25 février 2018

Dormir au Grand R


Comme les hôtels et les auberges d’où on peut partir en ski de fond sont rares au Québec, je me suis donné pour mission de les recenser dans mon blogue.

Le complexe hôtelier LeGrand R appartient à une sous-catégorie de ce club sélect : c’est un lieu d’hébergement d’où on peut partir en ski nordique, sur des sentiers appartenant au réseau du club de plein-air Saint-Donat.

Pour savoir à quoi vous en tenir côté ski, allez lire le compte-rendu de la randonnée que j’ai fait lorsque j’ai visité les lieux.

Quant au complexe hôtelier en tant que tel, c’est un endroit un peu à part. D’une part parce qu’il est isolé au dans la forêt, au bord d’un lac ; et d’autre part en raison de son style.

C’est un «hameau» à l’européenne, entièrement construit en bois, qui a l’air d’avoir été fait pour attirer les touristes d’outre-mer.

On peut y habiter des chalets isolés ou des petits condos situés dans des bâtiments construits à côté d’un vaste pavillon principal où il y a un restaurant et une grande piscine.

On était dans un condo à deux chambres et on a bien aimé. Les unités ont été bien pensées et sont décorés avec goût, elles aussi dans la thématique «bois» qu’on trouve à l’extérieur.

On a aussi aimé la piscine qui est vaste, vitrée, et très agréable. C’est tout ce qui reste de l’hôtel Montcalm, qui occupait l’emplacement auparavant.

On n’a pas essayé le restaurant. Moi quand je paye 300$ pour un condo avec cuisine, je fais la cuisine !  

D’après ce que j’ai vu, il faut aller là si on souhaite trouver du calme et de l’intimité. Et pour faire du ski nordique sans toucher à son char…

Guerrier de la croûte à Saint-Donat


Tout a commencé quand ma blonde s’est tordu un genou à Ski Montcalm samedi.

Blessure mineure… mais dommage grave à notre fin de semaine de ski à Saint-Donat.

Dimanche matin, donc, j’en étais donc réduit à quêter des miettes : «Chérie, est-ce que je peux aller me promener autour de l’hôtel avant qu’on reparte à Montréal ?»

Au moment où j’ai posé cette question, il était 8h30 le matin et dehors il y avait de la croûte glacée à perte de vue. Mais on annonçait de la neige pour les prochaines heures et je n’avais rien à perdre. Alors…

Alors j’ai été doublement chanceux et j’ai fait une de mes bonnes randonnées de l’hiver.

Première chance : je séjournais au complexe hôtelier Le Grand R, à deux pas de la station de ski La Réserve, où il y a un point d’accès à des sentiers du réseau du club de plein air de Saint-Donat.

Je ne connaissais pas ces sentiers-là, mais je suis bien tombé : les tronçons que j’ai parcourus aujourd'hui étaient parfaits pour les conditions d’aujourd’hui, c’est-à-dire larges et peu tortueux.

Comme on le voit sur ces photos, on parle presque de chemins forestiers. C’était parfait aujourd’hui, parce que ça me faisait de l’espace de manœuvre. De chaque côté de la trace glacée cahoteuse créée par les randonneurs, il y avait de la croûte vierge recouverte d’une pellicule de neige où j’avançais bien sur mes gros skis à écailles et à carres de métal.

J’ai donc emprunté les sentiers 1 et 4 pour filer en forêt jusqu’au refuge Paul-Perrault, un pimpant camp en bois rond construit près du lac Lemieux. Difficile de trouver plus pittoresque…  

J’aurais bien aimé jeter un coup d’œil à l’intérieur, mais un groupe de randonneurs y avait passé la nuit et ç’aurait été mal venu de m’inviter dans leur demeure du week-end.

C’est quand j’ai pris le chemin de retour que j’ai eu ma deuxième chance : juste au bon moment, la neige s’est mise à tomber dru. 

La glisse était donc bien meilleure pour la deuxième moitié de ma randonnée. Recouverte d’une petite couche de poudreuse, la croûte est vite devenue agréable et rapide sur le plat ; et j’ai pu faire de la vitesse dans quelques descentes en pentes douces tellement ça glissait sur cette nouvelle surface.

L’allez-retour jusqu’au refuge Paul-Perrault donne un trajet d’environ 6 ou 7 kilomètres qui m’a vraiment charmé.

Sur la carte ici-bas, le sentier 4 est réservé à l’usage des skieurs. Si cette consigne est respectée, on doit y faire du très bon ski nordique de niveau facile quand les conditions sont bonnes. Pour une courte sortie en famille, ça me paraît idéal. 

On peut aussi faire une randonnée plus longue en partant de  La Réserve puisque le sentier 1 part de la station de ski.

Bref, ma blonde n'a pas souffert en vain... Ne reste plus qu'à espérer qu'elle ne boitera pas trop longtemps!

22 février 2018

Monter par soi-même chez Ski Mont-Rigaud

Grâce à l’engouement pour la randonnée alpine, les stations de ski alpin sont de plus en plus nombreuses à doter leur montagne de sentiers d’ascension qui permettent aux skieurs de grimper jusqu’au sommet.

La mode est tellement forte qu’on trouve maintenant un tel sentier chez Ski Mont Rigaud, une station format poche qui n’attire pourtant pas les aventuriers du ski.

Voici comment ce sentier commence…

Si le cœur nous chante, on peut l’utiliser toute la journée pour 12$. Mais moi aujourd’hui, je l’ai testé entre deux remontées mécaniques, sur mes skis à écailles.

D’ordinaire, pour grimper dans un sentier d’ascension, ça prend des peaux d’ascension. Mais là, bon, on est à Rigaud ! Alors je n’ai pas eu de mal à gravir le sentier qui monte en pente douce, mais en faisant quand même quelques virages en épingle, en bordure de la piste Pic-Bois, un sous-bois vraiment peu incliné et assez peu fréquenté à cause de ça.

Le sentier avait été damé par une motoneige et était extraordinairement glacé aujourd’hui, courtoisie de la pluie de cette semaine. Alors j’ai surtout grimpé en bordure puisque la neige croûtée était plus agréable que le sentier glacé.

Ce sentier est aussi ouvert aux raquetteurs et aux vélos à gros pneus, mais je n’ai croisé personne aujourd’hui… ce qui n’a rien de surprenant étant donné l’état de la couverture de neige.  

C’est une montée de 120 mètres qui doit être très agréable à faire quand la neige est bonne. Mais disons que je n’ai pas eu l’impression d’avoir accompli un exploit en arrivant au sommet.  

Question de prolonger mon moment tranquille, je suis ensuite descendu par le sous-bois Pic-Bois qui était désert et qui m’a agréablement surpris.

Il y a une piste damée au milieu de ce sous-bois où, d’habitude, on descend très lentement. Mais aujourd’hui, dans des conditions glacées, ça filait assez pour avoir son intérêt.  

Même chose pour le sous-bois proprement dit. Même que là où elle était vierge de traces, la croûte était étonnement agréable à skier ; et la glisse démentielle compensait pour le manque d’inclinaison.

Voilà une façon modeste de commencer ma carrière de «randonneur en station».

C’est une carrière que j’ai l’intention de poursuivre en m’attaquant à une autre petite montagne où je devrais pouvoir m’en tirer sans peaux d’ascension. Peut-être au Mont Gleason, ou peut-être au Mont Avalanche. Me reste à étudier ça…

18 février 2018

Vive le talon libre!

Connaissez-vous le festival du talon libre ?

C’est un «party de télémark» qui a lieu tous les hivers à la station de ski La Réserve, à Saint-Donat.

Au programme : un kiosque où on peut emprunter du matériel pour s’initier ou tester des nouveautés, des cliniques données par des moniteurs et le simple plaisir de skier en compagnie de plusieurs adeptes de ce style de ski.

J’y suis allé aujourd’hui pour une bonne raison : mon fils voulait «essayer ça», le télémark. Alors on s’est pointé là en espérant pouvoir emprunter du matériel à sa taille.
Je dois d’abord dire que je me suis un peu trompé de journée. Le festival dure tout un week-end, mais c’est la journée de samedi qui est la plus courue et la plus riches en événements.

N’empêche, il y avait quand même pas mal de talons libres sur la montagne aujourd’hui.

Fiston a pu «essayer ça» en prenant une leçon de deux heures avec une monitrice qui a fait de son mieux pour lui enseigner l’art de tourner en fléchissant le genou et en avançant son ski extérieur. Et moi j'ai suivi de loin pour capter des images et glaner quelques trucs…

On a passé le reste de la journée à explorer les pistes de La Réserve, fiston sur sa planche et moi sur mes skis à fixations «trois pines».

Les conditions étaient aussi bonnes qu’on pouvait l’espérer, après la pluie, le dégel et le «regel» de cette semaine.

On a bien aimé dans la piste facile qui dévalent la montagne à coup de grands virages en épingle… justement parce qu’elle n’est pas aussi facile qu’une vraie piste facile ; et on s’est bien amusé à faire des courses dans le petit parcours de boardercross où on n’a jamais vu personne d’autres pendant toute la journée.

Je vais sûrement me pointer à nouveau au festival du talon libre un de ces jours. Mais ce sera le samedi, question de vivre un peu mieux l’événement. 

16 février 2018

Un vendredi Vallée Bleue

Ça ne coûte jamais cher de visiter la station de ski alpin Vallée Bleue de Val-David. Mais les vendredis, on parle carrément de ski à «prix de débarras».

Imaginez : j’ai skié toute la journée pour 12$ aujourd’hui. Un tarif en vigueur tous les vendredis de janvier, février et mars à l’exception de celui de la semaine de relâche.

Vallée Bleue compte parmi les petites stations de ski alpin pour lesquelles j’ai une affection démesurée. J’aime son petit chalet d’accueil d’une autre époque. J’aime l’ambiance décontractée qui y règne. Et j’aime ses pistes, en particulier les plus étroites comme la Twist, la Sous-Chaise et la Glacier.

Bien sûr, son dénivelé de 115 mètres passent toujours un peu trop vite ; mais comme l’attente est toujours à peu près nulle, on peut se reprendre en enchaînant les descentes.

Dans cette catégorie de montagnes, je pense que je préfère le mont Avalanche et Ski Montcalm. Mais Vallée Bleue n’est pas loin derrière.

11 février 2018

De la poudreuse à Ski Montcalm

Depuis le début de l’hiver, j’essayais de m’offrir une journée de poudreuse dans une station de ski alpin ; et j’ai finalement réussi aujourd’hui à Ski Montcalm.

Je suis arrivé tôt et j’ai été récompensé à 10h, quand la station a ouvert quelques pistes de son versant nord qu’on avait laissé en «neige naturelle» » au lieu d’y passer la dameuse.

Résultat : il y avait une douzaine de centimètres de neige vierge reposant sur un fond lisse et ferme. Je n’ai pas fait les premières traces dans les Nancy Green et Détour… mais j’ai fait les deuxièmes ! Et j’ai été parmi les premiers skieurs à «tracer» le sous-bois La Cachette, où je ne me serais pas aventurer sans neige fraîche pour faire modre mes skis.

C’était ma troisième visite à Ski Montcalm, mais la première où je voyais cette station à son meilleur. Et je dois dire que le charme a opéré.

C’est une petite montagne pas trop achalandée et pleine de recoins intéressants. J’ai exploré pas mal aujourd’hui, pour trouver de la neige vierge et des petits défis à ma mesure.

Mes trouvailles préférées : la poudreuse qui duré toute la journée au bord de la piste Snow-Parc, la tranquillité de la piste Coupal où je n’ai jamais vu personne et le «passage secret» de la piste Olympic qui serpente en forêt comme une piste de ski de fond.
 

10 février 2018

La merveille de Lantier

Même si j’écume les Laurentides depuis des lustres, je continue à y faire des découvertes surprenantes.

C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui en skiant avec ma blonde à Lantier, un village situé à une quinzaine de minutes au nord de Sainte-Agathe, sur la route 329.

Et quelle découverte !

C’est simple : si vous aimez les sentiers de ski classique étroits, sinueux et surtout montagneux, filez à Lantier, garez-vous à côté de l’hôtel de ville, puis rendez-vous derrière le garage municipal.

C’est là que commence Lantiéroise, une piste classée très difficile accessible gratuitement qui vaut néanmoins de l’or. 


Le ton est donné dès le départ : la piste commence par une longue montée d’un kilomètre qui nous amène au sommet d’une colline… qu’on redescend tout de suite après !

On a skié pendant quelques kilomètres en enchaînant les montées et les descentes sinueuses, dans un magnifique décor forestier.

Les conditions de neige étaient parfaites aujourd’hui, et l’entretien du sentier aussi. Heureusement parce que c’est le genre de piste qui devient très casse-cou quand c’est glacé.

J’ai vécu un des bons moments de ma saison de ski classique en redescendant la montée d’un kilomètre du départ. C’est une superbe descente qui traverse en ligne droite une clairière avant de se terminer en nous faisant une série de virages serrés.

La Lantiéroise fait partie d’un réseau municipal qui a l'air drôlement intéressant, si je me fie à la carte que vous allez trouver plus bas. Je ne l'avais pas avec moi quand on a fait notre randonnée parce que je l'avais cherché en vain sur Internet. Mais de retour chez moi, j'ai envoyé un courriel à la municipalité qui me l'a fait parvenir ensuite. 

Bref, c'est clair qu'on va faire notre prochaine sortie familiale en partant du point d'accès près du Lac Tyrol et en allant luncher au refuge de la Dame.

Merci à Jean-Yves, le lecteur à qui on doit notre randonnée d’aujourd’hui. 



 

09 février 2018

Il était une fois dans l'ouest

Il y a beaucoup de belle neige poudreuse en ce moment dans le bout de Sainte-Agathe et j’en ai un peu profité aujourd’hui sur les sentiers de ski nordique du club de plein air de Saint-Agathe.

«Un peu» parce que j’ai fait un long trajet sans faire de vraies bonnes descentes.

Pourtant, j’ai beaucoup monté et, loi de la physique oblige, j’ai descendu autant. Mais sans jamais atteindre le nirvana…

Je suis parti d’un point d’accès au réseau situé près de la SPCA et du champ de tir de Sainte-Agathe, tout à fait à l'ouest de ce réseau ; et j’ai fait une boucle d’environ en partant par la piste Castor et en revenant par la Train du Nord.

Je suis parti par la Castor pour une bonne raison : je ne trouvais pas l’entrée de la Train du Nord. C’est seulement à mon retour que j’ai découvert qu’il faut faire une centaine de mètres sur la piste de motoneige qui passe par là pour trouver l’entrée du sentier, qui se trouve à proximité d’un stand de tir.

L’entrée de la Castor est plus facile à trouver. Elle se trouve juste à côté du portail barrant l’accès au champ de tir et elle marquée par cette balise.

Cette piste longe un bon moment la rivière du Nord avant de piquer vers la montagne. On arrive ensuite à son «bout plate»  : une marche d’environ 200 mètres en qu’il faut se taper pour monter jusqu’au bout de la rue Trudeau.

Cette formalité accomplie, j’ai emprunté la Gillespie pour gagner une centaine de mètres d’altitude et rallier la Train du Nord.

Plus loin vers l’est, sur la Train du Nord, une bretelle donne accès à un point de vue qui vaut le détour. De ce promontoire naturel, on aperçoit de très loin le mont Tremblant. 

Je m’attendais à avoir beaucoup de plaisir à redescendre la montagne par la Train du Nord ; mais finalement c’est une descente assez tranquille, à part quelques courts passages plus corsées.

Cela dit, on a quand même affaire une très belle piste qui fait une longue traverse à flanc de montagne dans une forêt très dense. 

J’ai fait plusieurs randonnées sur les sentiers du club de plein air de Sainte-Agathe au cours des deux dernières années, et c’est celle-là qui m’a le moins ravi. Mais ça reste tout de même un secteur tout à fait recommandable. 

04 février 2018

Une chasse aux descentes au mont Catherine

Aujourd’hui, j’ai pris la route dans la tempête avec un objectif en tête : faire des descentes sauvages à travers bois, au flanc du mont Catherine, au nord de Sainte-Agathe.

Le mont Catherine, c’est l’impressionnante colline rocheuse et escarpée qu’on aperçoit de l’autoroute 15 à la hauteur de Sainte-Agathe. On y accède en ski via les sentiers de ski nordique du club de plein air de Sainte-Agathe
 
C’est l’affaire de quelques minutes là partir du point d’accès Château bleu, qui se trouve au pied de la montagne. Il suffit de prendre la piste Catherine puis de bifurquer sur une des deux bretelles qui grimpent dans la colline : celle qui mène au Cap Beauséjour et celle qui mène au sommet du mont Catherine. 

C’est deux sentiers-là forment une jonction à mi-chemin dans la montagne, et c’est à cet endroit que j’ai passé le plus clair de mon après-midi à faire des descentes. 

On trouve là un sous-bois naturel plutôt clairsemé qui descend en pente douce jusqu’à la piste Catherine qui passe au pied de la montagne une soixantaine de mètres plus bas. Voici d’ailleurs une carte qui pointe clairement l’endroit où j’ai eu du fun…

Je l’ai empruntée à un habitué du forum de discussion Telemark Talk qui a visité l’endroit l’hiver dernier, après avoir lu un billet que j’avais moi-même écrit sur les sentiers de Plein air Sainte-Agathe. Bref, il m’a servi de guide après que je lui aie servi de guide ! 

J’ai beaucoup aimé cette pente boisée sauvage parce qu’elle est longue et assez peu inclinée. Donc, sur mes gros skis, dans la neige fraîche, je descendais lentement mais longtemps, en me faufilant parmi les arbres jusqu’en bas de la montagne. Disons que ça correspond à mes habiletés de skieur hors-piste pour le moment. 
 À la fin de chaque descente, j’aboutissais dans le sentier au bas de la pente et je remontais ensuite en passant par le sentier menant au sommet. J’ai fait comme ça cinq ou six «tours» qui me prenaient environ dix minutes chacun.  

J’ai aussi grimpé jusqu’au sommet du mont Catherine pour explorer le terrain. Du côté sud de la montagne, il y a un large sentier que j’ai d’abord pris pour une descente de rêve. Mais j’ai réalisé ensuite que c’est une voie d’accès utilisé par les visiteurs et les motoneigistes du Tyroparc.  

Je pense que le chemin que j’ai vu est une des pistes qui ont été tracées sur la montagne à une époque où il y avait un projet de station de ski alpin à cet endroit. Ces pistes aboutissent toutes au quartier général du Tyroparc, et je présume que mieux vaut ne pas s’y aventurer. Chose certaine, il n’y a pas de sentier de ski nordique de ce côté-là.

Ça vaut la peine de pousser jusqu’au sommet, par contre, puisque le sentier qui mène là est assez agréable à descendre. Même si un énorme arbre est tombé à travers... à un endroit où ile ne pose pas vraiment problème, heureusement.  
 Voilà ce que j'ai à vous dire pour l'instant sur le mont Catherine. Je vais sûrement poursuivre son exploration un de ces jours. Et il y a sûrement des lecteurs qui connaissent bien mieux l'endroit que moi. Si c'est votre cas, n'hésitez pas à ajouter votre grain de sel en laissant un commentaire sur cette page...


02 février 2018

Sur les traces de Mike Loken...

Jackrabbit Johannsen n’est pas le seul Norvégien qui a façonné l’histoire du ski dans les Laurentides. Un autre moins connu, Mike Loken, a lui aussi laissé des traces.

Son œuvre à lui est une piste de ski nordique qui porte son nom, la Loken. C’est un sentier de ski nordique qu’il a commencé à développer quand il s’est fixé à Sainte-Anne-des-Lacs, à la fin des années 50, et qu’il a parcouru et entretenu jusqu’à tout récemment.

À son apogée, cette piste formait une vaste boucle, entre Sainte-Anne-des-Lacs et Saint-Sauveur. Dans les dernières années, par contre, le développement immobilier et des problèmes de droit de passage l’ont amputée un brin. Mais on peut toujours en skier des grands bouts.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui en partant du bout du chemin de l’Orge. Il y a là un rond-point où on peut laisser son auto quand il n’y a pas d’opération de déneigement en cours. Dans ce coin-là, la Loken court en parallèle avec une autre vieille piste, la TAM, et trois bretelles de connexion permettent de passer d’une à l’autre. On parle en tout d'environ huit kilomètres de sentiers.

J’ai su que j’allais faire une bonne randonnée dès que j’ai pris le départ sur la bretelle J-1. Parce que je suis tout de suite tombé sur ça…

C’est un secteur constellé de lacs et des petites collines, où on fait du ski nordique relativement facile et très agréable. J’ai fait un trajet en boucle en empruntant la TAM et la Loken, mais j’ai passé le plus clair de mon temps à m’amuser sur la petite colline qui se trouve au sud-ouest du lac Jackson.

Cette colline n’est pas bien haute, mais elle est sillonnée de sentiers informels. Alors j’ai passé pas mal de temps à l’explorer.

J’ai même pu faire quelques belles petites descentes sauvages sur son flanc du côté du lac. Les feuillus sont clairsemés sur ce flanc-là.  Avec une dizaine de centimètres de poudreuse sur une solide croûte, il y avait moyen de faire des virages entre les arbres.

C’est aussi dans ce coin-là que j’ai pris mon dîner en plein-air. En me servant de cette bûche comme «comptoir-lunch»…

On sent que la Loken et la TAM existent depuis longtemps. Là où je suis passé, j’ai trouvé leur tracé bien dégagé et facile à suivre. 

Je ne sais pas qui s’occupe de ces sentiers-là en ce moment, mais je les ai trouvés ils m'ont semblé en grande forme. Et ô merveille : on peut avoir des nouvelles fraîches de leur état en consultant cette page Facebook mise à jour très souvent.

Il va falloir que je remette bientôt. Le tronçon de la TAM qui mène à la station de ski alpin Mont-Habitant m’intrigue beaucoup, et je sais qu’on peut skier un autre tronçon de la Loken en prenant le départ près de l’hôtel de ville de Sainte-Anne-des-lacs.

D’après ce que je comprends, Mike Loken est toujours en vie. Mais il a dépassé les 90 ans, et j’imagine qu’il ne skie plus sur sa piste. Mais j’espère que je me trompe !