Ma chanson préférée de Joe Dassin aurait dû me passer par la tête aujourd'hui, au moment où je tombais tête première dans la neige sur «ma» colline de l'abbaye d'Oka.
La colline était couverte de belle poudreuse... où le vent avait creusé des lames de neige et créé des zones plus profondes que d'autres au gré des ondulations du terrain.
Résultat: des conditions de ski traitresses. Arriver avec de la vitesse et s'enfoncer brusquement dans une trappe de neige profonde crée par le vent, c'est un excellent moyen de basculer par en avant et d'aller se planter la tête dans la neige! Ce que j'ai fait deux ou trois fois dans mon après-midi!
Sans doute ma sortie la plus frustrante de la saison. Parce que les conditions était moins le fun qu'elles avaient l'air à l'oeil nu!
Des fois on skie pour le ski. Et des fois on skie pour explorer un coin de pays.
Comme quand Fridtjof Nansen et ses coéquipiers ont traversé le Groenland à ski en 1888. Ou comme nous aujourd'hui pendant qu'on faisait le tour du parc des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles.
Il n'y a pas de pistes de ski dans ce parc situé entre Sainte-Béatrix, Sainte-Mélanie et Saint-Jean-de-Matha. Mais les skieurs sont libres d'emprunter la plupart des sentiers qui sillonnent son territoire au bord de la rivière L'Assomption.
Presque tous ses sentiers font toutefois l'objet d'un entretien mécanique, soit pour le fatbike, soit pour la randonnée pédestre.
Donc il faut être prêt à skier sur ce genre de surface lisse et rapide. Et aussi à négocier et/ou éviter quelques descentes assez corsées merci. Et aussi à éviter et/ou franchir à pied quelques grands escaliers plantés dans des sentiers!
On s'en est rendu compte en partant du poste d'accueil de Sainte-Mélanie par le sentier La Coulée qui, comme son nom l'indique, passe par le fond d'une coulée où coule le ruisseau Saint-Tropez.
Voici à quoi ressemblait la longue descente vers le ruisseau...
Bonne descente !
En gros skis Kom et en bottes de plastique, on a réussi à dévaler ça. Ma blonde en faisant du chasse-neige à petite vitesse... Et moi en slalomant d'un couloir à l'autre en traversant la bande de neige au milieu.
De loin mon plus bel exploit technique de l'hiver! Mais disons que ça aurait pu mal virer... et que je n'avais pas envie de remettre ça une fois sain et sauf en bas!
Une fois monté de l'autre bord de la coulée, on a fait du bon ski plus tranquille sur le sentier L'Érablière qui longe le bord du ravin du ruisseau et passe par un très beau point de vue.
Après ça, on voulait voir la chute Monte-à-Peine. Alors on a fait une autre descente à haute vitesse par le sentier Grand Nord qui serpente en dégringolant vers la rivière L'Assomption.
Le parc resplendissait sous le soleil.
Le sentier L'Érablière ressemblait à ça.
Beau point de vue sur le sentier L'Érablière.
La
chute vaut le détour, en tout cas. D'abord parce qu'on peut l'admirer
depuis une spectaculaire passerelle qui enjambe la rivière en amont. Et
ensuite parce que l'hiver la transforme en citadelle de glace.
On n'a pas vu d'autres skieurs pendant notre randonnée qu'on a terminé en grimpant un grand escalier sur le sentier Desjardins pour vite regagner notre point de départ.
Un des plus beaux parcs que j'ai visité... mais pas vraiment une destination de ski, sauf peut-être après qu'une bordée ait enneigé les sentiers. Ou peut-être au printemps quand la neige ramolli. Voilà comment je peux vous résumer ce qu'on a vu aujourd'hui.
N'empêche, on a eu du fun avec le matériel qu'on avait. Alors vive les gros skis et les bottes en plastique!
En arrivant à l'auberge Le Cheval Bleu, on est accueilli par un panneau «Bruxelles» rouge et jaune qui nous
donne l'impression d'entrer dans une case de Tintin. Une case où où une
petite auberge belge se retrouvait ensevelie sous la neige au Québec.
Dans mon livre à moi, c'était assez pour que je décrète que Le Cheval Bleu est une auberge de ski. Et pour que j'invite ma blonde à aller faire un tour.
Pour l'auberge, surtout. J'ai un gros faible pour ce genre d'endroit qui résistent au temps et au mode, et où on se sent dans un des ces petits hôtels de province où sont campés bien des romans de mon cher Simenon.
Pour le fun, on a décidé d'arriver à l'auberge en ski aujourd'hui. Alors on a laissé notre voiture au centre de plein air L'Étincelle, un point d'accès aux sentiers de Saint-Alphonse-de-Rodriguez. Et on est parti vers l'auberge par le sentier qui fait un peu plus de trois kilomètres et traverse une petite colline.
Le sentier 5 du côté du centre de plein air L'Étincelle.
Une photo qui donne une bonne idée du genre de sentier auquel on a affaire.
La crèche où on s'est arrêté pour diner.
Plus on s'approchait de l'auberge et plus la surface du sentier était propice au ski
Un des sentiers de raquette qu'on s'est permis d'emprunter.
Cette jolie pancarte mériterait d'être mieux accrochée.
Cette piste-là est large et nivelée à la machine pour les marcheurs. Donc, on n' y trouve pas de sillons pour les skis... mais pas non plus de profonds trous de bottes.
En gros skis Kom, la glisse était bonne par une journée où une toute petite neige recouvrait la surface travaillée. Mais c'est certain que les conditions doivent être très variables selon le trafic à pied.
En chemin, on s'est attardé dans quelques sentiers de raquette au sommet de la colline. Et on a lunché dans une jolie crèche où on est juste un peu à l'abri du vent.
Puis on a savouré notre récompense: dévaler le flanc sud de la colline pour rallier l'auberge.
De ce côté, la descente est assez abrupte et comporte deux virages à angle droit qui lui ajoute du piquant. Tellement que je l'ai redescendu deux fois avant de repartir en solo chercher notre auto!
On a passé une agréable tranquille à l'auberge. Mangé de la carbonnade flamande. Siroté quelques bonnes bières belges. Pris pas mal de photos de la déco évoquant la Belgique. Et dormi tranquille puisqu'on était les seuls pensionnaires!
Ma première sortie de la saison dans une station de ski alpin a mis du temps à venir.
L'hiver est tellement bon. La neige tombe tellement souvent. Je n'ai pas encore senti le besoin d'aller faire du «damé» en station pour cause de mauvaises conditions.
Mais j'étais dû pour une sortie avec mon fils, alors on est allé passer l'après-midi au mont Rigaud, une petite station qu'on connaît comme le fond de notre poche et dont on tire le maximum.
C'est moins fatiguant, le ski assisté par unmonte-pente. Mais câline qu'il aisait frette en fin d'après-midi!
Même si ses sentiers sont
réservés aux marcheurs et aux raquetteurs, le parc Doncaster est un point d’accès
officiel aux pistes de ski nordique maintenues par Plein-Air Sainte-Adèle à l’est
de la rivière du Nord.
Alors
qu’il est payant pour les marcheurs et les raquetteurs, l’accès au parc est gratuit
pour les skieurs qui ne font qu’y passer pour partir en randonnée.
On nous demande toutefois de marcher avec nos skis dans les bras jusqu’à
l’entrée de la bretelle d’accès qui mène au sentier de ski Létourneau.
On en a profité aujourd'hui pour faire une belle petite virée dans les pistes de ski d'arrière-pays de ce secteur autrement difficile d'accès.
Ce coin-là ne fait pas partie de mes préférés dans les Laurentides, mais il a ses atouts.
Mon préféré: le relais du Père Eddy qu'on peut rallier en suivant le sentier Létourneau jusqu'au P'tit Train du Nord.
Souvenir du festival Eddy Fortier sur la Létourneau.
Pause avant la petite descente corsée sur la Létourneau juste avant le P'tit Train du Nord.
Le relais du Père Eddy dans son uniforme bleu-blanc-rouge.
J'aime
bien arriver par le bois au relais du Père Eddy que je fréquentais
jadis en passant par le P'tit Train du Nord. Surtout que le relais est
plus pimpant et coloré qu'à l'époque. Et comme ma blonde préfère les randonnées «cabane incluse», c'est là qu'on a lunché aujourd'hui.
Si j'ai visité ce secteur avec ma blonde, c'est qu'il y a moyen d'y faire du ski nordique assez mollo en se tenant dans des pistes comme la Létourneau, la Pijac et la Florentin.
Cela dit, le coin a quand même son attraction pour amateurs de sensations fortes: la colline sans nom par où passe la Johannsen-Est au sud de la rivière Doncaster.
Deux grosses descentes dans une cinquantaine de mètres de dénivelé. Voilà ce que cette colline a à offrir aux skieurs qui passent par là.
J'ai déjà réussi avec brio ces deux descentes-là. Aujourd'hui, par contre, je me suis fait botter le cul par celle du versant sud. J'ai commencé par prendre une fouille après quelques mètres. Puis j'ai descendu un grand bout en mode «James Bond plus ou moins en contrôle».
Va falloir que je retourne prendre ma revanche sur celle-là!