30 décembre 2016

Lake Louise en mode ski de fond

Beaucoup de Québécois vont dans les Rocheuses pour faire du ski alpin dans la poudreuse. Moi aujourd’hui, j’ai plutôt eu le plaisir de faire du ski de fond dans de la poudreuse fraîchement tombée sur la région de Lake Louise.

Pendant toute ma randonnée, j’ai fait la «première trace» dans les pistes que j’ai empruntées. Dans un bon cinq centimètres de neige fraîche recouvrant des sillons bien tracés.

J’ai vécu ce beau moment sur les sentiers de la rivière Pipestone, à deux pas du village de Lake Louise. Trois pistes forment à cet endroit un mini réseau qui m’a totalement conquis.  

 
Le beau soleil et la neige fraîche ajoutaient de la magie, bien sûr. Mais les sentiers de la rivière Pipestone sont aussi en plein dans mon genre: étroits, vallonnés et taillés dans un magnifique coin de nature.

Comme ç’a l’air d’être souvent le cas dans le parc national de Banff, on skie la plupart du temps entre deux murs d’immenses conifères. Mais on traverse aussi quelques éclaircies où le regard porte loin.

Il y a plusieurs sentiers de ski de fond dans le secteur de Lake Louise, mais je pense avoir frappé le gros lot en parcourant ceux de la rivière Pipestone. En terminant ma randonnée, j’ai d’ailleurs croisé une skieuse d’origine québécoise qui avait l’air de bien connaître le coin et qui m’a dit que ces pistes-là étaient ses préférées dans le secteur.

Après cette randonnée magique, je suis allé faire un tour du côté de l’hôtel Château Lake Louise où il y a un autre petit réseau de sentiers que j’ai à peine eu le temps d’explorer. Surtout que j’ai perdu du temps à batifoler sur le lac Louise… 
 
 Fiston oblige, j’ai aussi fait du ski alpin pendant que j’étais dans les Rocheuses. Et c’est tant mieux parce que ça m’a permis de vivre une expérience impossible à vivre au Québec. Je vais me souvenir longtemps de l’extraordinaire poudreuse et de l’encore plus extraordinaire achalandage qui nous attendait à la station Sunshine Village. Et je vais me souvenir longtemps du panorama ensoleillé qu’on a découvert au sommet de la station de Lake Louise.

Côté ski de fond, le bilan est plus nuancé. Disons que mon voyage en Alberta m’a surtout fait réaliser à quel point le Québec est un paradis du ski de fond. Plusieurs joyaux du ski de fond québécois sont tout simplement sans pareil ailleurs en Amérique du Nord.

Je pense au mont Royal, où on peut faire du ski de fond en montagne au beau milieu d’une métropole. Je pense à la région des Laurentides, à sa myriade de centres de ski de fond et à ses villages reliés par le P’tit Train du Nord et plusieurs pistes d’arrière-pays. Je pense aux énormes réseaux de sentiers du mont Sainte-Anne et du parc de la Gatineau. Et je pense à tous ces comités de bénévoles qui tiennent à bout de bras des réseaux de sentiers où j’enverrais sans hésiter n’importe quel touriste, dans des localités comme Charlesbourg, Richmond, Les Éboulements, L’Islet et Sainte-Catherine-de-Hatley, pour nommer ceux qui me viennent en premier à l’esprit.

29 décembre 2016

Banff en mode ski de fond

Trop de sentiers, pas assez de journées.

Voilà le beau problème auquel je suis confronté pendant ma semaine dans les Rocheuses albertaine. Une semaine où j’ai aussi promis à mon fiston de faire deux fois du ski alpin, aux stations de Sunshine Village et à Lake Louise.

Pressé par temps, limité par le manque de neige rendant plusieurs sentiers impraticables, j’ai angoissé longtemps à propos de ce que j’allais faire sur mes skis de fond. Mais ç’a valu la peine puisque j’ai fait deux belles randonnées dans les environs de Banff.

Faire du ski de fond dans le parc national de Banff, c’est un peu comme faire du ski de fond dans le parc de la Gatineau. Plutôt que de visiter un centre de ski de fond, on se rend en voiture à des stationnements servant de points d’accès aux sentiers.

Hier, arrivé à Banff vers midi, j’ai commencé par aller jeter un œil sur les sentiers plus populaire en ville : les pistes qui longent les deux rives de la rivière Spray, tout juste au sud du centre-ville, derrière le célèbre Banff Spring Hotel. Pour atteindre le point d’accès à cette piste, il faut d’ailleurs passer sous l’arche de l’hôtel et poursuivre sa route jusqu’à un stationnement gratuit planqué derrière des stationnements payants. 

Les sentiers Spray River West et Spray River East forment une boucle de 11 kilomètres. Ils sont reliés par un pont enjambant la rivière où on trouve aussi un petit abri à trois côtés où on peut manger son lunch, confortablement installé bien au froid. 
Ces pistes-là sont populaires parce qu’elles sont peu accidentées et faciles. Du côté ouest, là où j’ai fait ma randonnée, la piste serpente dans une épaisse forêt de conifères.

Le tracé suit la rivière Spray, mais on est quand même très loin de celle-ci. Le cours d’eau coule en effet au fond d’une vallée très escarpée, une bonne centaine de mètres en contrebas du sentier de ski. La vue sur la rivière est saisissante. Dommage que j’ai oublié de la prendre en photo ! 

Après cette sortie agréable mais assez peu excitante, j’avais envie de faire du ski plus «montagnard». Et c’est exactement ce que j’ai trouvé aujourd’hui sur la Redearth Trail, une piste qui se trouve à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Banff et à laquelle on accède en passant par ce portail empêchant les animaux de sortir de la forêt. 
J’ai tellement aimé cette piste que j’y fais deux randonnées. Une, plutôt courte, en famille, le matin. Et une autre en solitaire, dans l’après-midi, parce que j’avais le goût d’en voir plus. 

Suivant le ruisseau Redearth, cette piste se faufile entre deux très hauts sommets, Copper Mountain et Pilot Mountain, alors plus on s’enfonce en forêt et plus on prend de l’altitude. Contrairement à la plupart des pistes de ski du parc national de Banff, c’est un étroit sentier tracé à une seule voie où on fait du ski éprouvant à l’allez et excitant au retour.

Lors de ma deuxième sortie, j’ai fait à peu près sept kilomètres avant de rebrousser chemin au moment où le sentier descend vers le ruisseau Redearth qu’elle enjambe en empruntant une petite passerelle.

Sur cette piste aussi, on est presque toujours dans une épaisse forêt de conifères. Mais on croise aussi deux étroits couloirs d’avalanche d’où on a une vue extraordinaire sur les deux sommets flanquant le sentier.  

Voilà le genre de randonnée qui justifie un voyage en Alberta !
 

27 décembre 2016

Canmore Nordic Centre

Avez-vous déjà eu l’impression de ne pas être à la hauteur du sentier où vous skiez ?

C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui, au Canmore Nordic Centre, l'endroit où ont eu lieu les compétitions de ski de fond des Jeux olympiques de Calgary en 1988.

Eh oui, je suis rendu en Alberta. Pour une semaine de ski dans les Rocheuses canadiennes. Et j’ai donc fait mes premiers pas alternatifs dans la province de Stephen Harper à Canmore, dans un centre de ski de fond que j’ai trouvé à la fois impressionnant et un brin rébarbatif.  

L’impressionnant, ce sont les pistes de course du centre, conçues spécialement pour épuiser les skieurs de calibre olympique. Des pistes qui montent et descendent comme des montagnes russes, et où je me suis senti un peu ridicule à glisser tranquillement sur mes skis classiques alors que je me faisais allégrement dépasser par des pros du pas de patin. 


 Si jamais vous visitez l’endroit, je vous recommande les pistes de course qui se trouvent en contrebas du pavillon d’accueil du centre. Elles serpentent dans une épaisse forêt et je les ai trouvées plus excitantes et moins humiliantes que celles qui surplombent le pavillon d’accueil, où on skie plus à découvert.

Qu’est-ce qu’on peut reprocher à un centre de ski de fond conçu pour accueillir l’élite internationale ? Justement d’être avant tout conçu pour accueillir l’élite internationale plutôt que les «touristes» dans mon genre.

 L’immense stadium où on prend le départ est spectaculaire, mais très exposée aux vents. Toutes les pistes que j’ai faites étaient très larges et pas spécialement coquettes – si on fait abstraction de l’extraordinaire panorama que forment les montagnes tout autour du centre. 


La piste la plus touristique est la «Banff Trail», qui passe par un refuge chauffé d’où la vue est superbe. Mais ce sentier-là aussi est aussi large qu’une autoroute et plutôt plat. Bref, rien de très excitant. 

Bien sûr, je suis loin d'avoir vu toutes les pistes du centre. Plusieurs étaient fermées pour cause de manque de neige lors de mon passage. Et celles qui étaient ouvertes étaient recouvertes de neige artificielle. Le centre possède en effet toute une batterie de canons à neige dont il se sert allègrement pour ouvrir ses principaux sentiers.  On en n'est pas encore là au Québec!


24 décembre 2016

Sortir des sentiers battus au mont Arthabaska

 Je me suis offert aujourd’hui un bien beau cadeau de Noël: une randonnée de découverte et d’aventure sur le mont Arthabaska par une journée où il neigeait à plein ciel sur cette petite montagne qui surplombe Victoriaville.

Je suis arrivé tôt sur place et j’ai commencé par faire ce que je fais toujours au parc du mont Arthabaska: une sortie de ski de fond classique dans ses pistes entretenues. Ensuite, après un petit lunch du midi au bistro se trouvant au sommet de la montagne, j’ai enfilé mes gros skis de télémark sauvage et j’ai passé l’après-midi à courir les sentiers habituellement fréquentés par les marcheurs et les raquetteurs. 

En partant du pavillon du sommet, j’ai fait une longue boucle qui m’a permis d’explorer les flancs est et ouest de la montagne.

Du côté est, j’ai commencé par grimper jusqu’à la croix décorant le sommet par un sentier de vélo de montagne. Puis j’ai exploré un enchevêtrement de sentiers dans le même genre descendant jusqu’à la limite du parc. Et j’ai fini par descendre tout en bas de la montagne par une piste de marche et de raquette appelée le Sentier des Trotteurs.

Ensuite, je suis passé du côté ouest de la montagne via une autre piste de marche et de raquette, le sentier 4 Saisons.

C’est sur ce sentier que j’ai vécu mon meilleur moment de la journée : une des montées les plus difficile que j’ai eu l’occasion de faire. Le sentier 4 Saisons grimpe en effet la face la plus abrupte du mont Arthabaska en effectuant une série de lacets.

Comme la neige qui tombait était humide et collante, j’ai réussi à grimper là-dedans sur mes gros skis à écailles. Pas sûr j’y serais arrivé dans d’autres conditions.

Si cette montée est si abrupte, c’est qu’elle se trouve dans le «pitch» de l’ancienne pente de ski alpin du mont Arthabaska dont le tracé est encore visible. 

Ça ne paraît pas tellement sur ma photo, mais la descente est très à pic. Tellement que je ne vois pas le jour où j’aurai le courage de me lancer dans cette descente qui paraît pourtant encore praticable.

Je ne sais pas si c'est bien vu de faire du ski dans les sentiers de marche et de raquette, même avec des gros ski hors-piste. Mais je l'espère parce que le mont Arthabaska se prête extraordinairement à ce genre de ski de brousse.

22 décembre 2016

Lâché lousse au parc du centenaire

J’y suis allé de reculons, mais je me suis bien amusé finalement.

Voilà comment je peux vous résumer la sortie que j’ai faite aujourd’hui au parc du Centenaire à Dollard-des-Ormeaux.

On trouve dans ce grand espace vert entourant un lagon artificiel un grand total de 4 kilomètres de pistes de ski de fond. Mais j’ai quand même trouvé le moyen d’y passer presque deux heures à glisser sans jamais m’ennuyer.

Ce qui m’a aidé, c’est que je skiais dans trois ou quatre centimètres de nouvelle neige tombée dans la journée. La glisse était donc excellente non seulement dans les pistes de ski, mais aussi dans les sentiers de marche, ce qui m’a permis de prolonger ma randonnée.


J’ai été surpris de constater que les pistes de ski de ce parc urbain sont entretenues mécaniquement. Aujourd’hui, sous la neige fraîche, je voyais que ces sentiers avaient été damés. Il n’y avait pas de sillons, par contre. Mais j’ai vu près du pavillon d’accueil du parc un engin d’entretien menu d’un traceur de sillon. Alors j’imagine que les pistes sont damées et tracées quand la couverture de neige est assez épaisse.

Il ne faut toutefois pas s’attendre à un parcours parfait. Si je me fis à ce que j’ai vu aujourd’hui, les marcheurs empruntent les sentiers de ski. Et à certains endroits, faute de place, le trajet des skieurs se confond avec celui des marcheurs.

Le parc a aussi l’avantage d’abriter deux petites «montagnes» artificielles.

La plus haute doit bien faire une vingtaine de mètres de haut. Je m’y suis longtemps amusé aujourd’hui, parce qu’on y trouve quelques courts sentiers, des descentes et plusieurs couloirs de tobbogan. Comme j’étais seul sur le buton, j’ai pu m'amuser là-dedans sans risquer de faire mal à personne.

Située de l’autre côté du lac, la plus petite montagne fait une dizaine de mètres. Mais on peut aussi y faire trois ou quatre descentes amusantes par des sentiers pédestres.

Je suis rentré à la maison ravi de ma randonnée urbaine. Mais comme c’était ma cinquième randonnée de suite sur l’île de Montréal, je me sens mûr pour prendre le bois ! 


19 décembre 2016

Du ski de brousse au parc Terra-Cotta

Des gros skis à carres de métal, c’est fait pour partir en longue randonnée dans des pistes sauvages de l’arrière-pays. Mais ça peut aussi servir à faire du ski relativement agréable dans les sentiers tapés par les marcheurs, dans un parc montréalais.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui au parc Terra-Cotta, à Pointe-Claire. C’était une mission d’exploration, puisque le parc ne possède pas de vrais sentiers de ski. Et j’ai quand même fait une randonnée correcte… que j’aurais toutefois trouvée pénible si j’avais eu mes étroits skis de fond aux pieds.

Le parc Terra-Cotta est un îlot boisé de 40 hectares qui est remarquablement sauvage pour un parc montréalais. C’est une ancienne carrière d’argile où la nature a repris ses droits et où il y a environ cinq kilomètres de sentiers visiblement très fréquentés par les marcheurs et les raquetteurs.  



Le parc est petit, mais plutôt intéressant. Il est traversé par deux ruisseaux coulant dans des ravins qui créent un peu de relief. On y trouve aussi une petite clairière semée d’herbes hautes. Et du côté sud, le parc se termine sur un coteau haut de quelques mètre. 

Dommage qu’on ne puisse pas profiter de cet élément de relief en ski. Quant aux ravins, quand on descend dedans il faut composer ce genre d’obstacle...

J’ai dévalé cet escalier sans me planter et ç’a été le moment le plus excitant de ma randonnée. N’empêche: règle générale, escalier et ski de fond ne font vraiment pas bon ménage.

Pour faire du ski agréable au parc Terra-Cotta, il faudrait y aller en pleine tempête, question de devancer les marcheurs et de glisser dans la neige vierge. Est-ce que ça vaudrait la peine ? Pas vraiment, bien sûr. Mais je suis quand même content d’avoir découvert cet espace vert qui ne ressemble à aucun autre sur l’île de Montréal. 

13 décembre 2016

Les berges de Lachine


Ça y est, ma saison de ski de fond est lancée.

Comme j’ai déménagé à Lachine cet été, j’ai voulu démarrer mon hiver en testant la «glisse locale». Alors je suis allé faire une randonnée sur le bord du lac Saint-Louis, dans mon nouveau patelin.

Dans l’après-midi, j’ai skié dans l’ouest de Lachine en suivant grosso modo la piste cyclable et les sentiers pédestres qui relient le chapelet de parcs bordant le lac Saint-Louis dans ce coin-là. C’est le secteur bucolique de Lachine et la vue sur le lac est superbe.

Je pensais me faire un chemin dans la nouvelle neige tombée hier. Mais non, au moins un skieur était déjà passé par là avant moi. Alors j’ai pu profiter de ses sillons.

Le soir, pendant que mon fils suivait son cours d’athlétisme au collège Sainte-Anne, je suis allé faire une autre balade du côté est de Lachine.

C’est le secteur des restos et des écluses de Lachine, alors c’est assez joli la nuit avec les belvédères et les lumières des restos.

J’ai aussi traversé le canal Lachine en passant sur une porte d’écluse pour pousser une pointe dans le parc René-Lévesque qui se trouve sur une pointe de terre protégeant la marina de Lachine. Mais il ventait très fort à cet endroit et j’ai rebroussé chemin avant d’avoir atteint le bout de la pointe  

L’an dernier, m’a-t-on dit, une piste de ski entretenue parcourait tout le «front de mer» de Lachine et formait une boucle au parc René-Lévesque. Mais j’imagine qu’elle n’a pas vu beaucoup de skieurs puisque l’île de Montréal a eu droit a bien peu de neige l’hiver dernier.

Je ne sais pas non plus si on compte faire la même chose cette année. Je l’espère, par contre. Ce serait une belle façon de me souhaiter la bienvenue à Lachine.

Piste entretenue ou pas, je vais sûrement refaire cette sortie-là à quelques reprises cet hiver, comme j’ai souvent parcouru le même secteur en vélo cet été. Bien sûr, c’est plat comme seul peut l’être un bord de lac. Mais c’est mon nouveau «ski de proximité» ! 

01 décembre 2016

Partagez vos sorties 2016-2017

Pour que ce blogue soit plus utile à tout le monde, moi y compris, j'ai eu l'idée de créer un espace où tout le monde, moi y compris, est invité à raconter brièvement ses sorties de ski de fond en donnant des détails sur les conditions de ski et n'importe quel autre renseignement utile.

Pour participer, simplement publier un commentaire au bas de ce message. Pas besoin d'écrire long. Quatre ou cinq lignes, souvent, ça suffit à donner le goût d'aller quelque part ou à éviter à d'autres de parcourir des sentiers en mauvaises conditions. Pensez toutefois à préciser la date de votre sortie.

NOTE: j'aimerais qu'on retrouve ici que des rapports de sorties. Si vous avez des suggestions de centre de ski à me faire, ou des commentaires, envoyez-moi un courriel à barclayf@gmail.com.

11 avril 2016

Une randonnée sur la Nord-Sud


Finalement, l’hiver n’avait pas dit son dernier mot. Et moi non plus par la même occasion…  

Contre toute attente, j’ai fait aujourd’hui une sortie de randonnée nordique dans des conditions tout à fait hivernales, et en pleine tempête de neige, sur le sentier Nord-Sud du mont Tremblant.

Comme son nom l’indique, ce sentier de ski et de raquette relie les bases des versants nord et sud de la station de ski alpin en courant à flanc de montagne sur huit kilomètres.

J’ai commencé ma randonnée au pied du versant nord. L’entrée de la piste, qui n’est pas vraiment signalée, se trouve à l’extrémité gauche du stationnement quand on fait face aux pentes de ski. Il faut le savoir parce que la petite pancarte que j’ai photographiée avec mes gros skis de randonnée est plantée à quelques mètres en forêt, de l’autre côté d’un ruisseau passant au bout du stationnement.

J’ai été chanceux: des skieurs et des raquetteurs avaient damé un étroit couloir dans une neige croûtée sur laquelle s’abattait une bonne petite bordée. Alors j’ai fait du ski remarquablement agréable pour un 11 avril.

La Nord-Sud est une piste pour skieurs nordiques avertis. Mieux vaut avoir de larges skis à carres de métal et savoir s’en servir parce que la piste n’est pas entretenue, montagnarde et flanquée de profonds fossés où on a intérêt à ne pas tomber.

C’est simple: en partant de la base du versant nord, j’ai fait une montée de 3,6 kilomètres jusqu’à l’entrée du sentier Grand Nord, l’objectif que je m’étais fixé avant de partir. Puis j’ai rebroussé chemin et je suis redescendu à ma voiture en trois fois moins de temps qu’il m’en avait fallu pour grimper!

On skie en pleine forêt, dans un coin de nature vierge. Et à un certain moment, le sentier s’aplanit un peu en arrivant sur une crête et on a une très belle vue sur les montagnes voisines.

Le retour tout en descente a été un moment fort de ma saison de ski même si je n’ai pas pu «télémarker» autant que je voulais. La croûte et l’inégalité de la surface rendaient la chose un peu difficile. Faudrait que je tombe sur une belle journée de poudreuse vierge pour exécuter des virages élégants dans ce genre sentiers.

Cela dit, je n'ai eu aucune problème à contrôler ma vitesse sur mes gros skis qui sont plutôt lents et très faciles à faire tourner. Sur des skis plus longs et moins larges, ç’aurait une autre histoire parce que c’est à peu près impossible de faire du chasse-neige dans ce genre de sentiers non entretenu où nos skis sont coincés dans une tranchée creusée par les autres randonneurs.

J’ai fait cette randonnée grâce à mes vidéastes de plein air favoris: Les Randonneurs Masqués, deux frères qui habitent la région et tournent des drôles de vidéos racontant leurs sorties de ski et leurs aventures de plein air. Alors ça m’a fait vraiment plaisir de trouver leurs logos collés sur une balise, pas tellement loin de l’entrée du sentier Grand Nord.

Ces deux moineaux sont drôles et très bons skieurs. Et j'aime beaucoup la musique qu'ils composent pour accompagner leurs petits bouts de films. Voici deux de leurs vidéos où ils arpentent le sentier Nord-Sud...




La piste Nord-Sud fait partie d’un réseau de sentiers d’arrière-pays méconnus qui sillonnent le mont Tremblant. Les vrais de vrais s’en servent pour rallier le sommet de la montagne en passant ensuite par les sentiers Grand Nord et Timber. 

Tout en haut du mont Tremblant, il y a un sentier qui permet de se rendre aux pics Pagman et Johannsen, le plus haut sommet des Laurentides, où je suis allé faire un petit tour en fin de semaine, alors que j'ai passé une journée à découvrir les pentes de la station de ski alpin.
 Je compte bien faire ce sentier-là dès l'année prochaine, quitte à prendre la télécabine pour me rendre au sommet. Mais il paraît que c'est tout un défi de ski... 

Après de longues recherches, j’ai fini par trouver sur le web une très bonne carte où figurent tous ces sentiers où on peut faire du ski et de la raquette sur le mont Tremblant. Voici un gros plan du secteur...


26 mars 2016

Les Sentiers du Moulin


Une dernière vraie journée d’hiver.

Voilà ce que j’ai eu la chance de vivre aujourd’hui aux Sentiers du Moulin à Lac-Beauport. Il faisait tout juste au-dessous de zéro. On skiait dans la poudreuse fraîchement tracée. Le soleil a fini par se pointer le bout du nez en milieu d’après-midi. Bref, c’était la journée idéale pour visiter ce centre qui fait partie de mon top 5 dans la région de Québec.

Ça prend moins d’une demi-heure pour se rendre aux Sentiers du Moulin à partir du Vieux-Québec. Et pourtant, on se retrouve en pleine forêt, au beau milieu des Laurentides. Mettons que pour un banlieusard montréalais en visite à Québec, c’est tout un luxe.

Le centre est l’un de ces endroits où règne une vraie atmosphère de ski de fond. Le vieux chalet d’accueil, qu’on espère bientôt remplacer par un nouveau pavillon, possède quand même son charme. C’est une vraie ruche à skieurs où il fait bon farter ses skis et préparer sa randonnée.

Le style classique est roi aux Sentiers du Moulin puisque presque tout le réseau est constitué de sentiers tracés doubles réservés à cette technique. Mais il y a aussi quelques kilomètres de pistes pour le patin à proximité du chalet d’accueil

Lors de ma première visite aux Sentiers du Moulin, il y a déjà 10 ans, j’étais resté dans les sentiers faciles et plats qui se trouvent au sud du domaine skiable. Ce coin-là est quand même pas mal, surtout parce qu’on y trouve plusieurs abris chauffés où on peut faire halte.

J’ai cependant fait du bien meilleur ski aujourd’hui en m’aventurant plutôt en terrain montagneux. J’ai d’abord pris de l’altitude en empruntant les sentiers 20 et 21 jusqu’à deux refuges se trouvant tout près l’un de l’autre. Le second, baptisé Le Marais, est magnifiquement situé au creux d’un vallon. Et il est encore plus joli vu de près.  


Malheureusement, l’intérieur est moins bucolique. Mais on peut néanmoins passer la nuit dans cette cabane spartiate si on s’y rend avec un matelas de sol et beaucoup de courage. C’est une autre caractéristique de ce centre de ski : on trouve sur son territoire plusieurs refuges où c’est possible de passer la nuit.

Après le refuge Le Marais, j’ai poursuivi ma randonnée en complétant la boucle 22. J’ai vécu mon meilleur moment de la journée dans sa première partie, une série de descentes qui nous ramène vers les sentiers faciles situés en contrebas. Un orignal s’était promené sur la piste dans ce coin-là, causant pas mal de dégâts. Mais comme la piste est tracée double, il y avait toujours une paire des sillons intacts.

Le sentier 22 termine sa course descendante en débouchant dans une éclaircie où on a une vue superbe sur une colline pointue se trouvant au nord. C'est là où j'ai pris la photo coiffant ce texte.

Ensuite, la piste effectue une boucle en remontant dans la montagne. Ce tronçon-là est vraiment superbe et plutôt exigeant. Tout comme le retour vers le chalet d’accueil via les sentiers 21 et 20 qui serpentent au flanc de deux collines.

Un jour, il faudra que je revisite les Sentiers du Moulin pour pousser jusqu’au refuge La Tanière. Il faut parcourir une douzaine de kilomètres et grimper près de 300 mètres pour arriver là. J’imagine que le retour doit être assez excitant merci.

Je n’attendrai certainement pas un autre dix ans avant de remettre ça. Mais je vais peut-être attendre que le centre ait son nouveau pavillon d’accueil.  


25 mars 2016

Centre de ski de fond de Val-Bélair

Comptez-moi parmi les fans de la fête de Pâques en mars plutôt qu’en avril. Ce long congé devient alors l’occasion de s’organiser un dernier week-end de ski pour finir en beauté la saison.

C’est ce que j’ai fait en visitant la région de Québec en fin de semaine. Et j’ai profité de ma première journée au royaume de Régis 1er pour faire une belle randonnée de 12 kilomètres au centre de ski de fond de Val-Bélair. Dans la neige fraîche, mais sous une légère bruine verglaçante qui glaçait juste assez la piste pour transformer mes skis à écailles en skis de haute performance.

Je ne sais pas si le centre de ski de fond de Val-Bélair attire beaucoup de touristes, mais il le mérite très certainement. Bien entretenu pour le style classique, son réseau de sentiers s’étend sur une vingtaine de kilomètres et offre une belle variété. Près du chalet d’accueil, il y a des boucles courtes et faciles parfaites pour une sortie avec des enfants. Et plus loin en forêt, on se retrouve en montagne et on fait du ski plus corsé.

Pour moi aujourd’hui, la magie a commencé à opérer quand j’ai débouché dans le corridor de lignes électriques qu’emprunte la piste 9. Cette vaste trouée dans le paysage permet d’admirer une colline laurentienne qui était magnifiquement givrée en cette journée de neige et de verglas.


Plus loin, la piste 9 mène à un petit refuge qui a été la seule déception de ma randonnée. C’est une petite roulotte qui manque de charme. Elle est cependant très bien chauffée par un petit poêle au gaz fort efficace.

La boucle 12 était fermée aujourd’hui, alors je n’ai pas pu me rendre au sommet du mont Bélair. Dommage parce que l’ascension de cette colline haute de 487 mètres est l’attraction principale du réseau. Comme on dit, ce n’est que partie remise.

J’ai vécu mes meilleurs moments de la journée dans la section de la piste 9 qui se trouve au nord des lignes électriques. On est à flanc de colline dans ce secteur-là et on a droit à quelques bonnes descentes.

Toutes les pistes du centre sont tracées doubles. N’empêche, elles ne sont pas trop larges. Alors on est quand même bien immergé dans la forêt.

Le centre possède deux bâtiments d’accueil flanquant le point de départ des sentiers. D’un côté, il y a un pavillon d’accueil abritant la billetterie et un comptoir de location. Et de l’autre, il y a une ancienne chapelle abritant un grand réfectoire et un poêle à bois entouré de divans. La salle agréable, mais il n’y a aucun service de restauration sur place. Donc, apportez votre lunch si vous allez faire votre tour.

La région de Québec regorge de centres de ski de fond des ligues majeures comme le mont Sainte-Anne, le Camp Mercier, les Sentiers du Moulin et Ski de fond Charlesbourg. Le centre de ski de fond Val-Bélair n’est pas dans cette classe-là. Mais on a quand même affaire à un très beau terrain de jeu pour skieurs.