’ai bien fait parce que j’ai skié dans des conditions exceptionnelles pour cette période de l’année. La neige tombée dans la nuit avait rafraîchi les pistes devenues très dures à force dégeler le jour et de geler la nuit. C’était très agréable de skier sur ce fond durci avec juste assez de poudreuse pour avoir une bonne adhérence et un bon contrôle dans les descentes.

J’en ai profité pour parcourir tous les sentiers du secteur est du réseau du parc. Et ça m’a permis de constater que ce réseau possède une double personnalité. À l’ouest de l’étang aux Cerises, on a l’impression d’être sur un plateau de compétition. Tous les sentiers sont larges et tracés à la fois pour le classique et le pas de patin.

Du côté est, on est dans un autre monde. Les sentiers sont plus étroits et tracés à deux voies pour le style classique. C’est généralement plus tranquille et on a davantage l’impression de partir à l’aventure en forêt.

La randonnée devient vraiment intéressante quand on pousse au delà du refuge Le Vieux Camp. Le relief devient alors beaucoup plus prononcé. La section classée très difficile de la piste 10 comporte une bonne montée suivie d’une belle descente agréable. Quant au sentier 11, qui nous ramène vers le chalet d’accueil, il nous fait grimper pendant un très long moment avant de nous récompenser par une très longue descente à la fois rapide et sécuritaire.

Tout ça ne doit pas nous faire oublier qu’il y a aussi de l’excellent ski à faire du côté ouest de l’étang aux Cerises. La clé pour avoir de plaisir, c’est d’éviter autant que possible l’ennuyeux sentier No 1, une très large piste à double sens tracée sur une route utilisée par la voitures en été. Si ce sentier fait le bonheur des patineurs, il teste sérieusement la patience du skieur moyen.

La boucle qui passe par le centre de ski alpin du Mont-Orford vaut le détour. On a droit à deux longues descentes sur le chemin du retour et c’est très agréable

Se rendre au refuge La Grande Halte par les sentiers 4, 6 et 8 permet de faire une extraordinaire randonnée en terrain vallonné. Et il faut absolument revenir par le sentier 9, qui compte parmi les meilleurs du réseau.

Les pistes 6, 8 et 9 sont classés très difficiles, mais elles sont si larges qu’à peu près n’importe qui peut s’y aventurer sans crainte de se casser la figure dans une descente.

25 mars 2008

Piste Robert-Giguère

Contrairement à ce que nom peut laisser croire, la piste Robert-Giguère n’est pas un sentier planté tout seul dans le bois. C’est un vrai petit centre de ski de fond avec un chalet d’accueil, une boutique de location, et un petit réseau de cinq sentiers s’étendant sur une dizaine de kilomètres.

La piste principale, la Giguère, longe la rivière Sainte-Anne sur une distance d’environ trois kilomètres. C’est un sentier facile ne comportant à peu près pas de relief. Dans sa première partie, il nous offre une très belle vue sur le Mont Sainte-Anne.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, il y a un «parking de roulottes» tout juste à droite de l’endroit d’où j’ai pris cette photo. C’est sûrement le parking avec la plus belle vue au Québec.

Plus loin en forêt, la piste serre de près la rivière Sainte-Anne qu’on a l’occasion d’admirer à plusieurs reprises. Elle est splendide et coule au fond d’un profond ravin qui forme un très beau décor.

Les autres sentiers forment de très courtes boucles d’un kilomètre ou moins. Elles permettent de skier dans un environnement plus forestier. Ces sentiers-là aussi sont très faciles. Mais comme on se rapproche un peu plus de parois du ravin, le terrain est plus boisé et légèrement plus accidenté.

L’entretien est effectué à l’aide d’un traceur léger tiré par une motoneige. Ce matin, j’étais le premier skieur en piste au lendemain d’une grosse tempête de neige et les conditions étaient très bonnes.

En résumé, on a affaire à une tout petit centre où on peut skier en famille à peu de frais. Un bon complément au centre de ski de fond du Mont Sainte-Anne, qui se trouve à quelques minutes et où on fait du ski plus corsé et plus dispendieux.

16 mars 2008

Une sortie réussie avec fiston

Aujourd’hui, on a fait notre cinquième sortie de ski de fond de l'hiver avec fiston Arthur à la traîne. Avec la pratique, on maîtrise de mieux en mieux la logistique propre à ce genre d’excursion. Finis les moments de panique avec le bébé en pleurs et les parents qui ne savent plus où donner de la tête.

On a loué un traîneau chez Espresso Sports, à la gare de Mont-Rolland. On a ensuite repris la voiture et on est allé prendre le P’tit Train du Nord par le point d’accès situé au kilomètre 33. À partir de là, on a skié huit kilomètres pour revenir à la gare de Mont-Rolland, en faisant un arrêt pour dîner à mi-chemin, au relais du père Eddy.

J’ai ensuite refait le trajet inverse pendant que maman et fiston se la coulait douce au café de la gare.

À sept mois, fiston est maintenant assez grand pour profiter un peu de nos sorties hivernales. Je l’ai vu regarder passer le paysage pendant un bon moment avant de s’endormir dans son traîneau. Et au relais, il s’est amusé à sourire à tout le monde et à renverser notre bouteille de jus d’orange.

Les conditions étaient très bonnes sur le P’tit Train. La température était juste assez basse pour garder la neige en bon état et la glisse était excellente en style classique.

15 mars 2008

Sentier du Bocage

Quand le printemps approche, il faut jouer de stratégie pour skier dans de bonnes conditions. C’est ce que j’ai fait ce matin en me levant très tôt pour battre de vitesse la pluie et le mercure au dessus de zéro.

À 8h37, j’étais à La Prairie, prêt à découvrir le sentier multifonctionnel du Bocage. Et j’ai bien fait parce que j’ai eu droit à de la très bonne glisse.

L'accès à ce sentier est gratuit. Le point de départ se trouve au parc Place-de-la-Famille, sur le chemin Saint-Jean (route 104), environ un kilomètre au sud de l’autoroute 30. Il y a là un chalet d’accueil que j’ai d’abord pris pour une succursale de Caisse Populaire.

Le sentier du Bocage, c’est une boucle de sept kilomètres ceinturant un nouveau développement, auquel s’ajoute une bretelle de 2,5 kilomètres et une autre très courte piste menant à un autre parc de la localité.

Au départ, j’ai eu un moment de déprime. Le sentier longe le chemin Saint-Jean et passe même juste derrière un McDonald’s. Et comme les sillons tracés pour les skieurs étaient très endommagés par les marcheurs, je me suis demandé si je n’aurais pas dû me méfier du mot «multifonctionnel».

Heureusement, tout est rentré dans l’ordre après ce tunnel passant sous une rue. Le sentier s’enfonce ensuite dans un boisé de petits arbres bordant l’autoroute 30.

Dans le boisé, la piste de ski était en très bon état. Il faut dire qu’on a eu la bonne idée d’installer un peu partout des pancartes enjoignant les marcheurs à ne pas piétiner les sillons.

À en juger par ses sentiers de ski, La Prairie porte très bien son nom. J’ai rarement fait du ski dans un endroit aussi plat. La seule fois où j’ai glissé dans une pente, c’est quand j’ai descendu dans le tunnel.

Il n’y a pas grand-chose à signaler côté paysage. Ce que j’ai vu de plus beau, c’est cet alignement de maisons que j’ai essayé de transformer en «photo-d’art-dénonçant-la-banalité-de-la-vie-en banlieue».

Du côté nord de la boucle, le sentier se faufile entre un nouveau développement et l’immense cratère d’une carrière. Heureusement la bande boisée dans laquelle passe le sentier est juste assez large pour qu’on sente encore en forêt.

En résumé, on fait sur le sentier du Bocage du bon ski de banlieue sur le plat. Merci au lecteur de ce blogue qui m’a mis sur la piste de ce sentier…


07 mars 2008

Parc régional de la rivière du Nord

De tous les endroits où on peut skier dans les environs de Saint-Jérôme, le parc régional du la rivière du nord est celui que j’aime le moins. Ce qui ne l’empêche pas de posséder certaines qualités.

Le parc est facile d’accès puisqu’il se trouve tout juste à côté de l’autoroute des Laurentides, à la hauteur de la sortie 45. Et il possède un très beau chalet d’accueil en bois rond.

Au total, le parc offre plus d’une quinzaine de kilomètres de sentiers de ski. Le problème, c’est que ce réseau est divisé en deux secteurs isolés l’un de l’autre. Près du chalet d’accueil, on trouve deux sentiers s’étendant sur à peine 6 kilomètres. Pour continuer à skier après ça, il faut prendre sa voiture et changer de secteur ou payer pour s’accéder à la piste du P’tit Train du Nord qui communique avec les sentiers du parc.

Les deux sentiers à proximité du chalet d’accueil sont courts mais intéressants. Ils forment des boucles de chaque côté de la rivière du Nord et on a droit à quelques montées et descentes faciles mais agréables. Une passerelle permet de traverser la rivière et d’admirer les très belles chutes Wilson.

Un barrage se dessait à cet endroit auparavant. Il a été détruit par un incendie en 1974.

Il y a un refuge à l'extrémité du réseau, là où se trouve la jonction avec le P'tit Train du Nord. Mais cet hiver, il lui manque un mur.

D’après ce que j’ai vu aujourd’hui, l’entretien des sentiers pose aussi problème. Ils sont bien tracés. Mais comme ils sont aussi empruntés par des marcheurs et des raquetteurs, certaines sections sont usées et raboteuses.

Bref, on a déjà vu mieux. Dans la région de Saint-Jérôme, le centre de ski de fond Gai-Luron et Ski de fond Bellefeuille constituent à mon avis de meilleures destinations.

Sentier du chevreuil

Le sentier du chevreuil, c’est une piste de ski de fond rattachée au P’Train du Nord à la hauteur de son sixième kilomètre, entre Saint-Jérôme et Prévost. Elle se trouve sur un bout de territoire appartenant au parc régional de la rivière Nord. Mais pour y accéder, il faut passer par le P’tit Train du Nord.

À lui seul, le sentier du chevreuil ne présente pas grand intérêt puisqu’il fait moins de trois kilomètres. Mais c’est une destination très intéressante quand on fait une randonnée sur le P’tit Train du Nord.

Le sentier s’étend entre le P’tit Train du Nord et la rivière du Nord. Comme on descend vers la rivière, il y a un peu de relief. Et comme le sentier est entretenu par la grosse dameuse s’occupant du P’tit Train du Nord, le traçage est impeccable.

Je dis «le» sentier, mais en vérité il y a trois courtes bretelles reliées entre elles. Tout ça forme un petit oasis très agréable. Après avoir parcouru quelques kilomètres en lige droite sur le P’tit Train du Nord, c’est vraiment bien de se retrouver soudainement sur des sentiers plus tortueux et plus forestier. Certaines sections sont vraiment très jolies.

Plus loin sur le P’tit Train du Nord, quand la piste croise la route 117, on passe dans cet impressionnant tunnel qui date sûrement de l’époque où des trains circulaient à cet endroit.

02 mars 2008

Ski de fond Morin-Heights - secteur ouest

Le réseau de sentiers de Morin-Heights est très vaste et comporte plusieurs points d'accès. Tant mieux parce que ça multiplie les possibilités de randonnées.

Aujourd'hui, je suis allé explorer le secteur ouest du secteur -là où se trouve entre autres le Viking Ski Club. Je suis parti de Montfort, le hameau où se termine la portion skiable du Corridor Aérobique. Sur la carte des sentiers de Morin Heights, on signale à cet endroit le «pavillon Montfort». Disons que mot pavillon est un peu fort puisque c’est le hall d’entrée d’une petite église qui sert d’abri aux skieurs. Il y a là une table, quelques chaises, des toilettes et c’est tout. Je n'ai pas vu de poste de péage, mais une patrouilleuse en ski qui m’a intercepté à l’entrée du Corridor Aérobique m’a fait payer mon droit d’accès.

Après un kilomètre sur le Corridor Aérobique, j’ai bifurqué sur le sentier 35 et j’ai commencé à faire du ski «à l’ancienne», dans le plus pur style Morin-Heights. Une piste étroite mais à double sens, grimpant directement dans une colline, avec cinq centimètres de neige fraîche damée par le passage de quelques skieurs. Ce n’est pas le genre de sentier que j’aime parcourir quand les conditions sont difficiles. Mais quand c’est beau comme aujourd’hui, ça donne du ski très agréable.

J’ai suivi le sentier 35 pendant deux kilomètres pour atteindre le réseau du Viking Ski Club. D’après ce que j’en ai vu, eux aussi sont «à l'ancienne», dans le style Morin Heights – incluant la signalisation pas toujours claire et les routes à traverser.

J’ai fait une belle boucle d’environ 8 kilomètres en suivant le parcours rouge du club. Pas de descente ridiculement dangereuse ou de montée désagrable à signaler, ce qui n'est pas toujours le cas à Morin-Heights. Les sentiers sont étroits mais agréables. Et comme il y avait des cartes des sentiers à quelques endroits sur mon parcours, je savais toujours à peu près où j'étais.

Dommage que j'aie oublié mon appareil photo à la maison pour la deuxième fois de la saison...