26 décembre 2008

Énergie CMB

Quand les conditions de ski sont difficiles, il n’y a qu’une solution: visiter un centre possédant du bon équipement d’entretien et espérer pour le mieux.

J’ai eu la main heureuse aujourd’hui en choisissant le centre Énergie CMB, à l’ouest de Trois-Rivières. Après une nuit de pluie suivie d’un retour du froid intense, ses sentiers étaient glacés mais quand même tout à fait praticables. D’abord parce qu’ils sont entretenus à l’aide d’une dameuse Bombardier. Et ensuite parce qu’ils sont tracés en terrain relativement peu accidenté où on ne risque pas de se tuer même quand les conditions sont extrêmement rapides.

J’ai trouvé que ce centre ressemblait à une base d’entraînement. Ses pistes sont plus fonctionnelles que touristiques. Elles sillonnent un boisé où on n’a pas souvent envie de sortir son appareil photo. D’accord, on passe à côté d’un vieil autobus échoué dans le bois. Et à un endroit, on aperçoit l’autoroute 40. Mais ça se limite pas mal à ça côté stimulation visuelle. En contrepartie, le tracé est impeccable et il y a quand même des bouts de forêt assez jolis.

Tous les sentiers du centre sont très faciles. Le plus intéressant est celui qui ceinture le terrain occupé par le centre. C’est une boucle de 9 kilomètres qui se termine par une « descente » très longue mais très peu prononcée. À ce moment-là, j’étais bien content de skier sur une piste glacée. Ça allait très vite et c’était vraiment agréable. Dans des conditions normales, c’est sûrement moins excitant.

Le centre offre 6 parcours qui se chevauchent par grands bouts. Il y a une boucle pour le pas de patin d’une longueur de 5 kilomètres. Les autres sentiers sont tous tracés à deux voies pour le style classique.

Le chalet d’accueil est un tout petit bâtiment où on trouve quand même un support pour farter ses skis et de l’équipement à louer. Par contre, il n’y a pas de service de restauration ni même d’eau courante.

En résumé: j’ai bien aimé ma randonnée chez Énergie CMB malgré le froid, le temps gris et les conditions difficiles. Tant mieux parce que c'était ma fête aujourd'hui.

23 décembre 2008

Club de ski de fond d'Asbestos

Les parents de ma blonde habitent pas loin d’Asbestos, alors chaque hiver je skie au moins une fois sur les sentiers de cette ville minière des Cantons de l’Est.

C’est tant mieux parce que c’est un petit réseau accessible gratuitement que j’aime beaucoup. Et j’ai constaté aujourd’hui qu’il est plus pimpant que jamais.

Comme d’habitude, j’ai pris le départ au club de golf d’Asbestos. Deux jours après un grosse tempête, les pistes étaient fraîchement tracées et dans un état splendide.

Le réseau d’Asbestos s’étend sur une quinzaine de kilomètres. Là-dessus, environ trois kilomètres sont tracés sur le terrain de golf. D’habitude, skier sur un golf, ce n’est pas très agréable. Mais à Asbestos, c’est vraiment pas mal. Le terrain est vallonné et surtout très boisé. On n’a pas du tout l’impression de parcours un grand espace vide.

On s’enfonce en forêt par un sentier qui commence par une belle petite descente et qui longe ensuite la rivière Nicolet. Après environ deux kilomètres, on arrive au seul relais sur le réseau: le P’tit Caribou.

C’est là que j’ai compris pourquoi les pistes me semblaient plus belles que d’habitude. Selon un article de journal affiché à l’intérieur, le club de ski de fond d’Asbestos vient d’acquérir un nouvel engin pour entretenir ses sentiers. Voilà une bonne nouvelle.

Derrière le relais, j’ai aussi découvert un nouveau sentier baptisé Claude-Potvin. C’est une petite boucle d’un kilomètre tracé en terrain plat, dans le champ de pratique d’un club de tir à l’arc.

J’ai ensuite fait toutes les pistes du réseau en commençant par la meilleure: la Lambert. C’est le seul sentier comportant du vrai relief. On commence par grimper dans une colline par une éclaircie d’où on aperçoit l’une des nombreuses montagnes de rejets miniers entourant Asbestos.

On est ensuite récompensé par une longue descente sinueuse que j’ai vraiment adorée aujourd’hui. Je suis peut-être dans le champ, mais j’ai eu l’impression que la piste était légèrement plus large qu’auparavant. Chose certaine, je n’ai eu aucun mal à contrôler ma vitesse et je ne suis pas tombé dans le brusque virage à gauche se trouvant au pied de la descente. C’est un endroit où j’ai fait plusieurs chutes au fil des années.

Les autres sentiers n’ont pas le même panache. Ils sont tous plats et faciles. Mais ils sont quand même très agréables. Il y a une belle boucle tracée le long de la rivière Nicolet qui passe par le camp musical d’Asbestos. Et il y a quelques courtes bretelles qui permettent de varier son trajet.

La carte ci-dessous ne reflète pas tout à fait la réalité. Quelques courts sentiers ne sont pas représentés et les pistes tracées sur le terrain de golf ont été redessinées. Mais c’est ce que j’ai trouvé de mieux.

20 décembre 2008

Centre Roger-Cabana

Après ma dernière sortie sur Le P’tit Train du Nord, j’avais envie de faire du ski un peu plus «montagnard». Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai été servi au cente Roger-Cabana à Saint-Hippolyte.

Les sentiers de l'endroit ont une particularité: ils sont entretenus mécaniquement… mais à moitié seulement. Ce que ça veut dire, c’est que les pistes sont «tapées» à l’aide d’un engin quelconque, mais qu’on n’y trace pas les traditionnels sillons. Alors on y fait du ski à mi-chemin entre la randonnée nordique et le ski de fond.

Le réseau fait une douzaine de kilomètres et il se déploie en terrain très accidenté. Les sentiers serpentent à travers une série de collines boisées séparées par des vallons très encaissés.

Résultat: on est toujours en train de monter ou descendre dans des sentiers étroits et sinueux. Même les deux pistes classées faciles comportent pas mal de relief.

Les conditions étaient idéales aujourd’hui et je me suis bien amusé là-dedans. Mais ce n’est pas un endroit qu’il faut visiter quand il n’a pas neigé depuis longtemps ou que c’est glacé. Ce n’est pas non plus un bon endroit pour les débutants. Quand il y a autant de relief, il faut savoir ce qu’on fait sur ses skis pour que l’expérience soit agréable.

La forêt qu’on traverse est très belle. Mais même si on grimpe dans des collines, on a rarement l'occasion d'admirer les environs. Heureusement qu’il y a ce belvédère sur le sentier 20 pour nous ouvrir une fenêtre sur la région.

J’ai particulièrement apprécié mon retour vers le chalet d’accueil via la piste 1. On a droit à une série de descentes sinueuses que j’ai trouvé juste assez difficiles aujourd’hui. Mais je ne voudrais pas me retrouver là-dedans quand les conditions sont difficiles.

Le chalet d’accueil du parc est un vaste pavillon où on peut farter ses skis et se reposer entre deux randonnées. Si vous voulez manger, amenez votre lunch. Il n’y a pas de service de restauration sur place, mais on peut acheter des petits trucs comme des barres de céréales.


18 décembre 2008

Gare de Val-Morin


La Petite Gare de Val-Morin est un de mes points de départ préférés pour faire une randonnée sur le P’tit Train du Nord. Tout simplement parce qu’elle est située au milieu d’un tronçon particulièrement intéressant de cette piste de ski de fond qui s’étend sur 40 kilomètres, entre Saint-Jérôme et Val-David.

La Petite Gare est… vraiment petite. Elle abrite un minuscule café où il n’y a que quelques tables. Mais c’est bien suffisant pour prendre une collation.

Une fois en piste, on a le choix: partir vers le nord ou vers le sud. Et il y a des choses à voir des deux côtés.

Vers le nord, on n’a qu’à parcourir un kilomètre pour atteindre la piste Gilles-Leroux, une «bretelle» reliant l’ancienne voie ferrée au centre du village de Val-Morin. Ce sentier ne fait que 1,3 kilomètre, mais il nous fait passer par-dessus une colline boisée. Sur toute sa longueur, on est toujours en train de monter ou de descendre.

Comme le P’tit Train du Nord ne comporte à peu près pas de relief, c’est très agréable de se soudain se retrouver en terrain accidenté. Surtout que la piste est toujours impeccable puisqu’elle est entretenue par la chenillette munie d’un conditionneur à neige qui effectue l’entretien du P’tit Train du Nord.

Au sud de la gare, on skie plutôt pour s’en mettre plein la vue. De Val-Morin à Sainte-Marguerite Station, cinq kilomètres plus au sud, le P’tit Train du Nord ne manque pas d’intérêt.

On longe d’abord le très beau lac Raymond, qui est entouré de collines. Puis on passe par une tranchée creusées dans le roc pour faire passer la voie ferrée. On a alors l’occasion d’admirer une belle parois rocheuse ou «poussent» de gigantesques glaçons.

La piste serre ensuite de près la rivière du Nord et on a l’occasion d’admirer de très beaux rapides. J'ai rarement vu une riviere aussi tumultueuse en plein hiver.


À un peu plus de trois kilomètres de la gare de Val-Morin, on arrive au point de départ de l’Adeloise, une piste faisant partie du réseau de la municipalité de Sainte-Adèle.

Malheureusement, d’après mon expérience, cette piste est rarement en bonne condition. Elle a déjà été entretenue mécaniquement, mais je ne pense pas que ce soit encore le cas. Alors il faut espérer que d’autres skieurs aient battu la piste pour y faire une randonnée agréable.

Mais peu importe son état, ça vaut quand même la peine de s’y aventurer brièvement. Après une centaine de mètres, le sentier traverse la rivière du Nord en passant par une passerelle de bois. Le coup d’œil qu’on a sur la rivière est spectaculaire.

13 décembre 2008

Parc d’Oka

Le seul problème que j’ai avec le réseau de sentiers du parc d’Oka, c’est sa configuration. Ça m’agace un peu que toutes les pistes tracées en terrain accidenté se trouvent très loin du pavillon d’accueil Le Littoral, qu’on a érigé sur le bord du lac des Deux-Montagnes.

Ce n’est pas un problème pour les skieurs débutants puisque le terrain plat entourant le pavillon est sillonné par plusieurs beaux sentiers faciles. Et ce n’est pas non plus un problème pour les vrais bons skieurs qui avalent les kilomètres. Mais moi avec ma forme de débutant et mon amour pour les pistes accidentés, je suis dans la zone grise.

Ma solution: j’ai pris l’habitude de garer ma voiture à l’entrée du parc plutôt qu’au pavillon d’accueil et de commencer mes randonnées à partir de là. C’est ce que je fais aujourd’hui pour explorer l’extrémité est du réseau de sentiers.

Il y a dans ce secteur une belle boucle de quatre kilomètres classée très difficile, qui ceinture une petite colline boisée. C’est vraiment un beau parcours, parsemé de montées et de courtes descentes abruptes et sinueuses. Je me suis vraiment bien amusé là-dedans. Surtout que les conditions étaient idéales aujourd’hui.

Bien sûr, on ne grimpe pas aussi haut que lorsqu’on se lance à l’assaut de la colline du Calvaire d’Oka qui se trouve plus au nord. La petite colline «culmine» à une cinquantaine de mètres d'altitude. Mais on n’a quand même une belle vue sur un grand marais et sur le lac des Deux-Montagnes un peu plus loin. On passe d’ailleurs à proximité d’une tour d’observation permettant de mieux voir le marais.

Dans ce secteur, il y a aussi un relais poétiquement baptisé… Le Relais. Le petit bâtiment est accroché au flanc d’une pente. Et on passe devant en entrant et en sortant de la boucle.

Le parc d’Oka est un des beaux endroits pour faire du ski de fond dans les environs immédiats de Montréal. Le décor forestier est splendide. Les sentiers sont entretenus avec de l’équipement lourd assurant des conditions optimales. Et le pavillon d’accueil Le Littoral est vaste et chaleureux. Dommage qu’il soit si loin des meilleurs sentiers!



07 décembre 2008

Corridor Aérobique

J’ai commencé ma saison aujourd’hui en parcourant le Corridor Aérobique à Morin-Heights dans des conditions parfaitement hivernales.

Le seul problème c’était… le skieur. Encore une fois cette année, mon programme d’entraînement estival consistant à jouer à la balle-molle deux fois par semaine n’a pas porté fruit. Je n’en reviens pas du temps qu’il me fallait pour franchir un kilomètre aujourd’hui.

Mais parlons plutôt du Corridor Aérobique. Bien sûr, il fait partie du réseau de sentiers de Morin-Heights. Mais il est si différent des autres pistes qu’il forme une entité à part.

Comme le P’tit Train du Nord, le Corridor est une ancienne voie ferrée qu’on a converti en piste cyclable et en sentier de ski de fond. Il s’étend sur neuf kilomètres entre Morin-Heights et Montfort. Il est tracé à deux voies pour le style classique et il y a juste assez d'espace pour faire du pas de patin au milieu de la piste

Comme c’est le cas pour toutes les pistes empruntant une ancienne voie ferrée, c’est assez tranquille côté relief. Le sentier monte légèrement quand on se dirige vers Montfort et on le sent bien… surtout quand on revient vers Morin-Heights. On peut vraiment faire de la vitesse dans de longues sections de faux plat.

Le Corridor porte bien son nom. On se sent vraiment dans un corridor quand on le parcourt à ski. La piste est relativement étroite et bordée de grands arbres qui nous ferment notre champ de vision. Il y a très peu de choses à voir le long de la piste et on a rarement la chance d’admirer la campagne environnante. Ça donne une randonnée un brin monotone.

Cependant, rien ne nous oblige à rester sur le Corridor Aérobique puisqu’il donne accès à plusieurs autres sentiers du réseau de Morin Heights. Attention toutefois: contrairement au Corridor, ces sentiers ne conviennent guère aux débutants. Ils sont généralement très étroits, accidentés et difficiles.

Un dernier point: en arrivant à Montfort, ne vous attendez pas a trouver... Montfort. Il n'y a pas d’agglomération. On peut cependant s’arrêter au «pavillon Montfort». C’est le hall d’entrée d’une petite église où il y a des toilettes et à peu près rien d’autre.