29 janvier 2017

Club de plein air de Sainte-Agathe-des-Monts

C’est difficile de trouver des mots pour rendre justice aux deux sorties de ski que j’ai fait en fin de semaine sur les sentiers enneigés du club de plein air de Sainte-Agathe-des-Monts.

J’ai été renversé par ce réseau de pistes et par le territoire où il s’étend, dans les montagnes au nord de Sainte-Agathe. Et je vous dis tout de suite que c’est le meilleur endroit pour faire du ski nordique en sentiers non entretenus que j’ai visité.

Bien sûr, les conditions étaient superbes en fin de semaine puisqu’on skiait dans une belle couche de poudreuse. Mais ce n’est pas seulement la neige fraîche qui m’a envoyé au septième ciel.

Ces sentiers-là ont été merveilleusement tracés en terrain montagneux, sont dotés d’une signalisation exemplaire et forment un réseau compact où on peut faire de multiples trajets en boucle sans parcourir trop de kilomètres.

J’ai commencé mes deux randonnées au même endroit: le point d’accès Château Bleu, qui se trouve au bout de la rue Trudeau, pas tellement loin du Tyroparc de Sainte-Agathe. Et pourtant, j’ai fait deux virées complètement différentes. Tout simplement parce que trois pistes interconnectées partent de cet endroit.  
Hier après-midi, j’ai d’abord emprunté la Gillespie puis la Catherine pour me rendre au refuge de l’Alpage, qui se trouve en plein cœur du réseau.

Accidentées mais jamais désagréables, ces deux pistes sont superbes. On sent que les montées et les descentes ont été conçues par et pour des skieurs.

Le refuge de l'Alpage, lui, possède un charme fou. On a l’impression de débarquer chez Heidi et son grand-père quand on arrive au sommet de la colline où est situé le refuge et l’abri à trois côtés qui se trouve juste à côté. 
 Au retour, poussé par la curiosité et plus confiant, j’ai emprunté un tronçon de la Gillespie que j’avais évité à l’allée parce qu’il passe par le sommet d’une colline. Je me suis alors frotté à une descente très sinueuse et abrupte que j’aurais certainement dû descendre à pied si j’avais eu aux pieds autre chose que mes skis Kom.  

Courts et larges, ces skis-là m’ont permis de venir à bout de cette descente à coup de dérapages de travers et de virages me stoppant complètement. Et ils m’ont permis d’avoir un plaisir fou en slalomant comme un pro dans plusieurs longues descentes.

C’est de cette façon que j’ai terminé ma randonnée d’hier, en revenant à ma voiture par la piste Castor qui monte à une antenne de transmission avant de se terminer par une série de trois descentes absolument fantastique.

J’ai tellement aimé cette randonnée que j’ai remis ça aujourd'hui. Comme il avait neigé durant la nuit et que le soleil brillait, les conditions étaient encore meilleures que la vieille.

J’en ai profité pour grimper au sommet du Cap Beauséjour par le sentier du même nom. C’est une montée assez courte, finalement, mais tout de même récompensée par une vue splendide sur Sainte-Agathe et ses environs.
Après ça, j’ai grimpé au sommet du mont Catherine par un autre court sentier. La vue est moins spectaculaire sur ce sommet-là, mais la montagne elle-même est féérique. Je ne me souviens pas d’avoir vu plus beau paysage de neige.

Tout ça pour dire que j’ai fait du ski extraordinaire en fin de semaine; le genre de ski dont je rêvais quand j’ai acheté mes skis Kom et mes bottes Scrapa T4 en plastique moulé.

On ne va pas vite sur le plat avec ce genre de matériel. Mais sur ce réseau, ce n’est vraiment pas un problème puisqu’on est presque en train de monter ou descendre et qu’on n’a pas besoin de skier sur une très longue distance pour faire de bonnes descentes et boucler un circuit.   

Cela dit, la plupart des skieurs que j’ai croisés avaient de bons vieux skis nordiques à carres de métal et semblaient bien s’en tirer. J’ai même vu un gars qui dévalaient les pentes les plus corsées en enfourchant ses bâtons pour déployer avec brio la technique du «balai de sorcière». 

 À chacun son fun ! 



26 janvier 2017

Faire du ski à l'Abbaye d'Oka


 Après deux sorties sur les sentiers de l’abbaye d’Oka, je suis prêt à rendre mon verdict: il y a moyen d’avoir pas mal de plaisir sur une paire de skis dans ce réseau de pistes conçu d’abord et avant tout pour le vélo-neige et la raquette.

Il faut toutefois bien choisir sa journée, tout comme les sentiers qu’on emprunte.

Aujourd’hui, je suis tombée sur la journée presque idéale : un jeudi, après qu’une petite bordée de neige ait rafraîchi les sentiers et avant que les marcheurs et les cyclistes aient eu le temps de trop abimer les pistes les plus intéressantes pour le ski.

Ce réseau de sentiers est divisé en deux : le secteur nord, qui s’étend au nord de la route qui mène à Oka. Et le secteur sud, qui se trouve du côté sud de la route avec l’abbaye. Des deux côtés, il y a du relief puisqu’on est dans le «massif» des collines d’Oka, tout juste à l’extérieur du parc national d’Oka.

On trouve dans ces deux secteurs deux genres de sentiers: d’étroites pistes multipliant les lacets qui ont été tracées récemment pour le vélo-neige, et des «chemins» beaucoup plus larges et anciens que j’ai trouvé plus agréables à arpenter en ski que les premiers.

Dans la neige fraîche comme aujourd’hui, les pistes de vélo-neige sont quand même praticables en ski. Mais elles font tellement de lacets que ça en devient lassant. En montant et sur le plat, ce n’est pas désagréable. Mais dans les descentes, tous ces virages serrés sont embêtants et ennuyeux à négocier en ski.      

Les deux secteurs sont traversés par une petite rivière qu'on traverse par cette passerelle du côté nord. 

J’ai passé la matinée à explorer ce secteur sans jamais trouver ce que je cherchais : une bonne descente à mettre sous mes gros skis de télémark.  

Pourtant, il y a du relief de ce côté-là et un «chemin du sommet» qui monte et descend toute une colline. Mais les descentes que j’ai faites étaient loin d’être mémorables.

Le secteur a son charme, par contre. On y trouve une cabane à sucre et un vieux bâtiment en ruine très photogénique.

Dans l’après-midi, j’ai poursuivi ma recherche dans le secteur sud que j’avais un peu exploré lors de ma visite précédente. Cette fois-là, j’avais amené mon fiston Arthur pour qu’il s’essaie aux skis Hok qui sont offerts en location sur place.

On s’était bien amusé ce jour-là, mais on n’était pas allé bien loin. Et on n’avait pas trouvé de descente des grandes ligues.

Seul aujourd’hui, j’ai poussé plus loin et j’ai frappé le gros lot en grimpant dans la colline située juste en face de l’abbaye, de l’autre côté de la petite rivière.

Une descente en particulier a fait mon bonheur. En partant du sommet de la colline par le chemin Saint-Sulpice, et en faisant un détour par une bretelle pour éviter un arbre tombé, j’arrivais à dévaler presque toute la colline d’un trait. Ce que j’ai fait trois fois plutôt qu’une même si la remontée me prenait près de dix minutes.

Tout ce trajet est assez large, alors je pouvais slalomer à ma guise sur mes skis courts et larges. Et en plus, effectuée de cette façon, la descente comprend trois ou quatre bons virages où je me sentais comme Steve Podborski, mon idole au temps des «Crazy Canucks». 

J’ai fait quelques autres bonnes descentes sur cette colline qui est sillonnée de pistes et de sentiers. Et je suis certain qu’il me reste encore quelques «lignes» à découvrir.

C’est donc dans ce secteur que je vous conseille d’aller avec vos skis. J’ai eu bien du plaisir avec mes skis Kom qui font 162 centimètres de long et 10 millimètres de large. Et je pense que j’aurais pu bien m’en tirer sur mes skis de randonnée nordique à carres de métal en faisant beaucoup de chasse-neige et en m’amusant pas mal moins.

Je dirais aussi que l’endroit est propice au ski Hok à travers bois. Bref, vous voyez le portrait: comme on a affaire à des sentiers à usages multiples et pentus, mieux vaut se pointer là avec de larges skis passe-partout plutôt que des cure-dents faits pour glisser dans des sillons.

L’accès aux sentiers de l’abbaye d’Oka est gratuit. Sur place, il y a une boutique où on peut louer un vélo-neige, des raquettes ou des ski Hok. La boutique sert aussi de poste d’accueil et on y trouve quelques tables et une salle de bain.

21 janvier 2017

Camping Sainte-Agathe

 Je me sens comme Aladdin: un de mes vœux a été exaucé.

Ça fait des années que je souhaite qu’il y ait un relais sur les sentiers de ski du centre de plein air du Camping de Sainte-Agathe. Et cet hiver, mon vœu est devenu réalité. Comme le prouve la photo plus haut.

C’est une bonne nouvelle parce que s’il y a un centre de ski de fond où ça vaut la peine d’apporter son lunch et de partir en randonnée pour la journée, c’est bien celui-là.

Ça tient à la configuration des lieux. Au Camping de Sainte-Agathe, toutes les randonnées commencent et se terminent par la traversée du terrain de camping, qui a l’air d’un village fantôme durant l’hiver.


C’est un deux kilomètres que je préfère me taper une seule fois en partant avec mon lunch en forêt au lieu de rentrer au chalet d’accueil pour dîner.

Des montagnes russes de taille modeste.

Voilà comment je peux vite vous décrire le réseau de pistes qu’on découvre une fois qu’on a gagné la forêt.

Étroits et tracés à une seule voix en terrain montagneux, ces sentiers sont toujours en train de nous faire monter ou descendre. Mais tout ce relief n’a rien d’extrême. On passe la journée à enchaîner les courtes montées et les descentes parfois abruptes et tortueuses, mais jamais très longues.

 
La seule exception, c’est la piste qui mène au sommet du mont Sainte-Agathe, qui nous fait gagner puis perdre de l’altitude pendant un kilomètre. Mais là aussi, on est loin de faire du ski extrême.

Reste qu’on a affaire à un centre où il faut être à l’aise dans les descentes étroites et sinueuses pour avoir du plaisir. Surtout que les pistes sont étroites et qu’on est parfois à l’étroit pour faire du chasse-neige.   

Ça vaut la peine de grimper sur le mont Saint-Agathe. Au sommet, on a une superbe vue sur le lac des Sables. Une vue qui était pas mal obscurcie par la brume aujourd’hui.

Quand il fait beau, par contre, le regard porte beaucoup plus loin.

Aucun doute, le Camping de Sainte-Agathe fait partie des meilleurs endroits pour faire ski classique dans les Laurentides. Si vous aimez les pistes ondulées, plutôt que les très longues montées et descentes, c’est l’endroit parfait pour vous.

Un mot en terminant sur le chalet d’accueil du centre : c’est un de mes préférés parmi tous ceux que j’ai vus. À cause de sa vaste salle de fartage. À cause de son petit salon où on peut s’écraser sur un divan devant un foyer au gaz. Et à cause de sa décoration incorporant plusieurs paires de vieux skis et des affiches rappelant la belle époque du ski dans les Laurentides. 

15 janvier 2017

Les sentiers de l’Amical


Il fallait que je visite les Sentiers de l’Amical pour me faire un ami en ski de fond.

Ça s’est passé alors que je m’apprêtais à prendre le départ pour découvrir les pistes de ski du village de Saint-Hilarion, en plein cœur de Charlevoix.

Voyant que j’étais tout seul, un «gars de la place» m’a proposé de me servir de guide de randonnée. Une offre que même un solitaire comme moi ne pouvait tout simplement pas refuser. 

Ça m’a fait gagner du temps parce que mon guide, Jérôme, savait où il s’en allait et m’a fait voir en moins de deux les principaux de ce réseau d’une quinzaine de kilomètres tracés en forêt juste à côté du village.
Les sentiers de l’Amical ont deux caractéristiques contradictoires: ils sont étroits et vallonnés, mais vraiment peu «techniques».

Les plus grosses descentes sont de longues lignes droites qu’on peut dévaler les deux pieds dans les sillons même quand la glisse est très rapide comme c’était le cas aujourd’hui. Et quand on monte, l’inclinaison est toujours minimale et je n’ai jamais besoin de grimper en pas de canard.

Résultat: on fait sur ces sentiers du ski très agréable, mais qui manque un peu de piquant. 

N’empêche, j’ai beaucoup aimé mon expérience. Le coin de nature qu’on sillonne est splendide. Les étroits sentiers à une seule voie étaient impeccablement tracés aujourd’hui. Et j’ai avalé mon lunch dans ce sympathique petit relais.

J’ai aussi beaucoup aimé le chalet d’accueil des Sentiers de l’Amical, une cabane à la fois rustique et chaleureuse cachée derrière un centre des loisirs moderne.  Avec son extérieur de carte postale et son intérieur cachant un énorme foyer en pierre, c’est sans doute l’un des plus pittoresques chalets de ski de fond au Québec.

13 janvier 2017

Le sentier Morillon

Mieux vaut tard que jamais.  

C’est la morale que je tire de ma randonnée d’aujourd’hui sur le sentier Morillon à Bergeronnes, par une journée froide et venteuse typique de ma Côte-Nord natale.

Ça fait 20 ans que cette piste de ski de fond existe. Et ça fait 20 ans que je passe juste à côté tous les hivers sans soupçonner son existence.

Partant de l’aéroport de Bergeronnes et s’étirant sur environ 5 kilomètres, ce sentier a surtout le mérite de nous faire côtoyer le fleuve Saint-Laurent.

Le sentier Morillon est entretenu mécaniquement par des bénévoles, mais ce matin je les ai devancés sur place. Voilà pourquoi j’ai fait randonnée en partie dans cinq centimètres de neige vierge tombés durant la nuit et en partie dans la trace de la motoneige d’un bénévole qui commençait à damer la piste.

C’est une de ces pistes où plus on va loin et plus on est récompensé pour nos efforts.

Quand on prend le départ, on fait d’abord un kilomètre dans un banal boisé où je n’ai jamais eu envie de sortir mon appareil photo.

Mais ensuite, on traverse une rue et le paysage s’améliore radicalement. On skie pendant deux kilomètres à travers une forêt d’épinettes chétives et on a l’impression d’être en pleine taïga.  

Plus loin, on fait une première petite descente et on découvre soudain le fleuve qu’on longe ensuite pendant presque deux kilomètres.

Cette section-là est splendide et un peu plus vallonnée que les premiers kilomètres. Même si les rafales de vent n’incitaient pas à la contemplation aujourd’hui, j’ai pris plusieurs photos dans ce secteur.

 La piste aboutit ensuite à un refuge d’où on a une superbe vue sur le fleuve.

C’est là que j’ai mangé mon lunch, réchauffé par le soleil entrant par deux grandes fenêtres. Un «effet de serre» qui m’a fait renoncer à allumer le poêle.

Tout ça donne une piste qui nous en met plein la vue, à défaut de nous faire vivre des émotions fortes. Je n’attendrai sûrement pas un autre 20 ans avant de la parcourir à nouveau.

12 janvier 2017

Sur les dunes de Tadoussac


Même si je viens de la Côte-Nord, je n’avais jamais vu les dunes de Tadoussac avant cet été. Mais quand je me suis pointé là, en juillet, je me suis dit deux choses : 1) c’est un des plus beaux sites de la région et 2) il faut que je vienne faire du ski ici un de ces jours.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Et je me suis bien amusé même si je n’ai pas osé descendre les fameuses dunes jusqu’au bord du fleuve Saint-Laurent.

Honnêtement, je ne crois pas que ç’aurait été une bonne idée. Ces dunes-là sont très-très-très à pic et j’ai entendu dire qu’il s’y produisait des avalanches.

C’est dans ces dunes que des plus fous que moi faisaient du ski sur sable il y a quelques décennies. Cette activité est aujourd’hui interdite, pour éviter l’érosion des dunes.   

Sur mes gros skis de télémark, j’ai commencé ma journée en montant au belvédère d’observation située sur colline rocheuse dominant les dunes. 

J’ai grimpé là par un sentier de marche d’un peu moins d’un kilomètre qui était officiellement fermé, mais qui a avait été damé par un raquetteur. 

Il a fallu que je retire mes skis pour monter les derniers mètres, mais l’effort en valait la peine. La vue sur les dunes depuis le belvédère est spectaculaire.



Il ne faut toutefois pas là monter là en espérant faire une belle descente sur le chemin du retour. Le sentier est trop sinueux et chaotique pour ça.

Après cette ascension, je me suis promené assez longtemps sur le plat, au sommet des dunes et dans les environs. Il y a dans ce coin-là des sentiers fréquentés par des motoneigistes et des espaces dégagés où la glisse était très bonne aujourd’hui, dans une neige molle et mouillée digne d’une belle journée de ski de printemps.

Ensuite, j’ai mis le cap sur cette pente qui, de loin, me paraissait fort prometteuse.

C'est un autre secteur de dunes abruptes, situées non pas au bord du fleuve, mais en haut du chemin conduisant dans le secteur.

J’ai grimpé là-dedans en faisant des zigzags dans l’espoir d’atteindre le sommet. Mais les derniers mètres étaient trop abrupts pour mes moyens.

J’ai fait dans cette côte quelques descentes expérimentales. Comme la pente est très abrupte et très courte, c’était plus agréable de la descendre en diagonale en faisant une longue traverse. Dans la ligne de pente, même en effectuant trois ou quatre virages télémark, mes descentes ne duraient qu’une douzaine de secondes.

Je vais surtout me souvenir de la vue qu’on a sur le fleuve depuis ce haut perchoir. Juste pour ça, ça valait la peine de visiter l’endroit.  


08 janvier 2017

Les berges de LaSalle

À la hauteur de LaSalle, le fleuve Saint-Laurent devient un énorme rapide aussi tumultueux que spectaculaire.

Malheureusement, la piste de ski de fond qui longe cette section du fleuve n’est pas le même caractère. Loin d’être tumultueuse et spectaculaire, elle est plutôt tranquille et fonctionnelle.  

Je ne me plains pas trop fort: c’est formidable que la ville de Montréal ait décidé d’entretenir cet hiver une piste de ski qui traverse Verdun, LaSalle et Lachine, en longeant le Saint-Laurent. Même si ce sentier de 18 kilomètres est coupé à quelques endroits où il faut marcher un moment pour retrouver la piste plus loin. Et même si on ne fait pas du ski très excitant sur cette piste plane et rectiligne.

À LaSalle, où j’ai fait ma randonnée d’aujourd’hui, la piste a au moins le mérite de nous faire voir de près une magnifique section du fleuve. C’est tant mieux parce qu’il n’y a pas grand-chose à voir côté ville. Partout, on longe un secteur résidentiel assez peu inspirant.

Comme on skie dans un couloir de verdure où il y a très peu d’arbres, je vous conseille d’éviter l’endroit les jours de grand vent.

Quant à l’entretien, il m’a paru adéquat. À tout le moins, l’engin d’entretien semble assez lourd pour tracer dans la neige très durcie et laisse des sillons bien moulés.

N’empêche, à LaSalle, la piste a l’air un peu «garrochée». D’une part parce qu’il n’y a aucune signalisation. Et d’autre part parce que le tracé croise souvent l’allée déneigée pour les marcheurs sans qu’on sache trop pourquoi. 

Aujourd’hui, j’ai profité de ma randonnée pour faire un crochet par le parc des Rapides même si le sentier de ski ne passe pas par cette langue de terre où il y a déjà eu une centrale électrique. C’est à cet endroit que le rapide de Lachine  est le plus spectaculaire.

Il faut aussi que je vous dise qu’il y a des «trous» dans la piste ; ou si vous préférez des sections où il faut enlever ces skis pour aller reprendre la piste plus loin. Impossible, par exemple, de skier de LaSalle à Lachine, puisqu’il manque d’espace au bord de la rue pour tracer une piste du pont Mercier jusqu’à la limite de Lachine. Même chose à la hauteur du canal de l’aqueduc, où il faut marcher pour contourner une zone clôturée pour cause de travaux.

Bref, on a affaire à une «piste de proximité» s’adressant avant tout aux skieurs qui, comme moi, habitent tout près. Surtout à LaSalle. À Lachine, la piste passe dans le secteur des canaux et des restaurants, ce qui la rend un peu plus «touristique».

Il me reste maintenant à aller voir à quoi ressemble la piste du côté de Verdun. Ce que je vais sûrement faire d’ici la fin de l’hiver.  

05 janvier 2017

Une colline, un Calvaire

J’ai souffert un peu, mais je n’ai pas vécu un calvaire.

Voilà comment je peux vous résumer la randonnée que j’ai faite aujourd’hui sur la colline du Calvaire d'Oka.

Depuis quelques années, le parc d’Oka n’entretient plus les pistes de ski sillonnant la colline qui sont donc devenues des sentiers de ski nordique qu’on peut aussi emprunter en raquette. 
  
C’était ma première visite depuis ce changement et mon verdict est positif : cette boucle de 8 kilomètres où il faut composer avec un dénivelé d’une centaine de mètres est le meilleur endroit pour faire du ski nordique dans la région immédiate de Montréal.
 
 
J’ai choisi une drôle de journée pour visiter les lieux. Avec le verglas et le grand vent qu’on a eu hier, c’était un brin le bordel dans les sentiers. J’ai dû contourner bien des branches ployant sous le poids du verglas au point d’obstruer la piste. Et j’ai aussi fait pas mal de nettoyage, puisque beaucoup de branches arrachées par le vent étaient tombées dans les sentiers.

Je suis monté au Calvaire en passant par le plus long trajet, qui nous fait nous monter puis descendre un sommet adjacent à celui où se trouvent les chapelles du Calvaire. Heureusement parce que c’est sur cette colline que la glisse était la meilleure. Les raquetteurs sont moins nombreux dans ce coin-là, alors les skieurs qui m’avaient précédé avaient pu tracer des sillons restés intacts.

Ce n’était pas le cas sur la colline du Calvaire, là où les raquetteurs sont beaucoup plus nombreux et où les sentiers sont tapés mur à mur.  Ce qui ne m’a pas empêché d’atteindre mon objectif de la journée…

Bâties sur la colline en 1642, les chapelles du Calvaire d’Oka sont sûrement les plus vieux monuments historiques qu’on peut visiter à skis au Québec. Heureusement, elles ont encore fière allure. Et la vue qu’on a du promontoire où elles sont installées est magnifique.

Ce qui manque à ce parcours, c’est une vraie belle descente mémorable. On en fait une assez excitante quand on redescend du premier sommet, mais ça passe très vite. Et quand on descend du Calvaire, en passant par les stations du chemin de croix aménagé dans la colline, la pente est douce et rectiligne.

C’est dans cette descente que je suis tombé sur ces deux chevreuils peu farouches.

Maintenant que ses sentiers ne sont plus entretenus mécaniquement, la colline d’Oka occupe une « niche » bien à elle: c’est l’endroit le plus proche de Montréal où on peut faire du ski nordique en terrain montagneux. 

Dans mon livre à moi, ça vaut la peine de payer les 23$ que m’a coûté ma visite d’aujourd’hui au parc d’Oka pour en profiter.  Mais bon, c'est sûr qu'on peut faire ce genre de ski gratuitement à plusieurs endroits dans les Laurentides et dans Lanaudière. 

NOTE BF: finalement, ça ne coûte pas vraiment 23$ pour faire du ski nordique au parc d'Oka. Comme un lecteur a écrit plus bas, si on va dans la colline, on n'a pas besoin d'acheter un bilet de ski de fond et on acquitte seulement le tarif d'entrée au parc. 

02 janvier 2017

Une tournée à Rawdon

Je n’ai qu’une seule chose à reprocher aux sentiers de la Tournée des cantons de Rawdon: leur très long nom, qui se place bien mal dans une phrase.

Sur le terrain, toutefois, ces pistes sillonnant l’arrière-pays de Rawdon m’ont charmé et je suis bien content d’y avoir fait ma «randonnée Jackrabbit» annuelle.

C’est ma tradition personnelle: chaque année, début janvier, je fais une sortie en solitaire à la mémoire de Jackrabbit Johannsen, le père fondateur du ski de fond québécois, mort à l’âge de 111 ans le 5 janvier 1987.

Je fais toujours cette randonnée dans des sentiers nous replongeant à l’époque héroïque du ski québécois. Voilà pourquoi j’ai visité aujourd’hui le secteur non tracé de la Tournée des Cantons de Rawdon.  

Ce réseau-là est divisé en deux. À l’est, dans le bout du golf de Rawdon, les pistes sont tracées mécaniquement et plutôt faciles. Et à l’ouest, dans un secteur plus sauvage et montagneux, les sentiers sont non tracés et plus difficile.

Je suis parti du point d’accès de la rue Sunny Hill, où on trouve un petit stationnement, et j’ai fait une randonnée agréable en parcourant la boucle La Cordiale et en faisant des incursions sur d’autres sentiers adjacents. Dans des conditions de ski nordique idéales…

Le parcours est accidenté et il faut savoir ce qu’on fait sur ses skis parce qu’on doit négocier quelques descentes étroites et sinueuses où c’est difficile de faire du chasse-neige.

Mais bon, pour un parcours de ski nordique, c’est plutôt accessible puisque le relief reste assez modeste. Sauf peut-être sur la piste Docteur Charrette, où je ne me suis pas aventuré, mais dont l’entrée était décorée d’une pancarte «Skieurs experts seulement».  

Quelle journée d’hiver c’était, mes amis. Du soleil. Pas de vent. La température juste sous zéro. Une bonne couche de neige poudreuse recouvrant une croûte qui m’obligeait toutefois à rigoureusement garder mes skis dans les sillons tracés par les skieurs. Parce que dès que j’en sortais, la croûte cédait sous mes 200 livres et quelques…

 En développement accéléré depuis 2014, la Tournée des cantons de Rawdon compte maintenant parmi les fleurons du ski de fond dans Lanaudière. Son secteur nordique me semble un excellent endroit pour s’initier aux joies de la glisse naturelle en sentiers vallonnés.  D'autant plus que la signalisation est claire et qu'on trouve même des cartes formant géant sur le réseau. 

Je remercie les skieurs qui m’ont mis sur la piste de ces pistes en laissant des commentaires sur mon blogue. Ils m’ont permis de faire une bien belle découverte.