10 mars 2018

Se faire tirer les fesses au mont Stickney


Depuis deux hivers, grâce à mes skis Kom, je suis devenu un skieur «tout-terrain». Sur ces planches-là, je parcours des sentiers, je fais du télémark sauvage en plein bois et je dévale des pentes dans des stations de ski alpin.

Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai trouvé un terrain de jeu qui me permet de faire tout ça en même temps: le mont Stickney, qui fait partie de la station de ski de Bretton Woods au New Hampshire.

On trouve à cet endroit quelque chose que je n’ai pas encore vu au Québec : une montagne de ski alpin traversée par des sentiers de ski de fond.

La meilleure façon de vous expliquer ça, c’est de vous raconter ma randonnée… qui a commencé au chalet de la station de Bretton Woods.

Pour 31 dollars américains, j’ai acheté là un «Nordic High-Country Ticket» me permettant de faire de la randonnée assistée par deux remontées mécaniques.  

J’ai donc commencé mon périple en me laissant porter par le Bethlehem Express, un télésiège que j’avais le droit de prendre une seule fois et qui m’a fait gagner à peu près 335 mètres d’altitude sur le mont Rosebrook.

Une façon rapide d'avoir une vue aérienne sur ma résidence temporaire :  l'Omni Mount Washington Hotel...
 
Rendu en haut, je suis redevenu skieur de fond en prenant la «Mountain Road  Traverse». Comme son nom l’indique, ce sentier traverse le mont Rosebrook en croisant plusieurs pistes de ski alpin et mène à un autre sommet adjacent, le mont Stickney.

C’est sur ce mont Stickney que ski nordique et ski alpin s’entremêlent vraiment à Bretton Woods ; et c’est sur ce mont Stickney que j’ai passé le reste de ma journée à arpenter des sentiers de ski de fond et à dévaler des pistes de ski alpin. 
 
Dans ce coin-là aussi, j’ai eu de l’aide mécanique : le «Telegraph T-Bar», un «tire-fesses» que mon billet à 31$ US me permettait d’utiliser autant que je voulais.

 Mon «baptême de tire-fesses» ne s’est pas passé sans heurts. À ma première tentative, la barre en T a échappé à l’emprise de mon derrière et j’ai fini ma montée en lui appliquant une solide double clé de bras qui m’a coûté pas mal d'énergie.

Heureusement, j’ai ensuite dompté l’engin et je m’en suis servi cinq ou six fois pour gagner 120 mètres d’altitude sans me fatiguer.

Entre ces séances de tirage de fesses, j’ai exploré tous les recoins du mont Stickney.

J’ai fait deux ou trois descentes parmi les skieurs alpins dans les pistes en sous-bois entourant le Telegraph T-Bar.

J’ai fait du ski de fond sur la «Telegraph Traverse» pour aller faire mes deux meilleures descentes de la journée dans le sous-bois «Enchanted Bear» où il y avait beaucoup de neige et juste assez d’arbres.

J’ai pataugé dans la grosse poudreuse en arpentant le «Mount Stickney High Country Loop», une piste de ski de fond qui n’avait pas encore été damée… pour le plus grand plaisir de mes gros skis larges !  
 
J’ai bu un chocolat chaud et parlé hockey avec un Bostonais aussi partisan des Bruins que moi au relais du mont Stickney, une sympathique cabane où j’aurais aussi pu m’offrir un hamburger à 8$ US.

Bref, je me suis bien amusé ; et j’ai des photos pour le prouver…
 
 Quand est venu le moment de rentrer, j’avais le choix : redescendre la montagne par un sentier de ski de fond ou revenir à mon point de départ par une piste de ski alpin.

J’ai opté pour la deuxième solution et j’ai terminé la journée en faisant une longue descente agréable sur la «Two Miles Home».

Je suis revenu à l’hôtel en me disant que j’aimerais beaucoup faire ce genre de sortie plus près de chez moi. Mais à connaissance, aucune station de ski n’offre pareille formule au Québec.

J’ai déjà pris un télésiège pour aller faire du ski de fond au sommet du Massif du Sud ; par contre, à cet endroit, les sentiers de ski nordique et les pistes de ski alpin occupent chacun leur versant de la montagne.  

Bref, il me reste juste à acheter une petite montagne et à développer ça moi-même ! 

 

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Ce concept n'existe-t-il pas déjà en arrière de Garceau ?

Barclay a dit...

C'est vrai qu'il y a des sentiers de ski nordique sur le mont Garceau. Mais ils ne sont pas intégrés au domaine skiable de la station de ski alpin, à part le sentier Les Sommets que la station propose aux adeptes de randonnée alpine.

À Bretton Woods, on parle plutôt de sentiers de ski de fond entretenus et d'une station qui vend des passes donnant un accès partiel à ses remontées mécanique à du monde en ski de fond. Ça me semble une offre originale, mais peut-être que je me trompe.

BF