29 décembre 2009

Ski de fond Charlesbourg

D’abord, il faut que je m’excuse pour le petit nombre de photos que je rapporte de ma randonnée au centre de ski de fond de Charlesbourg. Il faisait tellement froid aujourd’hui dans la région de Québec que je ne me suis arrêté qu’une seule fois sur les sentiers pour sortir mon appareil.

Le reste du temps, j’essayais d’aller le plus vite possible dans des conditions plutôt difficiles. Après une bordée de neige suivie d’une bonne quantité de pluie et d’une chute drastique des températures, les sentiers du centre étaient durs comme du béton, abrasifs, granuleux… et rapides à l’extrême.

N’empêche, j’ai fait une randonnée agréable. Et ça tient du miracle dans un centre où toutes les pistes sont tracées à une seule voie pour le style classique et se faufilent entre les arbres en terrain montagneux.

L’explication est simple : les sentiers de Charlesbourg sont extraordinairement bien configurés. Il y a un plaisir particulier à négocier une piste offrant un enchaînement parfait de descentes, de montées et de virages, et on la ressent souvent à cet endroit.

Les descentes en particulier sont de petits chefs d’œuvre. On sent qu’elles ont été dessinées pour qu’on ait du plaisir à les dévaler. Presque partout, on peut garder ses skis dans les sillons et se laisser emporter par l’étroit tracé qui louvoie parmi les arbres sans mettre notre vie en danger. Comme dans un manège, les virages et les cassures de pente s’enchaînent à la perfection. Quand les conditions sont bonnes, l’expérience est tout simplement géniale.

Même les pistes faciles tracées à proximité du chalet d’accueil sont dans cette veine-là. Dans ce genre de sentiers, le bon vieux ski de fond classique devient aussi excitant que n’importe quel sport extrême. Pour cette raison, je place le centre de ski de fond de Charlesbourg parmi les trois ou quatre meilleurs endroits pour faire du classique au Québec. Pas mal pour un centre sans prétention qui se trouve à quinze minutes à peine du centre-ville de Québec.

Au total, le réseau du centre s’étend sur une trentaine de kilomètres. Au départ des sentiers, il y a un vaste pavillon d’accueil où on peut farter à son aise et manger une bouchée dans une belle grande salle. Il y a aussi deux refuges chauffés sur les sentiers. Bref, on a affaire à des installations de premier ordre.

Un autre centre à essayer absolument dans la région de Québec.

28 décembre 2009

Le Génévrier

Comme mes parents habitent sur la Côte-Nord, ça fait des années que je passe devant le centre de plein-air Le Génévrier de Baie Saint-Paul sans m’arrêter pour essayer ses sentiers de ski. L’endroit ne m’excitait guère parce que j’étais sûr d’y trouver des pistes relativement faciles convenant surtout au ski en famille et aux débutants.

J’ai finalement visité les lieux aujourd’hui, au lendemain d’une grosse tempête de neige, et j’ai trouvé… des pistes relativement faciles convenant surtout au ski en famille et aux débutants.

Dans une région où on skie généralement à flanc de collines dans des sentiers qui ne manquent pas de piquant, Le Génévrier offre une expérience différente. On s’en rend compte dès le départ puisque les deux premiers kilomètres du parcours sont tracés sur un terrain de camping.

Le reste du réseau décrit des lacets au flanc d’une colline, mais on ne monte pas bien haut et on ne descend jamais bien longtemps. Même si elles sont classées difficiles, ces pistes-là sont à la portée d'à peu près tout le monde.

Heureusement, les sentiers tracés uniquement pour le style classique sont étroits et serpentent à travers une épaisse forêt de conifères qui était magnifique aujourd’hui, avec toute la neige accumulée dans les arbres.

J’aurais pu prendre cette photo des centaines de fois puisque tout le réseau ressemble à ça. Le seul moment où on sort de la forêt et où on voit un peu les environs, c’est quand on traverse une ligne de transmission !

La grosse qualité du Génévrier, c’est son côté familial. Le centre possède aussi patinoire et une glissade, alors aujourd’hui fiston et maman ont pu s’amuser pendant que papa glissait sur ses skis. Le pavillon d’accueil abrite une grande salle où on est à son aise et un restaurant dans le style «cantine». Il y a aussi une boutique de location, un feu de foyer flanqués de divans et une table de fartage.


20 décembre 2009

Centre écologique Fernand-Séguin

J’ai commencé ma saison de ski aujourd’hui en faisant une randonnée d’une dizaine de kilomètre au Centre écologique Fernand-Seguin à Chateauguay.

J’avais choisi cet endroit pour une seule raison: je savais que ses sentiers sont bien nivelés et tracés en terrain plat, alors je m’attendais à ce qu’ils soient agréables à skier même si la couverture de neige reste assez mince dans la région de Montréal.

Je n’ai pas été déçu puisque le parcours donnait l’impression d’être en plein hiver. Près du chalet d’accueil, les sentiers étaient un brin raboteux, sans doute parce qu’ils avaient été usés par de nombreux skieurs. Mais plus loin en forêt, j’ai été épaté par l’état du tracé.

Le Centre Fernand-Séguin est situé derrière l’hôpital Anna-Laberge et offre une douzaine de kilomètres de pistes pour le style classique et une boucle de cinq kilomètres pour le pas de patin. Tout ça est accessible gratuitement.

L’infrastructure d’accueil n’a rien de coquet. À l’entrée des sentiers, il y a ces deux roulottes qui donnent l’impression d’être sur un chantier.

Celle de droite contient un comptoir de location d’équipement et un petit café. Notez toutefois qu’elle est ouverte les fins de semaine seulement. Dans l’autre, il y a une salle de bain et une aire de repos où on peut aussi farter ses skis.

Le sentier le plus intéressant est la boucle 7 qui s’enfonce en forêt en direction du village de Léry. Le boisé qu'on sillonne n'a rien de spectaculaire, mais on traverse deux ou trois clairières assez jolies.

À l’extrémité de la boucle, on est à quelques mètres de la route 132 qui longe la lac Saint-Louis. On trouve là un autre point d’accès au réseau et un stationnement. Juste avant d’arriver à la 132, on aussi droit à… une très légère descente. Il faut en profiter parce que le reste du réseau est plat comme une crêpe.

J’ai aussi parcouru la boucle 4 qui est tracé sur un terrain de golf. C’était plutôt agréable aujourd’hui parce qu’il n’y avait presque pas de vent. Mais comme cette piste-là est très exposé, il ne doit pas être agréable les jours où ça souffle fort.

14 mars 2009

Gare de Piedmont

Est-ce que la saison de ski est déjà finie ?

C’est la question que je me suis posé aujourd’hui en skiant sur la piste du P’tit Train du Nord sur une neige plusieurs fois transformée par la pluie, le gel et le dégel.

C’est dans pareille situation qu’on apprécie le plus l'ancienne voie ferrée devenu parc linéaire. Parce qu’il est plat et entretenu avec un gros engin muni d’un conditionneur à neige, le P'tit Train du Nord résiste mieux aux caprices de la météo que les autres centres de ski de fond des Laurentides.

La gare de Piedmont n’a rien de bien extraordinaire. C’est un beau petit bâtiment dans lequel on ne trouve qu’une table de fartage, des toilettes et une machine distributrice. En partant de là, on peut toutefois faire une belle randonnée en «montant dans le nord» jusqu’à la gare de Sainte-Adèle.

L’allez-retour donne un parcours d’une dizaine de kilomètres. C’est le trajet que j’ai fait aujourd’hui et je me suis bien amusé même si les conditions n'étaient guère propices au pas classique. Avec du klister, ça marchait pas mal.

Ce tronçon du P’tit Train du Nord n’est pas particulièrement joli. Mais la piste longe pendant un petit moment la rivière du Nord et ça reste très agréable

Le clou de la randonnée, c’est l’arrêt à la gare de Sainte-Adèle. Il y a là un café où on mange plutôt bien et une des bonnes boutiques de ski de fond des Laurentides. Comme halte à mi-parcours, c’est difficile à battre.

09 mars 2009

Parc du Bois-de-Liesse

J’ai profité de la petite neige qui est tombée sur Montréal aujourd’hui pour aller faire le tour des sentiers du parc-nature du Bois-de-Liesse.

J’ai eu la main heureuse: avec à peine deux centimètres de neige fraîche sur un fond très glacé, les sentiers étaient tout à fait praticables. Peut-être parce que le parc a acquis un nouvel engin d’entretien cet hiver.

Cela dit, même quand les conditions sont idéales, skier au Bois-de-Liesse n’est pas une expérience transcendante. Le parc offre une douzaine de kilomètres de pistes faciles, tracées dans un boisé exigu que je ne trouve pas particulièrement attrayant. Côté paysage, ça ne vaut pas le parc du Cap Saint-Jacques ou même celui du Bois-de-l’Île-Bizarre.

La section que j’ai préférée aujourd’hui, c’est la petite boucle qui se trouve à l’est de l’autoroute 13. On passe près du ruisseau Bertrand qui devient aussi large qu’une petite rivière et on traverse un petit champ où j’ai pris cette photo.

On longe aussi le ruisseau Bertrand dans la partie ouest du parc et c’est autre tronçon de sentier assez joli. Le reste du temps, on est dans un boisée de feuillus et il n’y a presque pas de relief.

Par contre, le parc possède deux chalets d’accueil qui ont de la gueule: l’ancienne maison Pittsfield et le très moderne pavillon des Champs.


De tous les parc-nature de l’île de Montréal, c’est le Cap Saint-Jacques que je préfère pour le ski de fond. Le Bois-de-l’Île-Bizarre et Pointe-aux-Prairies suivent pas loin derrière. Et le Bois-de-Liesse arrive ensuite. Mais c’est une opinion tout à fait personnelle.

21 février 2009

La Clé des Bois

J’ai fait toute une journée de ski aujourd’hui à la Clé des Bois de Saint-Ferdinand.

Il faut dire que j’ai choisi la bonne journée pour visiter l’endroit. La région a reçu un méchant paquet de neige cette semaine et les pistes étaient fraîchement tracées. Bon, d’accord, il ventait pas mal. Mais sinon, les conditions étaient idéales.

C’est tant mieux parce que la Clé des Bois est justement un centre qu’il vaut mieux visiter quand les conditions sont bonnes. Car on y fait du ski «à l’ancienne», dans d’étroits sentiers entretenus à l’aide d’un traceur léger tiré par une motoneige.

Le centre offre une trentaine de kilomètres de pistes toutes tracées à une voie pour le style classique. L’attraction principale, c’est le sentier qui grimpe au sommet de cette montagne avant de redescendre vers le hameau voisin, Vianney.

C’est une randonnée d’environ 18 km que j’ai eu beaucoup de plaisir à faire aujourd’hui. Presque tous le trajet est classé très difficile et pour cause: il comporte à peu près 300 mètres de dénivellation. Quand on s’engage sur le sentier 5, on commence à grimper dans la montagne et ça monte presque sans arrêt pendant un bon cinq kilomètres.

Heureusement, il n’y a pas de passage vraiment abrupte et l’ascension n’est pas trop pénible. Une fois en haut, on est à 591 mètres d’altitude et on s’en rend compte. Le paysage de conifères enneigés m’a rappelé le sommet du Massif du Sud, une autre montagne des Appalaches qu’on peut gravir en ski de fond.



On a installé au sommet ce drôle de refuge. Eh oui, c’est un garage de toile. Mais que je suis arrivé là, le poêle à bois était bien chaud et c’était très confortable. Se retrouver sur un plancher de terre battu au beau milieu d’une randonnée de ski, c'est assez particulier.

Après le refuge, la piste se met à descendre et aboutit trois kilomètres plus loin au «centre-ville» de Vianney. À cette extrémité du réseau, la cabane de la patinoire extérieure du village sert de chalet d’accueil. Disons que c'est plus agréable de manger son lunch dans le garage du sommet.

Il m’a fallu une heure et demi pour rallier Vianney. Laissez-moi vous dire que le retour vers Saint-Ferdinand se passe beaucoup plus vite. Quand on se met à redescendre la montagne, on avale littéralement les kilomètres.

Par grands bouts, on descend comme un nuage, les deux skis dans les sillons, et c’est le bonheur total. Il faut toutefois se montrer prudent parce qu’il y a deux ou trois passages assez corsés. Comme le sentier est étroit et bordé d’arbres, ça doit être assez casse-gueule quand la piste est glacée et très rapide.

Tout ça donne une randonnée fantastique, peut-être ma meilleure de la saison. J’ai aussi été très bien reçu au chalet d’accueil, une cabane qui ne paie pas de mine mais où il y a l’essentiel: un bon poêle à bois, une toilette et quelques fauteuils confortables.

Conclusion: si vous aimez les sentiers étroits et accidentés ne ressemblant pas du tout à un site de compétition olympique, vous aurez beaucoup de plaisir à la Clé des Bois. Je vous souhaite seulement d’aussi belles conditions que celles dont j’ai profitées aujourd’hui.

15 février 2009

Chez Ti-Jean

J'ai un faible un brin irrationnel pour le centre de ski de fond Chez Ti-Jean à l’Épiphanie.

L’endroit me rappelle mon bon vieux temps à moi. L’intérieur du chalet d’accueil peint en bleu-blanc-rouge, dans le plus pur style cabane à patinoire. Le «casse-croûte d’aréna» dégageant une riche odeur de patates frites. Les grandes arches en métal gardant l’entrée des sentiers. Tout ça fait très années 70.

L’autre trait distinctif de ce centre, c’est l’extraordinaire densité de son réseau de sentiers. Nulle part, je n’ai vu autant de pistes concentrées dans aussi peu d’espace et formés pareil labyrinthe. Il y a même un sentier qui passe par-dessus un autre!

Quand on regarde la carte des sentiers, on est tout mêlé. Et ce ne devient pas tellement plus clair une fois qu’on est en piste, même si la signalisation est abondante. Mais peu importe puisque c’est le genre d’endroit où on n’a pas vraiment besoin de savoir où on s’en va.

Côté relief, on a affaire à un centre en deux parties. Du chalet d’accueil au relais situé à environ deux kilomètres en forêt, on skie sur le plat dans une belle forêt de conifères.

Au delà du relais, le terrain devient plus accidenté. On descend dans un ravin où coule une rivière et un ruisseau. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a exploité au maximum cet élément de relief. On a aménagé dans ce secteur toute une série de bretelles et de descentes. On peut skier un bon bout de temps là dedans avant d’épuiser tous les trajets possibles.

L’entretien est effectué avec une chenillette légère et il est de bonne qualité. Aujourd’hui, après la pluie qu’on a eu durant la semaine, les sentiers étaient glacés. Mais on avait réussi à les rendre parfaitement praticables.

14 février 2009

Golf Saint-Jean-de-Matha

Il y a au moins une bonne raison d’aimer les sentiers du club de golf Saint-Jean-de-Matha: ils sont entretenus par une dameuse munie d’un conditionneur à neige capable de faire des miracles pour les skieurs.

La preuve: les pistes du club était en parfaite condition aujourd’hui alors que plusieurs centres de grande région de Montréal étaient fermés parce que la pluie de cette semaine avait glacé leurs sentiers. J’ai vraiment été surpris quand je suis arrivé sur place et que j’ai vu l’état des pistes.

L’hiver au club de golf Saint-Jean-de-Matha, c’est avant tout les «super glissades». Il y avait un mode fou au club aujourd’hui et à peu près tout le monde était là pour «super glisser». Si vous aimez la tranquillité, l’endroit risque de vous donner de l’urticaire. Il règne dans le grand pavillon d’accueil une atmosphère de station de ski alpin. On s’en rend surtout compte quand on utilise la « salle de fartage ». C’est une simple table installée dans un hall, juste en face de la billetterie du centre. Disons que ce n’est pas idéal.

C’est plus tranquille sur les sentiers parce que l’endroit n’a pas l’air d’attirer beaucoup de skieurs. Pourtant, on y fait du très bon ski. Le réseau est tracé sur le terrain de golf et sur une grosse colline se trouvant derrière. Même sur le terrain de golf, il y a pas mal de relief. Et une fois qu’on entre dans la forêt, on est presque toujours en train de monter ou descendre.

J’ai parcouru la boucle 4, un trajet de 14 kilomètres classé très difficile. C’est un très beau parcours tout en montées et en descentes. Après avoir sillonné le club de golf, le sentier grimpe dans la colline en décrivant une série de lacets. À mi-chemin dans la montée, on a une très belle vue sur la campagne environnante.

Le clou de la randonnée, c’est cependant une très longue descente comportant plusieurs virages qui amorce le retour vers le pavillon d’accueil. C’est vraiment une descente spectaculaire qui était très rapide aujourd’hui. J’avais les jambes ankylosés à force de faire le chasse-neige quand je suis arrivé en bas.

Si on peut reprocher quelque chose aux sentiers, c’est leur largeur. Tous sans exception sont très larges et tracés à la fois pour le style classique et le pas de patin. L’avantage c’est qu’on peut vraiment profiter des descentes parce qu’on a amplement d’espace pour manœuvrer. L’inconvénient, c’est qu’on l’impression de skier sur le bas-côté d’une route secondaire. Même si la colline est bien boisée, je ne me suis jamais senti «en forêt».

Fonctionnelles et exigeantes, les pistes du club de golf Saint-Jean-de-Matha conviennent parfaitement aux bons skieurs cherchant un terrain d’entraînement. Mais en tant que skieur du dimanche, j’ai trouvé qu’elles manquaient un peu de charme. Mais au moins, elles étaient en parfaite condition...

08 février 2009

La Montagne Coupée

Si je faisais du pas de patin, la Montagne Coupée serait certainement mon centre de ski de fond préféré. Rares sont les endroits où les adeptes de ce style peuvent s’exécuter sur autant de kilomètres de sentiers et dans un décor aussi spectaculaire.

Même en tant que skieur classique, je place ce centre parmi mon Top 5 au Québec. Chose certaine, quand les conditions s’annoncent précaires comme c’était le cas aujourd’hui, c’est un des endroits où aller. L’entretien des sentiers est fait avec une chenillette munie d’un conditionneur à neige et par un gars qui sait s’en servir. Résultat: après une vilaine pluie, les pistes étaient en parfait état aujourd’hui. Et on a fait une très belle journée de ski.

Le réseau de sentiers de la Montagne Coupée a été remodelé au cours des dernières années, notamment en raison de la construction d’une abbaye au beau milieu du domaine skiable.

Heureusement, on n’a pas touché au sentier « vedette » du centre: la boucle 9 qui nous offre un magnifique descente vers la rivière L’Assomption avant de nous imposer une montée assez éprouvante. Tout le long du parcours, le paysage est fantastique. Il y a la rivière, des bâtiments de ferme en ruine et plusieurs points de vue sur les collines environnantes.

Les autres sentiers sont du même acabit. Aujourd’hui, j’ai fait le sentier 5.5 en tirant fiston dans un traîneau. C’est vraiment un beau sentier comportant deux longues descentes excitantes. Et qui nous fait passer au pied de la fameuse montagne coupée.

Comme la boucle 9, ce sentier-là est tracé pour le classique et le pas de patin. L’avantage c’est qu’on peut servir de la piste de patin pour vraiment aller vite dans les descentes. Comme quand j’étais jeune et que je me prenais pour Ken Read ou Steve Podborski…

En solo, j’ai aussi fait la piste 6 aujourd’hui. La boucle baptisée 6+ est vraiment spectaculaire. Elle comporte deux belles descentes et des sections à travers champs qui donnent l’impression d’être sur un site de compétition olympique.

C’est toujours agréable de se retrouver à la Montagne Coupée. Le chalet d’accueil est très grand et il y règne une belle ambiance. Le bâtiment ne paie pas de mine, mais il est toujours plein de monde. On sent surtout la passion pour le ski de fond. Il y a aussi une belle boutique de ski sur place ainsi qu’un comptoir de location. Difficile de demander mieux…

07 février 2009

Parc du Domaine Vert

Je me suis bien amusé aujourd’hui au parc du Domaine Vert. Pas mal plus que je ne l’avais anticipé.

J’ai passé l’avant-midi à skier dans les sentiers du secteur ouest du parc et j’ai été agréablement surpris.

Depuis le début de l’hiver, le parc possède une chenillette Bombardier pour entretenir ses sentiers. Bien sûr, ça fait une grosse différence. Les pistes étaient en très bon état aujourd’hui et ça glissait très bien.

Ce qui m’a surpris, c’est le profil du terrain. Comme à Mirabel on est encore loin des Laurentides, je m’attendais à skier sur du terrain parfaitement plat. Mais dans le secteur ouest du parc, les sentiers longent et traversent un ruisseau très encaissé qui pimente le paysage et ajoute un peu de relief. J’ai été enchanté de faire quelques courtes descentes dignes de ce nom.

Autre point positif: tous les sentiers du secteur ouest ne sont pas larges et entretenus à la chenillette. Certains sont étroits et tracés à la motoneige. C’est le cas de la boucle 8 et d’une section de piste 10. Ça aujoute de la cariété à une randonnée.

Au total, le parc du Domaine Vert est sillonné par 25 kilomètres de pistes. La presque totalité de ces sentiers sont tracés en forêt puisque le parc forme un immense ilôt boisé. Ne me demandez pas de quoi les sentiers ont l’air du côté est, je ne suis pas allé voir. Mais je pense que de côté, les sentiers sont plus plats et peut-être un peu moins intéressants.

Le parc aura bientôt un nouveau chalet d’accueil format géant. On est en train de le construire à côté de l’ancien. C’est une bonne nouvelle parce que le vieux bâtiment n’est pas particulièrement attrayant.


31 janvier 2009

Parc Angrignon

Ça y est, j’ai skié au parc Angrignon en plein jour. Et ce que j’ai vu ne m’a pas particulièrement impressionné.

La seule autre fois que j’ai visité ce grand parc du sud ouest de l’île de Montréal, c’était pour une sortie nocturne que j’avais plutôt appréciée. Mais sous la lumière du soleil, disons qu’on voit mieux les défauts.

Le gros problème, c’est l’état des sentiers. Le parc est fréquenté par un paquet de monde: marcheurs, raquetteurs, enfants, chiens, etc. Et tout ce beau monde ne semble pas avoir beaucoup de respect pour les pistes de ski. J’ai rarement vu des sillons aussi piétinés. J'ai dû travailer fort pour trouver un bout de piste digne d'une photographie.

En plus, comme certains secteurs du parc ne sont pas très boisés, le vent fait aussi sa part de ravage. Bref, il faudrait que le traceur passe tous les jours pour garder ces sentiers-là dans un état acceptable – mais de toute évidence, on en n’est pas là.

Le parc est sillonné par trois sentiers totalisant une dizaine de kilomètres. Deux pistes sont tracées pour le classique. L’autre est plutôt damée pour le pas de patin. Les deux boucles réservées au style classique ceinturent l’étang qui se trouve au centre du parc. Celle qui serre de plus près l’étang est la plus intéressante parce qu’elle nous amène dans un petit bois.

Tout ça pour dire qu’on ne me reprendra pas de sitôt à aller skier au parc Angrignon. J’ai eu ma dose pour un bout de temps. Mieux vaut se rendre au Mont Royal ou au parc Maisonneuve.

23 janvier 2009

Centre de plein air du lac Leamy

Pour faire du ski de fond dans la région d’Ottawa, on va généralement au parc de la Gatineau. Normal: ce magnifique parc compte parmi les deux ou trois meilleurs endroits pour faire du ski au Québec. Et son réseau de sentiers est tellement vaste qu’on peut très bien le fréquenter toutes les fins de semaine sans jamais s’ennuyer.

N’empêche, il y a d’autres endroits où on peut pratiquer le ski de fond à Gatineau. J’en ai découvert un aujourd’hui: le centre de plein air du lac Leamy. C’est un parc municipal où on peut skier gratuitement sur trois sentiers de ski de fond tracés sur des pistes cyclables.

Le principal atout de l’endroit, c’est son pavillon d’accueil. Il abrite un restaurant que j’ai trouvé très bien et une grande salle commune.

Les sentiers sont moins impressionnants, mais quand même pas mal. J’ai commencé par faire la boucle de 2,5 kilomètres qui fait le tour du lac Leamy. Elle passe directement derrière de l’hôtel Hilton du casino du lac Leamy, qui domine le paysage.

J’ai ensuite fait un sentier pas mal plus intéressant: celui qui s’éloigne du lac en longeant la rivière Outaouais puis le ruisseau Leamy. C’est une piste de sept kilomètres aboutissant au parc de la Gatineau.

Ce sentier-là est plus accidenté, surtout une fois qu'on a traversé l'autoroute 5 par un tunnel en béton. On se retrouve alors en pleine nature, dans un boisé qui pourrait très bien appartenir au parc de la Gatineau.Bref, c'est le sentier qu'il faut absolument faire quand on skie à cet endroit.

Les sentiers du lac Leamy sont bien entretenus, mais ils sont aussi emprunter par des marcheurs et des raquetteurs. Alors ils sont cabossés par endroits. Reste que le civisme a l’air de régner. Nulle part j’ai vu les sillons destinés aux skieurs complètement saccagés. J’ai même croisé un gars à vélo qui roulait consciencieusement entre les deux traces!