24 mars 2007

Randonnée à Mont-Tremblant

La saison de ski de fond tire à sa fin et, dans la région de Montréal, bien peu de centres sont toujours en opération. C’est pour cette raison que je fais le voyage jusqu’au parc du Mont-Tremblant où les conditions étaient… printanières.

Beaucoup de gens ne veulent rien savoir du klister et du ski dans la «slush». Ce n’est pourtant pas si désagréable. Le klister, ça fonctionne plutôt bien. Je suis toujours étonné de l’adhérence que procure cette substance collante.

J’ai profité de mon passage au parc du Mont-Tremblant pour partir à la découverte du sentier «B4».

Cette piste commence au refuge Le Ravage, à environ 6 kilomètres du chalet d’accueil du parc. Le trajet pour se rendre jusque là est facile, mais ça se corse ensuite. La première partie du sentier B4 est une longue montée qui mène au refuge de La Ouache.

On grimpe de 230 mètres en un peu plus de trois kilomètres, alors c’est assez éprouvant. Mais ça vaut la peine de souffrir un peu. Après l’entrée du sentier «B5», on a droit à une très longue descente absolument fantastique. Ça va vite, il y a des virages et la piste est suffisamment large pour qu’on puisse en profiter. La descente est si longue que j’ai dû m’arrêter au milieu: j’avais les jambes ankylosées! De loin ma plus belle descente de la saison.

18 mars 2007

Parc de la Yamaska

MISE À JOUR: pour des raison budgétaires, le parc n'entretient pplus de sentiers pour le ski de fond. C'est vraiment dommage...

Aujourd’hui au parc de la Yamaska, j’ai skié mon 500ième kilomètre de la saison… dans des conditions idéales, en pleine tempête de neige. C’était ma 44ième sortie de la saison. J’espère maintenant me rendre à 50…

Le parc de la Yamaska entoure le réservoir Choinière, un lac artificiel crée par le construction d’un barrage sur la rivière Yamaska. Il forme un magnifique îlot forestier dans une région où il n’y en a pas beaucoup.

Côté relief, on est loin du parc du Mont Orford ou du parc du Mont-Tremblant. Tous faciles, les sentiers de ski du parc ne sont que très légèrement vallonnés. Mais au moins, il y a quelques descentes en pente douce et des faux plats où on peut étrenner sa double poussée.

Tracées en bonne partie sur des pistes cyclables, les sentiers sont tous à deux voies. Ils permettent notamment de faire le tour complet du réservoir Choinière, une virée de 18 km. À cette longue boucle s’ajoutent quelques sentiers permettant d’effectuer des circuits plus courts.

Pour notre randonnée, on est parti vers le côté nord du réservoir Choinière et on s’est rendu jusqu’au relais La Pinède. À l’aller, on a pris le sentier qui serre de près le réservoir et on est passé juste derrière une des digues retenant l’eau du réservoir.

Tout petit, le refuge La Pinède ressemble à une cabane à pêche. On y est quand même très bien pour manger sa collation… à condition de pouvoir y entrer !

Au retour, on a emprunté le sentier passant plus au nord. Il y a là une assez longue pente d’où on a une jolie vue sur le réservoir en contrebas.

J’ai aussi fait en solitaire la piste La Forestière, une boucle de 3 kilomètres qui portent bien son nom. Elle serpente dans une épaisse forêt et c’est très agréable.

Le chalet d’accueil du parc manque un peu d’envergure. Il y a un casse-croûte et une salle à manger de petite dimension. Et la salle de fartage est un réduit minuscule.

17 mars 2007

Randonnée au Mont Orford

Il y a un mois, on a loué un chalet dans les Cantons de l’Est pour ce week-end et j’ai passé la dernière semaine à prier pour qu’il tombe de la neige pour que je puisse skier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai été exaucé. J’ai rarement vu autant de neige tomber d’un seul coup.

J’ai fait une bien belle randonnée aujourd’hui dans le parc du Mont Orford, alors que la neige continuait de tomber. Ce n’était pas des conditions faciles. Les sentiers du côté ouest du parc avaient été damés mais pas tracés mécaniquement. Heureusement, des skieurs plus matinaux que moi avaient ouvert la trace, mais quand même. Avec mes skis étroits, ce n’était pas facile d’avancer.

J’ai profité de cette sortie pour faire une piste que je n’avais essayé: la boucle 7 qui mène au pied des pentes de la station de ski alpin du Mont-Orford.

C’est un bon sentier qui doit être excitant quand il n’y a pas 15 cm de poudreuse pour ralentir les skieurs. Il y a deux longues descentes dans la deuxième moitié du parcours. J'ai remarqué que dans de telles conditions, mieux vaut descendre en «surfant» sur la poudreuse vierge qu'essayer de suivre la trace des autres skieurs. On flotte comme un skieur nautique et on prend plus de vitesse. Et puis c'est beaucoup plus agréable.

Ensuite, je sui allé mon lunch au refuge Castor via l'excellent le sentier 6. Puis je suis rentré vers le chalet d’accueil via les sentiers 9 et 5, qui sont excellents eux aussi. Une balade de 12 kilomètres que j’ai terminée aussi fatigué que si j’avais fait le double.

11 mars 2007

Plein air Saint-Donat

Je rentre enchanté de Saint-Donat où j’ai fait une magnifique randonnée par une journée où je ne croyais même pas pouvoir skier.

Après la pluie tombée hier dans le sud du Québec, je croyais que mon dimanche de ski était à l’eau. Mais j’ai eu la surprise de découvrir en me levant ce matin qu’il était tombé deux centimètres de neige dans la région de Saint-Donat. Il n’en fallait pas plus pour que je me décide enfin à essayer les sentiers du club de plein air de Saint-Donat. J’ai bien fait. Ceux que j’ai parcourus m’ont beaucoup plu.

Il y a deux points d’accès aux sentiers de Saint-Donat: la station de ski alpin La Réserve et le parc des Pionniers où il y a un poste d’accueil qui ressemble à une cabane de pêche sur glace.

Le bâtiment est minuscule, mais on peut y entrer pour se réchauffer et même farter ses skis. C’est de cet endroit que je suis parti sur La Donatienne, une boucle de 6 kilomètres qui fait le tour d’une colline.

Tracé en bonne partie sur une piste cyclable, ce sentier est large et facile. C’est pas mal, mais disons qu’on ne va pas aussi loin dans les Laurentides pour skier sur ce genre de piste.

Pour faire du vrai bon ski, il faut s’aventurer plus loin. Sur les conseils de la préposée à l’accueil, j’ai bifurqué sur le sentier 6… et soudain j’étais dans un autre monde. Cette piste-là est étroite et tracée à une seule voie. Une courte section mène au Corridor Saint-Donat-Sainte-Agathe. C’est un autre sentier tracé sur une piste cyclable qui va jusqu’à la base de plein air L’Interval à Sainte-Lucie-des Laurentides. Il s’étend sur 12 kilomètres.

Après un kilomètre et une longue montée facile, j’ai repris le sentier 6 qui grimpe à flanc de montagne et se dirige vers La Réserve. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé à avoir du plaisir. Le sentier est étroit, vallonné et très bien tracé. Un détail que j’ai apprécié: dans les descentes, la «trace» est un peu plus large pour qu’on puisse faire le chasse-neige à notre aise.

Puisqu'on se trouve à flanc de montagne, on a une très belle vue sur la vallée où se trouve Saint-Donat.

Le sentier se termine par une excitante descente en lacets où il faut se montrer prudent puisque la piste n’est pas à sens unique. Au bas de la pente, on se trouve tout près de La Réserve où on peut se rendre par un court tronçon du sentier 1.

C’est une station de ski alpin typique avec une vaste cafétéria. Il y a une salle de fartage pour les skieurs de fond.

Je suis plutôt retourné vers La Donatienne et le parc des Pionniers par le sentier 1. C’est un autre sentier étroit qui s’étire sur 3 kilomètres. Dès le départ, il y a une bonne descente qui se termine par un virage à angle droit très difficile à prendre. Le reste du sentier est plat, mais très agréable.


Au total, la boucle que j’ai parcouru fait environ 14 kilomètres. C'est un des plus belle randonnée que j'ai fait cet hiver.


09 mars 2007

Ski de fond Gai-Luron

Envie de profiter des Laurentides sans trop vous éloigner de Montréal? Dirigez-vous vers le centre de ski de fond Gai-Luron, mon endroit préféré pour skier dans le secteur de Saint-Jérôme.

Le centre est situé dans les premières collines des Laurentides, alors ses pistes sont tracées en terrain accidenté. Le relief est modeste, mais ça suffit à donner du piquant à une randonnée.

L’autre grande qualité du centre, c'est le soin qu’on met à entretenir les sentiers. On est toujours assuré de skier dans les meilleures conditions possibles.

Le sentier le plus intéressant est la boucle L, qui fait sept kilomètres et passe par un des deux refuges du centre. Il est classé «Expert», mais une fois en piste on se rend vite compte que le parcours est plutôt de niveau intermédiaire. Peu importe: c’est une très belle piste large et tracée en double comme presque tous les sentiers du centre.

Pour faire durée le plaisir, j’ai emprunté les bretelles B et C, deux «rallonges» qui permettent de faire une randonnée d’environ 12 kilomètres. Ces deux bretelles sont d’étroits sentiers tracés à une seule voie.


Malheureusement, un tronçon de la B est emprunté par un «cheval au travail» assez souvent pour qu’on ait pris la peine de le signaler en installant une pancarte à l’entrée du sentier.

J'ai préféré la bretelle C. Elle est plus accidentée et donne accès à un joli point de vue sur les collines laurentiennes.

Juste un peu plus loin, on a droit à une excitante descente qui ne finit plus de tourner à droite. La dénivellation n’est pas très importante, mais le sentier est étroit et on ne voit pas du tout où on s’en va.

La dernière partie de la boucle L est vraiment superbe. Le sentier grimpe en lacet sur une colline, puis on a droit à une vraie belle descente qui nous mène jusqu’au chalet d’accueil.


03 mars 2007

Parc des Campeurs


La querelle de droit de passage qui menaçait l’existence du Parc des Campeurs à Sainte-Agathe semble définitivement réglée et c’est tant mieux parce que c’est un des très bons centres de ski de fond des Laurentides. 

Comme son nom l’indique, le Parc est avant tout un terrain de camping et toutes les randonnées là-bas commencent par la traversée du «village fantôme» formé par les roulottes désertées pour l’hiver. La première fois, c’est amusant. Par la suite, ça devient une formalité un brin monotone.

Heureusement, le reste du réseau s’étend en terrain montagneux et boisé idéal pour le ski de fond. Les sentiers sont vallonnés. On enchaîne les montées et les descentes comme dans des montagnes russes et c’est très agréable.

Presque tout le réseau est composé d’étroits sentiers à une seule voie. Dans certaines descentes sinueuses, on est un peu à l’étroit pour faire le chasse-neige et ça doit être assez périlleux quand c’est glacé. Mais sur de la neige fraîche comme c’était aujourd’hui, c’est du bonbon.

Le sentier Grignon forme une belle boucle accidentée autour du lac du même nom. Plus loin en forêt, le sentier Belvoir donne accès à une bretelle d’un kilomètre conduisant au sommet du Mont Saint-Agathe. Il faut absolument grimper jusque là. La montée est assez facile et la vue au sommet est superbe.

On redescend ensuite par où on est monté, mais le sentier est large et on peut se laisser aller sans danger. Vraiment très agréable.

Encore plus loin en forêt, le sentier Cohen grimpe lui aussi très haut dans une colline. La montée est costaude, mais ça vaut la peine: on enchaîne ensuite quelques très belles descentes. Le sentier Davis est à ne pas manquer non plus. C’est une vraie montagne russe et on a droit à un magnifique coup d’œil sur le lac Davis.

Je suis rentré vers le chalet d’accueil par le sentier Deux-Lacs et je ne l’ai pas regretté. Il comporte une très longue descente facile où j’ai eu beaucoup de plaisir.

Au total, le Parc des Campeurs offre une quarantaine de kilomètres de sentiers à peu près irréprochables. Son chalet d’accueil est vaste et chaleureux. La seule chose que l’on peut lui reprocher, c’est de ne pas offrir de refuge en forêt. Ça nous permettrait de faire toute une journée de ski sans traverser deux fois le terrain de camping.