23 février 2017

L'aventurier de la pente perdue


Aujourd’hui, je brûlais d’aller faire une randonnée de ski. Mais je savais que je ne disposais que de quelques heures avant que la pluie se mette à tomber sur la grande région de Montréal en milieu de journée.

Je me suis donc donné une mission express: aller jeter un œil à l’ancienne piste de ski alpin de l’Université de Montréal, qui se trouvait sur le flanc nord du mont Royal, derrière le stade de football de l’UDM, sur le sommet Outremont.   

C’est une randonnée que je mijotais depuis longtemps et qui, malgré les conditions de neige assez médiocre d’aujourd’hui, s’est passée exactement selon mon plan de vol… ou plutôt mon plan de glisse.

Je suis parti du boulevard du Mont-Royal en empruntant un sentier que j’avais repéré sur Google Map: le chemin de ceinture que la ville vient de compléter à grands frais pour permettre aux promeneurs de faire le tour complet du mont Royal.  

Comme son nom l’indique, c’est un chemin assez large qui semble bien fréquenté durant l’hiver. Long d’environ 1,5 kilomètre, il monte dans la montagne en formant des lacets à travers le bois Saint-Jean-Baptiste et mène à un belvédère situé au sommet de l’ancienne piste de ski alpin.
 
Cette piste de ski a fait glisser les Montréalais de 1944 à 1979. Les poteaux du remonte-pente et ceux qui soutenaient le système d’éclairage de la piste sont toujours en place. 

La pente est assez raide merci, officiellement interdite d’accès, mais quand même fréquentée par des skieurs et des planchistes. 

J’ai descendu prudemment jusqu’en bas, à cause des conditions difficiles, et j’ai vu qu’on avait même aménagé des sauts au milieu de la pente.   

Le bas de la pente est encore bien dégagé. Plus haut, par contre, des arbustes l'ont drôlement envahie.

Après ma visite, j’ai poursuivi ma route sur le chemin de ceinture qui descend du belvédère en décrivant deux épingles à cheveux dignes du Grand Prix de Monaco. 

Le chemin passe ensuite avant de passer sur une passerelle incurvée avant de traverser
un vaste promontoire dégagé avant de se terminer derrière l’École polytechnique. 

C’est là que j’ai rebroussé chemin pour retourner vers ma voiture que j’avais laissée dans une zone de stationnement «maximum 2h». Et c’est aussi là que la pluie s’est mise à tomber sur Montréal.  

J’espérais bien amusé dans les lacets que décrit le chemin de ceinture à travers le bois Saint-Jean-Baptiste. Mais finalement, ma descente a été plutôt lente et tranquille. 

N’empêche : dans la dernière longue ligne droite avant le boulevard du Mont-Royal, j’ai pris assez de vitesse pour me mettre à slalomer comme dans une piste de ski alpin. Belle façon de conclure une randonnée !

19 février 2017

Faire du ski au mont Gale


Beaucoup de potentiel. À revisiter après une bordée de neige, un jour de semaine plutôt que le week-end.   

Voilà mon rapport éclair à propos des deux randonnées de ski que j’ai fait en fin de semaine sur les sentiers du lac Gale à Bromont.

Il s’agit d’un fantastique réseau de sentiers tracés en montagne dont s'occupe l'organisme Les amis des sentiers de Bromont, et qui est surtout fréquenté par les marcheurs et les raquetteurs durant l’hiver.

Si c’était moi qui décidais, l’endroit serait plutôt réservé aux skieurs; parce que c’est sur une paire de skis qu’on peut le mieux profiter de l’abondance de relief qu’on y trouve. Mais bon, je peux tout de suite vous garantir que ça n’arrivera jamais !

Si ces sentiers ont autant de potentiel pour le ski, c’est parce qu’ils sillonnent le mont Gale, une petite montagne qui culmine à 350 mètres qui a déjà abrité un centre de ski alpin sur son flanc ouest jusque dans les années 70.

Du côté est, la montagne surplombe le spa Balnéa et le lac Gale. Depuis son sommet, on a d’ailleurs une vue saisissante sur le lac en contrebas, comme on le voit plus haut. 

J’ai grimpé jusque là lors de ma randonnée du samedi après-midi. Il faisait grand soleil. Le mercure était plusieurs degrés au-dessus de zéro. Et il y avait une quantité industrielle de promeneurs sur les sentiers. 

Résultat: les sentiers étaient assez piétinés merci et c’était presque impossible pour moi de profiter des descentes à cause de la circulation intense et des conditions de glisse peu favorables.

D’où mon envie de revisiter les lieux un jour de semaine, après une bonne chute de neige.

Cela dit, j’ai quand même fait une belle longue descente ce jour-là sur la piste G1, juste en bas du sommet de la montagne.

 
Le dimanche matin, le temps était gris et il y avait pas mal moins de monde sur les sentiers jusque vers 10h30. J’étais avec ma blonde qui étrennait ses nouveaux skis Hok et on a fait une excursion agréable sur le flanc ouest du mont même si les pistes étaient dans un état de décomposition avancée.

On a notamment fait une longue descente au bout du sentier G10. Et j’ai fait une incursion amusante dans la neige molle et humide, sur un sentier à l’abandon qui était sans doute une piste de ski alpin autrefois.

Il y a maintenant un développement immobilier sur le flanc ouest du mont Gale, mais n’empêche : il me semble qu’il y aurait du ski hors-piste dans le secteur où se trouvait autrefois l’ancienne station de ski.

J’ai déjà hâte de retourner explorer les lieux.  


18 février 2017

Du ski de fond à Bromont

Grosse nouvelle: il y a maintenant des sentiers de ski de fond entretenus à Bromont. 

C’est, à moins que je me trompe, une nouveauté de cet hiver. Qu’on doit à l’organisme Les Amis des sentiers de Bromont.

J’ai fait mes premiers pas alternatifs sur ce nouveau réseau aujourd’hui, en faisant une randonnée dans le secteur du parc équestre où se sont déroulées les épreuves d’équitation des Jeux olympiques de Montréal.

On trouve dans ce secteur environ deux kilomètres de pistes tracées pour le classique et le pas de patin, en terrain plat et découvert.

Le point d’accès à ces sentiers se trouve sur la rue Des Carrières où il y a un petit stationnement. De là, une piste linéaire mène à une grande boucle qui nous fait passer à proximité du stade équestre où trône encore le logo des jeux de Montréal. 

J’étais avec ma blonde et on a beaucoup aimé notre excursion même si elle a été de courte durée.

Les jours de grand vent, par contre, ça doit être un peu moins plaisant de se balader sur ces sentiers qui sont très exposés.    

Mais au grand soleil, avec le thermonètre au-dessus de zéro, c’était très agréable de glisser dans cette vaste prairie d’où on a une très belle vue sur la montagne de Bromont. Surtout que le traçage était impeccable… si on oublie les traces de sabots laissées par des cavaliers sans scrupule.

J’ai dit plus haut qu’on skiait en terrain plat, mais ce n’est pas tout à fait vrai. On parcourt plutôt de très longs faux plats où on file allègrement… quand la pente joue en notre faveur.

Cette boucle du centre équestre est reliée par une bretelle à la pièce maîtresse du nouveau réseau bromontois : la «ceinture de randonnée», une piste à usages multiples où on trace maintenant des sillons pour les skieurs.

C’est une boucle de 15 kilomètres qui permet de faire le tour de la montagne de ski alpin de Bromont.

Cette boucle-là doit être plus vallonnée parce que le sentier serre d’assez près la montagne. Ce sera ma prochaine randonnée à Bromont ! 

16 février 2017

Le sommet du mont Rougemont

45 minutes de montée, 15 minutes de descente.

Voilà comment je peux vite résumer ma randonnée d’aujourd’hui. Une sortie en montagne qui m’a amené jusqu’au sommet du mont Rougemont.

C’est une ascension d’à peu près 275 mètres qu’on fait par ce que les gens du coin appellent le «sentier de la croix».

C’est le chemin d’accès à l’antenne de télécommunication qui se trouve au sommet de la montagne. D’après les infos que j’ai glanées sur Internet, il ne s’agit pas d’un sentier «officiel». Mais les randonneurs en tous genres y sont tolérés tant qu’ils restent sur le parcours d’environ trois kilomètres conduisant au sommet de la montagne.

Faut juste pas se laisser décourager par la grosse pancarte se trouvant à l’entrée…

Pour trouver cette entrée, il faut se rendre jusqu’au bout du chemin du Moulin, sur le versant sud-ouest de la montagne. Il y a là une érablière avec un propriétaire assez gentil pour laisser les visiteurs utiliser le stationnement de son établissement. On lui dit un gros merci.

Au départ, on progresse sur un chemin aussi large qu’une route de campagne. Mais plus on monte et plus le trajet ressemble à un sentier en forêt.
La montée est constante, mais ne devient jamais vraiment éprouvante. Dans le dernier kilomètre, le sentier grimpe en lacets et l’inclinaison reste toujours assez modeste. 

Mais bon, j’étais quand même content quand un détour du sentier m’a révélé que j’approchais de mon objectif.
Même s’il avait neigé dans la nuit, le sentier était déjà pas mal damé par le passage de marcheurs et de raquetteurs. Normal : il y avait bien une dizaine de voitures dans le stationnement à mon arrivée. Pas mal pour un jeudi après-midi.

À tout le moins, je suis passé avant le premier véhicules à moteur. Les motoneiges et les VTT se promènent aussi sur ce sentier. Voilà pourquoi on a intérêt à faire cette randonnée quand il vient juste de neiger si on souhaite éviter sur de la neige aussi dure que du béton. 

Il m’a fallu à peu près 45 minutes pour atteindre le sommet, où ce hangar flanquant la tour de télécommunication s’est chargé de me dire «Hell-o»…

La vue est splendide du sommet où on se trouve à 350 mètres d’altitude. C’est l’avantage des collines montérégiennes. Comme elles sont isolées dans les plaines du Saint-Laurent, le regard porte loin depuis leur sommet.

J’ai trouvé la redescente assez aisée. Il restait un peu de poudreuse sur les bords du sentier où j’ai eu beaucoup de plaisir à me laisser aller en exécutant des virages télémark pour me ralentir. Pas de sensations fortes, donc. Mais beaucoup de sensations faibles très agréables.

Il faut dire que j’essayais de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Il doit y avoir moyen de dévaler la montagne beaucoup plus vite.

Je me demande maintenant s’il y a moyen de faire le même genre de randonnée sur d’autres collines montérégiennes. 

 

13 février 2017

Le sommet du mont Rigaud

 
Profiter d’une bonne bordée de neige pour grimper au sommet d’une montagne puis la redescendre en slalomant dans la poudreuse, ça me semble la façon ultime de faire du ski de randonnée.

Bonne nouvelle : on peut faire ça au mont Rigaud, à petite échelle, en empruntant les sentiers qui partent du Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes et mènent au sommet de cette colline dominant de 120 mètres la plaine environnante.

«Emprunter» est vraiment le bon verbe parce qu’on «emprunte» ces sentiers aux raquetteurs qui sont nombreux à fréquenter les lieux. Voilà pourquoi il vaut mieux se lancer à l’assaut de la montagne après une bordée de neige. Sinon, le trajet est battu à mort par les raquetteurs et la glisse est pas mal moins agréable… et carrément périlleuse quand on redescend du sommet.

C’est aussi une randonnée qu’il faut faire avec des skis à carres de métal aux pieds. Idéalement courts et larges, pour flotter dans la neige molle et se faufiler dans les lacets des sentiers de raquette.  

Toutes ces conditions étaient réunies aujourd’hui pour mon excursion. Il était tombé une quinzaine de centimètres la veille et j’avais mon matériel tout-terrain: mes bottes Scarpa T4 et mes skis Kom fabriqués par Altaï Ski.

La randonnée commence sur le chemin du Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, qui se trouve juste derrière le Collège Bourget. Je l’ai gravi à pied aujourd’hui parce qu’il était très enneigé. Parfois, il faut plutôt monter à pied.

Ensuite, on s’engage sur le sentier qui grimpe dans la montagne en passant sur cette passerelle et en longeant cette ruine qui me donne toujours l’impression d’entrer dans un film d’Indiana Jones. 

C’est tout ce qui reste du convoyeur qu’on avait construit pour exploiter le champ de guérets qu’on trouve à proximité. Ce sont de grosses roches rondes créées par l’érosion glaciaire qui servaient notamment comme remblais de chemin de fer.  

Le sentier louvoie au bord d’un ruisseau au départ, puis se redresse et devient très agréable à skier quand la neige est bonne. 

Aujourd’hui, seulement deux ou trois raquetteurs m’avaient précédé et la montée en pente douce était fantastique. 

La montée se corse un peu plus, quand on arrive à une intersection située sous une ligne électrique. Pour continuer vers le sommet, il faut prendre le sentier qui grimpe à droite.

Aujourd’hui, j’ai passé pas mal de temps à descendre et surtout remonter dans cette ligne électrique où il y a une piste fréquentée par les motoneigistes.

Personne n’était passé là aujourd’hui et je suis descendu dans la poudreuse jusqu’au genou sans vraiment prendre de vitesse et sans vraiment m’amuser non plus. Mais au moins, j'ai fait de jolies traces…

J’ai ensuite repris l’ascension par le sentier en lacets qui mène au sommet. Ça monte raide dans ce bout-là, mais on a seulement une centaine de mètres à franchir pour atteindre le sommet où il y a une croix et une plateforme d’observation.

J’ai vécu le meilleur moment de ma randonnée quand je suis redescendu du sommet en slalomant dans le sentier par où j’étais monté. Dans l’épaisse couche de neige fraîche, j’ai filé d’une traite jusqu’à l’intersection sous la ligne électrique sans tomber ni perdre le contrôle.

Cela dit, je me suis presque autant amusé en explorant pour la première fois un sentier qui contourne le champ de guérets et le Sanctuaire Notre-Dame avant de redescendre la montagne et d’aboutir à ce portail, près de l’endroit où j’avais laissé ma voiture.

Ce sentier est carrément tortueux, mais skiable. Il traverse une forêt de conifères extraordinairement fournie. Par moment, on se sent presque à l’intérieur tellement la forêt est dense. Et comme il y a beaucoup de roc dénudé, on a l’impression d’être dans les Rocheuses.

En prime, on a droit à une belle descente qui nous mène jusqu’au portail marquant l’entrée du sentier. Belle façon de terminer une randonnée.

J’ai déjà hâte de repasser par là… au lendemain d’une autre tempête.   

11 février 2017

Le sentier des Orphelins

 
Les skieurs devraient-ils abandonner le sentier des Orphelins aux raquetteurs et aux «fatbikers»? 

C’est la grande question que je me pose à propos du sentier des Orphelins, une piste à usage multiple que je suis allé découvrir aujourd’hui à Wentworth-Nord, tout juste à l’ouest de Morin-Heights. 

Ce sentier-là est particulier. Il est travaillé mécaniquement comme un sentier de ski de fond, mais sans qu’on y trace de sillons pour les skis. Alors on y fait du drôle de ski, à mi-chemin entre le ski de fond sur piste tracée et la randonnée nordique.

En fait, on dirait que ce sentier s’adresse avant tout aux adeptes du vélo-neige puisque le travail de traçage crée une piste parfaite pour ces véhicules. Mais on peut aussi y faire de la raquette sur neige durcie et du ski qui m’a laissé plus perplexe que ravi.

Ce sentier-là n’est pas facile à localiser. Il faut laisser sa voiture dans un stationnement au bout du chemin Newaygo, traverser le lac Saint-François-Xavier en empruntant le Corridor Aérobique puis monter la rue Mount pour trouver l’entrée de la piste, juste à côté d’une résidence privée.

De là, le sentier des Orphelins serpente en terrain montagneux sur 5,3 kilomètres en passant près d’un refuge tout juste avant de se terminer au Corridor Aérobique qui est maintenant entretenu pour le ski de fond sur le territoire de Wentworth-Nord. 

Une fois en piste, j’ai d’abord été ravi. Il y avait quelques centimètres de nouvelle neige sur le fond durci créé par l’engin d’entretien et ça glissait très bien. Surtout que le sentier lui-même est superbe, vallonné à souhait, bien aménagé et complètement isolé de la civilisation.

J’ai fait du bon ski dans la poudreuse jusqu’au refuge Les Urubus.

Pour s’y rendre, il faut laisser le sentier des Orphelins et emprunter le sentier du Belvédère qui lui aussi est travaillé mécaniquement.

Le refuge est un drôle de «chalet en toile» bien situé au sommet d’une colline. C’est là que j’ai mangé mon lunch. Et c’est là aussi que j’ai croisé le préposé à l’entretien qui faisait sa tournée de damage.

Mon expérience de ski a complètement changé après ça. Retournant vers ma voiture par le sentier des Orphelins, j’ai d’abord skié pendant plus de deux kilomètres sur du «corduroie» digne d’une pente de ski alpin. Ça aussi, c’était pas mal agréable, même après que j’aie eu croisé un duo de raquetteurs qui avaient laissé derrière eux de légères traces sur «mon» corduroie.

Bref, à ce moment-là, j’étais encore ravi. Mais ça n’a pas duré jusqu’à la fin.

Le problème, c’est qu’un groupe de «fatbikers» avaient sacré une méchante volée aux deux derniers (ou plutôt premiers) kilomètres du sentier.

Ce sont surtout les pentes qui en avaient pris pour leur rhume. Les roues des vélos y avaient creusé de profondes ornières et les conducteurs avaient creusé des trous encore plus profonds là où ils avaient mis pied à terre pour pousser leurs montures.

C’était tellement pénible de skier là-dedans que je suis passé de «ravi» à «perplexe»  en l’espace de deux kilomètres.

Voilà pourquoi je me demande si le partage du sentier des Orphelins peut fonctionner pour les skieurs.

Avec les raquetteurs, ça m’a l’air d’aller. La piste est tellement bien damée par l’engin d’entretien qu’ils marquent à peine la surface. 

Avec les vélos, par contre, c’est une autre histoire si je me fie à ce que j’ai vu aujourd’hui.

Chose certaine, même si j’ai fait du très bon ski pendant 85% de ma randonnée aujourd’hui, j’hésiterais à envoyer quelqu’un skier à cet endroit, de crainte qu’il tombe sur des ornières et des trous.  

Mais bien sûr, c’est difficile de trancher la question en me fiant à ma seule visite. Alors n’hésitez pas à ajouter votre grain de sel à ce texte si vous connaissez l’endroit. 

 

05 février 2017

Le parc Doncaster, la Létourneau et la Johannsen-Est

 
Il m’est arrivé quelque chose d’inattendu durant ma randonnée à Sainte-Adèle aujourd’hui : j’ai croisé des participants à la Traversée des Laurentides qui arrivaient de Sainte-Agathe et terminaient leur périple de 185 kilomètres de ski nordique à travers les Laurentides.

Je leur lève ma tuque parce que c’est incroyable de parcourir une telle distance en quatre jours. Je n’aurai jamais ça dans les jambes ! 

En voici un croqué en pleine action...

Mon programme d’aujourd’hui était plus modeste : faire une randonnée sur les pistes Létourneau et Johannsen-Est en partant du parc de la Doncaster, un endroit que je n’avais jamais visité auparavant. 

Quand il m’a vu arrivé avec mes skis, le préposé à l’accueil du parc a commencé par me dire que ses sentiers étaient réservés à la raquette. Mais quand je lui ai expliqué que je venais prendre la Létourneau, il m’a laissé en me précisant que c’était gratuit pour moi ! 

Long de deux kilomètres, le sentier Létourneau part du relais du Père Eddy, sur le P’tit Train du Nord, et traverse le parc Doncaster avant de rejoindre d’autres pistes de ski nordique entretenues par Plein Air Sainte-Adèle

Comme je suis arrivé au parc autour de midi, j’ai commencé par descendre dîner au relais du Père Eddy, qui est plus pimpant que jamais ainsi peint en bleu. 

Attention si vous faites pareil : la piste nous réserve une descente assez intense et technique juste avant de déboucher sur le P’tit Train du Nord. 

C’est le passage le plus difficile sur la Létourneau qui est relativement placide pour une piste de ski nordique des Laurentides. 

Bien sûr, pendant qu’on traverse le parc Doncaster, il faut bien sûr composer avec les ravages des raquetteurs qui «oublient» d’éviter de piétiner la trace des skieurs. Mais au moins, ils ont l’air de respecter cette borne marquant la limite du parc. 

Un peu plus loin, la Létourneau rejoint la Johannsen-Est que j’ai prise en direction sud pour me diriger vers mon objectif de la journée : une colline haute de 350 mètres que j’avais repérée sur la carte des sentiers de Plein-Air Sainte-Adèle.

La Johannsen-Est passe par le sommet de cette colline et j’espérais y faire deux bonnes descentes excitantes. 

J’ai plutôt trouvé deux descentes exigeantes. Du côté sud de la colline, ça descend assez longtemps, mais il faut négocier un virage à angle droit peu commode. Et du côté nord, la descente est abrupte et coupée de deux virages très serrés.   

Je ne pense pas que j’aurais réussi à dévaler ces deux descentes-là sur mes skis nordiques ordinaires. Mais sur mes skis Kom courts et larges, j’ai pu m’en tirer sans problème. 

J’ai rebroussé chemin un peu après la colline, quand la Johannsen-Est donne sur une rue et un lac que j’ai préféré ne pas traverser. Et il m'a fallu à peu près 45 minutes pour revenir au poste d'accueil du parc Doncaster. 

J’ai fait une belle randonnée. Mais si c’était à refaire, je chausserais plutôt mes skis nordiques ordinaires, qui me semblent mieux convenir au relief du secteur. Quitte à éviter ma fameuse colline ! 

Chose certaine, c'est un plaisir de se balader dans ce coin-là. Comme partout sur le territoire de Sainte-Adèle, les sentiers de ski sont bien balisés et on trouve des cartes du réseau à presque toutes les intersections. 

 

04 février 2017

En classique à Rawdon

 

Suis-je las du ski de fond sur pistes tracées ? 

C’est la question existentielle que je me suis posée en arpentant les sentiers travaillés mécaniquement de la Tournée des Cantons de Rawdon aujourd’hui.
 
Il faut dire que les conditions étaient loin d’être idéales. Il faisait gris. Il ventait. Et les pistes serpentant sur le club de golf de Rawdon et dans la forêt s’étendant au-delà auraient eu besoin de neige fraîche pour être agréables.

Un peu plus tôt cette année, j’ai adoré la randonnée de ski nordique que j’ai faite dans le secteur non entretenu de ce réseau de sentiers. Aujourd’hui, sur ses pistes entretenues, le charme a moins opéré. 

D’abord parce qu’il s’agit de sentiers faciles qui ne sont pas particulièrement excitants. Et ensuite parce que c’était une journée où ce genre d’étroites pistes entretenues avec de l’équipement léger ne sont jamais au mieux de leur forme.

Presque partout, les sentiers étaient râpés et les sillons avaient presque disparu. Alors on skiait cahin-caha et il fallait pousser le chasse-neige au maximum pour garder le contrôle dans à peu près toutes les descentes.


Dans un centre payant, j’aurais râlé. Mais comme on a plutôt affaire à un réseau où l’accès est gratuit et qui est entretenu par un comité de bénévoles, c’est moi que je blâme : j’aurais dû choisir une meilleure journée pour visiter l’endroit.

Le plus frustrant, c’est qu’il y avait une belle couche de poudreuse à l’extérieur du parcours. Mais avec mes skis étroits, il n’y avait pas moyen d’en profiter.

En partant du club de golf de Rawdon, où il y a un resto où on peut manger et aussi louer des skis, on commence par arpenter les allées du parcours de golf. Mais comme celui-ci est valloné et boisé, ce n’est pas trop désagréable.


Ensuite, on descend au fond cette ancienne carrière qui forme un paysage inusité. De mémoire, c'était ma première descente dans une carrière en carrière.

C’est dans la forêt où on s'enfonce par la suite qu’on a fait notre meilleur ski de la journée.

On a d’abord eu droit à un assez long faux plat où des sillons plus frais avaient été tracés en bordure du sentier. Et plus loin, la piste passe à travers une plantation de pins très jolie à voir.  


Il y a un peu de relief dans ce secteur-là, mais on pouvait difficilement en profiter aujourd’hui à cause des conditions. On descendait plutôt en mode «survie». 

N’empêche : on peut sûrement faire une belle promenade dans ces sentiers quand ils sont en meilleur état. Le parcours est bien balisé et a le mérite de nous amener à la découverte d’un environnement diversifié.   

 

02 février 2017

Du hors-piste au mont Royal


Gros skis + mont Royal = gros fun.

C’est par cette formule que j’ai le goût de vous résumer l’excursion de ski hors-piste que j’ai fait aujourd’hui sur le mont Royal, avec mes gros skis de télémark plutôt que mes étroits skis classiques.

Désertant les pistes entretenues, j’ai plutôt exploré les sentiers de marche et de raquette pour trouver de bonnes descentes à me mettre sous les skis et j’ai eu un fun noir dans la neige blanche.   

Les conditions étaient excellentes pour faire ce genre de ski aujourd’hui. Là où personne n’était passé, un cinq centimètres de poudreuse recouvrait une croûte formant un excellent fond. Mes skis mordaient là-dedans et je tournais comme je voulais. 

J’ai notamment fait une belle descente dans ce sentier en pente officiellement fermé pour l’hiver

Ce chemin était très piétiné, mais il débouche sur une clairière où il y avait de la belle neige vierge dans laquelle je  suis descendu jusqu’au bord de l’avenue Cedar. 

Plus haut dans la montagne, j’ai exploré les nombreux sentiers de raquettes et de marche qui sillonnent le sommet où se trouve un kiosque à pique-nique en pierres surplombant la maison Smith.

Il y a quelques courtes descentes à faire dans ce coin, et c’est agréable d’errer dans ce labyrinthe de petits sentiers plus ou moins officiels.
Il me reste d’autres secteurs du mont Royal à explorer sur mes gros skis. J’aimerais notamment aller voir l’ancienne pente de ski alpin qui se trouve derrière l’université de Montréal, du côté nord de la montagne. Paraît qu’on peut encore y faire de bonnes descentes.