18 avril 2026

La casquette à Pitou


Pitou Deschênes, c’était un de mes oncles. Le mari d’une soeur à mon père. Le père des mes cousins Onil et Roy. Un gars de Sacré-Coeur-sur-le-Fjord où c’était le jour de ses funérailles.

Le salon. La messe. Le lunch avec la famille. C’est comme ça que ma journée a commencé.

Une belle journée ensoleillée d’avril. Que j’ai fini en amenant une vieille casquette à Pitou faire du ski de printemps.

Mon oncle Pitou n’était pas un skieur. Un chasseur et un pêcheur qui connaissait bien mieux que moi le territoire autour de son village.

Mais avec sa casquette pour me guider, j’ai trouvé un bien beau terrain de jeu pour skieur dans une colline que j’avais repéré sur Google Maps.

En partant du motel Local, le Coronet. En prenant le champ par un sentier de motoneige fermée pour la saison. En prenant une soixantaine de mètres d’altitude par le chemin d’accès à une tour de communication.

Ce chemin-là aurait suffi à faire mon bonheur. Il forme une belle descente au creux d’un ravin.


Mais ma colline cachait d’autres attraits. Des sentiers agréables à skier. Quelques belles petites pentes. Un versant dénudé où la vue porte loin. Trois grosses pierres transformé en sculpture par un artiste travaillant à la pelle mécanique.

«C’est la tite montagne chez monsieur Alexis Gravel», m’a dit mon père à mon retour à la civilisation.

Ça c’était au temps où mon père habitait encore chez ses parents, à quelques kilomètres de la colline.

De nos jours, la colline appartient aux propriétaires du ranch Instinct Nomade qui se trouve au pied.

«C'est gentil de nous dire que vous êtes passé, il serait cependant préférable de demander avant de venir ne serait-ce que pour des raisons d'assurance», m’a écrit l’un d’eux quand je lui ai raconté mon incursion.

Je le comprends. Mais j’ai comprends aussi la casquette à Pitou de m’avoir mené sur la tite montagne chez Émile Gravel. 








17 avril 2026

Un pirate au Massif


Je suis parti de Montréal à 9h ce matin... et à 13h30 j'étais sur mes skis dans un autre monde.

Un monde blanc. Au Massif dans Charlevoix. 

La saison de ski a pris fin la fin de semaine dernière au Massif et au centre de ski de fond du Sentier des Caps. Mais clairement pas pour cause de manque de neige! 

J'en ai trouvé en masse cet après-midi, et j'en ai profité en piratant des sentiers. Au grand soleil, et à 15 degrés Celsius! 

J'avais un plan en débarquant dans l'immense stationnement désert de la station de ski: rallier le sommet de la montagne à Ligori en suivant le sentier de randonnée Le Lugeron. 

Sauf que la glisse était pénible dans ce sentier devenu chaotique et molasse sous l'effet du printemps. Alors j'ai plutôt passé le plus clair de ma journée dans des pistes de ski de fond fermés à profiter du «vieux damé juste assez ramolli par la chaleur». 

Les conditions étaient ordinaires sur le sentier Le Lugeron, mais...

C'est un joli sentier très intime.

Un des sentiers de ski de fond fermé que j'ai emprunté. 

La glisse était très bonne sur le vieux damé à la machine. 

Depuis le sommet de la montagne à Ligori, j'ai fait une courte incursion sur la poste de luge qui part de là et descend jusqu'au pied de la station de ski. En faisant un descente tranquille et en découvrant une vue extraordinaire sur le fleuve et l'île aux Coudres.

C'est toujours étrange de visiter une station de ski alpin après sa fermeture au printemps. C'est désert plutôt que surpeuplé. Tranquille plutôt qu'animé.  

Je me suis senti «seul au monde» à peu près toute la journée... mais j'ai fini par rencontrer un sympathique planchiste au somment d'une pente de ski alpin. 

J'ai partagé avec lui mon meilleur moment de ma journée en faisant quelques belles descentes au grand soleil et sur une neige printanière parfaite.  

 De la neige qui aurait mérité d'accueillir des skieurs pour au moins une autre fin de semaine! 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap.  

Le refuge au sommet de la montagne à Ligori.

La vue sur la piste de Luge valait le détour.

Vue sur le fleuve et l'île aux Coudres.

Encore le fleuve et l"île aux Coudres.

12 avril 2026

Envoye en bas à Vallée Bleue

 

Même s'il n'y avait presque pas de soleil, j'ai eu bien du mal à partir de Vallée Bleue en fin d'après-midi. Ce genre de descente, on veut toujours en faire une autre dernière! 

07 avril 2026

Le joyau de Val-David

J'ai eu le secteur Dufresne du parc régional Val-David-Val-Morin presque pour moi tout seul aujourd'hui. 

C'était une drôle de journée d'opération pour le parc. Printemps et conditions glacées obligent, les sentiers qui étaient ouverts aujourd'hui avaient été seulement lissés à la machine plutôt que creusés de sillons. 

De quoi décourager bien des skieurs de fond... Mais moi j'en ai profité pour faire une réjouissante virée en gros skis nordiques dans un parc où je n'avais mis les skis depuis longtemps. 

Cette visite printanière m'a rappelé pourquoi le parc régional trône au sommet de mon palmarès des centres de ski de fond des Laurentides. 

Côté secteur Dufresne, à Val-David, le très beau chalet Anne-Piché accueille les randonneurs à deux pas du coeur du village. 

De ce point de départ, on a accès à tout un éventail de pistes riches en attractions. 

Mes préférés d'entre toutes: les nombreuses très longues descentes intermédiaires qu'on trouve un peu partout sur ce réseau. Des descentes où on peut faire de vitesse en étroit ski de fond... et que j'ai beaucoup de plaisir à dévaler à coup de télémark sur mes gros skis. 

 

J'ai passé la journée à courir les pentes raides. 
Mes S-Bound au relais Maple Leaf.

Les petits relais essaimés le long des pistes font aussi partie des gros atouts du parc. Tout comme les nombreux sommets qui ajoutent du relief et de la beauté au paysage. 

Tout près du chalet Anne-Piché, le mont King et le mont Condor sont à ne pas manquer. Les pistes de ski qui courent sur leurs flancs comptent parmi mes favorites dans le parc. 

C'est dans ce coin-là que j'ai eu le plus de fun aujourd'hui, à courir les descentes en gros skis. 

Plus loin au nord, le secteur des monts Plante et Césaire a aussi son charme. J'ai déjà frôlé la crise cardiaque en grimpant la terrible montée qui passe entre les deux collines... La fois où j'ai ensuite rattrapé une skieuse qui avait fait la même montée EN TIRANT UN TRAINEAU POUR ENFANT!

Une de des fois que je ne me lasse pas de raconter!  

CLIQUEZ ICI pour voir le parc sur Openskimap.  


Une vue que je n'avais pas vue depuis longtemps.

Bonne descente sur la Maple Leaf.

Bonne surface printanière. 

Val-David vu du mont Condor Ouest. 

04 avril 2026

Première d'avril


Est-ce que je vais réussir à faire une demi-douzaine sorties de ski au mois d'avril? 

C'est mon objectif, en tout cas. Et j'ai parti le bal aujourd'hui en enchaînant les descentes et les virages au mont Gleason à Tingwick.

Les pistes étaient dures et rapides en début de journée. Mais autour de midi, le mercure au-dessus de zéro a réussi à ramollir la neige et à me faire attraper la fièvre du ski de printemps.

Comme bien des skieurs, j'aime par-dessus tout la poudreuse. Mais le «sorbet printanier» compte aussi parmi mes variétés de neige favorite.  

Le mont Gleason tenait son «Splash!» en début d'après-midi et j'ai vu plusieurs jeunes et moins jeunes s'essayer au ski nautique. 

Je ne me vois pas faire ça un jour, mais c'était beau à voir! 

C'était la fête aujourd'hui au mont Gleason... 

Mais c'était quand même tranquille sur les pistes. 

La montagne est devenue un îlot blanc entouré de vert!