28 octobre 2017

Fini le ski au mont Saint-Hilaire?

L’activiste en moi ne se réveille pas souvent. Mais je dois avouer qu’il a eu un sursaut en apprenant que le centre de la nature du mont Saint-Hilaire avait décidé de fermer ses sentiers de ski de fond et d’interdire aux skieurs l’accès à son territoire. 

Il y a un petit mouvement de protestation qui s’organise et je tiens à y ajouter ma voix.

J’ai toujours eu un gros faible pour les sentiers de ski du centre de la nature du mont Saint-Hilaire et je trouve ça très triste de les voir disparaître. Bien sûr, il s’agit d’un petit réseau. Mais il me semble qu’il a sa raison d’être pour une raison très simple.

Dans la vallée du Saint-Laurent, toutes les collines montérégiennes sont comme des «oasis de relief». Des endroits où on peut faire du vrai bon ski avec des montées et des descentes. C’est vrai au mont Royal. C’est vrai au mont Saint-Bruno. C’est vrai au mont Rougemont où il y a un petit réseau entretenu par des bénévoles. Et ça devrait rester vrai au mont Saint-Hilaire, où est plongé dans un décor de montagne exceptionnel et dans une ambiance sereine très différente de l’animation qui règne au parc national du mont Saint-Bruno, par exemple.

C’est une expérience de ski qui vaut la peine d’être préservée, il me semble. Surtout dans un centre d’accès à la nature qui a longtemps été dirigé par Alice Johannsen, la fille de Jackrabbit Johannsen, elle-même une inconditionnelle du ski, qui se désolerait sûrement de ne plus voir de skieurs visiter le pavillon d’accueil qui porte son nom.

Je comprends que l’entretien mécanique des sentiers de ski de fond coûte cher et a un impact sur l’environnement. Mais si c’est ça le problème, pourquoi pas transformer ces sentiers en pistes non entretenues qu’on pourrait emprunter en ski nordique et ski-raquette? Les endroits où on peut faire ce genre de ski sont bien peu nombreux autour de Montréal même si le ski-raquette est une activité en plein développement.

Quand il s’agit de sauvegarder des sentiers de ski dans les Laurentides, on parle souvent de préserver l’héritage de Jackrabbit Johannsen. Je ne sais pas si on peut parler de «l’héritage d’Alice Johanssen» dans ce cas-ci. Mais je sais que je vais beaucoup m’ennuyer du ski au mont Saint-Hilaire si le centre d’accès à la nature persiste et signe dans ce dossier.