29 novembre 2018

Tranquille à Tremblant

Eh oui, les mots «tranquille» et «Tremblant» peuvent aller ensemble.

C’est ce que j’ai découvert aujourd’hui en visitant cette station par un jeudi grisâtre où j’ai souvent eu l’impression d’être seul sur la montagne.

À Tremblant, d’habitude, il faut toujours au moins un peu faire la file pour prendre un télésiège et se faufiler parmi les skieurs en descendant. Aujourd’hui, par contre, j’ai fait presque toutes mes remontées en solitaire sans attendre une seconde et j’ai pu pratiquer mes virages télémark sur des pistes presque désertes.

Bref, c’était tellement tranquille que mes photos ressemblent à des tableaux de Jean-Paul Lemieux !

23 novembre 2018

Sur les traces de L'Élan

 Il faut que je dise ça comme ça : j’ai trouvé que la piste Élan manquait un peu de panache en m’y promenant aujourd’hui ; mais j’y ai quand même fait une agréable randonnée de début de saison.

La piste Élan fait partie du réseau de sentiers de ski nordique entretenus par Plein Air Sainte-Adèle. Son point de départ se trouve au pied du mont Durocher, sur le boulevard des Monts, à Mont-Roland. On trouve là un petit stationnement et un sentier de ski qui file vers le nord-est en direction du mont Grand Élan.

C’est une de ces pistes où les skieurs ont de la concurrence. Aujourd’hui, j’ai trouvé ses premiers 500 mètres tapés dur par une motoneige, et plus loin j’ai skié dans des traces de raquetteurs.

L’Élan commence par une longue ligne droite ascendante, derrière des maisons. Attention : il ne faut pas suivre cette ligne droite jusqu’au bout, mais plutôt bifurquer à droite quand on aperçoit une passerelle de bois qui enjambe un ruisseau.

La piste devient plus intéressante quand elle commence à gravir le mont Grand Élan, après nous avoir fait traversé une rue résidentielle. On passe alors à côté de ce drôle de barrage qui entrave le ruisseau dévalant la montagne.

À partir de là, on s’engage une longue montée qui nous fait gagner environ 150 mètres d’altitude en grimpant au flanc de la montagne ; mais c’est une montée en pente douce que j’ai trouvé agréable aujourd’hui, dans une belle couche de neige molle à peine tapée par un ou deux raquetteurs.

Mon objectif était d’arpenter la piste jusqu’à sa jonction avec la Johannsen, mais je me suis découragé tout juste avant. Pour la raison que voici...
J’en avais assez d’enjamber ou de contourner des arbres tombés à travers le sentier. Il y a du travail de scie mécanique à faire sur ce trajet.

Sur le chemin du retour, la descente du mont Grand Élan n’est pas particulièrement excitante ; mais je me suis quand même amusé à me «laisser aller» dans la longue pente douce qui constitue l’essentiel de la descente.

Isolée dans un secteur où plusieurs vieux sentiers de ski nordique ne sont plus praticables pour diverses raisons, la piste Élan n’est sans doute guère fréquentée par les skieurs. On n’a certes pas affaire à un «joyaux» des Laurentides, mais il y a une honnête randonnée à faire dans ce coin-là. 

21 novembre 2018

Première glisse montréalaise...

Grâce à la neige qui s'accumule depuis deux jours, fiston et moi avons pu faire aujourd'hui notre première sortie sur l'île de Montréal. 

C'était au parc du centenaire, à Dollard-des-Ormeaux; un îlot de verdure qui a l'avantage de posséder un petite colline artificielle où on c'est bien amusé à faire des descentes dans deux sentiers où la couverture de neige était étonnamment bonne.

Fiston était sur ses skis Altaï Hok long de 125 cm et j'étais sur mes Altaï Kom long de 162 cm. On fait une belle paire! 




18 novembre 2018

Dans la poudreuse sur la Gillespie

 Dans la vie, il faut vivre selon ses moyens… et ça s’applique aussi au ski !

Mes moyens physiques sont modestes en ce début d’année. Alors je m’étais fixé un objectif modeste pour ma randonnée d’aujourd’hui : parcourir la piste Gillespie entre Val-David et Val-Morin. 

 Longue d’environ 4  km, cette section de la Gillespie contourne par le nord le parc régional Val-David-Val-Morin.

J’ai bien aimé l’allez-retour que j’ai fait sur ce trajet pour plusieurs raisons. 

La première est totalement circonstancielle : incroyable à quel point il y a déjà de la neige dans les Laurentides : j’ai skié toute la journée dans de la belle poudreuse en «touchant le fond» quelques fois seulement.

J’ai aussi aimé le profil de ma randonnée. En partant de l’auberge du Vieux-Foyer comme je l’ai fait, la Gillespie commence par grimper longuement dans une colline, en traversant notamment le «Jardin du Précambrien», un genre de galerie d’art en plein air où on peut admirer quelques œuvres. 

On gagne environ 120 mètres d’altitude en grimpant la colline, puis on en perd une soixantaine quand on redescend de l’autre côté jusqu’au lac LaSalle.

Résultat : quand on fait l’allez-retour, le retour se passe pas mal plus vite que l’allez !

Sur le chemin du retour il a fallu que je dévale la colline en douceur aujourd’hui, parce que la couverture de neige reste assez mince ; mais cette longue descente doit être drôlement agréable dans des conditions idéales.

Dans ce secteur, la Gillespie est aussi très bien balisée et facile à suivre… comme le prouvent les nombreuses photos de panneaux de signalisation que j’ai prises aujourd’hui ! 

Pour toutes ces raisons, je pense que cette section de Gillespie constitue un bon terrain de jeu pour s’initier au ski nordique en terrain montagneux… ou pour faire une petite randonnée de remise en forme en début de saison ! 

J’ai fini ma sortie en prenant un café à l’auberge du Vieux-Foyer, un endroit où il faudrait bien que je finisse par passer une nuit. J’inscris ça à mon programme de l’hiver ! 

10 novembre 2018

Première tempête, première randonnée

On aura tout vu : j’ai commencé aujourd’hui ma saison de glisse en faisant du ski nordique.

Je m’attendais à démarrer ma saison sur une montagne de ski alpin ou dans un sentier entretenu dans le genre du P’tit train du Nord. Mais j’ai plutôt fait ça en me baladant sur des sentiers nordiques du réseau de Plein Air Sainte-Adèle.

J’étais avec mon copain des neiges Bris7 et on est parti de chez lui pour faire une boucle d’environ 8 km en passant par des pistes comme la Johannsen, la Pijac et les Oxford-Cambridge.

On a skié sur une vingtaine de centimètres de neige fraîche vraiment collante. Tellement collante que j’avais plus l’impression de marcher que de skier !

C’était du ski de fou : on a enjambé des arbres tombés, on a contourné des flaques d’eau, on a buté des roches, on est tombé sur le plat… mais c’était bon de se retrouver à nouveau sur des skis en forêt.

Aucun doute : il est encore un peu tôt pour faire ce genre de ski. Mais avec la tempête qu’on nous annonce pour mardi, la couverture de neige devrait vite s’épaissir !