31 janvier 2007

Les Cèdres, le soir

Bonne nouvelle: on peut maintenant faire du ski quatre soirs par semaine à la Base de plein air Les Cèdres au sud-ouest de Montréal. La base est dorénavant ouverte jusqu'à 21h les mardis, mercredis, jeudis et vendredis. Même s'ils ne sont pas éclairés, ses sentiers se prêtent bien au ski de soirée puisqu'ils sont larges, bien entretenus et faciles.

30 janvier 2007

Moins de ski à Dudswell

En jetant un oeil sur la nouvelle carte de la Forêt habitée de Dudswell, je viens de constater que son réseau de sentiers de ski de fond a considérablement rétréci depuis ma visite l'hiver dernier. Quelques pistes ont été convertis en sentiers de raquettes. C'est vraiment dommage parce que ce qui reste me semble insuffisant pour justifier un voyage là-bas.

28 janvier 2007

Ski de fond Richmond-Melbourne

Le centre de ski de fond Richmond-Melbourne s’est beaucoup développé au cours des dernières années. C’est maintenant l’un des deux ou trois meilleurs endroits des Cantons-de-l’Est pour pratiquer le ski de fond classique.

Sa principale qualité, c’est son emplacement. S’étendant sur 45 kilomètres environ, le réseau de sentiers est tracé à flanc de collines. Résultat: même les sentiers faciles comportent du relief. Et certains classés très difficiles sont tout simplement vertigineux.

Le chalet d’accueil est vaste et chaleureux. Il possède même un foyer. La «salle de fartage» est cependant minimaliste. On s’est contenté d’installer deux étaux à ski dans l’entrée arrière du chalet.

Dès qu’on se lance en piste, on fait connaissance avec la topographie des lieux. Pour accéder à tous les sentiers à l’exception d’une courte boucle tracée à l’écart des autres, il faut grimper une assez longue montée... ce qui nous assure une fin de randonnée toute en descente. Pas idéal pour initier des enfants au ski de fond... mais merveilleux pour les adultes.

Le reste du réseau défie toute description puisqu’il est touffu et très diversifié. Il est constitué d’une large piste principale à double sens donnant accès à une série de sentiers plus étroits s'étendant de chaque côté. Il y a un refuge chauffé à chaque bout de l’artère principale.

On peut difficilement rater son coup en choisissant son itinéraire: puisqu’on est en terrain vallonné, tous les sentiers sont intéressants.

Les amateurs de sensations fortes doivent absolument s’offrir le sentier 10, une spectaculaire boucle grimpant dans une colline. Une bretelle donne accès au sommet où on a érigé une tour de transmission. La montée est rude, mais on est récompensé par une série de descentes hallucinantes. Le plus beau sentier que j’ai fait cet hiver. Et j’ai entendu dire que la piste 16 est encore plus vertigineuse! Son entrée est d’ailleurs gardé par un panneau disant «skieurs experts seulement».

J’ai aussi beaucoup aimé la piste 17, une boucle vallonnée qui compte parmi les ajouts récents au réseau. Cette piste passe à travers un champ avant de s’enfoncer dans une colline boisée.

Je pourrais continuer comme ça longtemps. Le sentier 15 passe entre deux petits lacs situés dans une clairière perchée haut dans une colline. La boucle 11 propose une agréable incursion dans une colline boisée près du refuge Lay. La piste 4 descend agréablement vers le chalet d’accueil alors que la 1 offre plutôt une descente finale assez sportive.

L’entretien est effectué avec une motoneige et on n’a jamais l’impression d’être sur un plateau de compétition olympique. Mais compte tenu du peu de neige tombé depuis le début de l’hiver, j’ai trouvé les conditions fort acceptables. Ne vous attendez juste pas à trouver là des sentiers pafaitement damés et tracés avec de l'équipement lourd.


27 janvier 2007

Mont Arthabaska

J’ai vraiment un faible pour les sentiers de ski de fond du Mont Arthabaska à Victoriaville que j’ai à nouveau parcouru aujourd’hui. Oui, le réseau fait à peine 8 kilomètres. Non, il n’y a pas de chalet d’accueil à l’entrée des sentiers. Mais j’aime skier en montagne et j’ai une affection particulière pour cette modeste colline. Et puis ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’atteindre le sommet d’une montagne en ski de fond…

Le point d’accès aux sentiers le plus commode se trouve derrière l’hôpital d’Arthbaska, au bout de la rue Girouard. C’est facile à trouver: à partir de la route 116, suivez tout simplement les panneaux indiquant la direction de l’hôpital. De cet endroit, on peut grimper le mont, faire un arrêt au sommet puis conclure sa randonnée par une belle descente nous ramenant à notre voiture.

La montée n’est pas trop pénible. On prend graduellement de l’altitude en effectuant deux longues traverses au flanc de la montagne. Le trajet le plus long comprend une boucle en forme de lasso vraiment très jolie. Ça vaut la peine de pousser jusque là.

Plus loin, il y a une bonne descente menant à une intersection pas évidente. Pour compléter l’ascension, il faut prendre à gauche. Encore quelques mètres et on débouche dans une clairière occupant le sommet du mont.

On d’abord l’occasion d’admirer la vue en direction sud, où s’étend une vaste pleine agricole. Vient ensuite la fameuse maison recyclée construite par les Artisans du rebut global dans le cadre d’une émission de télé.

On n’a pas «recyclé» la maison en lui trouvant une vocation utile. On s’est contenté de la transformer en attraction touristique. Mais pour visiter l’intérieur, il faut venir l’été.

Le sommet de la montagne est occupé par une grande croix lumineuse et par le pavillon Arthabaska, un vaste bâtiment abritant une salle de spectacle.

On peut alors s’offrir un plaisir rare au milieu d’une randonnée de ski: prendre un café ou même une bière dans un bistro qui ne détonnerait pas au centre-ville de Montréal. Est-ce que ça exisite ailleurs? Du pavillon, on a une vue superbe vers le nord où s’étend Victoriaville.

Ensuite, il faut bien redescendre. Profitez-en bien parce que ça se passe très vite. Une petite descente un peu laborieuse nous ramène à l’intersection que j’évoquais tout à l’heure. Puis le vrai plaisir commence. Après un virage serré à gauche, on s’engage dans une très agréable descente.

Moi chaque fois, je me mets en position de recherche de vitesse et je me prends pour Steve Podborski. La descente ne comporte que des virages légers qu’on peut prendre à pleine vapeur. Quelques petits dos d’âne achèvent de nous donner l’impression de participer à une descente de coupe du monde. Dommage que ça ne dure qu’une vingtaine de secondes…



Domaine du Lac Louise

NOTE: il n'y a plus de ski de fond à cet endroit. 

Le Domaine du Lac Louise est un terrain de camping et un centre de plein air situé à deux pas de l’autoroute 20, à Saint-Louis-de-Blanford. L’hiver, on peut y faire du ski de fond et de la glissade en tripes.

Le réseau de sentiers de ski est d’envergure modeste. La boucle principale s’étend sur 8 kilomètres et il y a quelques autres bretelles qui portent à une dizaine de kilomètres la longueur totale des sentiers. C’est peu, mais le réseau possède une qualité peu commune dans ce coin du Québec: du relief.

La boucle principale serpente sur une crête boisée qui lui donne du caractère. L’élévation ne dépasse pas une dizaine de mètres, mais la piste en tire le maximum. Résultat: un parcours ressemblant à des montagnes russes… pour enfant. Les petites montées et les courtes descentes se succèdent à un bon rythme. Comme la crête est étroite, les deux côtés de la boucle sont très près l'un de l'autre. Il y a des moments où les deux sentiers passent carrément l'un à côté de l'autre.

La forêt qui nous entoure est sauvage et austère. J’ai eu parfois l’impression d’être sur la Côte-Nord.

J'ai été surpris par la qualité de l’entretien, comparable à ce qu’on retrouve dans un grand centre. J’ai peut-être été chanceux: j’ai visité l’endroit à la vieille d’une compétition et on avait sûrement porté une attention particulière aux sentiers.

Côté accueil, c’est… acceptable. Il y a un restaurant surtout fréquenté par des motoneigistes et le sous-sol de l’établissement sert de «salle de fartage». C’est tout simplement une grande salle remplie de tables pour manger. Mais au moins, on peut farter et se changer au chaud.

24 janvier 2007

Coaticook et le ski

Avec du retard, je viens de découvrir qu’il n’y a plus de sentiers de ski de fond au Parc de la Gorge de Coaticook. Le parc semble s’être converti à la raquette.

Heureusement, on peut encore skier à Coaticook sur les sentiers de Plein Air Coaticook. Allez voir le site web de cet organisme, il est exemplaire. Tous les centres de ski de fond devraient faire pareil et publié quotidiennement sur leur site un rapport détaillé sur les conditions de leurs sentiers. Et puis on veut des photos!

23 janvier 2007

Parc Angrignon

D’une superficie de 97 hectares, le parc Angrignon est un immense espace vert en milieu urbain. Pourtant, il paraît bien petit quand on le sillonne en ski de fond.

Le parc possède une dizaine de kilomètres de sentiers que j’ai parcouru en soirée, après ma journée de travail.

Le parc est plat comme une table de billard. C’est son plus grand défaut et sa plus grande qualité. Défaut parce qu’one ne fait pas du ski excitant. Qualité parce qu’on skie sur du gazon ou des sentiers pédestre parfaitement nivelé. Voilà pourquoi les pistes étaient en bon état et agréable à skier lors de ma visite, même si la couverture de neige était plutôt mince.

Les sentiers s’étendent sur presque tout le territoire du parc. L’un d’entre eux serre de près le petit lac qui se trouve dans le parc. Un autre suit une voie piétonnière sur presque deux kilomètres et on profite de l’éclairage de lampadaires. D’autres sentiers serpentent en forêt et pendant quelques minutes, on a l’impression de quitter la ville… à condition de faire abstraction du bruit de la circulation.

Je n’essayerai pas vous faire croire qu’on fait du très bon ski au parc Angrignon. Mais pour une courte sortie le soir, le parc est destination intéressante. J’ai d’ailleurs croisé quelques skieurs durant ma randonnée.

21 janvier 2007

Le Havre Familial

Il faut que je commence par vous dire que j’ai eu une mauvaise fin de semaine. Samedi, ma blonde était partie avec notre meilleure voiture et j’avais prévu aller skier pas loin avec notre vieille Ford Escort. Malheureusement, sa transmission a choisi ce moment-là pour rendre l’âme et ma sortie a fini en queue de poisson à moins de 500 mètres de la maison.

Alors dimanche, quand je suis arrivé au Havre Familial à Sainte-Béatrix et que j’ai découvert que tous les sentiers de cette base de plein air n’étaient pas ouverts, contrairement à ce que j’avais lu sur son site Internet, je suis devenu grognon. Comment ça, pas de chalet à l’entrée des sentiers? Comment ça, pas de salle fartage? Comment ça des aulnes poussant dans les sentiers?

Il m’a fallu quelques kilomètres pour me calmer et commencer à apprécier ma randonnée. On était alors sur le sentier «La Falaise» et au milieu d’une descente, on a soudain découvert pourquoi il s’appelait comme ça. La piste passe au pied d’une impressionnante falaise bien droite et haute de plusieurs dizaines de mètres.

C'est pendant la descente qu'on a le meilleur point de vue sur la falaise, alors pensez à lever les yeux. Plus loin, le sentier «Le Glacier» commence par une longue montée abrupte. Elle longe ensuite la rive du lac Beaupré où se trouve un relais chauffé d'où la vue sur le lac est magnifique.

La piste grimpe encore un peu par la suite avant de se terminer par une superbe descente aboutissant au bord d'un ruisseau. Rendu là, je n'étais plus du tout grognon.

On aurait aimé essayer les deux autres sentiers classés très difficiles de la base de plein air, mais comme je l’ai dit, ils étaient fermés. Le parcours de 10 km qu’on a fait était pas mal du tout. Il y a pas mal de relief. Tous à sens unique et à deux voies, les sentiers sont juste assez larges et tracés intelligemment. Les descentes sont agréables et sécuritaires. J’ai trouvé l’entretien correct, sans plus. Ne vous présentez pas là en pensant trouver une piste de course olympique. En passant, toutes les pistes de la base sont réservées au style classique.

Le Havre Familial est avant tout une base de plein air où on vient passer quelques jours en hébergement. Ne vous attendez pas à trouver toutes les commodités d’un vrai centre de ski de fond. Comme je le disais, il n’y a pas de salle de fartage ni de chalets pour les skieurs. Il y a un restaurant, mais il n’est ouvert que sur l’heure du midi. Heureusement, on peut se changer et aller aux toilettes, dans un bâtiment situé près de la patinoire extérieure de la base.


Du ski dans Lanaudière

En cherchant sur Internet, je suis en train de me rendre compte qu’il y a au nord de Joliette un grand nombre d’endroits où on peut faire du ski de fond. Il y a les centres de ski de fond qu’on connaît comme la Montagne Coupée, le golf Saint-Jean-de-Matha et le Havre Familial. Mais il y aussi dans ce coin plusieurs réseaux municipaux peu connus et d'accès gratuit. Sainte-Alphonse-de-Rodriguez possède un réseau de 50 kilomètres qui passent notamment par Les Chalets d’Émélie. Saint-Damien est parcouru par des sentiers, de même que Saint-Côme. Selon ce dépliant, Sainte-Mélanie possède un réseau de 20 km. Et selon ce site, les municipalités de Sainte-Béatrix et Saint-Jean-de-Matha sont aussi sillonnées de sentiers.

14 janvier 2007

Parc de la Mauricie

Pour skier cet hiver, il faut chercher la neige là où elle se trouve. C’est ce qu’on a fait aujourd’hui en nous rendant au parc de la Mauricie.

Cet immense parc fédéral offre aux skieurs 80 kilomètres de sentiers en pleine forêt laurentienne.

Pour notre première visite, on a choisi d’explorer les sentiers se trouvant à proximité de l’entrée du parc située à Saint-Gérard-des-Laurentides. C’est en quelque sorte la porte arrière du parc. L’infrastructure d’accueil se résume à un poste de péage et à un refuge où on peut se réchauffer après sa randonnée.

L’entrée principale du parc se trouve à Saint-Jean-des-Piles. On trouve là une salle de fartage et tout le tralala.

De l’entrée Saint-Gérard, on s’enfonce en forêt par le sentier 3. Après environ un kilomètre, il faut gravir et surtout redescendre deux collines très abruptes. Le sentier longe le très long lac à la Pêche et passe par les gîtes Wabenaki et Andrew, accessibles l’hiver qu’en ski ou en raquette. Le parc offre aussi aux pas frileux des emplacements de camping hivernal et on a croisé plusieurs skieurs transportant leur matériel de camping sur leur dos ou dans des traîneaux.

Après 6 kilomètres sur le sentier 3, on atteint le refuge La Pêche, qui est très bien situé sur la berge du lac à qui il doit son nom.

C’est l’endroit où on a dîné et où on a rebroussé chemin en passant par les sentiers 7 et 8 qui contournent le lac Parker avant de rejoindre le sentier 3 à la hauteur des gîtes Wabenaki et Andrew.

Cette boucle est exigeante parce que ça grimpe pas mal. Mais la vue sur le lac Parker et la rivière qui l’alimente est splendide.

Comme on a affaire à un grand parc fédéral, l’entretien des sentiers est excellent et les refuges sont confortables. Toutefois, je ne peux pas dire que les sentiers m’ont jeté par terre. Ça manque surtout de descentes à la fois agréables et excitantes. Les plus grosses sont très abruptes et il faut les descendre avec beaucoup de prudence. Descendre devient alors une corvée plutôt qu’un plaisir.

Un tuyau en terminant: on trouve maintenant une rapport détaillé sur les conditions de ski au parc sur le site Web de Tourisme Mauricie.

13 janvier 2007

Randonnée à la Montagne Coupée

On sait qu’on a un hiver pourri pour le ski de fond quand un centre aussi «haut de gamme» que La Montagne Coupée, peine à nous fournir des conditions acceptables au milieu du mois de janvier.

Notre randonnée d’aujourd’hui nous a quand même permis de découvrir qu’à La Montagne Coupée, même les sentiers classés faciles ne manquent pas de zeste. La boucle de 4,5 kilomètres monte et descend dans un petit boisé puis un champ. Il y a quelques belles descentes, des virages serrés et on a une belle vue sur la fameuse montagne coupée.

J’ai aussi bien aimé la boucle de 1,5 kilomètre qui grimpe à flanc de montagne… puis redescend tout de suite. Dommage qu’elle soit si courte.

12 janvier 2007

Camping de Beauport

Il y a plusieurs centres de ski de fond importants dans la région de Québec… et il y en a aussi des petits. Comme le camping de Beauport.

Le camping offre une quinzaine de kilomètres de piste pour le style classique. Il y a une salle de fartage chauffée au départ des sentiers et le bâtiment principal du camping sert de chalet d’accueil.

Tous les sentiers du camping sont très faciles, même celui officiellement classé très difficile. Baptisée «La Montmorency», cette piste longe pendant un moment la rivière du même nom avant de serpenter à travers un terrain de golf.

Il y a quelques courtes montées et descentes le long de la rivière et c'est agréable. Par contre, la partie «golf» est plutôt monotone. Mais il faut garder l’œil ouvert. À un endroit, on a une vue splendide sur la rivière qui coule au pied d’une falaise.

Les autres sentiers du camping sont tracés dans un boisé. Il y a seulement une descente digne de ce nom, mais l’entretien est très bon et la randonnée reste agréable. On traverse entre autres un très beau marais où poussent les quenouilles.

Conclusion? Le camping de Beauport n’est certainement pas un endroit où devrait se précipiter les touristes qui visitent Québec. Mais je serais très content d’avoir un petit réseau de sentiers comme celui-ci pas loin de chez moi.

11 janvier 2007

Les Sources Joyeuses

Ça y est, j’ai trouvé mon centre de ski de fond favori dans Charlevoix: le centre de plein air Les Sources Joyeuses où j’ai fait aujourd’hui une randonnée sur des sentiers magnifiques.

La principale qualité du centre, c'est la configuration de son réseau de sentiers. Celui-ci se déploie autour de trois intersections où convergent plusieurs pistes, ce qui permet de s’improviser un trajet au gré de son inspiration.

Bon, je vous raconte ma randonnée parce que c’est ce que j’ai envie de faire. À partir du chalet d’accueil, où il y a une salle de fartage qui sert aussi de vestiaire, j’ai commencé par emprunter le sentier 4 jusqu’au Rond Point, l’une des intersections dont j’ai parlé plus tôt.


J'ai ensuite pris ma meilleure décision de la journée: emprunter la piste 6, une boucle de 4,5 kilomètres classés très difficiles mais à la porté d’à peu près tout le monde. Le sentier commence par une enfilade de descentes absolument délicieuses et c’est à peine si on s’aperçoit qu’il remonte par la suite. Génial.

Après ce moment de grâce, la suite du sentier 4 paraît un peu fade. Je finis quand même par arriver à une autre intersection majeure où se dressent deux grands tipis.
Je bifurque ensuite sur la piste 9, qui grimpe en lacets jusqu’à un imposant mirador. Du haut de ce perchoir, on domine les environs et on a une vue panoramique sur les montagnes bordant le cratère de Charlevoix, creusé par un météorite il y a 350 millions d’années.

Le mirador est une excellente idée car les sentiers serpentent dans de la forêt très dense et les endroits où le regard porte loin sont très rares. J'en ai compté que deux ou trois sur tout mon parcours.

Un kilomètre après le mirador, le sentier 9 aboutit à un refuge de forme étrange qui constitue la dernière intersection majeure du réseau.

Après une pause, je prends une autre bonne décision: revenir au chalet d’accueil par la piste 7, un autre sentier classé très difficile qui commence par une enfilade de descentes. Celles-là sont un peu plus corsées et je finis par tomber dans un virage serré que j’essaie de prendre à toute vitesse. Après le météorite, c’est à mon tour de creuser un cratère…

Tout ça pour dire que j’ai fait une fantastique randonnée de 21 kilomètres. Morale de l’histoire: aux Sources Joyeuses, tu skieras en priorité les sentiers classés très difficiles qui sont de loin les meilleurs et qui restent à la portée du skieur moyen.

Un seul bémol: l’équipe d’entretien du centre trace des sillons dans toutes les descentes, mêmes les plus abruptes. Celles-ci seraient encore plus agréables à dévaler, je pense, si on se contentait de damner la neige sans effectuer de traçage. En tout cas, c’est mon opinion.

10 janvier 2007

La Randonnée de Sainte-Agnès

NOTE: ce centre est maintenant fermé. 

Le centre de ski de fond La Randonnée de Sainte-Agnès n’a peut-être pas encore son site Internet, mais il a sa pancarte plantée sur le bord de la route 138, entre Baie-Saint-Paul et Clermont.

Le centre se trouve à environ un kilomètre de la 138, en plein cœur du village de Saint-Agnès. C’est le centre des loisirs de la localité qui sert de chalet d’accueil. Il y a une salle de fartage au sous-sol et un petit restaurant à l’étage. L’endroit est sympathique et chaleureux.

Au départ des sentiers, on trouve… une autre pancarte. C’est la carte des sentiers que je vous présente en exclusivité sur Internet:

Ça paraît compliqué comme ça, mais dans le fond les cinq sentiers du centre forme un seul parcours de 12 kilomètres qu’on peut aussi skier en versions plus courtes. Tous les sentiers sont étroits et réservés au style classique.

La randonnée commence vraiment après un kilomètre, quand on s’engage dans une longue descente très agréable. Par la suite, le sentier grimpe en pente douce jusqu’à déboucher dans une clairière d’où on a une splendide de vue sur les montagnes bordant le cratère de Charlevoix.

Eh oui, toute la région de Baie Saint-Paul et de La Malbaie est un «trou». Un immense cratère de 56 kilomètres de diamètre creusé par un météorite tombé il y a 350 millions d’années. Une fois qu'on s'est rincé l'oeil, on reprend la piste et on continue à monter doucement et on finit par atteindre le sommet d’une colline où trône un coquet relais où on peut boire un chocolat chaud.

On a alors fait six kilomètres. Tout de suite après, on a dévale la descente la plus rapide du parcours. Même si le sentier est étroit et qu’il y a un virage, la pente se négocie très bien. Le trajet est généralement descendant par la suite et le retour vers le chalet d’accueil est très agréable.

Très bien tracés, profitant des rondeurs de Charlevoix et pas du tout monotones, les sentiers de Sainte-Agnès méritent une petite visite. Il ne leur manque… qu’un site Internet.

09 janvier 2007

Club Norfond

Les skieurs de fond de Baie-Comeau ont de la chance. Ils ont près de chez eux deux excellents centres de ski de fond: les Sentiers de la rivière Amédée et le Club Norfond. Mieux encore: les deux centres se complètent parfaitement. Le premier est un petit centre très agréable où le relief est relativement modeste où on peut skier en famille. Le second est plus vaste, plus accidenté… et plus exigeant.

Situé à une dizaine de kilomètres au nord de Baie-Comeau, le Club Norfond ne compte pas seulement sur la rigueur de l’hiver nord-côtier pour offrir de bonnes conditions de ski.

Les pistes du centre sont entretenues avec une dameuse de première qualité et nous entraînent en terrain accidenté le long de la très belle rivière aux Anglais.

Le réseau de sentiers est organisé autour du «Grand Boulevard», une large piste à double sens longue de 7 kilomètres et tracée à la fois pour le style classique et le pas de patin. Cette artère principale aboutit à un refuge avec une très belle vue sur le lac Larouche.

Même s’il comporte des montées et des descentes, le «Grand Boulevard» est un brin ennuyeux. Le skieur averti a avantage à le quitter pour explorer les sentiers plus étroits se déployant de chaque côté.

Côté est, les sentiers «La Montagnarde» et «La Baladeuse» valent le détour. Mais c’est du côté ouest de la rivière aux Anglais que le ski devient extraordinaire. À faire absolument : revenir vers le chalet d’accueil en passant par les sentiers «La Suédoise», «La Simard» et «La Canadienne». Ce trajet permet d’éviter de skier deux fois le «Grand Boulevard» et de découvrir les meilleurs sentiers du centre.


Près du lac La Chesnaye, on traverse une passerelle située sur laquelle on a une magnifique vue. Les sentiers «La Simard» et «La Canadienne» comportent beaucoup de relief et m’ont charmé. Même chose pour la boucle «La Ti-Basse» qui grimpe à flanc de montagne avant de nous offrir une belle descente.

Au total, le Club Norfond offre un trentaine de kilomètres de pistes agrémentées de trois refuges. Le chalet d’accueil est vaste et comporte plusieurs tables de fartage. Les quatre premiers kilomètres du «Grand Boulevard» sont éclairés, ce qui permet de skier jusqu’à 22h.

04 janvier 2007

Sentiers de la rivière Amédée

J’ai passé les quinze premières années de ma vie à Baie-Comeau et c’est aux Sentiers de la rivière Amédée que j’ai commencé à faire du ski de fond. J’avais gardé le souvenir d’un centre convenable, mais pas très excitant. C’est donc sans grandes attentes que j’y suis retourné pour la première fois depuis vingt ans… pour me rendre que mes souvenirs ne rendaient pas du tout justice à l’endroit!

Le départ des sentiers de la rivière Amédée est situé au club de golf de Baie-Comeau. Un poste d’accueil et une salle fartage sont installés dans le chalet du club.

 De cet endroit, on a accès à un seul sentier, baptisé «L’Amicale». Cette piste longue de deux kilomètres traverse le terrain de golf puis s'enfonce dans la forêt jusqu' à un refuge en bois rond d’où partent tous les autres sentiers du centre.

C'est à partir de là qu'on le vrai plaisir commence. J'ai particulièrement apprécié le sentier baptisé «La boucle». Ce circuit de deux kilomètres donne accès au sentier «L’Observatoire», une autre boucle grimpant au sommet d’une colline. À skier absolument. Réservées au style classique, les deux pistes sont excellentes. Un tracé impeccable, des descentes, quelques points de vue...

«Le Manège» est un sentier classé très difficile comme je les aime: large et tracé intelligemment. Les quelques descentes abruptes ne comportent aucun virage vraiment difficile. Et comme la piste est tracée à la fois pour le style classique et le patinage, on a amplement d’espace pour manœuvrer.

On peut aussi se rendre à un deuxième refuge en empruntant les sentiers «Le Coteau» et «Le Deversoir». C’est un autre parcours agréable réservé au style classique.

Un seul bémol: même s’il est classé très difficile, le sentier «Le Deversoir» manque un peu de piquant. Le relief reste relativement modeste. La piste longe toutefois la rivière Amédée et permet de jeter un œil sur le lac qui se trouve à sa source.

D’une longueur totale de 31 kilomètres et offrant une douzaine de kilomètres pour le pas de patin, les sentiers de la rivière Amédée ont de quoi séduire tous les types de skieurs.

 Le seul reproche qu’on peut lui faire, c’est d’être un peu exigu et de ne pas offrir une piste vraiment exigeante. Heureux hasard: un nouveau sentier classé très difficile reliera bientôt les deux refuges du centre et on pourra le parcourir tant en style classique qu’en pas de patin. Je vais devoir revenir pour l’essayer…