30 décembre 2017

Dure journée au mont Sutton

Je pensais que le froid serait mon pire ennemi au mont Sutton aujourd’hui; mais c’est plutôt la glace et le terrain bosselé qui m’ont fait passer un mauvais quart d’heure.

Avec mes skis de randonnée-télémark pas tellement acérés et ma technique déficiente, je n’ai tout simplement pas fait le poids sur une montagne que j’ai trouvé plus exigeante que Tremblant… même si je suis resté dans son secteur le plus facile! 

Il faut dire que les skieurs étaient nombreux malgré la basse température. Alors toutes les pistes que j’ai essayé avec mon fils étaient râpées et difficiles à négocier.

Voilà une journée qui me rappelle que j’ai encore bien des choses à apprendre à propos du ski en station.  

26 décembre 2017

L'autre sommet du mont Arthabaska

C’était ma fête aujourd’hui ; et j’ai célébré ça en faisant une randonnée en solitaire sur le mont Arthabaska, près de Victoriaville.

J’avais un objectif : atteindre le sommet nord-est de la montagne, où on trouve trois grandes antennes de télécommunication et un chemin d’accès où j’espérais trouver assez de pente et assez de neige vierge pour faire quelques beaux virages télémark.

Mon ascension s’est passée comme prévu. Je suis parti du stationnement de la rue Girouard, au pied du mont, et j’ai commencé ma randonnée en empruntant une section du sentier des Trotteurs.

C’est un sentier de marche et de raquette long de 26 km qui sillonne «l’arrière-pays» de Victoriaville. Je l’ai suivi sur deux kilomètres que j’ai trouvé très «skiables» et qui m’ont permis d’atteindre le chemin d’accès conduisant aux tours de communication.

Ce chemin carrossable n’est pas déneigé durant l’hiver et on y trace une piste de vélo-neige. 

C’est par cette voie que j'ai grimpé jusqu’au sommet abritant les tours de communication. Ça me paraissait plus sage que de continuer sur le sentier des Trotteurs qui grimpe lui aussi jusqu’au sommet, mais de façon plus abrupte.

Une fois au sommet, j’ai trouvé trois tours et un point de vue spectaculaire sur la plaine s’étendant au nord-ouest.

Mon rêve de faire du télémark sauvage en redescendant le chemin d’accès ne s’est pas matérialisé cette fois-ci. La pente était trop douce et trop enneigée pour que je prenne assez de vitesse.

N’empêche, j’ai fait une très belle randonnée qui m’a permis de découvrir un nouveau coin d’une petite montagne que j’ai toujours aimé beaucoup.

Notez que contrairement à ce que je pensais à mon départ, on n’est pas obligé de passer par le sentier des Trotteurs pour atteindre le chemin d’accès menant au sommet. On peut aussi l’atteindre en empruntant la piste de ski 6. Sans doute un meilleur choix si vous skier sur des planches plus rapides et moins maniables que mes gros skis de randonnée.


25 décembre 2017

Une montagne pour Noël

Cette année, pour Noël, j’ai eu une montagne pour moi tout seul.

Bon, d’accord, une petite montagne : la station de ski alpin du mont Bellevue, à Sherbrooke, où j’étais venue réveillonner la veille.

La petite station de ski du mont Bellevue était fermée en cette journée de Noël, mais où j’ai fait une longue sortie de ski de randonnée et de descente en télémark sous une bordée de neige.

C’est simple : j’ai passé la journée à grimper dans la montagne par les sentiers de ski et de raquettes qui partent de sa base et à redescendre par les pistes de ski alpin, sous les télésièges immobiles. 
J’ai fait ça sur mes gros skis de randonnée-télémark, et j’ai trouvé que c’était une formidable façon de profiter de cette petite montagne où j’ai aussi déjà fait du ski de fond classique.

D’après mon expérience, faire du bon vieux ski de fond au mont Bellevue n’est pas toujours évident. Un peu comme au mont Royal, les sillons tracés sont souvent piétinés par les marcheurs.

C’était loin d’être un problème pour moi aujourd’hui. En fait, c’est moi qui devais prendre soin de ne pas effacer les sillons laissés par les skieurs qui m’avaient précédé en les piétinant avec mes gros skis.

Quand je suis arrivé une première fois au sommet, tôt le matin, il n’y avait personne en vue ; et j’ai fait les premières traces dans un trois ou quatre centimètres de poudreuse vierge recouvrant une surface dure. Disons que les 80 mètres de dénivelé qu’offre cette montagne sont passés très vite.

Plus tard, au fil mes montées et descentes, j’ai croisé un couple venu tester leurs nouveaux skis hors-pistes ; puis dans l’après-midi, ma blonde est venue me rejoindre sur ses ski Hok et on a échangé avec un autre couple chaussé eux aussi de skis Hok.

Bref, la vie était belle sur le mont Bellevue. Et Noël oblige, j'ai même trouvé une parole de Dieu à me mettre sous la dent...

Bien sûr, le fait que la station était déserte ajoutait de la magie dans la journée. Mais j’imagine que c’est une sortie qu’on peut tout aussi bien faire quand le centre est ouvert.

Cela dit, j’étais très content que la station soit fermée le jour de Noël. Si c’est encore le cas l’an prochain, je sais déjà où je vais passer mon 25 décembre 2018.  


23 décembre 2017

Dans la tempête à Saint-Sauveur

Petite sortie en famille aujourd’hui aux sommets Saint-Sauveur et Avila. La route a été difficile. Il tombait de pluie verglaçante quand on est parti de Montréal le matin et il neigeait à plein ciel quand on est rentré le soir. L’autoroute était très enneigée, mais on est quand même revenu sans encombre.

Côté ski, je ne peux pas dire que j’ai été enchanté. Aucune piste ne m’a vraiment conquis, à part peut-être la Red Bird côté Saint-Sauveur et la Jack Rabbit côté Avila. Ce sont deux pistes qui serpentent en descendant, comme j’aime. Les autres sont plutôt droites et abruptes, ce que j’aime pas mal moins.

C’est peut-être aussi que j’ai eu ma dose du ski en station. À partir de demain, c’est «priorité randonnée» ! 

19 décembre 2017

Dans la poudreuse à Pointe-Claire...

Quand il neige en masse un matin de semaine et qu’on habite sur l’île de Montréal, aller skier ne va pas de soi.

Ce matin, avec la congestion routière provoquée par la bordée de neige qui s’abattait sur Montréal, même aller au mont Royal me paraissait problématique. Et c’est pour cette raison que je me suis ramassé au club de golf de Beaconsfield, à une vingtaine de minutes en auto de chez moi.

Comme son nom ne l’indique pas, le club de golf de Beaconsfield est situé à Pointe-Claire ; et si je me fie à ce que j’ai vu aujourd’hui, il est fréquenté par pas mal de skieurs même si on n’y trace pas de pistes officielles.

En effet, j’ai croisé plusieurs traces laissées par des skieurs en faisant une randonnée d’environ une heure et demi sur ce terrain de golf d’accès aisé. 

Il suffit de laisser son auto dans l’un de ses stationnements accessibles via l’avenue Cartier ou le Chemin du Golf, puis de «partir à l’aventure» dans ce vaste espace vert triangulaire coupé en deux par l’autoroute 20.
Ce terrain de golf n’est pas complètement plat. Derrière l'énorme chalet du club, il y a un genre d’escarpement artificiel qui donne un peu de relief au terrain. De chaque côté de cette élévation, il y a des petites pentes douces fréquentées par les adeptes de glissade et qu’on peut aussi descendre en ski.

Côté nord-est, l’escarpement forme une vraie muraille haute d’une dizaine de mètres percée par deux couts passages tortueux… que je me suis fait un devoir de dévaler.
Je me suis bien amusé à faire du vrai «hors-piste» dans une dizaine de centimètres de belle neige fraîche. J’ai fait le tour de la portion du terrain de golf s’étendant au sud de l’autoroute 20. Le pourtour du terrain est boisé et, à certains endroits, on sent presque dans un parc naturel.

Pour aller du côté nord, il faut enlever ses skis et emprunter un tunnel qui passe sous l’autoroute.

Je n’ai pas été par là aujourd’hui, mais ça doit être agréable de se promener de ce côté-là aussi. Vers le nord, le terrain de golf s’étend jusqu’à l’hôpital Lakeshore. Ce sera pour ma prochaine visite… que je vais sans doute faire à la nuit tombée. Le terrain me semble parfait pour une courte balade nocturne.

Bref, voilà un lieu où vous pouvez vous «défouler» si vous habitez  pas loin ; et après, je vous conseille d’aller boire un café à l’Espresso Bar Victor Rose, juste à côté, sur l’avenue Cartier dans le vieux Pointe-Claire. Un de mes cafés préférés dans le West Island ! 

 

17 décembre 2017

Une promenade à Lachine

Mes sorties de ski se suivent mais ne se ressemblent pas : après avoir fait du ski de descente hier à Morin-Heights, j’ai fait aujourd’hui une promenade de ski de fond en terrain parfaitement plat près de chez moi à Lachine.

C’était au parc René-Lévesque, une péninsule qui s’avance dans le lac Saint-Louis à Lachine. D’un côté, il y a la marina de Lachine et l’entrée du canal Lachine ; et de l’autre, il y a le début des rapides de Lachine.

Si on peut faire du ski dans ce parc connu pour ses sculptures et la piste cyclable qui en fait le tour, c’est parce que la piste La Riveraine y décrit une boucle qui doit faire environ un kilomètre et demi.

La Riveraine fait partie du réseau Les Sentiers du Grand Sud-Ouest. Sur papier, elle court sur 21 kilomètres, le long du fleuve, entre Verdun et Lachine. Mais dans la réalité, il y a quelques «trous» dedans qu'il faut parcourir à pied.

Il faut que je rende hommage à l’équipe qui entretient cette piste : ils ont tracé le parcours vendredi même si la couverture de neige était encore très mince. Mettons qu’on aurait compris s’ils avaient laissé faire. Mais on les remercie d’avoir tenté le coup. 

Par contre, je ne me souviens pas d’avoir skié dans des sillons laissant aussi peu de neige sous mes planches. Tellement qu’à bien des endroits, c’était plus sage de quitter le tracé et de glisser dans la neige vierge.

J'étais avec ma blonde et on a fait une randonnée agréable, notamment parce qu’il n’y avait pas un souffle de vent. Le Parc René-Lévesque est très exposé au vent et je ne voudrais pas skier là quand une bonne brise vient du lac.

La boucle du parc a surtout le mérite de nous faire admirer le fleuve, le lac Saint-Louis et le vieux Lachine.

Plus loin vers l'ouest, à Lachine, la piste longe le fleuve en traversant travers un chapelet de parcs, jusqu’à la limite de l’arrondissement. 

C’est un parcours de cinq kilomètres que je trouve particulièrement agréable une fois la nuit tombée, quand on skie à la lueur des réverbères plantés le long du fleuve et que la rue Saint-Joseph et ses restos sont illuminés. 

 

16 décembre 2017

La neige fraîche appartient à ceux qui se lèvent tôt


Quand on va dans une station de ski alpin, il faut se lever tôt, partir tôt et arriver tôt à destination. Surtout en début de saison.

C’est ce que je retiens de la journée de ski de descente que j’ai fait aujourd’hui au Sommet Morin-Heights avec mon fils

Durant la nuit, une bonne couche de neige fraîche était tombée sur les Laurentides. On en a profité un peu en commençant à skier à 11h. Mais on en aurait profité beaucoup plus si on était arrivé pour l’ouverture à 9h.

Détail révélateur : on a fait la majorité de nos descentes sur le versant Soleil, où le dénivelé est moins important et où il n’y avait qu’une seule piste ouverte. Mais c’est dans cette pente-là que la neige était la mieux préservée et que la glisse était la plus douce.

En fin de journée, c’était aussi le seul versant éclairé les rayons du soleil plutôt qu’à l’ombre. Tiens, ça c’est une autre raison pour arriver tôt. À ce temps-ci de l’année, le soleil se couche tôt et les fins d’après-midi sont tristounettes.

C’était déjà mon dixième jour de la glisse de la saison. Je commence à me dire que 50 «Jour G» pour l’hiver est un objectif à ma portée.

15 décembre 2017

Ceinture blanche au mont Royal

Je suis allé au mont Royal avec mes bon vieux skis classiques aujourd’hui… et j’ai trouvé des sentiers tellement râpés et remplis de feuilles que je suis retourné à mon auto après un petit kilomètre.

Avec la couverture de neige qui reste mince et les nombreux skieurs qui arpentent le mont Royal, les conditions se sont vite détériorées après la bonne bordée de neige qu’on a eu plus tôt cette semaine. C’était encore skiable, certes. Mais pas à mon goût.

Heureusement, j’avais mes gros skis de randonnée dans la voiture. Alors j’ai mis le cap sur le versant nord de la montagne pour faire une randonnée sur le tronçon du chemin de ceinture nouvellement aménagé sur le flanc nord de la montagne.

C'est un sentier pédestre qui part du boulevard du mont Royal, monte en lacets à travers le boisée Saint-Jean-Baptiste, passe par un belvédère, puis mène jusque derrière l’école Polytechnique. En passant notamment sur cette passerelle incurvée...


J’ai bien fait. Il y avait encore de la poudreuse que les marcheurs n’avaient pas piétiné dans ce sentier aussi large et bien nivelé qu’une petite route, et j’ai fait une randonnée agréable sur mes gros skis.

Il fallait rester sur le chemin de ceinture, par contre. Toutes les fois où je me suis aventuré dans des petits sentiers adjacents, souvent en suivant les traces de skieurs passés avant moi, j’ai écorché mes skis sur des roches et ou des souches.

En passant, je suis quand même allé inspecté l’ancienne pente de ski alpin de l’université de Montréal, derrière le CEPSUM. Et j’ai trouvé là beaucoup de traces de planches et de skis malgré la mince couverture de neige... et même si c'est officiellement interdit de glisser là-dedans.

Ouverte en 1944, cette pente a été en opération jusqu’en 1979. Les poteaux du remonte-pente et ceux qui soutenaient le système d’éclairage de la piste sont tout ce qui reste de cette infrastructure qui devrait toujours exister, si vous voulez mon avis.

C’est une sortie que j’ai faite pour la première fois l’an passé et que je vais sûrement refaire. Le chemin de ceinture ne fait qu’un kilomètre et demi, mais en effectuant l’allez-retour et en prenant le temps d’explorer, on peut faire une heure ou deux de ski dans ce coin-là sans s’ennuyer.

Je termine avec une photo d'archive qui donne envie d'être en 1978. Voici la piste du ski de l'UDM dans toute sa splendeur, cette année-là.

 

12 décembre 2017

Enfin, ça glisse à Lachine…


Ma journée de travail terminée, je suis allé un peu profiter de la première vraie tempête de l’hiver en invitant ma blonde à faire une petite heure de ski au bord de l’eau, près de chez nous à Lachine.  

Ça lance officiellement ma saison de ski de randonnée. Une saison qui semble partie pour avoir un départ canon : pour l’instant, les météorologues nous prédisent du temps froid et de la belle neige au moins jusqu’à Noël.

On a skié dans une épaisse couche de poudreuse, mais nos bâtons frappaient solidement le sol gazonné chaque fois qu’on les plantait…

À mi-parcours, on a fait halte au Quai des Glaces, un comptoir à crème glacée qui s’est transformé en mini marché de Noël pour le temps des fêtes. C’est un commerce qui appartient à des amis à nous. On en a profité pour commander notre bûche de Noël…


 

Où est-ce qu'on s'en va avec nos skis?

Telle est la question que je me pose, et que je vous pose, avec la neige qui tombe en vrac sur le sud-ouest du Québec. 
 
Cette première tempête va certainement lancer la saison de ski de randonnée. Reste à s’organiser pour en profiter. 
 
Braver la tempête et prendre la route aujourd’hui pour aller skier dans la poudreuse? Attendre à demain? S’organiser pour aller passer la fin de semaine quelque part? Je suis là-dedans ce matin... et je suis curieux de connaître vos «plans». 
 
Pour répondre, visitez la page Facebook du blogue Skiglisse... 

11 décembre 2017

Partagez vos sorties 2017-2018

Comme l'an dernier, j'aimerais beaucoup qu'un maximum de skieurs partagent ici leurs sorties pour que tout le monde ait une meilleure idée des conditions qui prévalent sur les pistes un peu partout au Québec. 

Ski de fond en sentiers entretenus, ski nordique, télémark, ski Hok, randonnée alpine... toutes les formes de glisse sont les bienvenues! Suffit de laisser un commentaire sur cette page!

09 décembre 2017

L’autre mont Blanc


Comme la France, le Québec a son mont Blanc. Bien sûr, il est pas mal moins spectaculaire. N’empêche : j’ai fait aujourd’hui une agréable journée de glisse dans cette station de ski des Laurentides.
 
Onze pistes ouvertes, pas trop de monde, quelques bonnes jasettes avec des inconnus dans le remonte-pente… les heures ont vite passé même si j’étais là on solitaire. 

C’était ma septième sortie en station depuis le début de l’hiver et je commence à avoir hâte de faire autre chose. Il faut dire que j’ai toujours skié dans des conditions moyennes, sur de la neige artificielle souvent très usée par les skieurs. Mettons que je sur en manque de poudreuse.

La bonne nouvelle, c’est qu’on nous annonce une bonne bordée dans les jours qui viennent. Comptez-moi parmi ceux que ça réjouit ! 


 

03 décembre 2017

Les naufragés de l’île blanche


J’ai skié sur une île aujourd’hui. Une île blanche totalement artificielle, créée par les canons à neige du mont Gleason, perdue au milieu d’un panorama vert et brun.  
 
Je dois rendre hommage à ceux qui ont fait tonner ces canons, parce que ma blonde et moi avons glissé dans des conditions très agréables pendant tout l’avant-midi sur les deux pistes par lesquelles on pouvait dévaler la montagne.

Quand le soleil brillait, ça ressemblait beaucoup à du ski de printemps. Les pentes étaient couvertes d’une couche de neige molle ressemblant à du lait en poudre, et nos skis mordaient bien là-dedans.

 On est tombé sous le charme de cette station qui est pimpante à souhait. 

Les bâtiments sont frais peints; le chalet d’accueil est accueillant et rempli de cases gratuites où on peut laisser ses affaires; et j’ai déjà hâte de revenir prendre un verre au nouveau pub de montagne Wiski qui a beaucoup de gueule.

Verdict de ma blonde : «c’était comme skier dans du sucre !»

01 décembre 2017

Excès de glisse

On est arrivé à 10h et on a skié jusqu’à l’arrêt des remontées mécaniques nous force à renoncer, vers 16h.

Voilà comment je peux vous résumer la journée que j’ai passé aujourd’hui au mont Tremblant avec mon fils qui était en journée pédagogique.

Résultat : on est rentré à la maison complètement vidé. Surtout moi, en fait. Mes jambes ne fonctionnent plus…

Comme il était tombé quelques centimètres de neige dans la nuit, les conditions étaient pas mal à Tremblant aujourd’hui ; surtout sur les pistes vertes, qui résistaient mieux aux passages des skieurs. Dans les bleus et les noirs, par contre, il fallait négocier avec des plaques de glace et des lames de neige pas très agréables.

C’était déjà mon cinquième «Jour G» de la saison. Et je ne sais pas quand mes jambes vont me permettre de faire mon sixième…

Verdict de mon fils : «Notre meilleure sortie cet hiver !»

26 novembre 2017

Glisse en famille…

C’est quand même plus le fun quand toute la famille est là.

Voilà comment j’ai le goût de vous résumer ma quatrième sortie de ski de la saison – mais la première où notre trio familial était réuni.

On est allé à Ski Montcalm, une petite station située près de Rawdon où il n’y avait qu’une seule piste ouverte et des conditions tout juste passables. Avec la pluie et le temps froid qu’on a eu coup sur coup, la neige avait glacé, et c’était skiable uniquement à cause du travail des dameuses. 

Dévaler toute la journée la même piste a un avantage : c’est le meilleur moyen de travailler sur sa technique puisqu’on peut se concentrer là-dessus au lieu de lire le terrain. Résultat : mes virages télémark ont pris beaucoup de mieux au fil des descentes, malgré les conditions précaires. Maintenant, j’ai hâte d’en exécuter quelques-uns dans un étroit sentier en pleine forêt…  

Verdict de mon fils: «c'était trop crunchy...»

24 novembre 2017

Un autre Jour G…


J’ai fait aujourd’hui ma troisième journée de glisse de la saison sur les flancs du mont Tremblant.

Incroyable montagne, quand même. Quand je suis arrivé au sommet vers 11h ce matin, j’ai trouvé presque un blizzard. Il ventait. Il neigeait. Il y avait un brouillard épais qui réduisait la visibilité. Et on se sentait à l’aventure même entouré de plusieurs dizaines d’autres skieurs.

J’ai fait quatre heures de ski qui m’ont vraiment mis de bonne humeur. Même avec seulement une douzaine de pistes ouvertes, la montagne m’en a donné pour les 75$ que m’a coûté mon billet.

Les conditions étaient bonnes pour un début de saison et on pouvait descendre le versant sud et le versant nord au complet.

Un de ces jours, va falloir que je fasse un Jackrabbit Johannsen de moi-même et que je gravisse à ski le mont Tremblant en passant par un des sentiers d’ascension qui mène au somme. Me reste juste à choisir lequel...  

19 novembre 2017

Glisser chez l’Habitant

Quand j’ai vu qu’il neigeait un peu dans les Laurentides ce matin, j’ai décidé d’aller au Mont Habitant à Saint-Sauveur faire quelques descentes.

C’était ma première visite à vie dans cette petite station familiale qui marche depuis 1959. J’ai trouvé là deux pistes ouvertes, vraiment pas beaucoup d’achalandage… et des rafales de vent qui donnaient envie de se retrouver sur un étroit sentier dans le bois plutôt que sur une large pente de ski.

Mon instinct de skieur de randonnée m’a d’ailleurs incité à faire une excursion sur un sentier que j’ai trouvé au sommet de la montagne. Je n’ai pas pu aller loin parce que mes skis touchaient le fond sous la mince couverture de neige. Mais j’ai quand même eu le temps de ressentir le calme de la forêt et de faire mes premières vraies traces dans la neige de l'hiver.

Verdict de mon fils: «je veux pas y aller, on y est allé jeudi, une fois par semaine c'est assez!»

Pas sur ma planète...

16 novembre 2017

Glisse à signaler...

Grâce à une pédago qui tombait bien, fiston et moi avons commencé notre saison de glisse aujourd’hui au mont Saint-Bruno. C’était la première journée d’ouverture pour la station de ski alpin la plus près de chez moi et les billets étaient à seulement 5$ pour l’occasion. Alors il fallait en profiter !

Bien sûr, il y avait bien peu de neige à se mettre sous les skis. Il n’y avait qu’une seule descente possible à partir du haut de la montagne. À l’extérieur de ce ruban blanc 100% artificiel, on était plutôt sur le gazon et les feuilles mortes. Et comme il pleuvassait par moment, on ne sentait pas trop en hiver.

On a dévalé 10 fois cette piste en deux heures, juste pour dire qu’on a skié à 50 cents la descente. Vraiment pas une expérience transcendante. Mais c’est ce qu’il y a de mieux à faire d’ici le début de la saison du ski sans monte-pente...  

Verdict de mon fils: «c'était bizarre!»

28 octobre 2017

Fini le ski au mont Saint-Hilaire?

L’activiste en moi ne se réveille pas souvent. Mais je dois avouer qu’il a eu un sursaut en apprenant que le centre de la nature du mont Saint-Hilaire avait décidé de fermer ses sentiers de ski de fond et d’interdire aux skieurs l’accès à son territoire. 

Il y a un petit mouvement de protestation qui s’organise et je tiens à y ajouter ma voix.

J’ai toujours eu un gros faible pour les sentiers de ski du centre de la nature du mont Saint-Hilaire et je trouve ça très triste de les voir disparaître. Bien sûr, il s’agit d’un petit réseau. Mais il me semble qu’il a sa raison d’être pour une raison très simple.

Dans la vallée du Saint-Laurent, toutes les collines montérégiennes sont comme des «oasis de relief». Des endroits où on peut faire du vrai bon ski avec des montées et des descentes. C’est vrai au mont Royal. C’est vrai au mont Saint-Bruno. C’est vrai au mont Rougemont où il y a un petit réseau entretenu par des bénévoles. Et ça devrait rester vrai au mont Saint-Hilaire, où est plongé dans un décor de montagne exceptionnel et dans une ambiance sereine très différente de l’animation qui règne au parc national du mont Saint-Bruno, par exemple.

C’est une expérience de ski qui vaut la peine d’être préservée, il me semble. Surtout dans un centre d’accès à la nature qui a longtemps été dirigé par Alice Johannsen, la fille de Jackrabbit Johannsen, elle-même une inconditionnelle du ski, qui se désolerait sûrement de ne plus voir de skieurs visiter le pavillon d’accueil qui porte son nom.

Je comprends que l’entretien mécanique des sentiers de ski de fond coûte cher et a un impact sur l’environnement. Mais si c’est ça le problème, pourquoi pas transformer ces sentiers en pistes non entretenues qu’on pourrait emprunter en ski nordique et ski-raquette? Les endroits où on peut faire ce genre de ski sont bien peu nombreux autour de Montréal même si le ski-raquette est une activité en plein développement.

Quand il s’agit de sauvegarder des sentiers de ski dans les Laurentides, on parle souvent de préserver l’héritage de Jackrabbit Johannsen. Je ne sais pas si on peut parler de «l’héritage d’Alice Johanssen» dans ce cas-ci. Mais je sais que je vais beaucoup m’ennuyer du ski au mont Saint-Hilaire si le centre d’accès à la nature persiste et signe dans ce dossier.