10 mai 2020

Première neige

 


Première neige

Ça y est : après des semaines vides de ski, on se retrouve au départ d’un sentier. On est au lac Du Rocher, en route pour la montagne Blanche.

Autour de nous, le décor est brunâtre. Pas la moindre trace de neige sur le sentier. Mes skis sont dans une gaine que je porte en bandoulière. Mes bottes de télémark sont sur mon dos, dans un sac de transport. J’ai l’air d’un soldat encore loin du champ de bataille.

Mon éclaireur me dit qu’on va trouver ce qu’on cherche sur le flanc nord de la montagne. De la neige. Encore du ski à faire après la levée des barrages policiers.        

On part. Je marche. Assez vite, on commence à voir de la neige, mais trop peu pour chausser les skis. Avant, il faut marcher. Trente minutes, une heure, encore un peu plus.
                                              
Il est passé midi quand on arrive à l’ancien chemin forestier qu’on a convenu d’emprunter pour monter vers le sommet.  

On a contourné la montagne, gagné son flanc nord. Ici, le décor est blanc. Il reste un bon mètre de neige au sol. On sait déjà qu’on a bien fait de venir.      

L’heure est toujours à la distanciation. Pour luncher, on s’installe chacun d’un côté du chemin forestier. Bien sûr, on finit par parler de ce qui se passe; mais pas longtemps. On se dépêche d’engloutir nos sandwichs. On est ici pour la neige, le ski.  

 Je chausse mes bottes. Je dégaine mes skis. Ça y est, c’est parti. 

La glisse n’a rien d’extraordinaire sur l’ancien chemin forestier. Il fait trop froid, il n’y a pas assez de soleil. C’est clair : aujourd’hui, cette vieille neige dure et cabossée ne va pas dégeler.

Peu importe : on skie. Enfin. Après avoir fait une croix sur l’hiver. Après l’angoisse, les morts, la tragédie.

On suit le chemin forestier en direction du sommet. À certains endroits plus exposés au soleil, la neige n’a pas tenu le coup. Par endroits, il faut parfois glisser sur un étroite bande blanche, éviter des rochers, avancer pas à pas dans l’herbe ou la mousse.

On monte autant qu’on peut au flanc la montagne, et on finit par avoir une vue splendide sur les collines qui s’étendent à l’infini vers le nord. «Faudrait skier tout ça», déclare mon éclaireur. Hallucinant de penser que si on le faisait, on serait les premiers hommes à mettre les skis sur à peu près toutes ces collines inhabitées.

Comme il faut rester sur le flanc nord pour avoir de la neige sous nos skis, on revient ensuite sur nos pas. La descente par le chemin forestier manque de charme. C’est glacé, mais la pente est douce. La plupart du temps, on se laisse aller comme deux boules de quilles dans un dalot.

Je suis à la traine quand mon éclaireur sonne l’alerte. Il vient de repérer un couloir enneigé qui forme une parfaite descente à partir du chemin forestier. On l’a manqué en montant parce que son entrée est à moitié dissimulée. Clairement, une autre faction de skieurs s’est défriché une piste qui n’apparaît sur aucune carte.

C’est le grand moment de notre journée. La neige est plus tendre et agréable dans cette étroite descente. On la dévale une fois, deux fois, trois fois, en remontant dedans comme deux gamins excités.

Après ça, on est comme deux chiens fous dans la forêt, trois en comptant le vrai toutou qui nous accompagne. On patrouille, on fouine, et on finit par découvrir un autre couloir caché aménagé par la main de l’homme. La journée achève. On monte en vitesse le plus haut qu’on peut; puis on fait une dernière descente mémorable avant de se résigner à rentrer.

Sur le chemin de retour je décide de garder mes skis le plus longtemps possible, quitte à les égratigner un brin. Pendant presque deux kilomètres, je me bats contre le terrain, slalomant entre des roches, évitant les flaques de boue, coupant à travers bois quand le sentier est vraiment impraticable. Ça aussi c’est le fun… mais à un moment donné, faute de neige, il faut bien que je rengaine mes skis.   

Ensuite, on marche… Cette retraite à pied me semble interminable. Mes jambes ramollissent. Je ralentis, perd de vue mon éclaireur qui se replie bien plus vite que moi.

Quand j’arrive à mon auto, je sais déjà que je vais avoir du mal à m’extirper de ma voiture en arrivant chez moi. Peu importe, ça valait la peine. Même si c’était un déplacement inutile. Même si je n’ai pas pu serrer la main de mon éclaireur à la fin de notre randonnée.

Je pense à l’hiver prochain, au virus qui courra encore, aux stations de ski alpin et aux centres de ski de fond que je ne me vois plus fréquenter. Le ski dont je vais m’ennuyer cet été est plus sauvage, solitaire, retiré. Je l’ai trouvé un 10 mai à la montagne Blanche. J’ai déjà hâte de repartir à sa recherche.

28 mars 2020

Dernière neige


Dernière neige

«Suis mes traces, tu vas me trouver.»

C’est ce que disait le dernier message que j’ai reçu avant de partir pour les Laurentides. Alors quand je sors de ma voiture, là où le sentier croise une route de terre, j’examine le bord du chemin du côté où se trouve la colline.

Les traces fraîches sont là. Deux sillons moulés dans la neige printanière. Parti à ski de chez lui, celui que je viens rejoindre a traversé à pied le chemin, puis a remis ses skis et s’est enfoncé dans la forêt.

Aussi fébrile qu’un fugitif, je mets mes bottes, chausse mes skis. On est à la fin mars, un samedi. Le soleil brille. Pour éviter d’avoir trop chaud, je porte un simple chandail de laine qui me donne l’air de sortir du bon vieux temps.

On a bien choisi notre moment. Ramollie par le soleil, la vieille neige pétrifiée par le gel de la nuit a comme repris vie. Le fond est solide, la surface est crémeuse. Mes skis et moi mordons là-dedans comme dans du beurre.

L’effet de la glisse est immédiat, familier. Délesté de tout le reste,  je me détends un peu plus à chaque foulée.

Le sentier où j’avance n’est pas balisé. C’est en se laissant guider par le terrain qu’on finit toujours par emprunter la même route pour contourner la colline qui s’élève sur la droite.

Du côté de la route, cette colline boisée est abrupte, rocheuse, hostile au ski.  Voilà pourquoi la piste que je remonte file vers l’autre versant. 

De ce côté, c’est un autre monde; le spot secret qu’on est les seuls à fréquenter.

De ce côté, la colline forme une longue pente ondulée, ni trop raide ni trop douce, plantées de gros arbres clairsemés. Presque pas de repousses. Beaucoup d’espace entre les arbres pour descendre et faire des virages.

Quand j’arrive au pied de la pente, le flanc de la colline est désert. Un autre jour, j’aurais sorti mon téléphone. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, mon téléphone est resté à la maison.

Celui que je cherche a déjà tapé un sentier d’ascension, fait quelques descentes en slalom. J’attaque la montée. Ma cadence ralentit, ma respiration accélère. Je ne suis pas un jeune homme. Je suis un vieux de cinquante ans je pratique un sport d’enfant : monter et descendre une colline en plein bois.

Je suis à mi-pente quand un skieur en t-shirt apparaît au sommet. Agile, aérien, il dévale la colline à coup de virages télémark, puis freine à ma hauteur en faisant déraper ses skis. 

Hé. Salut. C’est beau. Parfait. Mieux qu’en ville. C’est sûr. Cette neige-là, c’est magique. Comme la poudreuse. Mieux que la poudreuse. Plus facile, pas mieux. C’est sûr. Allez, on monte.

Plus jeune, plus fort, il prend les devants. Je me range derrière. On grimpe la colline. Les écailles sous nos skis agrippent solidement la neige humide. On rallie vite le sommet. 

On pivote pour faire face à la descente; puis l’un se laisse happer par la pente et l’autre suit le mouvement.

Aussitôt, c’est à nouveau la solitude. À louvoyer parmi les arbres, mon monde se rétrécit. Je ne vois plus que les espaces entre les troncs dénudés, et pas plus loin le prochain virage.

Mon télémark est moins solide que celui de mon compagnon. Mes pieds sont plus lents, mes virages moins sûrs. Il y a des creux et des bosses à absorber. Je vacille une fois, deux fois, mais je tiens le coup jusqu’au pied de la colline.

Ce que je ressens est contradictoire. C’est du contentement. C’est de l’insatisfaction. C’est cette émotion difficile à situer qui me donne toujours envie de remonter pour mieux redescendre. 

On se retrouve. On remonte.

— Pis? Comment ça se passe de votre bord?

Il répond sans s’arrêter. Pas si pire, mais ils ont déjà des cas. Et ce n’est qu’une question de temps avant que… 

Je regrette ma question. Sa réponse reste en suspension dans l’air ambiant; et quand son téléphone sonne, j’ai l’impression de l’avoir provoqué.

La conversation est hachurée, tendue. Je comprends à peu près. On lui dit qu’il y a trois cas dans une résidence. Pour les isoler, il faut installer des lits, trouver des employés. Il fait son travail, donne des instructions.

Il raccroche. Je garde le silence. On arrive au sommet. Il dévale à nouveau la colline. Cette fois, je le regarde aller. Je connais bien cette silhouette, ce style. L’homme par contre…

On s’est rencontré par hasard sur une autre colline, un autre hiver; et depuis, on fait du ski en parlant de ski.

Je me laisse aller à mon tour. Cette descente se passe moins bien que la première. M’écartant vers la droite en quête de neige vierge, je trouve des broussailles qui m’obligent à me protéger le visage avec mes gants.  Pour reprendre le contrôle, je fais une longue traverse qui me ramène en terrain propice. Quand on se rejoint au pied de la pente, je laisse voir ma déception.

Pogné des branches. Ce coin-là est moins propre.  Au moins, je suis resté debout. Moi j’en ai pris une bonne hier. ici? Non, sur la Munson. Dans la grosse descente? Quand je suis arrivé en bas, le ruisseau était dégelé. Oups. Ouain, ç’a mal fini.

On est presque en haut quand son téléphone sonne à nouveau. Cette conversation est encore plus tendue que la première. On dirait sa patronne. Oui, il a eu des nouvelles. Non, ça il n’était pas au courant. Dans ce cas, il va rentrer, appeler son monde.

Il raccroche, raconte en faisant aller son téléphone. Le bordel est pogné. Il doit retourner à la maison, travailler.

— Salut Robert. Bon là c’est parti pour vrai. On a des cas dans plusieurs résidences. Faut envoyer des gars sur Plessis. Hein? Écoute, faut qu’ils fassent leur job. On a de l’équipement de protection pour eux autres. Ouain mais s’ils font ça, va y avoir des conséquences. Voyons ça marche pas de même. Écoute, va leur parler. Moi mon téléphone achève. Je te rappelle tantôt.  

C’est fini. Il reprend ses bâtons, se prépare à partir.

Désolé. Pas de problème. Toi reste, profite-en pour moi. Attends, je vais redescendre avec toi.

On dévale ensemble la colline; puis sans se retourner, il prend le sentier qui ramène à la civilisation.

Celui qui reste le regarde partir puis reste un moment planté là à se demander quoi faire. Il n’a plus la tête au ski. Il a envie de retourner vers sa maison, sa femme, son fils. Comme si pour lui aussi c’était l’urgence; mais il est là, dans le bois, en paix, en santé, inutile, à l’abri, dans son élément; et sa famille n’a rien à craindre pour l’instant.  

Alors il reprend le chemin du sommet, explore un peu, fait quatre ou cinq autres descentes; mais son enthousiasme s’en est allé avec l’autre.     

En arrivant à sa voiture, il aperçoit les traces de son compagnon qui, pressé d’arriver chez lui, a traversé le chemin sur ses skis puis repris le sentier de l’autre côté; et c’est comme examiner une scène de crime. 

Le virus a emporté son ami, tué l’hiver. Il ne reste plus qu’à rentrer s’enfermer à la maison. 

27 mars 2020

En pensant à Jackrabbit

Au point où on en est, et avec les conséquences économiques dramatiques de cette crise, je me suis mis à penser à la vie de Jackrabbit Johannsen.

Jackrabbit avait 55 ans quand le ciel, ou plutôt l’économie, lui est tombé sur la tête. On était en 1930. C’était la Grande Dépression. Du jour au lendemain, l’homme d’affaires qu’il était s’est retrouvé avec plus aucune affaires à faire.   

L’homme et sa famille habitaient à Montréal à ce moment-là. Pour eux, comme pour bien du monde, la descente s’est passée très vite. Ils ont brûlé leurs économies. Ils ont été forcés de déménager dans un plus petit appartement. Et puis en novembre 1931, toujours aussi à court d’argent, ils ont reçu un avis d’éviction qui leur a sûrement fait l’effet d’un coup de masse. On parle d’une famille qui, à peine quelques années plus tôt, habitait au luxueux Lake Placid Club dans les Adirondacks.

Dans sa biographie de son père, Alice Johannsen raconte un moment où Jackrabbit s’est adressé à sa famille qui venait de se faire couper le gaz et l’électricité. Je vous traduis ça comme je peux… 

«D’une certaine façon, la vie c’est comme un voyage en canot. Il ne fait pas toujours beau. Mais quand il fait mauvais, le soleil finit toujours par revenir. Au moins, on peut compter les uns sur les autres. On est en santé. Et à nous cinq, on forme une bonne équipe.» 

Puis plus loin… 

«Ce soir, faisons semblant qu’on est parti en expédition en canot. On va se faire un souper de campeurs : des craquelins de seigle avec du fromage et des raisins. Ça demande pas de cuisson et c’est toujours bon. Ensuite, on va se coucher et faire nos prières. Et demain matin, le soleil va briller.» 

Allez savoir si Jackrabbit a vraiment été aussi poétique. En tant que père dans la cinquantaine, je le soupçonne surtout d’avoir démontré plus de confiance qu’il en ressentait en réalité.

Chez moi, j’ai toujours été «l’inquiet-en-chef». Je dois à mon fils de faire mieux. Mais ce n’est pas facile…

Alors je pense à Jackrabbit qui, après avoir tout perdu, a déménagé dans les Laurentides et s’est rebâti une vie autour du ski. Il n’a plus jamais été prospère après ça; mais il est devenu un monument et il a vécu jusqu’à l’âge de 111 ans! 

Il y a une leçon là-dedans. 

19 mars 2020

L’autre montagne Noire

Je n’ai eu aucun problème à pratiquer la distanciation sociale aujourd’hui en me retrouvant complètement seul sur «l’autre montagne Noire» de la région de Saint-Donat.

Eh oui, il y a deux montagnes Noire dans le bout de Saint-Donat. On connaît bien celle par où passe le sentier Inter-Centre à l’ouest du lac Archambault; et on peut maintenant visiter celle située à l’est du lac Ouareau en ski ou en raquettes.

Cette autre montagne Noire s’élève sur le territoire de Notre-Dame-de-la-Merci. N’empêche, le club de plein-air de Saint-Donat a récemment bâti un refuge à proximité et balisé des sentiers dans le coin. 

Pour découvrir ce nouveau secteur, je suis parti ce matin du chemin Du Belvédère, où ou il y a un petit stationnement et le départ de sentier. Suivant un ancien chemin forestier, ce sentier nous fait prendre doucement de l’altitude en nous menant au pied de la montagne Noire.

Ce sentier n’a rien d’excitant, mais au moins il est large. C’est une qualité pour une piste multifonctionnelle. Si tout le monde est discipliné, ça permet aux raquetteurs et aux skieurs d’avoir chacun leur trace.

Voilà à quoi ressemble le sentier partant du chemin Du Belvédère.
Signalisation artisanale mais efficace.
Après deux kilomètres, on arrive à un carrefour d’où part une boucle tracée sur la montagne Noire. Rendu là, un peu au hasard, j’ai choisi de grimper dans la montagne par le sentier partant vers l’est.

Dans la neige vierge et collante où je skiais aujourd’hui, mon ascension s’est passée comme un charme; n’empêche, en passant par ce côté, on a droit à une méchante montée abrupte qui m’a semblé mieux convenir à la raquette; et je voudrais encore moins descendre par là… 

Cet obstacle franchi, je me suis retrouvé dans le «Col du Coyote», une étroite vallée flanquée d’une jolie falaise. 

Dans ce secteur de la boucle, on trouve une bretelle longue de 400 mètres qui mène au sommet de la Montagne Noire.

L’ascension se fait plutôt bien et le sommet vaut le détour. On s’y trouve dans un espace ouvert semé de gros arbres, et on a un point de vue partiellement dégagé sur le lac Ouareau. 

Joli mur de glace dans le «Col du Coyote».
La meilleure vue que j'ai trouvée au sommet de la montagne Noire
On fait de l’excellent ski du côté ouest de la boucle. Pour se rendre au sommet à ski, à mon avis vaut mieux faire l'allez-retour par ce chemin-là.

De ce côté, on trouve aussi l’entrée d’un sentier qui file vers le nord jusqu’au mont Lafrenière. Je n’ai pas poussé dans cette direction aujourd’hui. Je suis plutôt allé jeter un œil au nouveau refuge Crique Saint-Loup, qui est localisé sur un petit sommet au sud de la montagne Noire.

Je dis «petit sommet», mais ça descend sérieusement juste au sud du refuge. Il y a un sentier qui file dans cette direction jusqu’à la route 125 qui m’a l’air très prometteur. Si je compte bien, il y a à 150 mètres de dénivelé sur ce versant de la montagne. Hâte de voir si la descente vaut la montée.

Chose certaine, je me suis bien amusé à monter et à descendre à proximité de refuge avant de rebrousser chemin vers mon auto. Je pense que c'est de ce côté que se trouve le meilleur terrain pour le ski dans le secteur. 

Le refuge Crique Saint-Loup est flambant neuf.
Ça descend pas mal juste à côté du refuge.
Le sentier qui relie le refuge à la route 125 m'a paru très propice au ski.
Une carte des sentiers où j'ai skié trouvée sur la page Facebook du club de plein air de Saint-Donat.


18 mars 2020

Isolés au mont Catherine

Question de s’aérer l’esprit, fiston et moi sommes allés nous isoler du coronavirus au mont Catherine aujourd’hui 

Petit lunch dans le sac à dos, on a d’abord grimpé jusqu’au cap Beauséjour pour aller admirer la vue sur Sainte-Agathe puis on est allé dîner au tipi du Tyroparc, où c’était le calme plat.

C’est après ça que le fun a commencé. Lentement mais sûrement, c’est-à-dire en remontant souvent pour mieux profiter des meilleures pentes, on a redescendu la montagne en faisant des virages dans une belle couche de neige fraîche.

Fiston m’a impressionné en faisant plusieurs bons virages télémark parmi les arbres sur mes vieux skis Kom qui, à 162 cm, sont encore un peu longs pour lui.

On  a été bien servi côté isolement: on a croisé qu'un seul skieur, David, qui faisait le tour des sentiers du club de plein air de Sainte-Agathe. Et on ne l'a pas approché à moins de trois mètres!  

Une belle journée blanche et ensoleillée qui nous a sorti de la grisaille actuelle. 


Les conditions qu'on a trouvées en grimpant le mont Catherine.
Même si on a mangé dehors au soleil, on s'est arrêté au tipi du Tyroparc.
Le Tyroparc était fermé et son chemin d'accès vierge de trace. J'en ai profité pour en descendre un bon bout.