24 février 2008

Golf de Rawdon

Oui, on peut faire du ski de fond à Rawdon. Suffit de se rendre au club de golf de Rawdon, qui se trouve du côté nord du village, entre la route 337 et le lac Rawdon.

Il y a sur le golf une boucle entretenue pour le ski fond. À vue de nez, elle doit faire à peu près 5 kilomètres. Skier sur un parcours de golf n’a jamais été mon fort, mais je dois dire que cette fois j’ai trouvé ça pas mal. Le terrain est vallonné et le sentier évite autant que possible les grands espaces vides. On skie surtout parmi les arbres, en bordures des allées.

Le clou de la randonnée est cette grande côte. Le sentier n’y descend pas, mais on peut très bien la dévaler et reprendre la piste un peu plus loin. Aujourd’hui, sur une croûte durcie recouverte de poudreuse, c’était vraiment agréable de se laisser aller dans la neige vierge.

L’accès à la boucle est gratuit, mais il n’y a aucune infrastructure d’accueil à part un stationnement. Ce n’est certainement pas une bonne idée de venir de Montréal expressément pour skier à cet endroit. Mais si vous êtes dans le coin, il y a une balade agréable à faire là.

Sentiers du Bonheur

ADDENDUM 17 JANVIER 2015: cet endroit ne semble plus exister.

Aujourd’hui, je m’en allais skier à Saint-Alphonse-de-Rodriguez ou à Sainte-Mélanie. Je n’avais pas encore décidé quand je me suis arrêté à Sainte-Julienne pour faire le plein.

Sur la porte de la station-service, il y avait un feuillet annonçant les Sentiers du Bonheur, un centre de plein air hivernal dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai décidé de faire un Amélie Poulin de moi-même et d’écouter ce signe du destin. Et voici ce que j’ai trouvé…

L’endroit est facile à trouver. C’est sur la route 337 entre Sainte-Julienne et Rawdon. Il y a une grosse pancarte au bord de la route, alors c’est difficile à manquer.

Le centre a ouvert ses portes en décembre dernier. Il offre une glissade, des sentiers de raquettes et trois pistes de ski de fond faisant chacune deux kilomètres. L’entretien est effectué avec un Skidozer, alors les trois pistes sont larges et tracées double.

Les trois sentiers sont faciles. Ils sont tracés tout près l’un de l’autre, alors ils arpentent le même bout de forêt. Le terrain n’est que très légèrement vallonné et il n’y a pas de pente digne de ce nom.

Les trois sentiers se ressemblent et aboutissent au même endroit : un rond-point où on a installé une table de pique nique.

La propriétaire m’a toutefois dit qu’elle comptait éventuellement installer un refuge à cet endroit.

Est-ce que les Sentiers du Bonheur on fait mon bonheur? Oui et non. C’est sûr que je n’ai pas fait du grand ski. On parle de sentiers très faciles convenant surtout au ski en famille. Mais j’ai été bien accueilli et j’ai trouvé l’endroit sympathique. Et comme ça ne m’a coûté que 5$, j’ai eu l’impression d’en avoir pour mon argent.

23 février 2008

Parc du Mont Saint-Bruno

Quand je suis parti pour le parc du Mont Saint-Bruno ce matin, je m’attendais à skier parmi la foule. Quelques degrés sous zéro, du soleil, une fine couche de poudreuse ayant rafraîchie les pistes. Tout était en place pour qu’on se marche sur les spatules dans ce parc où il y a toujours un monde fou les fins de semaine.

Aujourd’hui, par contre, c’était relativement tranquille. Il y avait du monde, mais pas au point où ça devient désagréable. Semble-t-il que les Québécois sont déjà tannés de l’hiver. Un employé du parc m’a dit que l’achalandage baisse toujours en fin de saison, même quand les conditions sont bonnes, parce que les gens en ont assez de la neige. C’est donc le bon moment pour aller skier dans les endroits très populaires comme le parc du Mont Saint-Bruno.

Comme toujours, j’ai fait du très bon ski aujourd’hui à Saint-Bruno. Heureusement parce qu’au prix que ça coûte… 27$ pour deux entrées plus 15$ pour un traîneau pour bébé, ça commence à faire une sortie de ski dispendieuse.

Les sentiers du parc comptent parmi les mieux aménagés et les mieux tracés de toute la région montréalaise. Comme on se trouve au flanc du mont Saint-Bruno, les montées et les descentes ne manquent pas. Tous les sentiers sont suffisamment larges pour qu’on ait du plaisir à dévaler les pentes plutôt que la frousse.

Habituellement, quand je vais au parc, je fais le « grand tour » par la piste 1. Cette boucle de 8 km fait le tour du parc en passant près des cinq lacs qui se trouve sur son territoire. C’est une randonnée agréable, mais assez éprouvante parce que le parcours est accidenté. Sur les deux derniers kilomètres, on descend presque tout le temps et on rentre ravi au chalet d’accueil

Aujourd’hui, pour faire changement, on a plutôt essayé d’autres sentiers. Avec fiston dans le traîneau, on a commencé par parcourir la petite boucle 8, qui nous amène dans un très beau verger. Puis on s’est tapé le sentier 3 tracé au flanc d’un petit sommet surplombant le grand lac Seigneurial. C’est un sentier classé difficile que j’ai trouvé assez éprouvant avec fiston à la traîne.

Plus tard, en solitaire, je suis parti à la découverte de la piste 6. C’est le seul sentier classé très difficile du parc. Il vaut le détour parce qu’il comporte une longue descente. Cette descente commence par une section très raide «agrémentée» par un virage à droite très prononcé. Une fois cette difficulté franchie, on a de la vitesse et on peut en profiter puisque le reste de la descente est relativement facile.

16 février 2008

Mont Bellevue

À Montréal, il y a le Mont-Royal. À Québec, il y a les plaines d’Abraham. Et à Sherbrooke, il y a le mont Bellevue. C’est l’endroit pour faire du bon ski de fond à quelques minutes du centre-ville.

Le parc du Mont Bellevue est sillonné par une dizaine de kilomètres de sentiers entretenus mécaniquement. D’après ce que j’ai vu aujourd’hui, l’entretien laisse à désirer. Tous les sentiers avaient été damés, mais on avait tracé des sillons seulement dans quelques uns. Et comme les pistes sont aussi empruntées par les marcheurs et les raquetteurs, elles sont passablement usées et raboteuses.

La bonne nouvelle, les marcheurs et les raquetteurs semblent faire attention aux sillons des skieurs. Ce n’est pas partout comme ça.

Pour le visiteur de l’extérieur, le meilleur point de départ est le chalet Antonio Pinard, au pied de la pente de ski alpin occupant le flanc nord de la colline. Il y a là une grande caféteria. Deux sentiers de ski fond grimpent dans la montagne à partir de là. Et n’ayez pas peur: ce n’est pas la cohue comme dans la plupart des centres de ski alpin. L’endroit était très tranquille par un beau samedi froid mais ensoleillé.

Le Mont Bellevue ne fait pas une montagne de ski alpin très impressionnante. Pour le ski de fond, par contre, c’est un terrain de jeu idéal. Malheureusement, on sent surtout le relief en montant. Il y a des descentes, mais elles ne sont pas très excitantes.

Le parc protège deux sommets. Celui du mont Bellevue et celui du mont John-S.-Bourque. On peut visiter en ski de fond les deux sommets. Celui du mont Bellevue est décoré d’une grande croix lumineuse.

Le plus beau sentier est celui qui contourne le mont John-S.-Bourque par le sud. C’est là que se trouvent les descentes les plus agréables. On a aussi droit à un très beau point de vue sur le mont Orford et la campagne environnante.

10 février 2008

Sentiers de l’île Perrot

Si j’ai choisi d’habiter sur l’île Perrot, c’est en partie parce qu’on y trouve des pistes de ski de fond. Je fais partie des Skieurs de l’Île, le club de ski qui s’occupe des sentiers. Et j’habite à deux minutes de voiture du centre Notre-Dame-de-Fatima, qui sert d’entrée principale au réseau.

C’est vraiment pratique d’avoir des sentiers aussi près de chez moi. Surtout maintenant que j’ai un bébé et que je peux moins souvent m’absenter longtemps pour aller skier.

Skier sur l’île Perrot, c’est d’abord l’occasion de constater que cette île de banlieue possède encore un cœur boisé et sauvage. Les 30 kilomètres de sentiers pour le style classique qui parcourent l’île sont presque tous tracés en forêt. Depuis que je suis arrivé ici il y a quatre ans, la «civilisation» a cependant grugé des bouts de sentiers et cerné de plus près ceux qui restent. Il y a beaucoup de développement résidentiel sur l’île, en particulier du côté de Pincourt.

Le réseau s’étend dans tout le centre de l’île et il y a plusieurs points d’accès signalés par des pancartes «Skieurs de l'île» installées en bordure de rues. Comme je le disais, la tête du réseau se trouve au Centre Notre-Dame-de-Fatima, où on trouve un chalet d’accueil et une boutique de location. C’est là qu’il faut se rendre pour payer son droit d’accès journalier quand on ne fait pas partie des Skieurs de l’Île.

Même si les pistes de l’île sont entretenues avec un traceur tiré par une motoneige, on y fait ce que j’appelle du «ski de brousse». Presque tout le réseau est composé d’étroits sentiers cahoteux serpentant parmi les arbres.

Dans ces conditions, il ne faut pas s’attendre à glisser majestueusement sur nos planches. On skie plutôt cahin-caha parmi les bosses, les trous et les brusques changements de direction. Lors de mes premières sorties, ça m’a vraiment tapé sur les nerfs. Mais j’ai fini par apprécier ce type de ski qui nous garde sur le qui-vive. Pour maintenir un bon rythme dans ce genre de sentier, il faut négocier le terrain en utilisant toutes les techniques existantes et en improviser quelques autres en cours de route.

C’est comme ça que je suis passé maître dans l’art d’accélérer en descendant une bosse pour franchir sans effort la prochaine et de prendre de la vitesse en exécutant un virage en pas de patin dans un tournant trop serré. Même si le terrain est plat, c’est du ski exigeant parce qu’on passe son temps à s’ajuster au terrain et à se relancer. Chaque kilomètre donne l’impression d’en avoir fait deux.

La piste la plus chaotique est La Perdriolle, une boucle de 3 kilomètres située au beau milieu du réseau. Bosses, trous, virages… ça n’arrête pas. La boucle voisine, baptisée Gros-Bois, est dans le même genre. Ailleurs, le problème est moins prononcé. L’Érablière, une boucle de deux kilomètres qui passe à proximité d’une cabane à sucre, est plutôt agréable. Même chose pour les boucles Les Prés (4 km) et Les Hêtres (2 km), de même que le sentier Robert-Meilleur (2,5 km) qui complètent le secteur ouest du réseau.

Plus au nord, la boucle Du Marais (1 km), est un très beau sentier presque pas raboteux. Mais il souvent saccagé par les marcheurs.

Il y a aussi du bon ski à faire dans la partie est du réseau. Le sentier Katimavik, qui fait 6 kilomètres, comporte plusieurs belles lignes droites où on peut «glisser majestueusement» pour un moment. Et encore plus à l’est, on trouve mes deux pistes préférées: La Samarre (4km) et le Boisé Marceau (1,5 km). Il me semble que ces deux sentiers-là sont entretenus moins souvent que les autres. Mais quand c’est le cas, ils sont vraiment très agréables… tout simplement parce qu’ils ne sont pas cahoteux. Chacun comporte aussi une courte pente.

Voilà pour le ski sur l’île Perrot. C’est un réseau qui n’est pas pour tout le monde. Les athlètes cherchant un terrain d’entraînement pour faire de la vitesse ont intérêt à aller skier ailleurs. Même chose pour les débutants peu à l’aise dans les creux et les bosses. Mais si vous êtes ni l’un ni l’autre…

09 février 2008

Centre de plein air Far Hills


Je suis allé faire une randonnée au centre de plein air Far Hills aujourd’hui. Et je sur revenu en me disant que c’est mon endroit préféré pour faire du ski dans les Laurentides.

Le centre donne accès aux sentiers du parc régional Val-Morin - Val-David, qu’on peut aussi découvrir en partant du chalet Anne-Piché à Val-David. Construit récemment, le chalet Anne-Piché est un magnifique bâtiment en bois rond infiniment plus chaleureux que le vieux pavillon d’accueil de Far Hills. Côté sentiers, par contre, Far Hills, a l’avantage. Les pistes se trouvant dans ce secteur du parc sont tout simplement fantastiques.

J’aime surtout les sentiers se trouvant au nord-est du pavillon d’accueil. Ma piste préférée est la 8. Elle est très vallonnée et juste assez large pour que les descentes soient agréables et excitantes.

La 10 est l’une des plus belles pistes faciles des Laurentides. Elle comprend deux bretelles classées difficiles qu’il faut parcourir absolument. La première grimpe au sommet du Mont Iceberg où on découvre une très belle vue. La seconde mène au sommet d’une colline où on trouve un autre magnifique point de vue sur la région et les ruines d’une maison.

Il y a aussi du bon ski à faire à l’ouest du pavillon d’accueil. Le sentier 5 est une extraordinaire boucle de 3 kilomètres tracée à la fois pour le style classique et le pas de patin. Elle comporte une longue montée et deux longues descentes où on peut vraiment faire de la vitesse parce que la piste est très large.

J’ai découvert aujourd’hui la piste 9. C’est une très belle boucle de 4 kilomètres comportant beaucoup de relief. La section réservée au style classique est particulièrement agréable. Le sentier est étroit et il y a quelques bonnes descentes.

Le pavillon d’accueil n’est peut-être plus très jeune, mais il abrite une bonne boutique de location et une grande salle à manger où il y avait un monde fou aujourd’hui. Il faut dire que les conditions de ski étaient idéales.



03 février 2008

Les Chalets d’Émélie


Aux Chalets d’Émélie, il y a des chalets à louer. Et il y a de très jolis sentiers de ski de fond accessibles gratuitement.

Les sentiers sont là avant tout pour les gens qui louent des chalets. Mais n’importe qui peut y accéder en utilisant un point s’entrée située sur la route 343, tout juste au nord du village de Saint-Alphonse-de-Rodriguez. Une grande pancarte «Les Chalets d’Émélie» signale clairement l’endroit.

L’infrastructure d’accueil se limite à un stationnement et à une grande carte des sentiers. Mais on oublie vite ce détail sur ses skis. Les sentiers sont tout simplement magnifiques. Ils sont taillés juste assez large dans une très belle forêt surtout composée de conifères.

Comme on le voit sur la photo, les sentiers avaient été damés mais pas tracés mécaniquement aujourd’hui, deux jours après une tempête de neige ayant laissé 25 centimètres au sol. Un habitué des lieux m’a cependant dit que d’habitude, on trace aussi des sillons.

C’est le désavantage des sentiers qui ne font pas partie d’un «vrai» centre de ski de fond. L’entretien n’est pas effectué de façon aussi systématique. Mais on peut difficilement se plaindre quand c’est gratuit. Du reste, aujourd’hui, c’était très agréable sur de la neige fraîche bien damée et saupoudrée d’une fine couche de poudreuse tombant du ciel.

Le réseau de sentiers est juste assez grand pour meubler une demi-journée de ski. Je me suis surtout amusé dans les sentiers classés très difficiles qui nous font skier dans des collines décorées de très belles falaises.

Il n’y a pas de très longues descentes, mais on a droit à plusieurs courtes pentes comportant pas mal de virages très prononcés. Ces virages sont juste assez serrés pour être à la fois excitants et agréables quand les conditions sont bonnes.

Il faut cependant se méfier des virages à l’aveugle parce que les pistes ne sont pas à sens unique. Mais c’est un mal pour un bien puisque ça permet de parcourir les sentiers dans les deux sens et de dévaler toutes les pentes.

Les sentiers des Chalets d’Émélie fait partie du réseau municipal de Sainte-Alponse-de-Rodriguez. Au total, la municipalité est sillonnée par une cinquantaine de kilomètres de sentiers entretenus mécaniquement. J’ai déjà hâte d’en découvrir d’autres.

02 février 2008

Pointe-aux-Prairies

Ça y est, j’ai skié dans tous les parcs nature de l’île de Montréal. Il ne manquait à mon palmarès que celui de Pointe-aux-Prairies, qui se trouve à l’extrémité est de l’île. Je suis allé skier là-bas aujourd’hui, dans des conditions idéales, au lendemain d’une tempête de neige.

Ma blonde a skié un peu elle aussi et son verdict n’a pas tardé à tomber: «c’est plate!» Bien sûr que c’est plate, chérie. On est sur l’île de Montréal. Pas dans les Laurentides!

La particularité du parc, c’est qu’il est divisé en deux secteurs se trouvant chacun d’un côté de l’autoroute 40. Partout dans le parc, on entend très bien les voitures roulant sur l’autoroute. Ceux qui skient pour savourer le silence sont aussi bien de s’abstenir.

Il y a un pavillon d’accueil dans chaque secteur. Pour notre randonnée, on est parti du chalet Héritage qui se trouve du côté sud de l’autoroute 40. C’est un grand bâtiment accueillant dans lequel on ne trouve malheureusement que des tables et des machines distributrices.

Le parc est bien boisé mais remarquablement «plate». Les ondulations de terrain sont à peu près inexistantes. On skie dans des sentiers tracés avec de l’équipement léger, un traceur tiré par une motoneige. C’est minimal comme entretien. Un autre endroit qu’il vaut mieux visiter quand les conditions sont bonnes.

Il y a des boucles à skier dans les deux secteurs. Mais la randonnée la plus intéressante à faire au parc consiste à skier d’un secteur à l’autre par un sentier qui traverse l’autoroute 40 et passe juste devant la pittoresque… usine de traitement des eaux usées de la ville de Montréal. J’ai dit «intéressante» mais j’aurais dû dire «particulière». On a rarement l’occasion se skier dans un environnement pareil.

On traverse l’autoroute 40 par une passerelle enneigée. C’est assez drôle de skier PAR-DESSUS la circulation.

La section de sentier longeant l’autoroute n’est pas si désagréable même si on sent très bien la présence de l’usine d’épuration. La piste est bordée de longues herbes jaunes et on est assez bien protégé du vent du nord.

Le pavillon d’accueil du secteur nord est un très beau bâtiment intégrant une tour. Là aussi, il n’y a que des tables et des machines distributrices.

Le parc ne m’a pas particulièrement emballé, mais je m’y attendais un peu. Pour skier sur l’île de Montréal, je préfère le Mont-Royal, le Bois-de-l’Île-Bizard, Cap Saint-Jacques, l’Arboretum Morgan et même le parc Maisonneuve.