10 février 2013

Parc du lac Beauchamp


Il y avait une mine de silice au bord du lac Beauchamp dans les années 30 et 40. Puis le site a servi de dépotoir jusque dans les années 70. Aujourd’hui, le lac et l’escarpement rocheux qui le borde se trouvent au centre d’un joli parc urbain ou je viens de faire une belle randonnée de ski de fond.

Il devrait y avoir un parc du lac Beauchamp dans toutes les localités du Québec. Un oasis en pleine ville où on peut pratiquer des sports d’hiver sans trop s’éloigner de la maison.

Les gens de Gatineau ont l’air d’accord avec moi. Il y avait un monde fou aujourd’hui au lac Beauchamp. Surtout sur la patinoire, mais aussi dans les sentiers de ski de fond.

Le parc offre aux skieurs une dizaine de kilomètres de sentiers divisés en deux secteurs: la boucle est et la boucle ouest. Qui ne sont pas vraiment des boucles mais plutôt des petits dédales de bretelles et de raccourcis. 

Les deux secteurs étaient vraiment différents aujourd’hui. Côté est, près du pavillon d’accueil du parc, les sillons pour skieurs avaient été passablement amochés par les marcheurs et les raquetteurs. Tandis qu’à l’ouest, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir des pistes en parfait état.

J’ai aussi été surpris par le relief des lieux. Je m’attendais à skier sur le plat j’ai eu plutôt droit à du terrain modérément accidenté. 

Du côté ouest, les sentiers serpentent dans une série de petits valons qui ajoutent un peu de piment. Et du côté est, on grimpe au sommet de l’escarpement rocheux qui domine le lac d’une bonne quinzaine de mètres.

Ajoutez à cela un pavillon d’accueil d’allure moderne dans lequel il y a une vaste salle où on peut se reposer ou manger son lunch et ça donne un agréable endroit pour faire du ski de fond. Que je recommanderais surtout pour skier en famille ou s’initier au ski de fond.

Une randonnée aux ruines Wilson-Carbide


C’est difficile à croire, mais il y a déjà eu une usine de produit chimique dans le parc de la Gatineau.

Situées tout juste nord du lac Meech, au bord d’un cours d’eau tumultueux, les ruines du complexe constitue une des belles destinations ski de fond du parc.

On peut visiter l’endroit en faisant une très courte randonnée. Les ruines se trouvent à environ deux kilomètres du stationnement 11 du parc. C’est de là qu’on est parti aujourd’hui en empruntant la piste 36, un large sentier tracé double qui serpente au nord du lac Meech. 

Il faut skier à peu près un kilomètre sur cette piste pour trouver la bretelle qui mène aux ruines en s’éloignant du Lac Meech. Cette bretelle n’est pas entretenue. Mais comme elle est très courte et dénuée de relief, ce n’est pas un problème même sur des skis étroits. 

Après moins d’un kilomètre, on arrive au bord de la rivière Meech et on découvre un site tout à fait enchanteur.

C’est l’homme d’affaires Thomas Wilson qui a bâti ce complexe industriel dans les années 1900. Il comprenait un barrage hydro-électrique et une usine qui transformait l’acide phosphorique en engrais chimique. Wilson a investi une fortune dans ce projet qui l’a conduit à la ruine. Mais à tout le moins, les restes de cette mésaventure financière et industrielle font aujourd’hui le bonheur des randonneurs.

Après avoir visité les ruines, on a poursuivi notre chemin sur la piste 36 sur quelques kilomètres avant de rebrousser chemin vers notre point de départ. Ce sentier-là est longue de sept kilomètres et débouche sur une autre piste. Alors il y a moyen de faire une très longue randonnée dans ce secteur.

09 février 2013

Club Nakkertok


En Outaouais, qui dit «ski de fond» dit «parc de la Gatineau». Le réseau de sentiers du parc est si grand et si fantastique qu’il fait de l’ombre à tous les autres centre de ski de la région.

Aujourd’hui, pourtant, j’ai découvert à quelques kilomètres du parc de la Gatineau un  réseau de sentiers qui vaut le détour: celui du club Nakkertok.

Nakkertok, c’est un club de ski de fond comptant plus de 1400 membres. Heureusement, ses sentiers sont ouverts à tout le monde. Suffit de payer son droit d’accès en mettant son argent dans une boîte en métal se trouvant à l’extérieur du vaste chalet d’accueil du place.

Le club entretient 80 kilomètres de sentiers divisés en deux« secteurs»: Nakkertok sud et Nakkertok Nord. Aujourd’hui, j’ai arpenté presque tous les sentiers du secteur sud et j’ai adoré mon expérience.

La première chose que j’ai remarqué en arrivant là, c’est à quel point l’endroit «sentait» le ski de fond. J’ai eu l’impression d’avoir été téléporté en Scandinavie. À cause des enfants qui jouaient au ballon-balai, skis aux pieds, dans le «stadium» du club – un grand espace ouvert servant aux départs aux arrivées des courses. À cause de la «piste de réchauffement», une boucle tracée dans une pente où s’entraînaient quelques patineurs. Et à cause de l’incroyable quantité de skieurs qui avaient déjà circulé sur l’épaisse couche neige fraîche tombée au cours de la nuit.

Tissé serré, le réseau forme une sorte de «grille» s’étendant en terrain vallonné. Il est surtout composé de larges pistes tracées pour le classique et le pas de patin. Les quelques sentiers tracés uniquement pour le classique sont cependant ceux qui m’ont le plus charmés – surtout ceux s’étendant au nord de l’étang Van Wijk. Regardez-moi ça...

J’ai vécu mes meilleurs moments de la saison dans ces sentiers où on planait littéralement dans la poudreuse. Parce que l’équipe d’entretien avait eu la bonne idée d’y aller en douceur plutôt que de compacter la neige à l’excès.

J’adore skier dans ce genre de sentiers étroits et «à l’ancienne». Quand les conditions sont bonnes, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux.

Il y a un refuge sur les sentiers. Une jolie cabane en bois surplombant l’étang Van Wijk où il y avait beaucoup de monde quand je suis passé.

J’ai passé un superbe après-midi à explorer ce réseau de sentiers où il y a de nombreuses intersections et où on peut improviser son trajet à sa guise sans jamais trop s’éloigner du chalet d’accueil.

Le relief est modeste, mais les pistes l’exploitent bien. On enchaîne les courtes montées et descentes sans jamais s’ennuyer.

Conclusion: le deuxième endroit où il faut skier absolument dans la région... après le parc de la Gatineau.