04 mars 2026

Notre tour au mont Poke-O-Moonshine

Le mont Poke-O-Moonshine et sa tour à feu m'ont fait vivre ma plus sortie de l'hiver. Mais avec un peu d'aide... 

L'aide d'une journée parfaite de ski de printemps. Et l'aide de mon fils qui m'accompagnait au milieu de sa semaine de relâche.

On a moins skié ensemble cet hiver. Monsieur est rendu avec une blonde, un travail. Alors le ski fitte moins souvent dans son horaire. 

Situé dans l'état de New-York, pas tellement loin au sud de Plattsburgh, le drôlement nommé mont Poke-O-Moonshine culmine à 694 mètres d'altitude. L'autoroute 89 passe au pied. Et 400 mètres plus haut, un tour à feu décore son sommet depuis 1922. 

Mon plan était de grimper jusque-là par L'Observer Trail, un sentier de randonnée de quatre kilomètres qui, à vue de nez sur Openskimap, me semblait skiable. Et ce plan-là a marché à merveille par une journée où nos skis à écailles mordaient dans le neige attendrie par  le soleil et un beau gros  sept degrés au-dessus de zéro. 

Nos skis en train de nous attendre. 

Une photo qui donne une bonne idée du style de l'Oberver Trail. 

Toujours sur l'Observer Trail.

C'était de loin ma plus grosse montée de l'hiver. Et dans quelques passages abruptes, je me suis demandé si on aurait pu en venir à bout dans des conditions de neige moins favorables. 

À un demi-kilomètre du sommet, l'Observer Trail s'arrête là où se trouvait autrefois le chalet où habitait durant l'été le gardien de la tour à feu. Pour continuer vers la tour, il faut prendre la Ranger Trail où la montée devient plus ardu. Mais ça reste jouable en ski. 

La tour au sommet valait l'effort. Sa cabine est fermée l'hiver, mais on peut grimper son escalier pour mieux admirer les environs.

Et quels environs! Le lac Champlain à l'est! Le mont Whiteface à l'ouest! Et une mer de sommets des Adirondacks en direction sud!

Merci aux nuages pour leur contribution à cette photo! 

Le lac Champlain et le mont Mansfield vus de la tour. 

Notre spot à lunch incitait à la contemplation. 

Après avoir profité de la vue, on a profité de la descente. Il a fallu skier défensif jusqu'au site du chalet du gardien. Puis on a pu faire de la vitesse en redescendant l'Observer Trail. 

Ce n'est jamais idéal de descendre un sentier de randonnée. En gros skis Kom et e bottes en plastique, on a trouvé que celui-là se négociait plutôt bien. Presque partout, on a de l'espace de manoeuvre. Et par grands bouts on pouvait se laisser aller comme des bobeurs aux Olympiques. 

L'après-ski était pas mal non plus. On a fini la journée dans un agréable resto du centre-ville de Plattsburgh portant lui aussi un drôle de nom: le Twisted Carrot! Qui n'est nvraiment pas végétarien!

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Cette tour date de 1922! 

Les restes du chalet du gardien de la tour. 

Une vue sur le mont Whiteface. 

Fallait que je me fasse photographier avec la vedette locale. 

Un des bons bouts de la descente. 
Bonne adresse en plein centre-ville de Plattsburgh. 

01 mars 2026

Sur la colline Lafontaine à Saint-Jérôme


C'est l'histoire d'une drôle d'idée qui a drôlement bien tourné. Et d'une petite sortie qui en est devenue une grosse. 

L'idée, c'était de tenter ma chance sur la colline Lafontaine, au nord de Saint-Jérôme. En m'aventurant sur un terrain privé sans trop savoir ce que j'allais trouver. Par un jour de neige «croûtée-glacée» pratiquement impraticables! 

Mais ça fait des années que je suis intrigué par l'ancien monastère jésuite qui trône au sommet de cette colline. Chaque fois que je l'aperçois depuis l'autoroute 15, j'ai l'impression qu'un un vaisseau spatial vient d'atterrir dans les Laurentides! 

J'avais aussi vu des sentiers autour du monastère... sur Openskimap! Alors je me suis armé de mes plus gros skis pour aller jouer les Indiana Jones dans le boisé qui entoure le monastère déserté.

Je suis parti du parc Forget sur la 119e rue en prenant  un sentier bien battu par des marcheurs. Et j'ai tout de suite fait la découverte qui a transformé ma petite sortie en excursion de presque quatre heures: des traces de ski. 

Le sentier par où j'ai pris le bois n'étaitguère encourageant...


Puis j'ai vu mes premières traces de ski et j'ai été encouragé!

Le large sentier qui ceinture l'ancien monastère attire surtout des marcheurs. 

Ma première vue sur l'ancien monastère.

Ma théorie...

Au moins un bon skieur qui habite pas loin et qui écume la colline en courant les descentes. 

Chose certaine, j'en dois une à ce skieur qui est peut-être un skieuse. Ou plusieurs skieurs ou skieuses. 

J'ai passé une bonne partie de mon excursion à suivre ses traces qui s'écartaient souvent des sentiers que j'avais repérés sur Openskimap. Et c'est en remontant sa piste que j'ai fait mon meilleur ski et mes meilleurs descentes, même si je n'ai pas osé me lâcher dans les pentes les plus à pic en raison de l'état de la neige. 

Résultat: il m'a fallu une éternité pour faire le tour du monastère en fouinant à droite et à gauche au gré des opportunités. Et j'ai manqué de temps pour explorer quelques «spots de descente» qui me paraissaient prometteurs.

J'ai préféré ne pas trop m'approcher de l'ancien monastère d'où sortait un panache de fumée de système de chauffage. Même si j'ai rencontré un promeneur que pas mal de mondese promène souvent sur le terrain de l'ancien monastère sans que ça pose problème. 

Le «versant nord» de l'immense édifice.

Une des traces laissées par le skieur qui m'a servi de guide. 

Une descente que j'ai improvisée à travers bois

L'immense édifice a été inauguré en 1959... juste à temps pour 1) ne pas ressembler à l'idée qu'on se fait d'un monastère et 2) vite devenir un éléphant blanc avec la Révolution Tranquille et la chute de «l'empire catholique du Québec». 

Mon frisson historique de la journée: le cimetière jésuite qui se trouve au nord du monastère. Et plus précisément la pierre tombale sous laquelle gît le missionnaire jésuite Jean de Quen, qui été le premier Européens à voir le lac Saint-Jean en 1647... et qui est mort à Québec en 1659!

Une sacrée belle sortie en dépit malgré la neige vraiment pas catholique où je me suis démené comme un diable dès que ça montait un peu! 

Va falloir que je remette ça par une journée plus propice.  

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Le cimetière jésuite après ma visite. 

Ça allait bien dans ce bout-là.

Première fois que je vois pareille construction. 

Vestige du temps où l'ancien monastère abritait un centre de ressourcement. 

ici, je suivais plutôt la piste d'un raquetteur. 

Belle petite descente que j'ai dévalé plus qu'une fois! 

28 février 2026

La Bruce Jacks du nord

Ma sacrée curiosité m'a mené par le bout du nez jusqu'à la base de plein air L'Interval aujourd'hui. 

But de cette visite: partir à la découverte de la section la plus haut nord de la Bruce Jacks, la piste qui relie la base de plein air au réseau du club de plein air de Sainte-Agathe en passant par Sainte-Lucie-Laurentides. 

C'était une journée de drôle de neige qui donnait un avant-goût du printemps. Ça glissait bien sur le plat et dans les descentes. quand j'ai pris le départ vers midi, mais ça collait dans les montées. 

Il faut faire environ deux kilomètres sur les pistes 1-2-3 de l'Interval pour rallier l'extrémité nord de la Bruce Jacks. 

 C'est là que j'ai lunché, en compagnie du panneau nous rappelant que Bruce Jacks était un habitué de la Traversée des Laurentides dans les années 70 et 80. 

On était tout seul dans ce coin-là, moi pis mon nez pis ma curiosité. La photo de Bruce Jacks sur le panneau installé par le club de plein air de Sainte-Lucie est le seul visage que j'ai vu dans ma journée!


À partir de là, c'est moi qui ouvrait! 

Le seul skieur que j'ai vu dans ma journée, c'est Bruce Jacks! 

Les balises sont rares sur ce tronçon de la Bruce Jacks, mais les rubans de la TDL font le travail! 

Mon excursion sur la Bruce Jacks  commencé au ralenti. J'ouvrais la piste dans une bonne couche de neige lourde. Pas question de faire de la vitesse dans pareilles conditions! 

Le sentier monte tout de suite dans une belle colline d'où on a une vue sur le mont Kaaikop à travers des feuillus clairsemés. Puis on se met à descendre, Doucement, d'abord, en suivant la crête de la colline. Puis pas mal plus raide, dans un bout à pic où on perd très vite une quarantaine de mètres d'altitude. 

Cette descente-là m'a donné du mal dans la grosse neige lourde, mais il y a sûrement moyen d'avoir du fun dedans quand les conditions sont plus propices aux virages. 

J'ai fait à peu près deux kilomètres vers le sud sur la Bruce Jacks avant de rebrousser chemin à l'endroit où la piste croise le chemin des Hauteurs. Bien content de profiter de ma trace en revenant sur mes pas! 

Sûr que je vais repasser par là un des ces jours. Peut-être en me stationnant sur le chemin des Hauteurs pour arriver plus vite à la colline et sa grosse descente que je n'ai pas dévalé à mon goût. 

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Vue sur le mont Kaaikop.

Sur la crête de la colline.

Une partie de la grosse descente du côté sud de la colline. 

Mon terminus à la hauteur du chemin des Hauteurs. 

27 février 2026

Retour à la falaise Saint-Jacques


Le ski le plus sauvage sur l’île de Montréal se cache dans la falaise Saint-Jacques qu’il faut s’aventurer pour le trouver.  

Cet escarpement boisé situé en contrebas du quartier Notre-Dame-de-Grâce est sensé devenir un grand parc-nature à plus ou moins long terme... sauf que la nouvelle administration montréalaise vient d'annoncer qu'elle «tablettait» le projet pour le moment. Ce que je peux comprendre dans le contexte où la ville coure après l'argent.

En attendant, la falaise reste un Far West plein de vie humaine que j'ai eu du plaisir à traverser à ski cet après-midi. 

Ma dernière visite remontait à l'hiver dernier et j'ai été agréablement surpris par l'état du «sentier sauvage» qui serpentent à travers le bois d'un bout à l'autre de la falaise. 

Je l'ai pris par l'ouest en laissant ma voiture dans le stationnement de la Bande Verte sur le boulevard Sainte-Anne-de-Bellevue. Et j'ai d'abord été surpris de découvrir qu'il s'étendait jusqu'à l'extrémité ouest de la falaise 

Le sentier tel que je l'ai trouvé en le prenant par l'ouest. 

Avec toute cette neige, cet ébouli qui date de l'an dernier paraît presque skiable. 

Le «falaisosaure» créé par l'artiste unko tient toujours debout.  

De toute évidence, les résidents du coin qui entretiennent ce sentier ont travaillé fort au cours des derniers mois. Tout le sentier est bien dégagé d'un bout à l'autre de la falaise. Et avec toute la neige qui s'est accumulé à Montréal cet hiver, je l'ai trouvé agréable aujourd'hui. 

Oui. à quelques endroits, il faut se faufiler dans un tracé étroit ou éviter des roches. Mais dans l'ensemble, on parle d'un trois kilomètres étonnamment  «carrossables» en ski. 

Le mieux, c'est d'y aller toute de suite après une bordée. Pour un «territoire sauvage», la falaise attire pas mal de promeneurs qui tapent le sentier. 

Aujourd'hui, par exemple, deux jours après la dernière chute de neige, j'ai skié sur du «damé pas trop durci» tout à fait potable. 

J'avoue que j'aime bien le «développement citoyen» qui se poursuit depuis quelques années à la Falaise Saint-Jacques. 

L'extrémité est du sentier, à la hauteur de l'échangeur Turcot. 

La piste de la Bande Verte, qui longe la falaise, attire aussi des skieurs. 

Petite descente que j'ai terminé en évitant le saut contruit par des moins peureux que moi. 

Certains s'occupent des sentiers. D'autres revégétalisent des petits coins. D'autres encore bricolent des oeuvres d'art en plein bois. Et c'est toujours un plaisir de voir un arbre tombé à travers le sentier finir par se faire enlever de là par de mystérieux manieurs de scies! 

J'ai fait ma part il a quelques années en dégageant une descente propice au ski avec l'aide de mon père, pas loin du «Falaisosaure» construit pas un artiste dans le coin ouest de la qu'un artiste a façonné avec les restes d'une voiture dans l'ouest de la falaise. 

Bonne nouvelle: d'autres que moi ont enlevé les arbres tombés dans sa partie inférieure cet été. Et j'ai fait aujourd'hui un peu de travail dans sa partie supérieur en me disant qu'il fallait que je revienne avec ma petite scie! 

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La partie inférieure de «ma» descente est en grande forme... 

Et au sommet, ma «table à pique-nique» de fortune est toujours en place. 

En deux moits: bien dit! 

La falaise à la hauteur du chemin d'accès qui débouche sur la rue Saint-Jacques.

Une «nouveauté» à la falaise... en tout cas pour moi! 

26 février 2026

Le gros lot au mont Rigaud

Que la neige était belle cet après-midi autour du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes sur la colline de Rigaud.

J'en ai profité en viraillant pendant plus deux heures dans les sentiers qui serpentent en forêt autour du sanctuaire. 

D'habitude, quand je me pointe au sanctuaire, c'est pour grimper au sommet du mont Rigaud en suivant au trajet où ne fait pas du grand ski. La pente est trop douce au début... puis ça devient trop abrupt près du sommet. 

Cette fois, j'ai exploré les nombreux sentiers qui serpentent sur le flanc de la colline où est perché le sanctuaire et j'ai fait du ski plus captivant. 

La photo que je prends toujours au sanctuaire. 

Une descente qui a fini par me mener au cimetière de Rigaud. 

Ce sentier est souvent trop rocheux pour être skiable. Mais avec l'hiver qu'on a... 

La plupart des sentiers ont l'air d'avoir été taillés pour le vélo. Ils montent, descendent et multiplient les virages serrés où il faut se faufiler. 

Parfois, ça donne parfois des courts bouts très abrupts désagréables à monter ou à descendre. Mais plus souvent ça donne des «montagnes russes» où j'ai eu du fun à me faufiler sur mes gros skis Kom qui tournent comme des skis alpins. 

Un jour de semaine où c'est tranquille, tout de suite après une bordée, il y a moyen de s'amuser là-dedans.

J'avais aussi une option pour faire des virages dans la poudreuse: le large chemin qui monte au sommet du sanctuaire où il restait de la belle neige à tracer de chaque côté des traces de pas laissées par les promeneurs. 

Celle-là, je l'ai descendu quatre fois plutôt qu'une! En me disant que je devrais venir en profiter plus souvent!

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Une partie de la decente que j'ai dévalée quatre fois. 

Il y a une autre bonne petite descente au-delà ce portail.

Le genre de sentier de vélo où j'ai fait le plus clair de mon ski. 

Belle neige, belle lumière. 

Une des stations du chemin de croix près du cimetière. 

Il faisait grand soleil quand je suis arrivé vers 14h... 

Et le jour tombais quand je suis parti vers 17h.