08 janvier 2017

Les berges de LaSalle

À la hauteur de LaSalle, le fleuve Saint-Laurent devient un énorme rapide aussi tumultueux que spectaculaire.

Malheureusement, la piste de ski de fond qui longe cette section du fleuve n’est pas le même caractère. Loin d’être tumultueuse et spectaculaire, elle est plutôt tranquille et fonctionnelle.  

Je ne me plains pas trop fort: c’est formidable que la ville de Montréal ait décidé d’entretenir cet hiver une piste de ski qui traverse Verdun, LaSalle et Lachine, en longeant le Saint-Laurent. Même si ce sentier de 18 kilomètres est coupé à quelques endroits où il faut marcher un moment pour retrouver la piste plus loin. Et même si on ne fait pas du ski très excitant sur cette piste plane et rectiligne.

À LaSalle, où j’ai fait ma randonnée d’aujourd’hui, la piste a au moins le mérite de nous faire voir de près une magnifique section du fleuve. C’est tant mieux parce qu’il n’y a pas grand-chose à voir côté ville. Partout, on longe un secteur résidentiel assez peu inspirant.

Comme on skie dans un couloir de verdure où il y a très peu d’arbres, je vous conseille d’éviter l’endroit les jours de grand vent.

Quant à l’entretien, il m’a paru adéquat. À tout le moins, l’engin d’entretien semble assez lourd pour tracer dans la neige très durcie et laisse des sillons bien moulés.

N’empêche, à LaSalle, la piste a l’air un peu «garrochée». D’une part parce qu’il n’y a aucune signalisation. Et d’autre part parce que le tracé croise souvent l’allée déneigée pour les marcheurs sans qu’on sache trop pourquoi. 

Aujourd’hui, j’ai profité de ma randonnée pour faire un crochet par le parc des Rapides même si le sentier de ski ne passe pas par cette langue de terre où il y a déjà eu une centrale électrique. C’est à cet endroit que le rapide de Lachine  est le plus spectaculaire.

Il faut aussi que je vous dise qu’il y a des «trous» dans la piste ; ou si vous préférez des sections où il faut enlever ces skis pour aller reprendre la piste plus loin. Impossible, par exemple, de skier de LaSalle à Lachine, puisqu’il manque d’espace au bord de la rue pour tracer une piste du pont Mercier jusqu’à la limite de Lachine. Même chose à la hauteur du canal de l’aqueduc, où il faut marcher pour contourner une zone clôturée pour cause de travaux.

Bref, on a affaire à une «piste de proximité» s’adressant avant tout aux skieurs qui, comme moi, habitent tout près. Surtout à LaSalle. À Lachine, la piste passe dans le secteur des canaux et des restaurants, ce qui la rend un peu plus «touristique».

Il me reste maintenant à aller voir à quoi ressemble la piste du côté de Verdun. Ce que je vais sûrement faire d’ici la fin de l’hiver.  

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