20 janvier 2019

Tempête à la Pente à Neige

Moi m’aventurer sur l’autoroute en pleine tempête du siècle, j’ai de la misère avec ça… et c’est pour ça que je me suis ramassé à la Pente à Neige aujourd’hui, question de profiter un peu de l’incroyable quantité de neige qui tombait sur Montréal.

La Pente à Neige, c’est une mini station de ski alpin installée au parc Ignace-Bourget à Ville-Émard.

Déception : la pente desservie par le tapis magique n’a pas 10 mètres de dénivelé. Disons que c’est vraiment pour initier les très jeunes.   

Par contre, le parc à neige installé à côté a plus d’ampleur et fiston a pu s’amuser à son goût avec sa planche… même s’il devait remonter à pied après chacune de ses courtes descentes.
Mes gros skis de télémark convenaient mieux à l’environnement. 

Dans le parc à neige, je faisais trois ou quatre descentes pendant que fiston en faisait une seule et quand j’en ai eu assez, je suis parti exploré le reste de la «montagne» et faire une randonnée dans le parc avec ma blonde sur ses skis Hok.

Au total, la butte à glisser du parc Ignace-Bourget doit bien faire une trentaine de mètres de haut, et je me suis surtout amusé à dévaler son «versant sauvage», loin de la poignée d’apprentis skieurs qui «ridaient» le tapis magique.

Comme le vent avait créé des lames de neige et découvert des plaques de glace, c’était du vrai «backountry» sur ce côté de la butte ; mais je m’en suis tiré comme un grand...

Dix dollars la tête pour s’amuser dans un parc à neige où il faut remonter à pied, j’ai trouvé ça trop cher ; par contre, le «backcountry» est gratuit et il y a une yourte au pied de la butte où on peut se réchauffer.  

La Pente à Neige en est à son deuxième hiver. C’est pas mal comme concept, mais tout le potentiel de la «montagne» est loin d’être exploité. Je crois qu’il y a déjà eu un tire-fesse sur cette bute et c’est exactement ce que ça prendrait pour créer un vrai beau petit spot de ski urbain.  

18 janvier 2019

Jouer les Indiana Jones à la réserve Alfred-Kelly


Faire du ski à la réserve Alfred-Kelly, c’est toujours un peu la galère ; mais c’est aussi l’occasion de découvrir un trésor historique : un dédale de vielles pistes de ski qui sont des vestiges de l’âge d’or du ski de randonnée dans les Laurentides.

À l’époque, les collines qui se trouvent sur le territoire de la réserve formaient l’arrière-pays du village de Shawbridge, et la gare de Shawbridge était la porte d’entrée du ski dans les Laurentides. 
 
C’était au temps des «trains des neiges» remplis de skieurs. Beaucoup débarquaient à Shawbridge pour partir en randonnée ; d’autres montaient plus loin dans le nord puis redescendaient en ski jusqu’à Shawbridge avant de reprendre le train pour rentrer à Montréal.   

Shawbridge, c’était aussi le village où habitait Jackrabbit Johannsen quand il passait ses hivers à skier avec les membres du Laurentian Lodge Ski Club et du McGill Outoor Club. 

Ça explique pourquoi l’arrière-pays de Shawbridge est quadrillé de pistes de ski qui restent en partie praticables aujourd’hui.

Mais pour découvrir ces reliques historiques, il faut faire comme Indiana Jones et surmonter quelques difficultés. 
 
La principale est la tribu plus ou moins hostile qui hante les lieux : les raquetteurs. 

Officiellement, skieurs et raquetteurs sont sensés cohabiter pacifiquement dans la réserve. Des panneaux «respectons nos traces» prêchent la bonne nouvelle dans les sentiers partagés, et d’autres panneaux indiquent clairement aux raquetteurs d’éviter les pistes réservées aux skieurs. 
 
Mais bon, comme tous les raquetteurs ne maîtrisent pas le langage des panneaux de signalisation, il faut s’attendre à glisser dans leurs traces quand on skie à la réserve.
 
L’autre principale difficulté, c’est de savoir où donner de la spatule.

Bien sûr, on peut s’en tenir aux sentiers marqués pour le ski sur la carte officielle de la réserve ; mais comme le prouve la vieille carte ci-haut, ces pistes officielles ne sont que la pointe de l’iceberg.

Certains de ces «sentiers fantômes» sont clairement fermés à la circulation par des pancartes, d’autres semblent toujours accessibles, et d’autres encore mènent à l’extérieur de la réserve. 

Toutes ces pistes forment un dédale où on peut se mettre en quête de vestiges du passé sur des pistes comme la MOC, la Flight Delight la Whizzard et la Wilson-Nord…

Autre aventure possible : se rendre à l’époustouflant point de vue qui se trouve à l’extrémité sud de la réserve. 

Il faut monter (et éventuellement descendre) un sommet très abrupt pour pousser jusque-là, mais ça vaut la peine : le point de vue qu'on a depuis ce belvédère naturel compte parmi les plus beaux dans les Laurentides. 

Bien sûr, on pourrait aussi abandonner la réserve Alfred-Kelly aux raquetteurs. Mais ce serait dommage parce que ces pistes font partie de l’histoire du ski dans les Laurentides.

La Whizzard, la MOC et les autres pistes de ski du secteur ont souvent vu passer souvent Jackrabbit Johanssen. Alors aussi bien s'arranger pour qu'elles voient passer un skieur moderne de temps à autre! 

12 janvier 2019

Skier sur la Colline


Quand il fait très froid, un gars peut avoir le goût de faire une courte randonnée sans trop s’éloigner de la civilisation. 
 
C’est le genre de sortie que j’ai fait aujourd’hui en partant à la découverte de la piste La Colline, tout juste au sud-est de Mont-Rolland. 

Armé de ma carte des sentiers de Plein Air Sainte-Adèle, je suis parti du stationnement du mont Durocher et j’ai pris la piste Élan en direction sud pour rejoindre la Colline en passant par la Fortier. 

C’est un peu le bordel sur le premier kilomètre de ce trajet, et à par endroit je ne savais plus trop où donner de la spatule. La piste Élan passe dans des ravins peu agréables à skier en partageant le tracé d’une piste de raquette. Ensuite, on se retrouve sur la Fortier et il faut traverser un petit lac puis une rue avant de longer un ruisseau et trouver l’entrée de la piste la Colline. 

On est alors au pied d’une colline où monte un large sentier qui a l’air d’être fréquenté par des motoneiges. Comme une flèche bleue nous l’indique, la piste de ski monte à gauche en louvoyant dans les bois. 

Mes problèmes de navigation ont cessé à partir de moment-là. Bien signalé par des balises vertes, la Colline est relativement  facile à suivre pendant qu’elle monte dans la colline à qui elle doit sûrement son nom, bien qu'elle croise quelques sentiers informels.

Toutefois, ça paraît qu’on est tout près de la «civilisation». En la parcourant, j’ai skié dans des traces de raquettes, des traces de motoneiges, des traces de quatre-roues… et aussi à l’occasion dans de la neige vierge et dans des traces de ski !

J'ai aussi passé à proximité de «salle de conférence pour bonhommes de neige» qui m'a intriguée...

J’ai suivi la Colline jusqu’à une intersection où elle se sépare en deux. Rendu là, j’aurais pu prendre la direction de la station de ski du mont Olympia ou descendre vers la Whizzard-Sud ; mais comme ses deux bouts de sentiers sont en pointillés sur la carte de Plein Air Sainte-Adèle, j’ai préféré rebrousser chemin à cet endroit. 

J’ai toutefois rencontré un duo de skieurs qui arrivaient du mont Olympia sur des gros skis hors-piste. Donc, il semble que ce trajet reste praticable. 

J’ai vécu mon meilleur moment de la journée en redescendant les 500 derniers mètres de la piste Colline. En louvoyant dans les bois le sentier forme une descente peu abrupte mais sinueuse qui a fait mon bonheur en cette petite journée. Alors je l’ai dévalé trois fois plutôt qu’une !

On s’entend : je n’ai pas fait du grand ski et je ne suis pas tombé en amour avec ce secteur ; mais je vais sûrement revenir m’amuser dans cette descente avec mon fils sur ses ski Hok. 

10 janvier 2019

La Blanche était blanche

Après deux randonnées sur la montagne Blanche, je commence à connaître un peu mieux cet énorme parc d’amusement pour skieurs.

Située dans l’arrière-pays de Val-des-Lacs, la Blanche est d’accès relativement facile à partir du point d’accès du sentier Intercentre qui se trouve sur le chemin du lac du Rocher. À partir de là, on n’a qu’à parcourir un petit 3 km pour se retrouver au pied de cette montagne qui culmine à 883 mètres d’altitude. 

La montagne était à son meilleur aujourd’hui. Grâce à toute la neige tombée cette semaine, il y avait beaucoup de poudreuse pour s’amuser en bordure des pistes et dans les bois ; et avec le passage d’un nombre surprenants de skieurs pour un jeudi, les sentiers étaient déjà bien damés et rapides. 


Lors de ma première visite à la montagne Blanche, je m’étais «contenté» de me rendre au sommet par le sentier «Montagne Blanche» et d’ensuite rentrer en revenant sur mes pas. 

Cette fois-ci, guidé par un habitué de la place, j’ai plutôt fait une boucle de 12 km qui s’est déroulé en quatre étapes. 

Étape 1 : l’ascension presque complète de la montagne par le sentier «Montagne Blanche». 

Ç’a été l’occasion de tester ma dernière acquisition : des demi-peaux d’ascension qui m’ont beaucoup aidé quand j’ai enfin décidé de les mettre à mi-montagne. On parle en effet d’une montée des ligues majeures. Pour se rendre le sommet, il faut grimper à peu près 250 mètres en seulement 1,5 km.  

Étape 2 : une expérience de télémark sauvage sur le versant nord de la montagne.

C’est là que mon guide à gagner son salaire de bénévole. Un peu avant le sommet, pas tellement loin après l’entrée du sentier La Traverse, il nous a fait bifurquer dans le bois et on a découvert ceci… 

C’est une des «descentes plus ou moins secrètes» que cache la montagne Blanche. 

C’était beau et on avait de la poudreuse jusqu’à mi-mollet. Mais c’était aussi pas mal incliné et plus rapide que je ne l’anticipais. Alors j’ai fait une descente un peu moins élégante que je l’espérais. 

Il faut vraiment que je travaille mon ski dans la grosse poudreuse, comme le prouve cette série de photos...

Étape 3 : une halte au refuge du lac à l’Appel. 

Je n’avais jamais visité ce refuge très bien situé au bord du lac qui lui donne son nom. Le coin est magnifique, mais on n’est pas resté longtemps dehors pour l’admirer. 

Le vent soufflait fort sur le lac et on est vite rentré manger un morceau avec un groupe de skieurs qu’on avait croisé en grimpant dans la montagne. 


Étape 4 : le retour vers le point de départ. 

Niveau «plaisir de skier», c’est cette étape que j’ai préférée. En revenant du refuge du lac à l’Appel, on a droit à plusieurs courtes descentes rapides et sinueuses où je me suis beaucoup amusé. 

Quelle plaisir d'attaquer ce genre de pentes sur des skis qui nous permettent d'oublier la technique du chasse-neige. Mes skis Kom, sont courts et lents sur plat, mais parfaits pour se faufiler parmi les creux et les courbes en descente. 

Le fun que j’ai eu à ce moment-là m’a fait un peu regretter de ne pas avoir skier le sentier Montagne Blanche au grand complet. 

Après le sommet, ce sentier nous entraîne dans une très longue descente que j’ai très hâte d’essayer pour la première fois. 

Bonne raison pour bientôt retourner à la montagne Blanche ! 

09 janvier 2019

La Whizzard du sud


Si je comprends bien les vieilles cartes de ski que j’ai ici, à la belle époque, la piste Whizzard reliait Shawbridge à Val-Morin en passant par Sainte-Adèle. 
 
C’est sur un tronçon de cette vieille piste que j’ai fait ma randonnée d’aujourd’hui, en partant d’un point d’accès situé tout en haut du chemin des Hauteurs, juste à côté du mont Olympia, à Piedmont. 

À cet endroit, on peut prendre la Whizzard en direction sud jusque sur le territoire de la Réserve Alfred-Kelly… à condition de bien vouloir cohabiter avec les raquetteurs puisque cette vénérable piste de ski est maintenant un sentier partagé. 

C’est un point de départ exigeant : le sentier commence par une longue montée abrupte qui nous mène au sommet d’une piste de ski alpin du mont Olympia. 

Ensuite, la Whizzard s’enfonce dans le massif sauvage qui se trouve derrière la station en perdant peu à peu de l’altitude. 

J’ai longtemps skié dans des traces de raquetteurs aujourd’hui… puis j’ai fini par frapper le gros lot un peu après avoir pénétré le territoire de la réserve Alfred-Kelly : une longue section complètement vierge où j’ai pu quelques beaux virages dans des descentes faciles.

Ça m’a permis de faire excellent ski jusqu’à l’étang à castor qui se trouve à peu près au milieu de la réserve Alfred-Kelly. C’est là que j’ai rebroussé chemin après avoir jasé avec un couple qui de skieurs qui passaient pas là.  

J’ai bien choisi ma journée pour visiter les lieux, un jour de semaine, après une tempête de neige. 

D’après ce qu’on m’ont dit des habitués, les raquetteurs sont nombreux sur le territoire de la réserve et les panneaux «Respectons nos traces» ne les empêchent pas de vite gâcher les conditions de ski. 

Voilà donc une destination à visiter tout de suite après une bonne bordé, question de devancer nos amis en raquettes.