29 décembre 2011

Parc Terre-des-Jeunes

Hiver tardif oblige, je suis allé skier aujourd’hui à un endroit que je m’attendais pas à revisiter: le parc Terre-des-Jeunes à Victoriaville.

Je suis dans ce coin-là cette semaine et je cherchais des sentiers praticables malgré le peu de neige au sol. J’ai bien fait de miser sur le parc Terre-des-Jeunes. Ses sentiers n’étaient pas tracés mais quand même praticables. Et j’ai pu faire quelques kilomètres pendant que fiston et sa mère s’amusaient dans la glissade du parc.

Le parc Terre-des-Jeunes est un petit espace boisé au bord de la rivière Nicolet où on trace un petit labyrinthe de courts sentiers qui s’entrecroisent à plusieurs endroits.

Au total, il y a à peu près huit kilomètres de pistes. C’est peu, mais c’est quand même amusant de skier là-dedans. Il y a plusieurs intersections et on peut improviser son trajet en changeant souvent de sentiers. Il y a aussi quelques courtes pentes à négocier. Et on a une jolie vue sur la rivière Nicolet.

Bien sûr, on est loin de parler d’un paradis du ski de fond. Mais les skieurs du coin sont sûrement contents d’avoir ce petit réseau près de chez eux.

L’accès aux sentiers est gratuit et on peut se changer dans le chalet de la patinoire extérieure du parc.

28 décembre 2011

Début de saison sur la Côte-Nord

J’ai commencé ma saison de ski le jour de Noël à Forestville sur la Côte-Nord et j’ai remis ça le lendemain au club Norfond de Baie-Comeau. Il n’y avait pas beaucoup de neige au sol, mais quand même assez pour que les sentiers les moins accidentés soient bien tracés. Et le décor était résolument hivernal.

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas: je suis allé sur la Côte-Nord au début janvier l’an dernier et il n’avait pas le moindre soupçon de neige au sol alors qu’on pouvait très bien skier dans le sud du Québec. Cette année, c’est plutôt dans le sud que l’hiver tarde à s’installer – quoi que ça semble maintenant fait au nord du fleuve Saint-Laurent.

20 mars 2011

Énergie CMB

Ça fait deux fois que je skie chez Énergie CMB à Trois-Rivières. Et ça fait deux fois que je fais de l’excellent ski dans des conditions de neige vraiment pas évidentes.

La première fois, c’était le lendemain d’une journée de pluie suivie d’une chute rapide de la température. Et aujourd’hui, c’était par une belle journée ensoleillée, alors que le printemps est sur le point de mettre fin à la saison de ski.

J’ai fait du bon ski pour une bonne raison: le centre possède une chenillette d’entretien qui fait de l’excellent travail dans les sentiers. Et comme ces sentiers-là sont tracés en terrain relativement plat, on peut les sillonner quand ils sont glacés sans que ce soit désagréable ou dangereux.

C’était très glacé aujourd’hui, surtout en début de journée. Mais avec du klister, ça avançait très bien. Et sous les rayons du soleil, les sentiers avaient fiers allure.

Comme je l’ai écrit après ma première visite, ce centre me fait penser à une base d’entraînement. Ses pistes sont impeccables, mais elles n’ont rien de touristiques ou pittoresque. Elles sont tracées dans un boisé qui n’est pas particulièrement attrayant. Elles sont toutes très ressemblantes. Et elles ne nous donnent pas grand-chose à voir à part cet tas de ferraille qui a déjà été un autobus.


Mais peu importe. À défaut d’admirer le paysage, on peut vraiment faire de la vitesse sur ces sentiers qui sont tous très faciles. Le relief se limite à quelques courtes pentes et à des faux plats. Règle générale, on monte légèrement et s’éloignant du chalet d’accueil et on fait l’inverse en revenant. C’est agréable parce que ça permet de «sortir du bois» en faisant un sprint – surtout quand les conditions sont très rapides comme elles l’étaient aujourd’hui.

Le centre offre 6 parcours qui se chevauchent par grands bouts. Il y a une boucle pour le pas de patin d’une longueur de 5 kilomètres. Les autres sentiers sont tous tracés à deux voies pour le style classique.

Le chalet d’accueil est un petit bâtiment qui abrite la billetterie et de l’équipement à louer. Ne vous attendez toutefois pas à pouvoir acheter de la nourriture sur place. Il y a aussi sur place une roulotte qui sert de salle de fartage.

Verdict final: Pour les jours de conditions difficiles, c'est difficile de faire mieux dans ce coin-là du Québec.

13 mars 2011

P'tit Train du Nord - Mont-Tremblant

La saison de ski achève et on commence à avoir moins d’options côté destinations. Aujourd’hui, il a fallu que je me rende à Mont-Tremblant pour trouver des conditions acceptables. J’en ai profité pour découvrir la dernière addition au réseau du centre de ski de fond Mont-Tremblant: le tronçon du parc linéaire du P’tit Train du nord long de 14 kilomètres, entre le lac Mercier et Saint-Jovite.

Autrefois réservée à la motoneige, cette section du parc était inutilisée durant l’hiver depuis qu’un jugement de la Cour Suprême en avait chassé les motoneigistes en 2004.

Je suis parti de la gare de Mont-Tremblant qui est devenue un point d’accès au réseau de sentiers. Il y a là une galerie d’art et, surtout, des toilettes. Mais pour acheter son billet d’accès, il faut se rendre à un restaurant situé à deux pas.

Une fois sur mes skis, j’ai découvert un sentier tout à fait semblable à la «vraie» piste du P’tit Train du Nord entre Saint-Jérôme et Val-David – c’est à dire rectiligne, plane et tracé pour le classique et le pas de patin.

Le plus bel endroit sur le trajet, c’est le pont qui enjambe la rivière du Diable. On surplombe de très haut la rivière et le point de vue est magnifique.

C’était très glacé aujourd’hui, mais à mon avis c’est dans de telles conditions qu’il il faut parcourir ce genre de pistes. Comme ça, on s’ennuie moins parce que ça va très vite. J’ai fait la majeure partie de ma randonnée en poussant avec les bras et en glissant sur mes deux skis.

J’ai poussé jusqu’au golf Le Maître où il y a quelques courts sentiers se déployant de chaque côté du parc linéaire. J’ai en ai emprunté un pour aller voir de plus près la défunte station de ski Gray Rocks qui fait partie du patrimoine des Laurentides. L’auberge a ouvert ses portes en 1905 et on skiait déjà à cet endroit en 1920.

La nouvelle piste n’est certainement la plus excitante de réseau de Mont-Tremblant. Mais c’est un ajout intéressant qu’on appréciera surtout les jours de conditions difficiles. Sur la carte ci-bas, c'est le gros trait jaune qui part du lac Mercier et descend jusqu'à Saint-Jovite.

09 mars 2011

L'Escapade du Mont Rigaud

Il y a beaucoup de choses que j’aime au Mont Rigaud. Le relief. La tranquillité des lieux. Le vaste réseau de sentiers s’étendant sur 25 kilomètres et permettant de visiter les quatre coins de la montagne. Les nombreux points d’accès multipliant les possibilités de randonnées. Et les pistes bien tracées… quand on a la chance de les parcourir tout juste après qu’on les ait entretenues.

C’est ce que j’ai eu la chance de faire aujourd’hui, deux jours après une grosse tempête. Par bouts, j’avais l’impression d’être sur un site de compétitions. Mais je me aussi tapé un bon deux kilomètres de pistes saccagées par une motoneige et un VTT.

C’est toujours comme ça sur les sentiers de l'Escapade du Mont Rigaud. On ne sait jamais dans quel état on va les trouver. Parce que les motoneigistes du coin n’ont pas l’air très disciplinés. Parce que les sentiers sillonnant la montagne sont aussi empruntés par des marcheurs et des raquetteurs. Et surtout parce que ces sentiers-là ne sont pas entretenus de façon aussi systématiques que dans un «vrai» centre de ski de fond payant.

N’empêche: pour skier gratuitement dans la région de Montréal, le Mont Rigaud est difficile à battre. Cette petite montagne «culminant» à 220 mètres est taillée sur mesure pour le ski de fond.

La boucle d’une quinzaine de kilomètres que forment les sentiers au sommet de la montagne est une de mes randonnées fétiches que je me fais un devoir de faire au moins une fois par hiver. Je laisse ma voiture dans le stationnement de la Sucrerie de la Montagne et je boucle la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre parce que je trouve le parcours le plus agréable dans cette direction-là – tout simplement parce que dans l’autre sens, il y a deux descentes vraiment casse-cou à négocier.

C’est vraiment une belle randonnée avec beaucoup de montées et descentes. Et on a l’occasion d’admirer tout ce que la montagne à offrir : beaux décors forestiers, jolis points de vue sur la plaine en contrebas, impressionnants rochers…

Les trois sentiers permettant de gravir la montagne ne sont pas piqués des vers non plus. J’ai déjà parlé ici de celle partant de l’auberge des Gallant. Il y en a un autre qui part du village de Rigaud et du chalet d’accueil de l’Escapade.

Aujourd’hui, j’ai grimpé dans la montagne par ce sentier et j’ai vraiment apprécié ma randonnée. On traverse une clairière d’où on peut voir le sommet de la montagne avant de se mettre à monter plus sérieusement en forêt. La dernière partie de l’ascension est vraiment corsée. Le sentier grimpe en traçant des lacets dans lesquels il faut ensuite slalomer quand vient le moment de redescendre.

Tout ça pour dire que j’aime beaucoup skier au Mont Rigaud même si les conditions n’y sont pas toujours optimales. Parlant de ça, le gars qui s’occupe des sentiers m’a laissé un message l’autre jour pour m’expliquer leur politique d’entretien. Je reproduis ici son message:

«Nous avons un contrat de traçage et d'entretien des pistes avec le club de motoneigistes de la région. Habituellement, ils tracent dans la nuit de jeudi à vendredi, afin que les pistes soient belles pour le week-end! De plus, après chaque très bonne bordée de neige, ils tracent la nuit suivante. Donc, c'est évident que s'il y a une grosse tempête pendant la nuit, les pistes ne seront pas tracées tout de suite le lendemain matin, puisque c'est trop dangereux de sortir le jour avec l'immense équipement avec lequel nous traçons. Il serait facile de happer mortellement un skieurs... Je vous propose de téléphone au chalet de L'escapade, notre chalet d'accueil ouvert du jeudi au dimanche de 9h à 16h (450) 451-4608. Sinon, pour les autres journées de la semaine, vous n'avez qu'à appeler aux Services récréatifs et communautaires de la municipalité de Rigaud (450) 451-0869.»

27 février 2011

Mount Van Hoevenberg


J’ai des souvenirs très clairs des Jeux Olympiques de Lake Placid en 1980. La victoire de l’équipe américaine de hockey contre l’URSS puis contre la Finlande en finale. Les cinq médailles d’or du patineur de vitesse américain Eric Heiden. La médaille d’argent de Gaétan Boucher dans la même discipline.

Par contre, je n’ai aucun souvenir des compétitions de ski de fond qui ont eu lieu sur les sentiers du mont Van Hoevenberg que j'ai parcourus aujourd'hui... pour me rendre compte qu'ils étaient vraiment «olympiques».

Il y a un skieur anglophone qui laisse souvent des commentaires sur mon blogue et qui déteste les pistes qui ressemblent à des boulevards tellement elles sont larges. Je ne lui souhaite pas d’aller skier au mont Van Hoevenberg parce que tous les sentiers de l’ancien site de compétition olympique sont dans ce genre-là.

Oubliez le mot «sentier» qui ne s’applique tout simplement pas. On parle plutôt de véritables routes où on peut pratiquer le style classique et le pas de patin. Pour faire des courses, c’est parfait. Mais en tant que skieur du dimanche, je dois avouer que j’ai souvent eu l’impression de faire de la trottinette sur l’autoroute.

Ce qui ne veut pas dire que les pistes sont complètement dénuées d’intérêt.

Par exemple, j’ai parcouru la boucle du «cinq kilomètres féminin» qui nous fait zizaguer flanc du mont Van Hoevenberg. Quels cinq kilomètres, mes amis! Je ne me souviens pas d’avoir travaillé aussi fort sur une aussi courte distance.

On sent vraiment que c’est un parcours de compétition conçu pour permettre aux plus forts de s’imposer.

Bien sûr, il y a quelques sentiers faciles tracés sur le plat à proximité du chalet d’accueil. Mais quand on s’éloigne en forêt, tous les sentiers sont dans le même genre: des montagnes russes où on est toujours en train d’enchaîner courtes descentes et montées qui paraissent toujours plus longues. Et comme les pistes sont très larges, les descentes ne sont guère excitantes. Alors on ne se sent pas tellement récompensés pour nos efforts.

Le chalet d’accueil du centre est un simple bâtiment en bois qui n’a absolument rien d’olympique. Mais l’endroit est chaleureux et respire le ski de fond.

Devant, il y a le stadium, C’est un grand espace dégagé où on trace plusieurs pistes côte et qui sert aux départs et aux arrivés des compétitions – mais que j’ai aussi trouvé parfait pour initier un enfant au ski de fond. Voici fiston Arthur faisant sa deuxième sortie en carrière.


Un conseil en terminant: si vous y allez, apportez votre lunch. La cantine qu’on trouve sur place sert surtout de la «junk food» et tout coûte très cher.


26 février 2011

Lake Placid Club

J’ai lu quelque part que les sentiers du Lake Placid Club ont accueillis les compétitions de ski de fond des Jeux Olympiques de 1932. C’est peut-être pour ça que je me suis senti revenu à cette époque-là en les parcourant.

Le Lake Placid Club, c’est le club de golf de l’hôtel Crown Plaza où je passe la fin de semaine. Arrivé vers midi à Lake Placid, j’ai décidé d’aller skier à cet endroit parce que j’avais accès gratuitement aux sentiers. Et je dois dire que j’en ai eu pour mon argent…

Je n’ai pas fait une sortie désagréable parce que j’ai skié dans la belle neige fraîche. Mais les sentiers m’ont laissé sur ma faim – surtout parce que j’ai passé ma randonnée à me dire qu’il y avait du bien meilleur ski à faire dans le coin.

Le réseau du club s’étend sur une douzaine de kilomètres. Durant le premier kilomètre, on skie sur le terrain de golf et c’est tant mieux. C’est le seul moment où on a la chance d’admirer les montagnes qui entourent Lake Placid. On voit notamment les tremplins de saut à ski érigés pour les Olympiques de 1980.

Ensuite, on entre dans une épaisse forêt de conifères et le terrain devient légèrement vallonné. Longues descentes en pente douce, brusques cassures de terrain amusantes à négocier, belles montées graduelles… on a affaire à de l’excellent terrain pour le ski de fond. Et pourtant, la magie n’a pas opéré pour une raison très simple : l’état des sentiers. Ou disons plutôt leur style.

À part la boucle près du chalet d’accueil, les sentiers avaient été damés sans qu’on y trace de sillons. En fait, j’ai davantage eu l’impression de skier sur des sentiers de randonnée nordique que sur des vrais sentiers de ski de fond entretenus. Quand je vous disais que j'avais l'impression d'être revenu en 1932...

22 février 2011

Parc de l'Île-de-la-Visitation

De tous les parcs-nature de Montréal, celui de l’Île-de-la-Visitation est de loin celui qui a le moins à offrir aux skieurs. Le parc est tout simplement trop petit pour avoir un réseau de sentiers digne de ce nom.

Je savais tout ça avant de m’y rendre aujourd’hui. Et je savais aussi qu’après la pluie qu’on a eu il y a quelques jours, les conditions seraient, au mieux, atroces. Mais j’y suis allé quand même parce que je me promettais depuis longtemps d’y retourner pour prendre quelques photos et faire un texte digne de ce nom.

Le parc offre trois sentiers totalisant à peu près huit kilomètres. Le plus intéressant est celui qui nous amène sur l’île de la Visitation d’où on peut admirer la rivière des Prairies. Et on passe près de cette belle croix de bois qui a sûrement une histoire – même si je n’ai pas vu de panneau d’interprétation à proximité.


Il y a aussi un curieux sentier qui longe la rive de l’île de Montréal sur une bande de terre si étroite qu’on a l’impression de skier sur la rue ou dans la cour des résidents riverains. On peut aussi y admirer le barrage qu’il y a sur la rivière des Prairies.

C’est à peu près tout ce que j’ai de positif à dire sur les pistes du parc. En plus d’être courts et plats, celles-ci ont un autre défaut: ils longent des sentiers de marche – alors on skie au milieu des marcheurs, ce qu’ai toujours détesté.

Le chalet d’accueil du parc est un beau petit bâtiment dans lequel il y a beaucoup de tables mais pas de service de restauration. Et en guise de salle de fartage, il y a... un support à ski installé dehors!

Par contre, il y a un petit bistrot dans le sous-sol de la maison du meunier où j’ai fait une halte agréable en sirotant un café. De loin le meilleur moment de ma randonnée.

19 février 2011

Centre de ski de fond de l'Estérel

Parce que j’aime bien découvrir de nouvelles destinations de ski, les centres de ski où je vais au moins une fois par hiver se compte sur les doigts d’une main. Il y a les sentiers de l’Île Perrot, parce que c’est chez moi. Il y a la montagne de Rigaud, qui est pas loin et que j’aime beaucoup. Il y a la Montagne Coupée où on fait toujours le maximum pour nous procurer de bonnes conditions de ski. Il y a Far Hills, mon centre préféré dans les Laurentides. Et il y a le centre de ski de fond de L’Estérel où je suis allé aujourd’hui pour la troisième fois en trois hivers.

Il y a une raison à cela: depuis qu’il ont été pris en mains par l’équipe d’Hors Limite et qu’ils sont entretenus comme du monde, les sentiers de L’Estérel sont devenus une excellente destination pour les jours où les conditions sont précaires.

C’est une question d’entretien, mais aussi de configuration. Comme elles comportent toutes un couloir pour le pas de patin, ces pistes-là sont relativement larges – alors on a de l’espace pour manœuvrer dans les descentes. Et en plus, le relief dans ce coin-là des Laurentides est plutôt modestes. Il y a des côtes, bien sûr, mai rien de vraiment sérieux.

Résultat: j’ai fait une belle randonnée aujourd’hui par une journée où je n’aurais pas voulu affronter les étroits sentiers de Morin-Heights et où le parc Val-David-Val-Morin était fermé pour cause de conditions difficiles.

Il y a quelques nouveautés à L’Estérel cet hiver. La roulotte qui sert de chalet d’accueil n’est plus au beau milieu du réseau mais à l’entrée. Le tracé de deux pistes classées très difficiles a été modifié. Et il y a maintenant un petit relais en forêt.

Le centre de ski de fond L’Estérel n’est pas parfait. Il lui manque un chalet d’accueil digne de ce nom et quelques kilomètres de pistes parce que même un skieur de deuxième ordre comme moi s’y sent un peu à l’étroit. Et côté paysage et point de vue spectaculaire, ce n'est pas le Pérou. Mais je suis toujours content parce on y est très bien accueilli et parce que j’aime bien ce coin des Laurentides aujourd'hui un peu à l'écart et pourtant très riche en histoire.

En allant à L’Estérel, on passe devant l’endroit où se trouvait le Chalet Cochand, un des premiers centre de ski des Laurentides. On voit encore les pistes de descente taillés dans la colline derrière le lac Lucerne. On skiait à cet endroit dès 1915.

À Sainte-Marguerite, on peut admirer les stupéfiants bâtiments modernes que le baron belge Louis Empain a fait construire quand il a fondé le domaine de l’Estérel dans les années 30. Encore maintenant, le «centre d’achat», qui abrite aujourd’hui l’hôtel de ville de Sainte-Marguerite, et l’hôtel de la Pointe Bleue, qui a été converti en centre d’hébergement, ont l’air de deux ovnis du futur atterris en pleine forêt laurentienne. Alors imaginez à l’époque…

08 février 2011

Sentiers de la Presqu’île

J’ai fait un voyage dans le temps aujourd’hui. D’abord parce que je suis allé skier aux Sentiers de la Presqu’île à Le Gardeur, un endroit que je n’avais pas visité depuis 2004. Et aussi parce que ce centre de ski de fond semble figé dans le temps.

C’est surtout le chalet d’accueil qui donne cette impression. C’est une relique qui n’a sûrement pas changé depuis très longtemps.

Tant mieux parce que l’endroit est plutôt sympathique et chaleureux. Il y a une cantine et plusieurs tables flanquées de bonnes vieilles banquettes. On a l’impression de débarquer dans un restaurant plutôt que dans un centre de plein air.

Ce centre a une autre particularité: c’est un des rares endroits au Québec où on peut skier avec son chien. Deux pistes baptisées «Snoopy» sont accessibles au meilleur ami de l’homme. Aujourd’hui, je n’en ai vu qu’un seul qui se promenait avec son maître – sans doute parce qu’on était mardi.

Qu’on skie avec ou sans chien, il ne faut pas s’attendre à vivre des émotions fortes. À part une petite bosse au milieu du réseau et quelques pentes très douce, on skie en terrain plat. Heureusement, les pistes sont bien entrenues, juste assez sinueuses et tracées dans un joli boisé. On ne s’ennuie pas même s’il n’y a pas grand-chose à voir sur les sentiers.

Comme les sentiers sont tous tracés dans le même bout de forêt, très près les uns des autres, ils se ressemblent pas mal. Mais ils sont plutôt courts et c’est agréable d’enchaîner les boucles en forêt en revenant chaque fois au chalet d’accueil.

J’ai bien aimé mon après-midi de ski aux Sentiers de La Presqu’île. On n’y fait certainement pas du ski spectaculaire. Mais pour faire un balade tranquuille en forêt, c’est un bon choix.

ADDENDUM 18 JANVIER 2015: je viens de voir sur le site web du centre qu'on ne peut plus y skier avec son chien. Pour faire une randonné avec son chien, il faut maintenant faire de la raquette. 

29 janvier 2011

La Courvalloise

NOTE: malheureusement, il n'y a plus de sentiers de ski de fond à cet endroit.

La Courvalloise, c’est un petit centre de plein air où on peut faire du ski de fond, de la raquette et de la glissade sur chambre à air situé quelques kilomètres au nord de Drummondville, en bordure de la rivière Saint-François.

Les sentiers de ski de fond sillonnent la Forêt Drummond et sont en grande partie tracés sur des pistes cyclables et des routes carrossables très larges et très planes.

C’est une bonne nouvelles pour les adeptes du pas de patin: on peut pratiquer cette technique sur la majeure partie du réseau. C’est à cette clientèle-là que je recommanderai surtout l’endroit.

Mais moi je fais du classique et je dois dire que je me suis ennuyé un brin dans les sentiers les plus larges qui comportent de très longues lignes droites qui m’ont miné le moral. Voir aussi loin devant moi, ça me déprime.

Si vous êtes comme moi, privilégiez les sentiers 3, 4 et 5. Ils sont moins rectilignes et plus intimes. Un tronçon du sentier 3 est une étroite piste réservée au style classique que j’ai vraiment regretté de ne pas avoir emprunté pendant que je me tapais les longues lignes droite du sentier 2.

La piste que j’ai préférée, c’est la 5. Elle longe la rivière Saint-François qu’on a l’occasion d’admirer. Et puis ce sentier-là est plus tortueux et un peu moins plats que les autres.

Côté accueil, c'est dans la moyenne. Il y a un chalet d'accueil qui dessert aussi une patinoire extérieure. On y vend de la soupe et des trucs à grignoter. Il y a aussi une petite roulotte qui sert de salle de fartage. Et il y a ce petit relais au milieu du réseau de sentier.

J’ai à une belle balade sur les sentiers de la Courvalloise, dans d’excellentes conditions, mais disons que ce n’est pas le genre d’endroit que je brûle d’envie de revisiter. Les sentiers manquent un peu trop de piquant à mon goût. «Fonctionnel» est sans doute le mot qui les décrit le mieux. Comme dirait Rodger Brulotte, ils «font le travail»… mais sans grand panache.

22 janvier 2011

Auberge des Gallant

Depuis qu’elle est raccordée au réseau de sentiers de l’Escapade du Mont Rigaud, l’auberge des Gallant est devenue une destination ski de fond intéressante. Les hôtels offrant du ski à la porte ne sont pas légion et celui-ci fait partie du lot.

Je n’ai jamais dormi à l’auberge parce que c’est pas loin de chez moi. Mais j’ai déjà mangé à son restaurant qui est très bon. Disons qu’un pour un petit week-end de couple et de ski, pas trop loin de Montréal, ça vaut le coup.

Moi ça m’arrive souvent de partir de l’auberge pour faire une randonnée sur le Mont Rigaud. Je laisse ma voiture dans le stationnement de la cabane à sucre de l’auberge. De là, une courte piste non entretenue mène à un des sentiers de l’Escapade qui porte un drôle de nom: l’Envolée de Castor.

J’aime beaucoup ce sentier de 4,3 kilomètres qui grimpe dans la montagne de Rigaud. Ça monte dès le départ alors qu’on skie en ligne droite sous une ligne électrique qui gâche à peine le paysage. Vient ensuite une descente abrupte et sinueuse que je suis toujours fier de dévaler sans tomber.

Aujourd'hui, je suis tombé dès le premier virage en accrochant un ski dans une aspérité. J'ai perdu ma tuque et je me suis retrouvé la tête enfoncée dans la neige. Avec la température autour de -15, j'aurais préféré laisser faire.

Ensuite, le sentier s’enfonce en forêt et devient plus sinueux. Il contourne notamment cet immense étang à castor au milieu duquel il y a des nids de hérons perchés dans des arbres morts.

Pas longtemps après, on arrive à la boucle principale de l’Escapade et on peut poursuivre son trajet de plusieurs façons. Les plus en forme peuvent «boucler la boucle» avant de remettre le cap vers l’auberge, pour un trajet total d’environ 22 kilomètres.

Aujourd’hui, je me suis contenté de pousser jusqu’à la pittoresque Sucrerie de la Montagne où j’ai fait une halte très agréable. Je me suis retrouvé en tête à tête avec le propriétaire de l’établissement qui m’a servi du café et des crêpes cuite sur son poêle à bois. C’était la première fois que je m’arrêtais là, mais ce n’est certainement pas la dernière.

L’allez-retour de l’auberge des Gallant à la Sucrerie de la Montagne donne un trajet d’une douzaine de kilomètres. On peut aussi le faire en sens inverse et faire une halte à l’auberge où on peut prendre un café dans le lobby.

Il y a grande quantité de chevreuils sur le Mont-Rigaud et aujourd’hui j’en ai surpris deux qui étaient en train de piétiner un bout de sentier.

Parlant de ça: l’entretien reste la grande faiblesse des pistes de l’Escapade. Tempête de neige ou pas, l’engin d’entretien ne passe qu’une fois par semaine et fait un travail assez ordinaire. Par grands bouts, c’est très beau. Mais il y a aussi pas mal de sections bosselées ou défoncées ou mal tracées. Comme c’est gratuit, c’est difficile de se plaindre. Mais disons qu’il ne faut pas arriver là en s’attendant à une qualité d’entretien comparable à ce qu’on trouve dans un «vrai» centre de ski de fond payant.

16 janvier 2011

Sutton-en-Haut

Il y a un genre de centres de ski de fond qui me plaît particulièrement: ceux où on skie surtout dans d'étroits sentiers réservés au classique tracés en terrain montagneux et où s'amuser dans les descentes sans risquer de se casser la figure. Genre Richmond-Melbourne, Charlesbourg, le parc des Campeurs à Sainte-Agathe... et bien sûr Sutton-en-Haut.

À Sutton-en-Haut, on ne skie pratiquement jamais sur le plat. Tout le réseau est tracé à flanc de montagne et on est toujours en train de monter ou de descendre. Et c’est plutôt agréable parce que les sentiers sont bien configurés, entretenus de façon adéquate et juste assez larges pour qu’on soit à l’aise en piste.

Le coin de forêt que les sentiers sillonnent est vraiment superbe. Au bas de la colline, on skie dans un épais boisé de conifères. Et plus loin dans la montagne, près du seul refuge sur les sentiers, on longe une petite rivière coulant dans un joli ravin.

Sutton-en-Haut a bien failli ne pas ouvrir cet hiver parce que l’entreprise qui en assurait l’exploitation a fermé ses portes. Mais la communauté locale s’est rapidement organisé pour sauver la saison. Heureusement parce que la région de Sutton profite d’un hiver particulièrement «hivernal». Pendant que la neige se faisait rare partout ailleurs au Québec, ce coin des Cantons-de-l’Est recevait centimètres après centimètres.

J’ai eu l’occasion de me rendre compte en fin de semaine parce que j’ai skié dans de la neige fraîche et sous un déluge continuel de flocons. Les arbres étaient chargés de neige et le vent en faisait parfois tomber une quantité telle que je ne voyais plus où j’allais.

C’est quand les conditions sont comme ça qu’il faut aller à Sutton-en-Haut. Négocier avec la topographie des lieux devient alors un vraie partie de plaisir. Quand les pistes sont glacées par contre, ça ne doit pas être évident de skier là-dedans.

Si on peut faire un reproche à Sutton-en-Haut, c’est de manquer de variété. Comme tous ceux grimpent dans la montagne convergent vers le refuge et que tous ceux qui descendent aboutissent au pied de la colline, tous les sentiers ont un peu le même profil. Après quelques allez-retour, il y a une certaine monotonie qui s’installe.

La seule piste un peu différente, c’est la 5 qui traverse de part en part le réseau de sentiers avant de former une boucle en terrain légèrement vallonné. Cette boucle-là est à ne pas manquer. Même si elle est classée facile, on y fait du très bon ski.

Côté accueil, c’est assez rustique. Le chalet à l’entrée des sentiers est chaleureux mais plutôt exigu. Et les toilettes se trouvent dans un autre bâtiment. Le refuge en forêt est une vieille cabane où il y a l’essentiel: un bon poêle à bois et quelques grandes tables. Sa plus grande qualité, c’est son emplacement. Accroché au flanc d’un ravin, il a l’air sorti d’une carte postale.

Tout ça pour dire que j’ai fait de l’excellent ski en fin de semaine à Sutton. J’ai passé la nuit à l’hôtel Horizon. C’est un vieil hôtel qui cache mal son âge. Les chambres sont «retros» dans le sens où elles n’offrent pas le niveau de confort et d’esthétisme auquel on s’attend maintenant.

Par contre, il y a une belle piscine et un bar correct qui était très animé le soir où j’y étais. Et on peut mettre ses skis en sortant de l’hôtel et accéder directement aux sentiers de Sutton-en-Haut.