24 mars 2013

Viking Ski Club


C’est toujours agréable de conclure sa saison de ski en faisant une belle randonnée. Et j’ai eu la chance de faire ça aujourd’hui dans les sentiers du Viking Ski Club à Morin-Heights. Pour la deuxième fois! Parce que je pensais vraiment avoir fait ma dernière randonnée de la saison avant la tempête de cette semaine.  

Comme l’indique l'écriteau décorant son pittoresque chalet, le Viking Ski Club a été fondé en 1929. Même si c’est un «club privé», ses sentiers sont ouverts à tout le monde puisqu’ils font partir du réseau de Morin-Heights. 

Le samedi et le dimanche, on peut se procurer une «passe d'un jour» au chalet du club, laisser sa voiture dans son stationnement et partir à la découverte de ses sentiers. 

Pour ma première visite, j'ai parcouru la «piste de course» du Viking Ski Club - une série de boucles conçues pour tenir des compétitions et qui partent de ce «shack» au sud du chemin Jackson.

J’ai bien fait parce que j’ai pu faire de l’excellent ski même si la température oscillant autour du point de congélation compliquait les conditions.

Je lève mon casque de viking pour saluer le gars qui a dessiné ces pistes-là parce qu’elles sont exemplaires.

On se sent comme dans un montage russe parce qu’on est continuellement en train de monter et descendre en tournant à gauche et à droite. Et malgré ça, même dans des conditions étaient difficiles, il n’y a ni descente casse-cou ni montées désagréables. Parce que la piste est assez large pour permettre le pas de patin... et aussi parce qu’elle est superbement dessinée.

C’est exigeant, par contre. Comme il se doit pour un plateau de compétition. J’ai bouclé le circuit de 10 kilomètres et j’ai eu l’impression de faire le double. Comme on est toujours en train de gagner ou perdre de l’altitude, on finit par beaucoup grimper. Et ça tombe dans les jambes...

Côté paysage, ce n’est pas le Pérou. Le regard ne porte jamais très loin. Mais on traverse deux ou trois marais semés d’arbres morts qui sont jolis à voir.
 
Bref, voici un autre coin du réseau de Morin-Heights qui vaut le détour. Fantastique de faire du ski de cette qualité-là à la fin mars ! 

21 mars 2013

Le Récré-O-Parc


Saviez-vous qu’on peut faire du ski de fond au Récréo-O-Parc de Sainte-Catherine ?

Moi je n’étais pas au courant... jusqu’à ce je vois cet article sur le site de Skidéal

Il n’en fallait pas plus pour que j’aille faire mon tour ce matin. 

Le parc offre aux skieurs un parcours d’environ cinq kilomètres qui forme une boucle en bordure du fleuve Saint-Laurent. Il y a aussi plusieurs bretelles dont on peut se servir pour allonger ou raccourcir sa randonnée.

En prenant mon temps et en parcourant chaque mètre de sentiers, j’ai réussi faire une petite heure de ski que j’ai trouvé... acceptable.

Ce que j’ai préféré, c’est la vue qu’on a sur le Mont-Royal, le centre-ville de Montréal et le fleuve Saint-Laurent qui forme un rapide à cet endroit. Au loin, on aperçoit même le mont Saint-Bruno et le mont Saint-Hilaire.


Comme on est au bord du fleuve, il n’y a pas du tout relief. On skie parfois en terrain découvert, parfois dans des bouquets d’arbustes.

J’ai trouvé l’entretien très ordinaire. L’engin de traçage a l’air adéquat, mais j’ai eu l’impression qu’on l’avait passé à la va-vite. À bien des endroits, les sillions n’avaient pas été bien tracés.

Remarquez, je ne me plains pas trop fort. C’est la fin de la saison et beaucoup de centres et de parcs de la région montréalaise ont choisi ne pas rouvrir leurs sentiers de ski après la tempête qu’on a eu cette semaine. Au Récré-O-Parc, à tout le moins, on avait entretenu les pistes.

Il y a un pavillon d'accueil à l'entrée des sentiers, mais il n'est ouvert que la fin de semaine. Je n'ai donc pas pu jeter un coup d'oeil à l'intérieur. 

En résumé: rien de spectaculaire à signaler au Récré-O-Parc à part le coup d’œil sur la région montréalaise. À faire par une belle journée ensoleillée pour profiter au maximum du paysage. 


17 mars 2013

Le far west... de Val-David


L’hiver peut maintenant se terminer quand il veut: j’ai fait aujourd’hui une randonnée que je garderais volontiers comme dernier souvenir de ma saison.

C’était à Val-David dans les sentiers du parc régional Val-David-Val-Morin. Par une journée de conditions hivernales inespérées après le redoux qu’on a connu la semaine dernière.

Ici sur l’île Perrot, on est sur la glace et le gazon. Dans les montagnes des Laurentides, par contre, le froid des derniers jours et quelques centimètres de neige tombés juste à temps pour la fin de semaine ont remis d’aplomb les sentiers. J’en ai été quitte pour retirer le klister que j’avais mis sur mes skis le week-end dernier et mettre du fart bleu.

J’en ai profité pour partir à la conquête du «Far West» du parc régional Val-David-Val-Morin – c’est-à-dire des sentiers qui s’étendent à l’extérieur des limites du parc, au nord-ouest du village de Val-David.

Dans ce coin-là, il y a un sentier facile menant à l’auberge du Vieux Foyer. Et il y a surtout, à l’ouest du 1er rang Doncaster, quelques sentiers très difficiles où je n’avais jamais mis les spatules auparavant.

Quand on se lance sur le sentier 17, on passe devant une pancarte disant «Skieurs experts». On comprend vite pourquoi parce qu’on se retrouve dans une montée très corsée tout de suite après - d’où peut descendre un skieur n’importe quand puisque la piste est à double sens.

C’est du ski dans ce genre-là qu’on fait dans ce secteur. Ça monte et il y a des descentes abruptes qui ont tendance à comporter des virages à 90 degrés. Comme les conditions étaient très rapides aujourd’hui, je me suis ramassé par terre à deux ou trois reprises.

Un abri trône au sommet d’une colline par où passe le sentier 17. Ce n’est qu’une petite boîte surmontée d’un toit. Mais comme on le voit sur la photo plus haut, la vue qu'on a à partir du sommet vaut le détour. 

Curiosité oblige, j'ai ensuite décidé d'aller parcourir la piste 19, une boucle d’environ trois kilomètres tracées en terrain montagneux.

Le plus dur, ç’a été de sa rendre à la boucle. Le tronçon de la piste 17 reliant le sommet du Mont Saint-Aubin au sentier 19 est assez délirant merci. En moins de deux kilomètres, on dévale le mont Saint-Aubin au grand complet puis on grimpe au sommet de la colline voisine. Et comme on passe par là à l’aller comme au retour, il faut se taper ça deux fois plutôt qu’une!

Des deux côtés, la descente est vertigineuse. Skieurs du dimanche s’abstenir. Je m’en suis tiré aujourd’hui parce que les conditions étaient très bonnes et parce que le sentier et assez large pour qu'on puisse faire du chasse-neige sans problème. Mais j'ai quand même dû me flanquer par terre à deux reprises pour éviter de me retrouver dans le décor. 
J’étais particulièrement fier de moi quand j’ai réussi à me faufiler entre ses deux arbres qu’on a entouré de matelas de protection. J’imagine qu’ils ont déjà fait des victimes.

La boucle 19 est un peu moins extrême – même si ça descend quand même pas mal dans la première partie du parcours. C’est un superbe sentier qui mérite vraiment d’être classé très difficile et que j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir.

J’ai découvert en cours de route qu’on peut aussi accéder à la boucle-là en skiant jusqu’au bout de la piste du P’tit Train du Nord qui s’arrête quelques kilomètres au nord de Val-David. Alors si vous avez envie d’éviter la section «extrême» de la 17...

En résumé, ce secteur-là mérite bien le surnom que je lui ai donné. C’est un «far west» où on s’aventure à ses risques et ses périls... et aussi on fait du ski excitant et épuisant. 

Pour rentrer, j’ai pris  le sentier 31 qui redescend à flanc de colline jusqu’à la piste du P’tit Train de Nord – que  j’ai emprunté pour me rendre au «centre-ville» de Val-David où je me suis arrêté prendre un café.

Cette sortie m’a rappelé à quel point Val-David est un beau village de ski de fond. Comme à Morin-Heights, le réseau de sentiers fait corps avec le village. Grâce au Petit Train du Nord, on peut skier jusqu’au beau milieu du village où il y a de nombreux cafés et restaurants.

On a fini la journée au Mouton Noir, un bistrot que j’ai trouvé très agréable. Va falloir que j’y retourne voir un spectacle... 



08 mars 2013

Parc Les Salines



J’espère que j’aurai l’occasion de faire une autre randonnée de ski avant que le printemps ne mette fin à ma saison. Parce que celle que j’ai faite aujourd’hui au parc Les Salines m’a laissé sur mon appétit.

Je connaissais déjà le parc pour y avoir skier il y a quelques années, alors je savais un peu à quoi m’attendre. Plat comme une crêpe, il offre à peu près huit kilomètres de sentiers convenant surtout au ski en famille.

C’est ce qu’on voulait faire aujourd’hui avec fiston Arthur. Comme les sentiers du parc sont entretenus avec une grosse dameuse Bombardier, j’espérais qu’on allait avoir de bonnes conditions même si le mercure était bien au-dessus du point de congélation. Mais à l’heure où on est arrivé, le soleil radieux avait déjà pas mal transformé la neige en sloche dans laquelle c’était très difficile d’avancer.

De toute façon, même dans des conditions idéales, on ne fait jamais du ski très excitant au parc Les Salines. C’est plat et on sillonne un boisé qui n’est pas particulièrement attrayant. Ce que j’ai vu de plus intéressant aujourd’hui, c’est ce pic bois qui s’en donnait à cœur joie sur un arbre.

Reste que le parc est un bon endroit pour faire une sortie familiale. Les sentiers sont faciles et il y a une grosse butte de glissade juste à côté de l’énorme chalet d’accueil.

L’autre qualité du parc, c’est que la presque totalité de son réseau de sentiers est éclairée jusqu'à 22 heures. C’est donc un bon endroit pour faire du ski de soirée. 

03 mars 2013

Ski de fond Saint-François


Ma visite au club de ski de fond Saint-François à Drummondville a bien mal commencé. À peine les skis au pied, je me suis «pogné» avec un patrouilleur qui voulait me déconseiller de «m’aventurer» dans le village québécois d’antan avec mon fiston de cinq ans. Le conseil était peut-être judicieux, mais disons que le ton m’a fait prendre le mors aux dents.

L’incident n’a pas suffi à gâcher ma journée de ski pour une bonne raison: avec la petite neige qui tombait et la température qui oscillait autour de zéro, les conditions de ski était fabuleuses. Même fiston Arthur filait comme le vent sur ses petits skis à écaille, tellement la glisse et l’adhérence étaient bonnes dans la neige humide.

Le club de ski de fond Saint-François compte une vingtaine de kilomètres de sentiers tracés dans le village québécois d’antan et ses environs.

Trouvez-moi kétaine si vous voulez, mais j’ai adoré traverser à ski le village québécois d’antan. 

Sous la neige, les vieux bâtiments composant le village ont un certain charme. Il y a la rivière Saint-François en arrière-plan. Il y a la musique traditionnelle qui résonne dans le village. Il y a des traîneaux tirés par des chevaux qui se promènent. On n’a pas souvent l’occasion de skier dans un tel environnement.

Quand on sort du village, on se retrouve sur un terrain de camping. Heureusement, on s’enfonce vite dans un joli boisé où il y a un petit refuge.

Plus loin encore, on passe sous l’autoroute 20 puis près du manoir Trent, une belle maison en pierres construite en 1838.

Comme on est à Drummondville, au cœur des plaines du Saint-Laurent, il y a très peu de relief. Les quelques pentes qu’on a à se mettre sous la dent sont très courtes. Tous les sentiers sont donc très faciles, même les deux qui sont classés intermédiaires.

À défaut d’être excitants, les sentiers du club de ski de fond Saint-François permettent de skier dans un cadre original. Ils sont très bien entretenus si je me fie à ce que j’ai vu aujourd’hui. 

Je les recommanderais en particulier aux familles et aux débutants – même s’il y a l’entrée du sentier passant à travers le village québécois d’antan une pancarte déconseillant aux débutants de s’y risquer !  

Le chalet du club, qui est situé juste à côté du pavillon d’accueil du village québécois d’antan, est spacieux et agréable. Le casse-croûte qu’il abrite est plutôt rudimentaire, toutefois. Je vous conseille d’apporter de quoi grignoter.