Ski Glisse

14 mars 2009

Gare de Piedmont

Est-ce que la saison de ski est déjà finie ?

C’est la question que je me suis posé aujourd’hui en skiant sur la piste du P’tit Train du Nord sur une neige plusieurs fois transformée par la pluie, le gel et le dégel.

C’est dans pareille situation qu’on apprécie le plus l'ancienne voie ferrée devenu parc linéaire. Parce qu’il est plat et entretenu avec un gros engin muni d’un conditionneur à neige, le P'tit Train du Nord résiste mieux aux caprices de la météo que les autres centres de ski de fond des Laurentides.

La gare de Piedmont n’a rien e bien extraordinaire. C’est un beau petit bâtiment dans lequel on ne trouve qu’une table de fartage, des toilettes et une machine distributrice. En partant de là, on peut toutefois faire une belle randonnée en «montant dans le nord» jusqu’à la gare de Sainte-Adèle.

L’allez-retour donne un parcours d’une dizaine de kilomètres. C’est le trajet que j’ai fait aujourd’hui et je me suis bien amusé même si les conditions n'étaient guère propices au pas classique. Avec du klister, ça marchait pas mal.

Ce tronçon du P’tit Train du Nord n’est pas particulièrement joli. Mais la piste longe pendant un petit moment la rivière du Nord et ça reste très agréable

Le clou de la randonnée, c’est l’arrêt à la gare de Sainte-Adèle. Il y a là un café où on mange plutôt bien et une des bonnes boutiques de ski de fond des Laurentides. Comme halte à mi-parcours, c’est difficile à battre.

09 mars 2009

Parc du Bois-de-Liesse

J’ai profité de la petite neige qui est tombée sur Montréal aujourd’hui pour aller faire le tour des sentiers du parc-nature du Bois-de-Liesse.

J’ai eu la main heureuse: avec à peine deux centimètres de neige fraîche sur un fond très glacé, les sentiers étaient tout à fait praticables. Peut-être parce que le parc a acquis un nouvel engin d’entretien cet hiver.

Cela dit, même quand les conditions sont idéales, skier au Bois-de-Liesse n’est pas une expérience transcendante. Le parc offre une douzaine de kilomètres de pistes faciles, tracées dans un boisé exigu que je ne trouve pas particulièrement attrayant. Côté paysage, ça ne vaut pas le parc du Cap Saint-Jacques ou même celui du Bois-de-l’Île-Bizarre.

La section que j’ai préférée aujourd’hui, c’est la petite boucle qui se trouve à l’est de l’autoroute 13. On passe près du ruisseau Bertrand qui devient aussi large qu’une petite rivière et on traverse un petit champ où j’ai pris cette photo.

On longe aussi le ruisseau Bertrand dans la partie ouest du parc et c’est autre tronçon de sentier assez joli. Le reste du temps, on est dans un boisée de feuillus et il n’y a presque pas de relief.

Par contre, le parc possède deux chalets d’accueil qui ont de la gueule: l’ancienne maison Pittsfield et le très moderne pavillon des Champs.


De tous les parc-nature de l’île de Montréal, c’est le Cap Saint-Jacques que je préfère pour le ski de fond. Le Bois-de-l’Île-Bizarre et Pointe-aux-Prairies suivent pas loin derrière. Et le Bois-de-Liesse arrive ensuite. Mais c’est une opinion tout à fait personnelle.

21 février 2009

La Clé des Bois

J’ai fait toute une journée de ski aujourd’hui à la Clé des Bois de Saint-Ferdinand.

Il faut dire que j’ai choisi la bonne journée pour visiter l’endroit. La région a reçu un méchant paquet de neige cette semaine et les pistes étaient fraîchement tracées. Bon, d’accord, il ventait pas mal. Mais sinon, les conditions étaient idéales.

C’est tant mieux parce que la Clé des Bois est justement un centre qu’il vaut mieux visiter quand les conditions sont bonnes. Car on y fait du ski «à l’ancienne», dans d’étroits sentiers entretenus à l’aide d’un traceur léger tiré par une motoneige.

Le centre offre une trentaine de kilomètres de pistes toutes tracées à une voie pour le style classique. L’attraction principale, c’est le sentier qui grimpe au sommet de cette montagne avant de redescendre vers le hameau voisin, Vianney.

C’est une randonnée d’environ 18 km que j’ai eu beaucoup de plaisir à faire aujourd’hui. Presque tous le trajet est classé très difficile et pour cause: il comporte à peu près 300 mètres de dénivellation. Quand on s’engage sur le sentier 5, on commence à grimper dans la montagne et ça monte presque sans arrêt pendant un bon cinq kilomètres.

Heureusement, il n’y a pas de passage vraiment abrupte et l’ascension n’est pas trop pénible. Une fois en haut, on est à 591 mètres d’altitude et on s’en rend compte. Le paysage de conifères enneigés m’a rappelé le sommet du Massif du Sud, une autre montagne des Appalaches qu’on peut gravir en ski de fond.



On a installé au sommet ce drôle de refuge. Eh oui, c’est un garage de toile. Mais que je suis arrivé là, le poêle à bois était bien chaud et c’était très confortable. Se retrouver sur un plancher de terre battu au beau milieu d’une randonnée de ski, c'est assez particulier.

Après le refuge, la piste se met à descendre et aboutit trois kilomètres plus loin au «centre-ville» de Vianney. À cette extrémité du réseau, la cabane de la patinoire extérieure du village sert de chalet d’accueil. Disons que c'est plus agréable de manger son lunch dans le garage du sommet.

Il m’a fallu une heure et demi pour rallier Vianney. Laissez-moi vous dire que le retour vers Saint-Ferdinand se passe beaucoup plus vite. Quand on se met à redescendre la montagne, on avale littéralement les kilomètres.

Par grands bouts, on descend comme un nuage, les deux skis dans les sillons, et c’est le bonheur total. Il faut toutefois se montrer prudent parce qu’il y a deux ou trois passages assez corsés. Comme le sentier est étroit et bordé d’arbres, ça doit être assez casse-gueule quand la piste est glacée et très rapide.

Tout ça donne une randonnée fantastique, peut-être ma meilleure de la saison. J’ai aussi été très bien reçu au chalet d’accueil, une cabane qui ne paie pas de mine mais où il y a l’essentiel: un bon poêle à bois, une toilette et quelques fauteuils confortables.

Conclusion: si vous aimez les sentiers étroits et accidentés ne ressemblant pas du tout à un site de compétition olympique, vous aurez beaucoup de plaisir à la Clé des Bois. Je vous souhaite seulement d’aussi belles conditions que celles dont j’ai profitées aujourd’hui.

15 février 2009

Chez Ti-Jean

J'ai un faible un brin irrationnel pour le centre de ski de fond Chez Ti-Jean à l’Épiphanie.

L’endroit me rappelle mon bon vieux temps à moi. L’intérieur du chalet d’accueil peint en bleu-blanc-rouge, dans le plus pur style cabane à patinoire. Le «casse-croûte d’aréna» dégageant une riche odeur de patates frites. Les grandes arches en métal gardant l’entrée des sentiers. Tout ça fait très années 70.

L’autre trait distinctif de ce centre, c’est l’extraordinaire densité de son réseau de sentiers. Nulle part, je n’ai vu autant de pistes concentrées dans aussi peu d’espace et formés pareil labyrinthe. Il y a même un sentier qui passe par-dessus un autre!

Quand on regarde la carte des sentiers, on est tout mêlé. Et ce ne devient pas tellement plus clair une fois qu’on est en piste, même si la signalisation est abondante. Mais peu importe puisque c’est le genre d’endroit où on n’a pas vraiment besoin de savoir où on s’en va.

Côté relief, on a affaire à un centre en deux parties. Du chalet d’accueil au relais situé à environ deux kilomètres en forêt, on skie sur le plat dans une belle forêt de conifères.

Au delà du relais, le terrain devient plus accidenté. On descend dans un ravin où coule une rivière et un ruisseau. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a exploité au maximum cet élément de relief. On a aménagé dans ce secteur toute une série de bretelles et de descentes. On peut skier un bon bout de temps là dedans avant d’épuiser tous les trajets possibles.

L’entretien est effectué avec une chenillette légère et il est de bonne qualité. Aujourd’hui, après la pluie qu’on a eu durant la semaine, les sentiers étaient glacés. Mais on avait réussi à les rendre parfaitement praticables.

14 février 2009

Golf Saint-Jean-de-Matha

Il y a au moins une bonne raison d’aimer les sentiers du club de golf Saint-Jean-de-Matha: ils sont entretenus par une dameuse munie d’un conditionneur à neige capable de faire des miracles pour les skieurs.

La preuve: les pistes du club était en parfaite condition aujourd’hui alors que plusieurs centres de grande région de Montréal étaient fermés parce que la pluie de cette semaine avait glacé leurs sentiers. J’ai vraiment été surpris quand je suis arrivé sur place et que j’ai vu l’état des pistes.

L’hiver au club de golf Saint-Jean-de-Matha, c’est avant tout les «super glissades». Il y avait un mode fou au club aujourd’hui et à peu près tout le monde était là pour «super glisser». Si vous aimez la tranquillité, l’endroit risque de vous donner de l’urticaire. Il règne dans le grand pavillon d’accueil une atmosphère de station de ski alpin. On s’en rend surtout compte quand on utilise la « salle de fartage ». C’est une simple table installée dans un hall, juste en face de la billetterie du centre. Disons que ce n’est pas idéal.

C’est plus tranquille sur les sentiers parce que l’endroit n’a pas l’air d’attirer beaucoup de skieurs. Pourtant, on y fait du très bon ski. Le réseau est tracé sur le terrain de golf et sur une grosse colline se trouvant derrière. Même sur le terrain de golf, il y a pas mal de relief. Et une fois qu’on entre dans la forêt, on est presque toujours en train de monter ou descendre.

J’ai parcouru la boucle 4, un trajet de 14 kilomètres classé très difficile. C’est un très beau parcours tout en montées et en descentes. Après avoir sillonné le club de golf, le sentier grimpe dans la colline en décrivant une série de lacets. À mi-chemin dans la montée, on a une très belle vue sur la campagne environnante.

Le clou de la randonnée, c’est cependant une très longue descente comportant plusieurs virages qui amorce le retour vers le pavillon d’accueil. C’est vraiment une descente spectaculaire qui était très rapide aujourd’hui. J’avais les jambes ankylosés à force de faire le chasse-neige quand je suis arrivé en bas.

Si on peut reprocher quelque chose aux sentiers, c’est leur largeur. Tous sans exception sont très larges et tracés à la fois pour le style classique et le pas de patin. L’avantage c’est qu’on peut vraiment profiter des descentes parce qu’on a amplement d’espace pour manœuvrer. L’inconvénient, c’est qu’on l’impression de skier sur le bas-côté d’une route secondaire. Même si la colline est bien boisée, je ne me suis jamais senti «en forêt».

Fonctionnelles et exigeantes, les pistes du club de golf Saint-Jean-de-Matha conviennent parfaitement aux bons skieurs cherchant un terrain d’entraînement. Mais en tant que sieu du dimanche, j’ai trouvé qu’elles manquaient un peu de charme. Mais au moins, elles étaient en parfaite condition...