29 décembre 2013

Domaine Maizeret


J’ai choisi une drôle de journée pour aller skier au Domaine Maizeret. Il ventait à vous sortir de vos bottines de ski aujourd’hui à Québec et ce n’était vraiment pas une journée pour faire du plein air. Mais j’ai quand même pu faire quelques kilomètres... en restant dans les sentiers les mieux protégés du vent.


Le Domaine Maizeret est un parc de 24 hectares, en plein cœur du quartier Limoilou. Cet espace-là existe depuis l’époque de la Nouvelle-France. Par deux fois, les Anglais s’y sont installés dans le but d’envahir Québec. Et on y trouve un magnifique bâtiment construit au 16ième siècle, qui a notamment servi de théâtre au travaux de la commission Bélanger-Campeau.

Bref, l’endroit possède une longue et intéressante histoire. Par contre, son réseau de sentiers de ski n’est ni très long ni très intéressant. Il est composé de cinq sentiers qui permettent de faire le tour du Domaine et s’étendent sur une dizaine de kilomètres.

On y fait du ski de grand parc urbain, c’est-à-dire sur le plat et en mode «promenade tranquille».

Je peux difficilement vous parler de la qualité de l’entretien: le vent avait pas mal effacé toutes les pistes aujourd’hui. Ce sera pour une prochaine visite.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a beaucoup à voir ans le parc. L’impressionnant bâtiment principal. Le joli pavillon servant de chalet des patineurs et de centre de location d’équipement. L’arboretum et ses sculptures. Et un ruisseau fréquenté par toute une flottille de canards.

Comme on a l’embarras du choix quand vient le temps de skier à Québec, je ne sais pas si je vais retourner un jour au Domaine Maizeret. Mais je suis content de l’avoir parcouru au moins une fois!  

28 décembre 2013

Parc de la rivière Gentilly


 NOTE  9 février 2016: il n'y a plus de sentiers de ski de fond à cet endroit.
 
Comme on perd  un ou deux centres de ski de fond tous les ans, c’est toujours agréable de voir naître un nouvel endroit pour pratiquer notre sport.

Aujourd’hui, j’ai fait partie des premiers skieurs à arpenter les pistes du parc de la rivière Gentilly qui s’est lancé dans les activités hivernales cette année.

Je n’ai pas fait une randonnée mémorable. Les pistes n’ont pas le panache nécessaire pour ça. Même si le parc se déploie autour d’un élément de relief intéressant, la profonde gorge dans laquelle coule la rivière Gentilly, on skie presque toujours sur le plat.

Heureusement, les conditions étaient idéales aujourd'hui et j'ai quand même eu du plaisir à glisser. Mais disons qu'il y a des endroits plus excitants pour profiter d'une belle neige fraîche... 

Le parc est situé à Sainte-Marie-de-Blandford, à une vingtaine de kilomètres de l’autoroute 20, dans un coin du Québec où on a l’habitude de passer en coup de vent. Il offre une dizaine de kilomètres de sentiers tracés avec de l’équipement léger. Il y a aussi sur place une pente de glissade sur tube que mon fiston de six ans a beaucoup aimé.

Le chalet d’accueil est un grand bâtiment un brin spartiate... où on trouve quand même des douches. Parce qu’on peut faire du camping au parc durant l’été et que c’est dans ce bâtiment-là que se lavent les campeurs...

En résumé: voilà un endroit pour faire une petite randonnée d’agrément s’adressant avant tout à la clientèle locale. 

27 décembre 2013

Club La Loutre


 « On aime ça skier ici. Y’a pas de côtes.»

C’est une habituée des pistes du club de ski de fond La Loutre à Plessisville pendant ma randonnée là-bas.  Et je trouve que ça résume parfaitement l’endroit. Parce que c’est vrai qu’il n’y pas la moindre côte sur ce réseau de sentiers qui s’étend pourtant sur plus de vingt kilomètres.

C’est une question de géographie. À Plessisville, on est dans les plaines du Saint-Laurent. Alors on ne se barre pas les pieds dans les montagnes et les collines.

Contrairement à la dame que j’ai croisé, moi j’aime bien quand ma randonnée est pimentée de montées et des descentes. Mais j’ai quand même fait une agréable excursion de 16 kilomètres dans les sentiers du club La Loutre – même si par bouts, je les ai trouvé un peu monotones.

Leur plus belle qualité, c’est qu’ils nous amènent à la découverte d’un territoire vaste et diversifiée. On ski dans un boisé de feuillus. On skie à travers champs. On ski dans des érablières. Et en empruntant le sentier 9, aux confins du réseau, on traverse même une forêt de conifères rabougris qui m’a rappelé ma Côte-Nord natale.


On dirait qu'il y a beaucoup de chevreuils dans le secteur. J'en ai vu deux durant ma randonnée.

Le chalet du club est installé dans un pavillon adjacent à l’école secondaire locale. À défaut d’être pittoresque, le bâtiment est neuf et fonctionnel.

Il y a deux relais sur les sentiers. J’ai cassé la croûte dans le plus éloigné du point de départ, une solide cabane en tôle où un poêle à bois réchauffait l’atmosphère.

Pas sûr que je vais retourner un jour skier à Plessisville. J’aime trop les côtes pour ça! Mais je vais quand même garder un bon souvenir de ses sentiers de ski! 

23 décembre 2013

Du ski virtuel

Cette année, j'ai commencé ma saison de ski avant que la neige ne tombe... en rédigeant trois articles sur les centres de ski de fond du nord de l'Ontario pour le site touristique

 C'était un genre de «tour de ski» virtuel puisque j'ai arpenté la région en visitant des sites web et en consultant Google Map. Mais ç'a donné très envie d'aller un jour skier pour vrai dans ce coin de pays encore plus nordique que le Québec.

Voici trois liens pour ire les trois articles...

Sudbury et le nord-est ontarien

La région de Sault-Sainte-Marie

North Bay et le nord-ouest ontarien

http://www.northernontario.travel/fr/northeastern-ontario/skieurs-cap-au-nord

30 novembre 2013

Début de saison sur le P’tit Train du Nord

C’est toujours un événement quand Mère Nature nous permet de faire du ski de fond au mois novembre. Même quand ça se passe le tout dernier jour du mois de novembre...

J’étais bien content de commencer ma saison de ski beaucoup plus tôt que je m’y attendais, aujourd’hui, sur le P’tit Train du Nord.

Mais ce n’est pour cette raison que fiston et moi célébrons sur la photo. C’est plutôt parce qu’on venait d’atteindre notre objectif de la journée: skier jusqu’au 23 kilomètres du P’tit Train du Nord à partir de la gare de Sainte-Adèle. Un «exploit» qui nous a fait parcourir une belle randonnée de quatre kilomètres. Ce qui est bien assez pour un enfant de six ans à qui j’essaie très fort d’inculquer l’amour du ski.

Il y avait un monde fou à la gare de Sainte-Adèle aujourd’hui. Et pour cause: le P’tit Train du Nord était un des rares endroits où on pouvait déjà faire du ski de fond au nord de Montréal.

On ne le dira jamais assez: on est vraiment chanceux d’avoir cette piste ne demandant que très peu de neige pour être opérationnelle. Aujourd’hui, les conditions étaient très bonnes même si la couverture de neige est encore mince dans les Laurentides.

Maintenant, je ne souhaite plus qu’une chose: ne plus remettre les skis sur le P’tit Train de tout l’hiver! Car ça voudra dire qu’on n’aura pas eu un seul week-end de conditions médiocres où skier sur l’ancienne voie ferrée devient notre seule option.

24 mars 2013

Viking Ski Club


C’est toujours agréable de conclure sa saison de ski en faisant une belle randonnée. Et j’ai eu la chance de faire ça aujourd’hui dans les sentiers du Viking Ski Club à Morin-Heights. Pour la deuxième fois! Parce que je pensais vraiment avoir fait ma dernière randonnée de la saison avant la tempête de cette semaine.  

Comme l’indique l'écriteau décorant son pittoresque chalet, le Viking Ski Club a été fondé en 1929. Même si c’est un «club privé», ses sentiers sont ouverts à tout le monde puisqu’ils font partir du réseau de Morin-Heights. 

Le samedi et le dimanche, on peut se procurer une «passe d'un jour» au chalet du club, laisser sa voiture dans son stationnement et partir à la découverte de ses sentiers. 

Pour ma première visite, j'ai parcouru la «piste de course» du Viking Ski Club - une série de boucles conçues pour tenir des compétitions et qui partent de ce «shack» au sud du chemin Jackson.

J’ai bien fait parce que j’ai pu faire de l’excellent ski même si la température oscillant autour du point de congélation compliquait les conditions.

Je lève mon casque de viking pour saluer le gars qui a dessiné ces pistes-là parce qu’elles sont exemplaires.

On se sent comme dans un montage russe parce qu’on est continuellement en train de monter et descendre en tournant à gauche et à droite. Et malgré ça, même dans des conditions étaient difficiles, il n’y a ni descente casse-cou ni montées désagréables. Parce que la piste est assez large pour permettre le pas de patin... et aussi parce qu’elle est superbement dessinée.

C’est exigeant, par contre. Comme il se doit pour un plateau de compétition. J’ai bouclé le circuit de 10 kilomètres et j’ai eu l’impression de faire le double. Comme on est toujours en train de gagner ou perdre de l’altitude, on finit par beaucoup grimper. Et ça tombe dans les jambes...

Côté paysage, ce n’est pas le Pérou. Le regard ne porte jamais très loin. Mais on traverse deux ou trois marais semés d’arbres morts qui sont jolis à voir.
 
Bref, voici un autre coin du réseau de Morin-Heights qui vaut le détour. Fantastique de faire du ski de cette qualité-là à la fin mars ! 

21 mars 2013

Le Récré-O-Parc


Saviez-vous qu’on peut faire du ski de fond au Récréo-O-Parc de Sainte-Catherine ?

Moi je n’étais pas au courant... jusqu’à ce je vois cet article sur le site de Skidéal

Il n’en fallait pas plus pour que j’aille faire mon tour ce matin. 

Le parc offre aux skieurs un parcours d’environ cinq kilomètres qui forme une boucle en bordure du fleuve Saint-Laurent. Il y a aussi plusieurs bretelles dont on peut se servir pour allonger ou raccourcir sa randonnée.

En prenant mon temps et en parcourant chaque mètre de sentiers, j’ai réussi faire une petite heure de ski que j’ai trouvé... acceptable.

Ce que j’ai préféré, c’est la vue qu’on a sur le Mont-Royal, le centre-ville de Montréal et le fleuve Saint-Laurent qui forme un rapide à cet endroit. Au loin, on aperçoit même le mont Saint-Bruno et le mont Saint-Hilaire.


Comme on est au bord du fleuve, il n’y a pas du tout relief. On skie parfois en terrain découvert, parfois dans des bouquets d’arbustes.

J’ai trouvé l’entretien très ordinaire. L’engin de traçage a l’air adéquat, mais j’ai eu l’impression qu’on l’avait passé à la va-vite. À bien des endroits, les sillions n’avaient pas été bien tracés.

Remarquez, je ne me plains pas trop fort. C’est la fin de la saison et beaucoup de centres et de parcs de la région montréalaise ont choisi ne pas rouvrir leurs sentiers de ski après la tempête qu’on a eu cette semaine. Au Récré-O-Parc, à tout le moins, on avait entretenu les pistes.

Il y a un pavillon d'accueil à l'entrée des sentiers, mais il n'est ouvert que la fin de semaine. Je n'ai donc pas pu jeter un coup d'oeil à l'intérieur. 

En résumé: rien de spectaculaire à signaler au Récré-O-Parc à part le coup d’œil sur la région montréalaise. À faire par une belle journée ensoleillée pour profiter au maximum du paysage. 


17 mars 2013

Le far west... de Val-David


L’hiver peut maintenant se terminer quand il veut: j’ai fait aujourd’hui une randonnée que je garderais volontiers comme dernier souvenir de ma saison.

C’était à Val-David dans les sentiers du parc régional Val-David-Val-Morin. Par une journée de conditions hivernales inespérées après le redoux qu’on a connu la semaine dernière.

Ici sur l’île Perrot, on est sur la glace et le gazon. Dans les montagnes des Laurentides, par contre, le froid des derniers jours et quelques centimètres de neige tombés juste à temps pour la fin de semaine ont remis d’aplomb les sentiers. J’en ai été quitte pour retirer le klister que j’avais mis sur mes skis le week-end dernier et mettre du fart bleu.

J’en ai profité pour partir à la conquête du «Far West» du parc régional Val-David-Val-Morin – c’est-à-dire des sentiers qui s’étendent à l’extérieur des limites du parc, au nord-ouest du village de Val-David.

Dans ce coin-là, il y a un sentier facile menant à l’auberge du Vieux Foyer. Et il y a surtout, à l’ouest du 1er rang Doncaster, quelques sentiers très difficiles où je n’avais jamais mis les spatules auparavant.

Quand on se lance sur le sentier 17, on passe devant une pancarte disant «Skieurs experts». On comprend vite pourquoi parce qu’on se retrouve dans une montée très corsée tout de suite après - d’où peut descendre un skieur n’importe quand puisque la piste est à double sens.

C’est du ski dans ce genre-là qu’on fait dans ce secteur. Ça monte et il y a des descentes abruptes qui ont tendance à comporter des virages à 90 degrés. Comme les conditions étaient très rapides aujourd’hui, je me suis ramassé par terre à deux ou trois reprises.

Un abri trône au sommet d’une colline par où passe le sentier 17. Ce n’est qu’une petite boîte surmontée d’un toit. Mais comme on le voit sur la photo plus haut, la vue qu'on a à partir du sommet vaut le détour. 

Curiosité oblige, j'ai ensuite décidé d'aller parcourir la piste 19, une boucle d’environ trois kilomètres tracées en terrain montagneux.

Le plus dur, ç’a été de sa rendre à la boucle. Le tronçon de la piste 17 reliant le sommet du Mont Saint-Aubin au sentier 19 est assez délirant merci. En moins de deux kilomètres, on dévale le mont Saint-Aubin au grand complet puis on grimpe au sommet de la colline voisine. Et comme on passe par là à l’aller comme au retour, il faut se taper ça deux fois plutôt qu’une!

Des deux côtés, la descente est vertigineuse. Skieurs du dimanche s’abstenir. Je m’en suis tiré aujourd’hui parce que les conditions étaient très bonnes et parce que le sentier et assez large pour qu'on puisse faire du chasse-neige sans problème. Mais j'ai quand même dû me flanquer par terre à deux reprises pour éviter de me retrouver dans le décor. 
J’étais particulièrement fier de moi quand j’ai réussi à me faufiler entre ses deux arbres qu’on a entouré de matelas de protection. J’imagine qu’ils ont déjà fait des victimes.

La boucle 19 est un peu moins extrême – même si ça descend quand même pas mal dans la première partie du parcours. C’est un superbe sentier qui mérite vraiment d’être classé très difficile et que j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir.

J’ai découvert en cours de route qu’on peut aussi accéder à la boucle-là en skiant jusqu’au bout de la piste du P’tit Train du Nord qui s’arrête quelques kilomètres au nord de Val-David. Alors si vous avez envie d’éviter la section «extrême» de la 17...

En résumé, ce secteur-là mérite bien le surnom que je lui ai donné. C’est un «far west» où on s’aventure à ses risques et ses périls... et aussi on fait du ski excitant et épuisant. 

Pour rentrer, j’ai pris  le sentier 31 qui redescend à flanc de colline jusqu’à la piste du P’tit Train de Nord – que  j’ai emprunté pour me rendre au «centre-ville» de Val-David où je me suis arrêté prendre un café.

Cette sortie m’a rappelé à quel point Val-David est un beau village de ski de fond. Comme à Morin-Heights, le réseau de sentiers fait corps avec le village. Grâce au Petit Train du Nord, on peut skier jusqu’au beau milieu du village où il y a de nombreux cafés et restaurants.

On a fini la journée au Mouton Noir, un bistrot que j’ai trouvé très agréable. Va falloir que j’y retourne voir un spectacle... 



08 mars 2013

Parc Les Salines



J’espère que j’aurai l’occasion de faire une autre randonnée de ski avant que le printemps ne mette fin à ma saison. Parce que celle que j’ai faite aujourd’hui au parc Les Salines m’a laissé sur mon appétit.

Je connaissais déjà le parc pour y avoir skier il y a quelques années, alors je savais un peu à quoi m’attendre. Plat comme une crêpe, il offre à peu près huit kilomètres de sentiers convenant surtout au ski en famille.

C’est ce qu’on voulait faire aujourd’hui avec fiston Arthur. Comme les sentiers du parc sont entretenus avec une grosse dameuse Bombardier, j’espérais qu’on allait avoir de bonnes conditions même si le mercure était bien au-dessus du point de congélation. Mais à l’heure où on est arrivé, le soleil radieux avait déjà pas mal transformé la neige en sloche dans laquelle c’était très difficile d’avancer.

De toute façon, même dans des conditions idéales, on ne fait jamais du ski très excitant au parc Les Salines. C’est plat et on sillonne un boisé qui n’est pas particulièrement attrayant. Ce que j’ai vu de plus intéressant aujourd’hui, c’est ce pic bois qui s’en donnait à cœur joie sur un arbre.

Reste que le parc est un bon endroit pour faire une sortie familiale. Les sentiers sont faciles et il y a une grosse butte de glissade juste à côté de l’énorme chalet d’accueil.

L’autre qualité du parc, c’est que la presque totalité de son réseau de sentiers est éclairée jusqu'à 22 heures. C’est donc un bon endroit pour faire du ski de soirée. 

03 mars 2013

Ski de fond Saint-François


Ma visite au club de ski de fond Saint-François à Drummondville a bien mal commencé. À peine les skis au pied, je me suis «pogné» avec un patrouilleur qui voulait me déconseiller de «m’aventurer» dans le village québécois d’antan avec mon fiston de cinq ans. Le conseil était peut-être judicieux, mais disons que le ton m’a fait prendre le mors aux dents.

L’incident n’a pas suffi à gâcher ma journée de ski pour une bonne raison: avec la petite neige qui tombait et la température qui oscillait autour de zéro, les conditions de ski était fabuleuses. Même fiston Arthur filait comme le vent sur ses petits skis à écaille, tellement la glisse et l’adhérence étaient bonnes dans la neige humide.

Le club de ski de fond Saint-François compte une vingtaine de kilomètres de sentiers tracés dans le village québécois d’antan et ses environs.

Trouvez-moi kétaine si vous voulez, mais j’ai adoré traverser à ski le village québécois d’antan. 

Sous la neige, les vieux bâtiments composant le village ont un certain charme. Il y a la rivière Saint-François en arrière-plan. Il y a la musique traditionnelle qui résonne dans le village. Il y a des traîneaux tirés par des chevaux qui se promènent. On n’a pas souvent l’occasion de skier dans un tel environnement.

Quand on sort du village, on se retrouve sur un terrain de camping. Heureusement, on s’enfonce vite dans un joli boisé où il y a un petit refuge.

Plus loin encore, on passe sous l’autoroute 20 puis près du manoir Trent, une belle maison en pierres construite en 1838.

Comme on est à Drummondville, au cœur des plaines du Saint-Laurent, il y a très peu de relief. Les quelques pentes qu’on a à se mettre sous la dent sont très courtes. Tous les sentiers sont donc très faciles, même les deux qui sont classés intermédiaires.

À défaut d’être excitants, les sentiers du club de ski de fond Saint-François permettent de skier dans un cadre original. Ils sont très bien entretenus si je me fie à ce que j’ai vu aujourd’hui. 

Je les recommanderais en particulier aux familles et aux débutants – même s’il y a l’entrée du sentier passant à travers le village québécois d’antan une pancarte déconseillant aux débutants de s’y risquer !  

Le chalet du club, qui est situé juste à côté du pavillon d’accueil du village québécois d’antan, est spacieux et agréable. Le casse-croûte qu’il abrite est plutôt rudimentaire, toutefois. Je vous conseille d’apporter de quoi grignoter. 

10 février 2013

Parc du lac Beauchamp


Il y avait une mine de silice au bord du lac Beauchamp dans les années 30 et 40. Puis le site a servi de dépotoir jusque dans les années 70. Aujourd’hui, le lac et l’escarpement rocheux qui le borde se trouvent au centre d’un joli parc urbain ou je viens de faire une belle randonnée de ski de fond.

Il devrait y avoir un parc du lac Beauchamp dans toutes les localités du Québec. Un oasis en pleine ville où on peut pratiquer des sports d’hiver sans trop s’éloigner de la maison.

Les gens de Gatineau ont l’air d’accord avec moi. Il y avait un monde fou aujourd’hui au lac Beauchamp. Surtout sur la patinoire, mais aussi dans les sentiers de ski de fond.

Le parc offre aux skieurs une dizaine de kilomètres de sentiers divisés en deux secteurs: la boucle est et la boucle ouest. Qui ne sont pas vraiment des boucles mais plutôt des petits dédales de bretelles et de raccourcis. 

Les deux secteurs étaient vraiment différents aujourd’hui. Côté est, près du pavillon d’accueil du parc, les sillons pour skieurs avaient été passablement amochés par les marcheurs et les raquetteurs. Tandis qu’à l’ouest, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir des pistes en parfait état.

J’ai aussi été surpris par le relief des lieux. Je m’attendais à skier sur le plat j’ai eu plutôt droit à du terrain modérément accidenté. 

Du côté ouest, les sentiers serpentent dans une série de petits valons qui ajoutent un peu de piment. Et du côté est, on grimpe au sommet de l’escarpement rocheux qui domine le lac d’une bonne quinzaine de mètres.

Ajoutez à cela un pavillon d’accueil d’allure moderne dans lequel il y a une vaste salle où on peut se reposer ou manger son lunch et ça donne un agréable endroit pour faire du ski de fond. Que je recommanderais surtout pour skier en famille ou s’initier au ski de fond.

Une randonnée aux ruines Wilson-Carbide


C’est difficile à croire, mais il y a déjà eu une usine de produit chimique dans le parc de la Gatineau.

Situées tout juste nord du lac Meech, au bord d’un cours d’eau tumultueux, les ruines du complexe constitue une des belles destinations ski de fond du parc.

On peut visiter l’endroit en faisant une très courte randonnée. Les ruines se trouvent à environ deux kilomètres du stationnement 11 du parc. C’est de là qu’on est parti aujourd’hui en empruntant la piste 36, un large sentier tracé double qui serpente au nord du lac Meech. 

Il faut skier à peu près un kilomètre sur cette piste pour trouver la bretelle qui mène aux ruines en s’éloignant du Lac Meech. Cette bretelle n’est pas entretenue. Mais comme elle est très courte et dénuée de relief, ce n’est pas un problème même sur des skis étroits. 

Après moins d’un kilomètre, on arrive au bord de la rivière Meech et on découvre un site tout à fait enchanteur.

C’est l’homme d’affaires Thomas Wilson qui a bâti ce complexe industriel dans les années 1900. Il comprenait un barrage hydro-électrique et une usine qui transformait l’acide phosphorique en engrais chimique. Wilson a investi une fortune dans ce projet qui l’a conduit à la ruine. Mais à tout le moins, les restes de cette mésaventure financière et industrielle font aujourd’hui le bonheur des randonneurs.

Après avoir visité les ruines, on a poursuivi notre chemin sur la piste 36 sur quelques kilomètres avant de rebrousser chemin vers notre point de départ. Ce sentier-là est longue de sept kilomètres et débouche sur une autre piste. Alors il y a moyen de faire une très longue randonnée dans ce secteur.

09 février 2013

Club Nakkertok


En Outaouais, qui dit «ski de fond» dit «parc de la Gatineau». Le réseau de sentiers du parc est si grand et si fantastique qu’il fait de l’ombre à tous les autres centre de ski de la région.

Aujourd’hui, pourtant, j’ai découvert à quelques kilomètres du parc de la Gatineau un  réseau de sentiers qui vaut le détour: celui du club Nakkertok.

Nakkertok, c’est un club de ski de fond comptant plus de 1400 membres. Heureusement, ses sentiers sont ouverts à tout le monde. Suffit de payer son droit d’accès en mettant son argent dans une boîte en métal se trouvant à l’extérieur du vaste chalet d’accueil du place.

Le club entretient 80 kilomètres de sentiers divisés en deux« secteurs»: Nakkertok sud et Nakkertok Nord. Aujourd’hui, j’ai arpenté presque tous les sentiers du secteur sud et j’ai adoré mon expérience.

La première chose que j’ai remarqué en arrivant là, c’est à quel point l’endroit «sentait» le ski de fond. J’ai eu l’impression d’avoir été téléporté en Scandinavie. À cause des enfants qui jouaient au ballon-balai, skis aux pieds, dans le «stadium» du club – un grand espace ouvert servant aux départs aux arrivées des courses. À cause de la «piste de réchauffement», une boucle tracée dans une pente où s’entraînaient quelques patineurs. Et à cause de l’incroyable quantité de skieurs qui avaient déjà circulé sur l’épaisse couche neige fraîche tombée au cours de la nuit.

Tissé serré, le réseau forme une sorte de «grille» s’étendant en terrain vallonné. Il est surtout composé de larges pistes tracées pour le classique et le pas de patin. Les quelques sentiers tracés uniquement pour le classique sont cependant ceux qui m’ont le plus charmés – surtout ceux s’étendant au nord de l’étang Van Wijk. Regardez-moi ça...

J’ai vécu mes meilleurs moments de la saison dans ces sentiers où on planait littéralement dans la poudreuse. Parce que l’équipe d’entretien avait eu la bonne idée d’y aller en douceur plutôt que de compacter la neige à l’excès.

J’adore skier dans ce genre de sentiers étroits et «à l’ancienne». Quand les conditions sont bonnes, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux.

Il y a un refuge sur les sentiers. Une jolie cabane en bois surplombant l’étang Van Wijk où il y avait beaucoup de monde quand je suis passé.

J’ai passé un superbe après-midi à explorer ce réseau de sentiers où il y a de nombreuses intersections et où on peut improviser son trajet à sa guise sans jamais trop s’éloigner du chalet d’accueil.

Le relief est modeste, mais les pistes l’exploitent bien. On enchaîne les courtes montées et descentes sans jamais s’ennuyer.

Conclusion: le deuxième endroit où il faut skier absolument dans la région... après le parc de la Gatineau. 

29 janvier 2013

Sentiers de Saint-Côme


L’avantage d’être pigiste, c’est qu’on peut prendre congé quand on veut. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui pour aller profiter des bonnes conditions de ski... avant le redoux et la pluie qu’on nous annonce pour les prochains jours.

J’en ai profité pour aller découvrir les sentiers de Saint-Côme. Alors j’ai passé une bonne partie de ma journée... assis dans ma voiture. Parce que c’est pas mal loin dans Lanaudière, Saint-Côme. En tout cas plus loin que je ne l’imaginais quand je suis parti de chez moi.

Heureusement, ça valait la peine. J’ai fait une belle et longue randonnée dans des sentiers qui sont sûrement très appréciés des Cômiers – oui c’est ça qu’il faut dire, j’ai vérifié.

Il y a plusieurs points d’accès au réseau de sentiers tracés presque entièrement dans la forêt au nord du village. Je suis parti du point d’accès «Marion» au bout de la 36 ième avenue, qui me semble le plus pratique pour un visiteur de l’extérieur. Il y à là un stationnement et ce banc où on peut ramasser une carte du réseau.

J’étais un peu déçu au début de ma randonné parce que j’ai commencé par faire la piste 1. C’est une honnête sentier facile tracé sur le plat, dans une belle forêt de conifères – comme en trouve par dizaines beaucoup plus près de Montréal. Même chose pour les pistes 3 et 4 qui sont tracés juste à côté de la 1.

J’ai retrouvé le sourire en parcourant les sentiers 8 et 2 , qui sont tracés dans une colline culminant à 300 mètres. Les plus belles descentes sur le réseau se trouvent dans ce secteur-là. J’ai profité du fait que les sentiers ne sont pas à sens uniques pour faire plusieurs boucles dans ce coin-là afin d’essayer toutes les descentes.

Un détail que j'ai apprécié: à un endroit, sur le sentier 8, on a une vue sur le village. 

Les pistes 5 et 6 sont moins accidentées, mais quand même intéressantes. La 5 nous amène près d’une colline au flanc de laquelle il y a une jolie parois rocheuse à admirer. Et passe par la «halte à Gérard» qui, à défaut d’offrir un abri pourvu de murs, possède un beau foyer extérieur.

De son côté, la piste 6 contourne la colline avant de former une petite boucle de l’autre côté. Dans la clairière de l’autre côté de la colline, le regard porte loin et on a vraiment une belle vue les montagnes environnantes... que je n’ai pas vraiment réussi à capturer avec mon iphone !

Tous les sentiers sont tracés en double, uniquement pour le style classique. L’entretien a l’air d’être fait avec un engin léger tiré par une motoneige ou un VTT. Alors vaut mieux visiter l’endroit quand les conditions sont bonnes.

En résumé, voilà un réseau destiné avant tout à la «clientèle locale» qui a tout ce qu’il faut pour plaire à tout le monde. À ne pas manquer si, par exemple, vous louez un chalet dans le secteur.