08 mars 2026

Un pirate au mont Rigaud


Pirater un sentier, dans mon livre à moi, ça veut dire le détourner de son usage officiel. 

Dans le monde du ski, la saison du piratage commence avec le printemps.  

En mars, quand les centres de ski de fond cessent leurs pistes faute de clientèle. Et en avril, quand les stations de ski alpin ferment à leur tour leurs pistes qui restent longtemps enneigées par la suite. 

Autant d'opportunités d'en faire le détournement en gros skis nordiques! 

J'ai fait ma première sortie de de genre-là sur un sentier entretenu mécaniquement de L'Escapade du mont Rigaud.

Toutes les pistes de ce réseau-là en ont pris pour leur rhume avec le temps chaud et la pluie des derniers jours. Tellement que ça m'étonnerait qu'elles fassent l'objet d'un autre entretien mécanique cette saison. 

Moi j'ai trouvé ce que je cherchais sur le sentier La Clé des Bois aujourd'hui. Zéro sillon. De la neige pétrifiée par le damage juste un peu dégelée par la chaleur. Et 115 mètres de dénivelé pour m'amuser sur mes gros skis. 

Manquait juste une bonne dose de soleil qui aurait ramolli davantage la vieille neige et créer des conditions parfaites de ski de printemps. La prochaine fois peut-être! 

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Le sentier tel que je l'ai trouvé en prenant par le haut de la montagne. 

Les conditions ressemblaient pas mal à ça d'un bout à l'autre de la piste. 

Court sentier secondaire où j'ai pu faire des virages. 

Première fois que je passe sous cette bannière. 

La Clé des Bois version raquette que j'ai emprunté en remontant. 

07 mars 2026

Après la pluie, le ski


Après la pluie, le ski. 

Voilà ce que je me suis dit en début d'après-midi, quand le ciel s'est éclairci pour quelques heures. 

J'en ai passé une à faire une douzaine de descentes dans la plus plus grosse pente du club de golf Beaconsfield à Pointe-Claire. 

Hier, après que la température eut passé au-dessus de zéro, il fallait trouver de la neige vierge qui commençait à dégeler pour faire du bon ski. Aujourd'hui par contre, après la pluie et avec le mercure très au-dessus de zéro, cette neige-là était devenue trop lourde et molle pour être praticable. Et il fallait plutôt trouvé de la neige qui avait gelé dur après avoir été compacté, et que la pluie et la chaleur ramenait à la vie. 

Je suis content de faire du télémark dans ce genre de circonstance. Peu importe la pente, peu importe les conditions, on peut toujours pratiquer sa technique! 

06 mars 2026

Du ski de butte au parc de la Cité


Avant la pluie, le ski. 

C'est avec ces mots-là que je me suis donné congé et près-midi. En me disant qu'il valait mieux travailler un samedi matin plus vieux qu'un vendredi ensoleillé avec passage nuageux.

Moins d'une heure plus tard, j'étais au parc de la Cité à Saint-Hubert. Content de voir que le soleil commençait à ramollir la neige glacée que j'avais sous mes skis.

Il y a quelques kilomètres de pistes de ski de fond entretenues mécaniquement au parc de la Cité. Que j'ai trouvé dans un état surprenant aujourd'hui. J'en déduis que l'engin d'entretien du parc a de la poigne. 

J'en ai suivi un jusqu'à mon humble objectif de la journée: la «mini-montagne artificielle» qui donne un peu de relief à ce grand parc urbain. 

On parle d'une grosse butte haute d'une quinzaine de mètres avec quelques voisines encore plus petites. Où j'ai quand même réussi à faire quelques belles petites descentes sur mes gros skis Kom. 

J'arrivais au bon moment. La neige glacée était assez rapide pour que ça aille vite, et assez ramolli par le soleil pour que je puisse faire tourner mes skis.  

 Vraiment pas une sortie mémorable. Mais ça bat le travail! 

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Les pistes tracées à la machine ressemblaient à ça 

Une de mes petites descentes. 
Une autre de mes petits descentes. 
Le parc vu de sa mini montagne.

Vue surprenante sur le mont Saint-Hilaire. 

Je viens d'apprendre que ce genre de structure s'appelle une gloriette. 

04 mars 2026

Notre tour au mont Poke-O-Moonshine

Le mont Poke-O-Moonshine et sa tour à feu m'ont fait vivre ma plus sortie de l'hiver. Mais avec un peu d'aide... 

L'aide d'une journée parfaite de ski de printemps. Et l'aide de mon fils qui m'accompagnait au milieu de sa semaine de relâche.

On a moins skié ensemble cet hiver. Monsieur est rendu avec une blonde, un travail. Alors le ski fitte moins souvent dans son horaire. 

Situé dans l'état de New-York, pas tellement loin au sud de Plattsburgh, le drôlement nommé mont Poke-O-Moonshine culmine à 694 mètres d'altitude. L'autoroute 89 passe au pied. Et 400 mètres plus haut, un tour à feu décore son sommet depuis 1922. 

Mon plan était de grimper jusque-là par L'Observer Trail, un sentier de randonnée de quatre kilomètres qui, à vue de nez sur Openskimap, me semblait skiable. Et ce plan-là a marché à merveille par une journée où nos skis à écailles mordaient dans le neige attendrie par  le soleil et un beau gros  sept degrés au-dessus de zéro. 

Nos skis en train de nous attendre. 

Une photo qui donne une bonne idée du style de l'Oberver Trail. 

Toujours sur l'Observer Trail.

C'était de loin ma plus grosse montée de l'hiver. Et dans quelques passages abruptes, je me suis demandé si on aurait pu en venir à bout dans des conditions de neige moins favorables. 

À un demi-kilomètre du sommet, l'Observer Trail s'arrête là où se trouvait autrefois le chalet où habitait durant l'été le gardien de la tour à feu. Pour continuer vers la tour, il faut prendre la Ranger Trail où la montée devient plus ardu. Mais ça reste jouable en ski. 

La tour au sommet valait l'effort. Sa cabine est fermée l'hiver, mais on peut grimper son escalier pour mieux admirer les environs.

Et quels environs! Le lac Champlain à l'est! Le mont Whiteface à l'ouest! Et une mer de sommets des Adirondacks en direction sud!

Merci aux nuages pour leur contribution à cette photo! 

Le lac Champlain et le mont Mansfield vus de la tour. 

Notre spot à lunch incitait à la contemplation. 

Après avoir profité de la vue, on a profité de la descente. Il a fallu skier défensif jusqu'au site du chalet du gardien. Puis on a pu faire de la vitesse en redescendant l'Observer Trail. 

Ce n'est jamais idéal de descendre un sentier de randonnée. En gros skis Kom et e bottes en plastique, on a trouvé que celui-là se négociait plutôt bien. Presque partout, on a de l'espace de manoeuvre. Et par grands bouts on pouvait se laisser aller comme des bobeurs aux Olympiques. 

L'après-ski était pas mal non plus. On a fini la journée dans un agréable resto du centre-ville de Plattsburgh portant lui aussi un drôle de nom: le Twisted Carrot! Qui n'est nvraiment pas végétarien!

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Cette tour date de 1922! 

Les restes du chalet du gardien de la tour. 

Une vue sur le mont Whiteface. 

Fallait que je me fasse photographier avec la vedette locale. 

Un des bons bouts de la descente. 
Bonne adresse en plein centre-ville de Plattsburgh. 

01 mars 2026

Sur la colline Lafontaine à Saint-Jérôme


C'est l'histoire d'une drôle d'idée qui a drôlement bien tourné. Et d'une petite sortie qui en est devenue une grosse. 

L'idée, c'était de tenter ma chance sur la colline Lafontaine, au nord de Saint-Jérôme. En m'aventurant sur un terrain privé sans trop savoir ce que j'allais trouver. Par un jour de neige «croûtée-glacée» pratiquement impraticables! 

Mais ça fait des années que je suis intrigué par l'ancien monastère jésuite qui trône au sommet de cette colline. Chaque fois que je l'aperçois depuis l'autoroute 15, j'ai l'impression qu'un un vaisseau spatial vient d'atterrir dans les Laurentides! 

J'avais aussi vu des sentiers autour du monastère... sur Openskimap! Alors je me suis armé de mes plus gros skis pour aller jouer les Indiana Jones dans le boisé qui entoure le monastère déserté.

Je suis parti du parc Forget sur la 119e rue en prenant  un sentier bien battu par des marcheurs. Et j'ai tout de suite fait la découverte qui a transformé ma petite sortie en excursion de presque quatre heures: des traces de ski. 

Le sentier par où j'ai pris le bois n'étaitguère encourageant...


Puis j'ai vu mes premières traces de ski et j'ai été encouragé!

Le large sentier qui ceinture l'ancien monastère attire surtout des marcheurs. 

Ma première vue sur l'ancien monastère.

Ma théorie...

Au moins un bon skieur qui habite pas loin et qui écume la colline en courant les descentes. 

Chose certaine, j'en dois une à ce skieur qui est peut-être un skieuse. Ou plusieurs skieurs ou skieuses. 

J'ai passé une bonne partie de mon excursion à suivre ses traces qui s'écartaient souvent des sentiers que j'avais repérés sur Openskimap. Et c'est en remontant sa piste que j'ai fait mon meilleur ski et mes meilleurs descentes, même si je n'ai pas osé me lâcher dans les pentes les plus à pic en raison de l'état de la neige. 

Résultat: il m'a fallu une éternité pour faire le tour du monastère en fouinant à droite et à gauche au gré des opportunités. Et j'ai manqué de temps pour explorer quelques «spots de descente» qui me paraissaient prometteurs.

J'ai préféré ne pas trop m'approcher de l'ancien monastère d'où sortait un panache de fumée de système de chauffage. Même si j'ai rencontré un promeneur que pas mal de mondese promène souvent sur le terrain de l'ancien monastère sans que ça pose problème. 

Le «versant nord» de l'immense édifice.

Une des traces laissées par le skieur qui m'a servi de guide. 

Une descente que j'ai improvisée à travers bois

L'immense édifice a été inauguré en 1959... juste à temps pour 1) ne pas ressembler à l'idée qu'on se fait d'un monastère et 2) vite devenir un éléphant blanc avec la Révolution Tranquille et la chute de «l'empire catholique du Québec». 

Mon frisson historique de la journée: le cimetière jésuite qui se trouve au nord du monastère. Et plus précisément la pierre tombale sous laquelle gît le missionnaire jésuite Jean de Quen, qui été le premier Européens à voir le lac Saint-Jean en 1647... et qui est mort à Québec en 1659!

Une sacrée belle sortie en dépit malgré la neige vraiment pas catholique où je me suis démené comme un diable dès que ça montait un peu! 

Va falloir que je remette ça par une journée plus propice.  

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Le cimetière jésuite après ma visite. 

Ça allait bien dans ce bout-là.

Première fois que je vois pareille construction. 

Vestige du temps où l'ancien monastère abritait un centre de ressourcement. 

ici, je suivais plutôt la piste d'un raquetteur. 

Belle petite descente que j'ai dévalé plus qu'une fois!