02 mars 2018

Une montagne avec vue

Manque de neige ailleurs oblige, j’ai fait aujourd’hui ma deuxième randonnée en autant de jours à Saint-Donat – le village du nord le plus enneigé par les temps qui courent.

Cette fois, je suis parti à la conquête du mont Lafrenière, une montagne haute de 608 mètres située à l’ouest du village et du lac Ouareau.

Le club de plein air de Saint-Donat entretient dans ce coin-là deux sentiers de ski nordique et raquettes : une boucle de cinq kilomètres et une piste pentue qui grimpe au sommet du mont Lafrenière.

Je suis parti du point d’accès du chemin des Merles, où on trouve un stationnement et cette pancarte à l’entrée du sentier Rapides des Neiges, qu’il faut suivre pendant presque deux kilomètres pour rallier la piste qui mène au sommet de la montagne.

Le sentier Rapides des Neiges est plat mais extraordinairement bucolique. Du côté est de la boucle, il longe la rivière Ouareau où l’eau file à vive allure ; et du côté ouest, il forme une étroite tranchée dans une forêt de conifères si dense qu’on a presque l’impression de skier à l’intérieur.

Bref, ça vaut la peine d’aller faire un tour à cet endroit juste pour parcourir cette boucle-là.

De son côté, le sentier de la montagne nous fait grimper environ 200 mètres sur à peu près deux kilomètres.

On monte en pente douce sur environ les deux tiers du parcours, puis ça corse quand on approche du but.

J’ai été chanceux aujourd’hui : un seul raquetteur m’avait précédé sur le trajet et ses traces avaient créé un sentier d’ascension parfait pour moi; et je n'ai pas croisé âmes qui vivent pendant ma randonnée. 

Je ne sais pas si l’endroit est très fréquenté par les raquetteurs, mais j’imagine que la dernière portion de la montée ne doit pas être commode quand elle est tapée solide.

Au sommet, on voit loin à travers les arbres et où il y a ce drôle d’abri qui n’est pas signalé sur la carte ci-bas et qui doit être privé.

Le vrai spectacle se situe au bout d’une bretelle d’environ 600 mètres qui est clairement signalée sur le terrain même si elle ne figure pas non plus sur la carte.

Ça vaut vraiment la peine de pousser jusque-là. 

D’abord parce que la bonne descente qui mène au promontoire est fort agréable puisqu’on peut louvoyer entre les arbres de chaque côté ; et ensuite parce que le point de vue est perché au sommet d’une vertigineuse paroi verticale et offre tout un coup d’œil sur le lac Ouareau et la station de ski La Réserve. 

Je me suis bien amusé sur le chemin du retour. J’ai dit que ça montait en pente douce plus tôt, mais il y a quand même deux ou trois sections suffisamment pentues et tortueuses pour que la descente devienne excitante. Mettons qu’il faut être en contrôle de ses skis pour négocier certains passages.

Conclusion : vraiment une belle randonnée à faire quand les conditions de neige sont bonnes et que les raquetteurs n’ont pas encore eu le temps de bétonner le trajet. 

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