15 mars 2026

Nulle part chez Bud


Nulle part chez Bud

«Je te suis», m'a écrit mon chum de ski ce matin-là.

On était en train de se demander où irait. Et comme d'habitude, je compliquais la situation en slalomant d'une idée à l'autre et en tergiversant.

Sur le coup, le «Je te suis» de mon ami m'a flanqué le tract.

Normal. Le tract, c’est une de mes spécialités. Et là je devais trouver drette là une destination pour un meilleur skieur que moi. Et pour un gars qui, d’habitude, me sert de guide dans les Laurentides.

J’ai fouillé ma mémoire. Consulté mes archives. Puis j’ai fini par trancher...

«On s’en va chez Bud.»

Bud, c’est un homme mort qui est devenu mon ami. Parce qu’il a légué le lopin de terre où il habitait à un organisme qui l’a transformé en réserve naturelle peu fréquentée.

«Go», m’a dit mon ami.

On s’est rejoint à Saint-Adèle. On est monté à Sainte-Agathe. On a pris le bois au milieu de nulle part pour aller chez Bud.

La neige était belle, le sentier presque vierge. Et le tract que j’avais trainé jusque là s’est envolé d’un coup.

Mon ami n’était jamais venu chez Bud. J’avais des choses à lui montrer. Une cabane où on a lunché. La cicatrice skiable d’une ligne électrique. Un flanc de colline où on a fait des descentes. Un grand champ en pente douce qu’on a dévalé en faisant tourner nos skis.

Mon client était satisfait. Il passait devant. Fouinait partout. Découvrait des sentiers que je ne connaissais pas. Inaugurait des trajectoires de descente. Heureux comme seul un skieur peut l’être.

On était bien nulle part chez Bud. Mais un moment donné, il a bien fallu en revenir.

Sur le chemin du retour, on a cru voir Bud lui-même sortir d’un sentier sur ses skis.

C’était plutôt un vieux skieur du coin qui nous a regardé avec un air qu’on connait bien. L’air dubitiatif, presque grognon, du gars qui voit rarement du monde dans des pistes qu’il skie à longueur d’hiver.

N’empêche, on l’a salué en ami. Chaleureux comme seuls les skieurs comblés peuvent l’être.

14 mars 2026

Sur le mont Saint-Antoine


J'ai trouvé un nouveau spot pour faire du ski de colline à moins d'une heure de chez moi. 

Le mont Saint-Antoine à Saint-Jérôme.

La première colline des Laurentides. Voilà le «titre de gloire» du mont Saint-Antoine, une très petite colline située tout juste au sud de Saint-Jérôme. 

Avec seulement 30 mètres de dénivelé, c'est une modeste destination. Mais j'ai quand même trouvé le moyen de virailler là pendant trois heures en profitant de la bordée de neige tombée pendant la nuit.  

À défaut de pointer haut, le sommet du mont Saint-Antoine est traversé par un large piste en gravier qu'on peut emprunter en vélo durant l'été. Et où j'ai trouvé de la belle neige où faire des virages en début de journée. 

À moi la première trace... 
 
On est en train de construire une tour au sommet du mont Saint-Antoine. 

La moitié de la plus belle descente sur le mont Sainte-Antoine.

J'ai passé le plus clair de mon ski dans la longue pente bien droite que cette piste forme en dévalant le flanc nord de la colline. Mais j'ai aussi passé pas mal de temps à explorer des sentiers plus étroits que je découvrais en fouinant.

On est à l'étroit sur le mont Saint-Antoine. La forêt qui s'étend au nord est toutefois sillonnée de nombreux sentiers plus ou moins sauvages où on peut faire une virée pour prolonger sa randonnée. 

On est presque en ville dans le bout du mon Saint-Antoine. J'imagine que tous les sentiers environs sont pas mal fréquentés. Alors arrivez tôt après une bordée si vous voulez les voir à leur mieux!

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Une montée, une descente.

Belle petite pente facile. 

Ma plus belle photo de trace de la journée. 

L'étroit sentier que j'ai eu le plus de plaisir à dévaler.

Le ruisseau local. 

Je suis tombé sur un vrai sentier de ski dans le boisé au nord du mont Saint-Antoine. 

Et une dernière photo de jolie trace.. 

08 mars 2026

Un pirate au mont Rigaud


Pirater un sentier, dans mon livre à moi, ça veut dire le détourner de son usage officiel. 

Dans le monde du ski, la saison du piratage commence avec le printemps.  

En mars, quand les centres de ski de fond cessent leurs pistes faute de clientèle. Et en avril, quand les stations de ski alpin ferment à leur tour leurs pistes qui restent longtemps enneigées par la suite. 

Autant d'opportunités d'en faire le détournement en gros skis nordiques! 

J'ai fait ma première sortie de de genre-là sur un sentier entretenu mécaniquement de L'Escapade du mont Rigaud.

Toutes les pistes de ce réseau-là en ont pris pour leur rhume avec le temps chaud et la pluie des derniers jours. Tellement que ça m'étonnerait qu'elles fassent l'objet d'un autre entretien mécanique cette saison. 

Moi j'ai trouvé ce que je cherchais sur le sentier La Clé des Bois aujourd'hui. Zéro sillon. De la neige pétrifiée par le damage juste un peu dégelée par la chaleur. Et 115 mètres de dénivelé pour m'amuser sur mes gros skis. 

Manquait juste une bonne dose de soleil qui aurait ramolli davantage la vieille neige et créer des conditions parfaites de ski de printemps. La prochaine fois peut-être! 

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Le sentier tel que je l'ai trouvé en prenant par le haut de la montagne. 

Les conditions ressemblaient pas mal à ça d'un bout à l'autre de la piste. 

Court sentier secondaire où j'ai pu faire des virages. 

Première fois que je passe sous cette bannière. 

La Clé des Bois version raquette que j'ai emprunté en remontant. 

07 mars 2026

Après la pluie, le ski


Après la pluie, le ski. 

Voilà ce que je me suis dit en début d'après-midi, quand le ciel s'est éclairci pour quelques heures. 

J'en ai passé une à faire une douzaine de descentes dans la plus plus grosse pente du club de golf Beaconsfield à Pointe-Claire. 

Hier, après que la température eut passé au-dessus de zéro, il fallait trouver de la neige vierge qui commençait à dégeler pour faire du bon ski. Aujourd'hui par contre, après la pluie et avec le mercure très au-dessus de zéro, cette neige-là était devenue trop lourde et molle pour être praticable. Et il fallait plutôt trouvé de la neige qui avait gelé dur après avoir été compacté, et que la pluie et la chaleur ramenait à la vie. 

Je suis content de faire du télémark dans ce genre de circonstance. Peu importe la pente, peu importe les conditions, on peut toujours pratiquer sa technique! 

06 mars 2026

Du ski de butte au parc de la Cité


Avant la pluie, le ski. 

C'est avec ces mots-là que je me suis donné congé et près-midi. En me disant qu'il valait mieux travailler un samedi matin plus vieux qu'un vendredi ensoleillé avec passage nuageux.

Moins d'une heure plus tard, j'étais au parc de la Cité à Saint-Hubert. Content de voir que le soleil commençait à ramollir la neige glacée que j'avais sous mes skis.

Il y a quelques kilomètres de pistes de ski de fond entretenues mécaniquement au parc de la Cité. Que j'ai trouvé dans un état surprenant aujourd'hui. J'en déduis que l'engin d'entretien du parc a de la poigne. 

J'en ai suivi un jusqu'à mon humble objectif de la journée: la «mini-montagne artificielle» qui donne un peu de relief à ce grand parc urbain. 

On parle d'une grosse butte haute d'une quinzaine de mètres avec quelques voisines encore plus petites. Où j'ai quand même réussi à faire quelques belles petites descentes sur mes gros skis Kom. 

J'arrivais au bon moment. La neige glacée était assez rapide pour que ça aille vite, et assez ramolli par le soleil pour que je puisse faire tourner mes skis.  

 Vraiment pas une sortie mémorable. Mais ça bat le travail! 

CLIQUEZ ICI pour voir le parc sur Openskimap. 

Les pistes tracées à la machine ressemblaient à ça 

Une de mes petites descentes. 
Une autre de mes petits descentes. 
Le parc vu de sa mini montagne.

Vue surprenante sur le mont Saint-Hilaire. 

Je viens d'apprendre que ce genre de structure s'appelle une gloriette.