26 février 2005

Château Montebello

Installé au beau milieu d’une région beaucoup moins fréquentée par les Montréalais que les Laurentides et les Cantons de l’Est, le Château Montebello impressionne d’abord par son architecture. Même si on ne s’y rend que pour skier, ça vaut la peine d’entrer à l’intérieur de ce massif bâtiment en bois rond pour admirer ses hauts pignons et son immense foyer central.

Le poste d’accueil des skieurs est situé dans un autre beau bâtiment abritant deux allées de curling. Il offre du matériel en location, un grand espace où on peut farter ses skis et quelques tables pour grignoter.

Côté sentier, c’est moins impressionnant… mais quand même très bien. L’hôtel entretient une vingtaine de kilomètres de sentiers tracés principalement sur son terrain de golf et la montagne boisée qui l’entoure. À l’exception de quelques brettelles d’accès, toutes les pistes sont à sens unique et tracées à deux voies. C’est donc très sécuritaire et on peut se permettre de se laisser aller dans les descentes.

La piste principale du réseau s’appelle «La Scénique». Longue de sept kilomètres, elle sillonne le terrain de golf du Château qui, heureusement, possède beaucoup de relief.

Le hic, c'est qu'il faut passer par «La Scénique» pour accéder à tous les autres sentiers du réseau à l’exception d’un boucle de cinq kilomètres tracée en terrain plat autour de l’hôtel. Bref, même s’il n’y a pas de refuge sur le réseau, mieux vaut apporter son lunch et «partir pour la journée» plutôt que de revenir dîner au chalet d’accueil.

J’ai particulièrement apprécié le sentier No 8, une boucle de deux kilomètres comportant une belle descente sinueuse et une très longue montée au beau milieu d’un champ. Ce tronçon doit être assez désagréable quand le vent souffle fort. Mais c’est dans ce vaste espace ouvert qu’on a la meilleure vue sur la rivière Outaouais et les environs.

20 février 2005

Sentiers Richard-Giroux

Oui, on peut skier à Saint-Eustache. Cette ville possède un réseau de sentiers entretenus mécaniquement dont le point d'accès se trouve derrière un supermarché, au 753 boulevard Arthur-Sauvé, juste au nord de l’autoroute 640.

Le réseau est en constitué d’une seule boucle que l’on peut faire en version 3, 5 ou 8 kilomètres. On se trouve presque tout le temps dans un boisé clairsemé, avec quelques incursions dans des prés. Le terrain est d’une «platitude» presque parfaite. Il ne faut donc pas s’attendre à du ski trop excitant.

La randonnée reste toutefois agréable puisque la piste serpente à droite et à gauche et s'enfonce assez loin en forêt pour qu'on oublie la ville. Bref, ça se compare à ce qu'on trouve dans les parcs-nature de l'île de Montréal.

L’accès au réseau est gratuit, mais il n'y a ni chalet d'accueil ni salle de fartage à l'entrée. Mieux vaut visiter l'endroit une journée où les conditions sont bonnes puisque l’entretien est plutôt minimaliste.

19 février 2005

Réseau Saint-Adolphe-d’Howard - secteur ouest

Pour commencer, les bonnes nouvelles : Saint-Adolphe-d’Howard compte parmi les villages les mieux «enneigés» des Laurentides et son très vaste réseau de sentiers de ski de fond s’étend à travers de magnifiques petites montagnes boisées. Et quand je dis «très vaste», je suis loin d’exagérer. Le territoire de la municipalité est sillonné par pas moins de 80 kilomètres de pistes, dont 25 sont entretenus mécaniquement.

Les mauvaises nouvelles? D’abord, le chalet d’accueil que j’ai trouvé exigu et pas très bien aménagé. La «salle de fartage» se résume à un établi installé dans le lobby de la boutique de location, un endroit plutôt passant. Quant aux sentiers, mettons un chose au clair tout de suite : je suis loin de les avoir tous vu en une seule visite. Mais ceux que j’ai eu l’occasion de skier m’ont laissé perplexe.

J’ai d’abord été un peu surpris par la brettelle d’accès menant à la boucle «La Sapinière», un étroit sentier en pente où on circule pourtant dans les deux sens, avec les dangers de collision que ça implique. Quant à la boucle elle-même, elle grimpe très raide pendant toute sa première partie et on salive à l’idée de redescendre ensuite vers le chalet d’accueil. Malheureusement, toutes les descentes sont étroites, coupées de virages serrés et bordées d’arbres, alors on a intérêt à se montrer très prudent et posséder une impeccable technique de chasse-neige. Bref, ça tient davantage de l’épreuve que de la partie de plaisir. Débutant s’abstenir. On peut d’ailleurs en dire autant de l’ensemble du réseau de Saint-Adolphe-d’Howard qui ne comprend que cinq kilomètres de sentiers classés «faciles», presque tous aménagés sur la surface gelée de deux grands lacs où on est très exposé au vent.

12 février 2005

Sentiers Saint-Élie-d’Orford

Certains centres de ski de fond sont vraiment trop discrets. C’est le cas par exemple des sentiers de Saint-Élie-d’Orford, un village qui fait maintenant partie de la ville de Sherbrooke. Le réseau est d’envergure modeste : une dizaine de kilomètres d’étroits sentiers valloneux mais ne comportant pas difficulté majeure. On skie la plupart du temps dans une épaisse forêt, mais il faut de temps à autre retirer ses planches pour traverser des routes. Presque tous les sentiers sont constitués de deux «traces» permettant de circuler dans les deux sens. Dans les pentes importantes, on a cependant eu la bonne idée de faire emprunter un trajet différents aux deux tracées pour plus de sécurité.

Comme certaines sections de pistes sont plutôt bosselées, très étroites et bordées d’arbres, mieux vaut visiter l’endroit quand les conditions sont bonnes – d’autant plus que l’entretien est effectué avec une simple traceuse tirée par une motoneige. L’accès aux sentiers est gratuit… mais compliqué puisque le centre est bien caché et connu à peu près uniquement des «indigènes locaux». Comme il ne possède pas de site Internet, je vous explique comment vous y rendre. En arrivant dans la région de Sherbrooke par l’autoroute 10 ou 55, il faut prendre la sortie 137, puis la route 220 en direction ouest. Il faut ensuite tourner à droite sur le chemin Gendron, puis à gauche sur la rue Haut-Bois. La «cabane d’accueil» du centre se trouve au bout de cette rue. On peut y acheter du café et des beignes. On peut aussi accéder aux sentiers via le chemin Laliberté Nord, où on a aménagé un petit stationnement.

06 février 2005

Sentiers Brandon

Rire en faisant du ski de fond. C’est ce qu’on a l’occasion de faire aux Sentiers Brandon à Saint-Gabriel-de-Brandon dans la région de Lanaudière. Et on ne rit pas à cause la piètre qualité des pistes, au contraire. D’une longueur totale d’une douzaine de kilomètres, les sentiers son très bien entretenus, sinueux et possèdent assez de relief pour soutenir l’intérêt. L’artère principale du réseau est la piste 1 qui mène à un refuge chauffé originale: une tente de l’armée à laquelle on a greffé une couche d’isolation et où il régnait une agréable chaleur lors de notre passage. Le sentier le plus intéressant est cependant la piste 2, tracée à une seule voie sur une bonne partie de sa longueur et sillonnant un joli boisé.

En skiant, on a aussi droit à une très belle vue... sur une carrière de sable du groupe Lafarge. Les sentiers passent en effet sur des terres appartenant à cette entreprise et des bénévoles rencontrés au chalet d'accueil nous ont d'ailleurs raconté qu'ils doivent «tasser» leurs sentiers à mesure que le trou de la carrière s'agrandit.

Qu’est-ce qu’il y a de si drôle alors? Les nombreuses petites pancartes accrochées aux arbres le long de la piste 1 et sur lesquelles ont peut lire des messages comme «Respirez un peu», «Belle vue!», «La Sainte Paix!» ou «Une réalisation de bénévoles». Ces écriteaux et les panneaux de signalisation sont si nombreux sur les sentiers qu’on a l’impression de skier dans un «pop-up vidéo». Et ce n’est certainement pas une mauvaise chose puisqu’on sait toujours exactement où on se trouve sur le réseau, ce qui n’est malheureusement pas le cas partout. Ajoutez à cela un chalet d’accueil chaleureux et des bénévoles avec beaucoup de jasette et vous obtenez un centre de ski de fond qu’on prend tout de suite en affection.


05 février 2005

Le Baluchon

Le Baluchon est un complexe touristique situé au bord de la rivière du Loup à Saint-Paulin, un petit village de la Mauricie. Les installations comprennent quatre grandes auberges avec spa, une cabane à sucre, une patinoire sur la rivière, un restaurant gastronomique et un centre de santé abritant une piscine et offrant divers soins pour le corps… Bref, c’est l’endroit parfait pour passer une fin de semaine en couple… et pour faire du ski. Le complexe offre en effet un quinzaine de kilomètres de sentiers de ski de fond toutes situées à proximité de la rivière.

Les pistes sont larges, bien tracées et permettent de faire le tour des installations du complexe dans un décor splendide. On a droit à quelques montées et descentes, mais à aucune difficulté majeure. Le sentier le plus intéressant est le «Chemin du Bas de l'Île», une boucle de 5 kilomètres faisant le tour d’une île en longeant deux branches de la rivière du Loup. Le «Chemin de l'Archipel», un allez-retour de 8,5 kilomètres, est aussi très agréable.

Cela dit, si vous êtes un bon skieur, vous risquez de rester un peu sur votre faim tant au point de vue du niveau de difficultés des pistes que du nombre de kilomètres à parcourir. Pour skier de façon intensive pendant deux jours, on est à l'étroit. Heureusement, il y a autre chose à faire sur place...