13 décembre 2019

Blanc sur fond vert


Comme il va tomber de la flotte demain, j’ai profité de mon statut de pigiste pour aller faire des descentes au mont Saint-Bruno aujourd’hui.

Heureusement que cette petite station est bien pourvue en canons à neige parce que la vraie matière blanche brille par son absence dans la verte campagne environnante. 

Je me suis bien amusé même si ’était déjà ma troisième visite de la saison au mont Saint-Bruno. Conditions agréables. Presque pas de monde. Assez de soleil pour dégeler une piste du versant sud particulièrement exposée où on a fini par faire du ski de printemps au mois de décembre. Difficile de demander mieux juste entre deux maudits redoux!

08 décembre 2019

La petite noirceur


Dîner de famille oblige, j’ai fait ce soir une randonnée à la «petite noirceur» dans les environs du camp musical d’Asbestos.

J’ai fait quelques kilomètres dans les sentiers du club de ski de fond d’Asbestos, où la couverture de neige est encore trop mince pour qu’on démarre l’entretien mécanique; puis j’ai terminé mon excursion en faisant un crochet à travers un champ en pente qui surplombe le camp musical. 
 
Comme j’ai pris le départ vers 15h30, on voit la lumière baisser lentement sur mes photos… 

Une forêt clairsemée où on peut certainement descendre quand il y a plus de neige.
Un sentier dans une plantation de conifères.
Le hameau des Trois-Lacs depuis un champ qui le surplombe,
La scène extérieure du camp musical à la fin de ma randonnée vers 17h.
 

07 décembre 2019

Kom together


Maintenant qu’on a deux paires de skis Kom dans la famille, ma blonde et moi avons l’intention de nous promener souvent sur ces planches.

On a commencé ça aujourd’hui en arpentant le club de golf d’Asbestos, où il y avait juste assez de neige pour qu’on puisse glisser sans s’inquiéter d’endommager nos skis.

Comme ce terrain de golf est légèrement vallonné, on a même pu faire quelques virages dans la petite neige fraîche tombée ces derniers jours. Début prometteur pour ma blonde et ses nouvelles bottes Scarpa T2 ! 

06 décembre 2019

Un cimetière sous la neige


Drôle de randonnée aujourd’hui : je suis parti d’un hôpital et j’ai fini par me ramasser au cimetière!

Pour la deuxième fois de la saison, je suis allé skier dans les sentiers «sauvages» qui sillonnent un coin boisé coincé entre le lac des Sables et la route 117, en bordure nord de Sainte-Agathe. Un recoin vraiment pas touristique que j'ai découvert grâce à cette publication Facebook il y a quelques semaines.

Comme l’autre fois, je suis parti de la rue Saint-Vincent, pas loin de l’hôpital de Sainte-Agathe. On peut stationner en bord de rue juste à côté d’un point d'accès aux sentiers qui ressemble à ça…

Si on est chanceux, on peut se garer directement devant l'entrée du sentier.
Cette fois, j’avais un objectif en tête : aller jeter un œil à un intriguant «cimetière en plein bois» que j’avais repéré sur Google Map.

J’ai beaucoup aimé me promener dans cette petite forêt accidentée. Le «terrain de jeu» est composé de deux collines séparées par une petite rivière qui est la décharge du lac des Sables.

Le secteur a son artère principale. C’est un joli sentier sans nom qui traverse le boisée d’est en ouest en franchissant la rivière par une étroite passerelle. C’est cette piste que j’ai empruntée pour aller voir mon fameux cimetière qui se trouve du côté ouest, pas loin de l’endroit où le sentier nom rejoint la piste de ski Nantel, derrière le golf Sainte-Agathe.

Je n’ai pas été déçu pas mon cimetière. Il forme un ilot étrange en pleine forêt. J’ai pu skier son superbe chemin d’accès qui n’est pas déneigé durant l’hiver. Il débouche sur le chemin Renaud, près de la route 117. C’est là qu’une inscription m’a permis de comprendre que mon «mystérieux cimetière» appartient à une église Anglicane de Sainte-Agathe.

À partir du sentier principal, une courte bretelle mène au petit cimetière
J'ai déneigé une pierre tombale au hasard et je suis tombé sur un peintre...
Le portail à l'entrée du cimetière.
Heureux hasard: Graham Norwell a beaucoup peint les Laurentides sous la neige.
Sur le chemin du retour, j’ai pris le temps d’explorer plusieurs sentiers secondaires. 

Le plus intéressant nous fait monter presque au sommet de la colline qui se trouve près de l’hôpital. Il y a moyen de faire quelques belles petites descentes dans ce coin-là. Au total, cette colline doit avoir une soixantaine de mètres de dénivelé. Bien assez pour s’amuser ! 

Aucun doute : tous ces sentiers sont surtout fréquentés par des marcheurs et des raquetteurs qui habitent à proximité; mais il y a moyen d’avoir du plaisir là-dedans sur une paire de ski, surtout si on arrive à précéder les promeneurs après une bordée de neige.   

J'ai repéré plusieurs vieilles balises pendant ma randonnée, mais je n'ai aucune idée de leur origine.
Un tronçon particulièrement rectiligne du sentier principal.
Le chemin d'accès au cimetière dans une lumière presque divine...
La passerelle qui nous fait franchir la décharge du lac Des Sables.
Une carte bricolée par l'auteur de la publication Facebook qui m'a fair découvrir le secteur. 

04 décembre 2019

Enfin la Nantel!

Je viens de réaliser un vieux projet: skier sur la piste Nantel, au nord de Sainte-Agathe. 

J’avais déjà essayé en vain de trouver cette piste à Irvy-sur-le-Lac. Cette fois, je l’ai plutôt prise par son extrémité sud, au club de golf Sainte-Agathe, en laissant ma voiture sur le chemin du golf, en bordure du terrain. 

À partir de là, il faut aller jusqu’au fond du terrain de golf pour trouver l’endroit où la Nantel s’enfonce en forêt. J’étais content quand j’ai découvert ma première balise…

La Nantel est ainsi balisée en bleu ; mais depuis cet hiver, on y trouve aussi des balises rouges de la Maple Leaf, la piste-phare de Jackrabbit Johannsen. Ça fait partie d’un projet des dirigeants de la Traversée des Laurentides d’établir une nouvelle piste Maple Leaf entre le mont Blanc et Sainte-Agathe en passant par un tronçon de la Nantel. 

J’ai fait à peu près deux kilomètres sur la Nantel avant de rebrousser chemin en arrivant au chemin Daoust. Au lieu de m’éloigner davantage, j’ai préféré revenir vers mon point de départ en explorant les nombreux sentiers adjacents à la Nantel que j’avais remarqué à l’allez.

Bonne décision parce que j’ai fait de l’excellent ski et quelques belles descentes. Derrière le golf, la Nantel passe par les crêtes d’une colline qui lui donnent du relief; et les sentiers que j’ai explorés de chaque côté étaient dans le même genre.

J’ai fait un bon bout de chemin sur une piste balisée, la Bucci. Ce sentier fait partie du mystérieux réseau du non moins mystérieux Lac Manitou Trail Club. Mystérieux parce qu’il faut résider à Irvy-sur-le-Lac pour devenir membre du club et obtenir la carte des sentiers qui sillonnent la municipalité.

Les autres sentiers où j’ai «viraillé» n’étaient pas balisés; par contre, contrairement à la Nantel, ils n’avaient pas encore été tapés par des raquetteurs. Ça m’a permis de faire quelques descentes agréables dans une petite couche de poudreuse. 

Parlant de poudreuse… J’en ai trouvé en abondance quand je suis revenu sur le terrain de golf à la fin de ma randonnée. Le terrain est en pente et en grimpant à son point le plus élevé, j’ai pu faire une belle longue descente dans de la belle neige vierge.

Le point de départ de la Nantel en bordure du terrain de golf.
 
Une nouvelle balise Maple portant la signature de Jackrabiit Johannsen.

La descente que j'ai faite sur le club de golf, avec deux promeneurs tout en bas. 

Le bout de la Nantel que j'ai fait tel qu'il apparaît sur OpenSnowMap.

01 décembre 2019

Sur l'Oxford-Cambridge avec Jean-Paul

Je n’ai aucun problème à partir seul à l’aventure en ski; mais pour découvrir un nouveau coin, rien ne vaut une sortie guidée par un habitué de la place.

La preuve : je viens de faire première grande randonnée de la saison en me laissant guider par l’insaisissable Jean-Paul Croteau.

Actif sur Facebook et ZoneSki de fond, Jean-Paul est un personnage à la Zorro. Non, il ne porte pas de masque; mais lui aussi est habillé tout en noir et possède une autre identité.

Jean-Paul m’a amené dans son coin: l’extrême nord-est du réseau de ski nordique maintenu par Plein Air Sainte-Adèle, là où les pistes entretenues par le club débordent sur le territoire de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson.

On est parti du coin des rues Du Grand-Harle et des Halbrans, dans le fin fond du Domaine Deauville à Sainte-Adèle. 
 
Jean-Paul à l'entrée de la bretelle qui mène à l'Oxford Cambridge.
Il n’y a pas de stationnement à cet endroit mais on peut laisser sa voiture au bord du chemin. C’est vraiment un point d’accès intéressant. On trouve là l’entrée d’une courte bretelle d’accès qui mène à la principale piste de ski nordique du secteur, l’Oxford-Cambridge.

En partant de là, on a fait de l’excellent ski sur l’Oxford-Cambridge et la Pijac en profitant d’une couverture de neige fantastique pour un 1er décembre.

En s’écartant du tracé de l’Oxford-Cambridge, pour éviter de traverser le lac Séguin, on a découvert une très jolie cabane en rondins qu’on n’a pas pu s’empêcher d’aller voir de près.

On n’est sûrement pas les premiers à faire ça parce qu’à l’intérieur, une note laissée par le propriétaire invite ceux qui découvrent la cabane à l’utiliser avec respect. 

Plus tard, après un petit bout sur la Pijac, Jean-Paul nous a fait bifurquer sur un sentier privé et nous a improvisé un trajet que je suis bien obligé d’appeler la «boucle JPC».

On est passé devant un joli refuge privé. On est descendu jusqu’à la rivière Doncaster. On a skié au bord de la rivière pour aller voir une cascade et un étonnant pont privé. Et on a grimpé puis redescendu une colline anonyme avant de repartir par où on était venu. 

Difficile de demander mieux aussi tôt dans la saison!

La cabane qu'on a découverte a vraiment de la gueule... mais elle est aussi pleine de trous. 
Bel endroit pour lire un journal datant de 2012.
Une photo qui résume les conditions de ski de la journée.
Jean-Paul teste la solidité de la glace sur le lac Laframboise pendant que j'assure sa sécurité depuis la rive...
La traversée d'une ancienne carrière.
Les skis de Jean-Paul admirent la rivière Doncaster.
Le point d'accès et la bretelle où on a pris le départ se trouve à l'est de Johannsen-Est, au nord du lac Deauville.

Partagez vos sorties!

Cette année encore, je vous invite à partager vos expériences de ski en laissant un commentaire au bas de cette page. Ski de fond, randonnée nordique, telemark sauvage ou en station... tous les styles sont les bienvenue! 

Important: svp mentionner la date de votre sortie dans votre message! 

30 novembre 2019

Ciel bleu, Vallée Bleue

 Fiston et moi avons participé aujourd’hui à la première journée d'activité de notre petite station favorite dans les Laurentides, Vallée Bleue. 

On a eu droit à une agréable journée d’ouverture : juste assez de monde, du soleil et quatre pistes ouvertes où on en a eu pour le 15$ que coûtait les billets en cette première journée.

À Vallée Bleue, on se sent pas mal comme chez nous. L’ambiance est toujours relaxe. Tout le monde a l’air de bonne humeur. Le chalet d’accueil a l’air de sortir d’un film des années 60. La patronne parle avec tout le monde. Bref, c’est parfait pour ceux qui comme moi sont allergiques à la cohue et aux snobinards casqués.

En plus, depuis que la station a changé de mains, le menu de la cafeteria ne cesse de s’améliorer. Aujourd’hui, fiston a adoré son club sandwich sur pain de la boulangerie La Mie Richard, une institution à Val-David. Je pense que ç’a été le meilleur moment de sa journée ! 

Le fils qui s'apprête à dépasser le père...

29 novembre 2019

Une découverte à Sainte-Agathe


Je rentre d’une petite randonnée d’exploration sur un sentier que j’ai d’abord découvert sur Facebook.

J’ai skié sur un sentier sans nom (du moins je crois) qui relie l’hôpital de Sainte-Agathe en passant par des collines bordant le P’tit Train du Nord et la route 117. En naviguant grâce cette carte bricolée par l’auteur de la publication Facebook qui m’a fait découvrir les lieux.

Je suis parti de l’extrémité est du sentier en bleu sur la carte en garant ma voiture sur la rue Saint-Vincent où il y a plusieurs places de stationnement en bord de route ; et j’ai filé vers l’ouest jusqu’à ce le soleil descende assez à l’horizon pour m’inciter à rebrousser chemin.

J’ai fait du bon ski même si la couverture de neige reste mince à Sainte-Agathe. Pour un sentier «sauvage», cette piste est bien dégagée et plutôt bien nivelée. À part quelques endroits où il y avait de l’eau pas encore gelée, j’ai pu glisser agréablement sans égratigner mes skis.

Je ne sais pas si cette piste est souvent agréable à skier, car elle est sûrement fréquenter par des marcheurs et des raquetteurs; mais chose certaine, elle a beaucoup de potentiel. On est dans la nature sauvage à deux pas de Sainte-Agathe et il y a assez de relief pour qu’on fasse du ski intéressant. Je vais sûrement remettre ça bientôt. 

Après la neige de cette semaine, un raquetteur m'avait précédé sur le sentier.
Cette passerelle nous fait franchir la rivière par où se décharge le lac Des Sables.
La vue vers le nord depuis la passerelle.

24 novembre 2019

Soirée de gars au mont Saint-Bruno

Comme l'éclairage sur cette photo me rappelle une discothèque, j'ai le goût de vous dire que la «fièvre du dimanche soir» vient de faire deux heureuses victimes. 

Pourtant, c'est à reculons que j'ai amené fiston skier au mont Saint-Bruno en ce dimanche soir. J'étais sûr que les conditions seraient glacées et misérables... et je me trompais royalement! 

On a plutôt dévalé des pentes où nos carres mordaient bien dans une petite couche de «poudreuse artificielle» toujours bien en place après toute une journée d'usage.

Le dimanche soir après 17h, les billets sont sont à 15$ chez Ski Mont Saint-Bruno. Voilà un rabais dont on va sûrement profiter à nouveau cet hiver!

23 novembre 2019

Un mont Habitant peu habité

Il y avait bien peu d’habitants en ce samedi au mont Habitant.

Normal : avec la pluie qu’on a eu cette semaine, et avec le temps gris qu’il faisait aujourd’hui, l’ambiance ne prêtait guère au ski.

Peu importe : j’ai eu du bon temps à tester mes nouveaux skis sur les deux pistes faciles que la station avait réussi à ouvrir.

Comme leurs prédécesseurs, mes nouveaux skis sont des Kom fabriqués par Altaï Ski; mais ceux-là je les ai choisis plus longs (174 cm) et je les ai équipés de fixations à câble rigide qui m’ont tout de suite impressionné.

Tout ce qui me manque maintenant, c’est plus de neige ! 

Mes nouveaux skis ont fait un peu de terrasse pendant que je lunchais au bar de la station.
J'aime beaucoup le bar Le Trappeur où l'histoire du mont Habitant est à l'honneur.

17 novembre 2019

Une journée «Dolloraski»

J'ai réussi à faire une journée de «descentes à une piasse» aujourd'hui chez Ski Mont Saint-Bruno. 

En vertu d'un rabais de début de saison, les billets étaient à 19$ à la station; il n'en faillait pas plus pour que je décide de faire très exactement 19 descentes pendant mon après-midi de glisse!

Quand on skie seul dans une station alpine, chaque voyage en télésiège devient une occasion de passer du temps avec du monde. Souvent, la remontée se passe en silence; mais parfois quelqu'un brise la glace et la conversation démarre. Et c'est comme si on croquait sur le vif une personne en quelques minutes. 

Je rentre avec quelques portraits en tête. Le petit gars qui a longtemps examiné mes skis et leurs fixations d'un autre âge. Un jeune Français habitués aux Alpes qui découvrait la modestie du mont Saint-Bruno. Un papa russe qui portait une tenue complète de l'équipe nationale de son pays. Une amicale skieuse qui m'a raconté sa sortie à Sommet Saint-Sauveur au mois de juin. Et un néo-québécois qui faisait sa deuxième journée de ski à vie... après avoir fait sa première la vieille!

16 novembre 2019

Commencer par une corvée

 Ça y est : j’ai fait mes premiers pas de ski de la saison. 

C’était à la corvée d’entretien annuel des sentiers du club de plein air de Sainte-Agathe. Une corvée où il y avait un méchant paquet de monde ! On a été des dizaines et des dizaines à prendre le bois tôt le matin et à envahir la maison de Pierre Gougoux pour le souper.

Entre les deux, j’ai transporté des troncs, j’ai fendu des bûches, j’ai rentré du bois et j’ai fait quelques kilomètres de ski au refuge de l’Alpage, sur une quinzaine de centimètres de neige et sous un soleil radieux. Une belle journée avec mon fils et ma blonde qui eux aussi ont travaillé fort au refuge de l'Alpage.

Ce gros party m'a surtout permis de serrer la main de quelques skieurs que je ne connaisais que via le web. Normand le globe-trotter. David le gars qui va skier dans les Laurentides en autobus. Pierre Gougoux lui-même dans sa chaleureuse maison.  

Côté ski, c'était tou juste passable. La couverture de neige reste mince et j'ai «touché le fond» à quelques reprises; mais les sentiers étaient skiables et je regrette seulement d'avoir descendu la célèbre «Descente aux enfers» où j'ai égratigné mes skis sur quelques roches. 

 Peu enthousiasme en début de randonnée, fiston avait le goût de dire «phoque le ski»

Même s'il y avait beaucoup de monde dans le bois, j'ai pu faire les premières traces à quelques endroits.
 
Attention, ici on fend du bois!

 Le début de la Descente aux enfers, là où nos skis ont rencontré quelques roches