29 décembre 2009

Ski de fond Charlesbourg

D’abord, il faut que je m’excuse pour le petit nombre de photos que je rapporte de ma randonnée au centre de ski de fond de Charlesbourg. Il faisait tellement froid aujourd’hui dans la région de Québec que je ne me suis arrêté qu’une seule fois sur les sentiers pour sortir mon appareil.

Le reste du temps, j’essayais d’aller le plus vite possible dans des conditions plutôt difficiles. Après une bordée de neige suivie d’une bonne quantité de pluie et d’une chute drastique des températures, les sentiers du centre étaient durs comme du béton, abrasifs, granuleux… et rapides à l’extrême.

N’empêche, j’ai fait une randonnée agréable. Et ça tient du miracle dans un centre où toutes les pistes sont tracées à une seule voie pour le style classique et se faufilent entre les arbres en terrain montagneux.

L’explication est simple : les sentiers de Charlesbourg sont extraordinairement bien configurés. Il y a un plaisir particulier à négocier une piste offrant un enchaînement parfait de descentes, de montées et de virages, et on la ressent souvent à cet endroit.

Les descentes en particulier sont de petits chefs d’œuvre. On sent qu’elles ont été dessinées pour qu’on ait du plaisir à les dévaler. Presque partout, on peut garder ses skis dans les sillons et se laisser emporter par l’étroit tracé qui louvoie parmi les arbres sans mettre notre vie en danger. Comme dans un manège, les virages et les cassures de pente s’enchaînent à la perfection. Quand les conditions sont bonnes, l’expérience est tout simplement géniale.

Même les pistes faciles tracées à proximité du chalet d’accueil sont dans cette veine-là. Dans ce genre de sentiers, le bon vieux ski de fond classique devient aussi excitant que n’importe quel sport extrême. Pour cette raison, je place le centre de ski de fond de Charlesbourg parmi les trois ou quatre meilleurs endroits pour faire du classique au Québec. Pas mal pour un centre sans prétention qui se trouve à quinze minutes à peine du centre-ville de Québec.

Au total, le réseau du centre s’étend sur une trentaine de kilomètres. Au départ des sentiers, il y a un vaste pavillon d’accueil où on peut farter à son aise et manger une bouchée dans une belle grande salle. Il y a aussi deux refuges chauffés sur les sentiers. Bref, on a affaire à des installations de premier ordre.

Un autre centre à essayer absolument dans la région de Québec.

28 décembre 2009

Le Génévrier

Comme mes parents habitent sur la Côte-Nord, ça fait des années que je passe devant le centre de plein-air Le Génévrier de Baie Saint-Paul sans m’arrêter pour essayer ses sentiers de ski. L’endroit ne m’excitait guère parce que j’étais sûr d’y trouver des pistes relativement faciles convenant surtout au ski en famille et aux débutants.

J’ai finalement visité les lieux aujourd’hui, au lendemain d’une grosse tempête de neige, et j’ai trouvé… des pistes relativement faciles convenant surtout au ski en famille et aux débutants.

Dans une région où on skie généralement à flanc de collines dans des sentiers qui ne manquent pas de piquant, Le Génévrier offre une expérience différente. On s’en rend compte dès le départ puisque les deux premiers kilomètres du parcours sont tracés sur un terrain de camping.

Le reste du réseau décrit des lacets au flanc d’une colline, mais on ne monte pas bien haut et on ne descend jamais bien longtemps. Même si elles sont classées difficiles, ces pistes-là sont à la portée d'à peu près tout le monde.

Heureusement, les sentiers tracés uniquement pour le style classique sont étroits et serpentent à travers une épaisse forêt de conifères qui était magnifique aujourd’hui, avec toute la neige accumulée dans les arbres.

J’aurais pu prendre cette photo des centaines de fois puisque tout le réseau ressemble à ça. Le seul moment où on sort de la forêt et où on voit un peu les environs, c’est quand on traverse une ligne de transmission !

La grosse qualité du Génévrier, c’est son côté familial. Le centre possède aussi patinoire et une glissade, alors aujourd’hui fiston et maman ont pu s’amuser pendant que papa glissait sur ses skis. Le pavillon d’accueil abrite une grande salle où on est à son aise et un restaurant dans le style «cantine». Il y a aussi une boutique de location, un feu de foyer flanqués de divans et une table de fartage.


20 décembre 2009

Centre écologique Fernand-Séguin

J’ai commencé ma saison de ski aujourd’hui en faisant une randonnée d’une dizaine de kilomètre au Centre écologique Fernand-Seguin à Chateauguay.

J’avais choisi cet endroit pour une seule raison: je savais que ses sentiers sont bien nivelés et tracés en terrain plat, alors je m’attendais à ce qu’ils soient agréables à skier même si la couverture de neige reste assez mince dans la région de Montréal.

Je n’ai pas été déçu puisque le parcours donnait l’impression d’être en plein hiver. Près du chalet d’accueil, les sentiers étaient un brin raboteux, sans doute parce qu’ils avaient été usés par de nombreux skieurs. Mais plus loin en forêt, j’ai été épaté par l’état du tracé.

Le Centre Fernand-Séguin est situé derrière l’hôpital Anna-Laberge et offre une douzaine de kilomètres de pistes pour le style classique et une boucle de cinq kilomètres pour le pas de patin. Tout ça est accessible gratuitement.

L’infrastructure d’accueil n’a rien de coquet. À l’entrée des sentiers, il y a ces deux roulottes qui donnent l’impression d’être sur un chantier.

Celle de droite contient un comptoir de location d’équipement et un petit café. Notez toutefois qu’elle est ouverte les fins de semaine seulement. Dans l’autre, il y a une salle de bain et une aire de repos où on peut aussi farter ses skis.

Le sentier le plus intéressant est la boucle 7 qui s’enfonce en forêt en direction du village de Léry. Le boisé qu'on sillonne n'a rien de spectaculaire, mais on traverse deux ou trois clairières assez jolies.

À l’extrémité de la boucle, on est à quelques mètres de la route 132 qui longe la lac Saint-Louis. On trouve là un autre point d’accès au réseau et un stationnement. Juste avant d’arriver à la 132, on aussi droit à… une très légère descente. Il faut en profiter parce que le reste du réseau est plat comme une crêpe.

J’ai aussi parcouru la boucle 4 qui est tracé sur un terrain de golf. C’était plutôt agréable aujourd’hui parce qu’il n’y avait presque pas de vent. Mais comme cette piste-là est très exposé, il ne doit pas être agréable les jours où ça souffle fort.