06 février 2026

Une chasse aux virages à Mascouche

 

Même quand ils sont profonds, les ravins de rivière ne sont guère propices au skis. Du moins selon mon expérience

Le terrain est toujours trop accidenté. La pente un peut trop courte et raide. Les arbres tombés trop nombreux. Les sentiers trop tortueux. 

Tout ça s'applique au ravin de la rivière Mascouche. Mais on peut quand même faire des descentes et des virages au bord de cette rivière dans le bout du (bien mal nommé!) parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche

Pour trouver de la pente dans ce parc-là, il faut se filer vers son extrémité nord, là où la rivière exécute deux gros virages en épingle avant de tourner une dernière fois vers le nord. 

 C'est le genre d'endroits où je vais en gros skis Kom et en bottes Scrapa T4 en plastique. Du matériel passe-partout avec lequel je peux me lâcher dans n'importe quoi sans trop risquer de me casser la figure. 

Une de mes bonnes lignes de la journée. 

Traces en tous genres sur la rivière gelée.

Court moment de ski hors-piste. 

C'est ce que j'ai fais cet après-midi, me lâcher dans n'importe quoi sur mes gros skis. 

Dans des sentiers en pente raide damés durcis où ça allait vite. Dans d'étroits sentiers de marche ou de vélo serpentant au gré du relief. Et en hors-piste, en louvoyant entre les arbres, quand je trouvais du terrain propice. 

Le dénivelé du ravin de la rivière atteint 30 mètres à certains endroits, mais on  descend rarement plus de 15-20 secondes avant de se retrouver au bord de la rivière et d'être forcé de remonter. Et il faut rester vigilant parce qu'il y pas mal d'obstacles au sol. 

J'ai fait meilleure descente de la journée dans la «tête» du virage en épingle le plus à l'ouest. C'est celle du vidéo plus haut! 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap.

Certains sentiers du parc sont surfacés pour la marche et le vélo.

Une des pentes raides où j'ai fait de la vitesse. 

Quand on descend, après il faut monter...

Un bout chaotique du bord de la rivière.

Cette initiative citoyenne a l'air de porter fruit. 

J'ai pris une plonge dans cette celle-là.

Cette descente-là commence comme ça...

Et elle finit comme ça! 

Un autre quinze secondes d'agrément.

Et une dernière parce j'aime mon virage! 

03 février 2026

Sur la montagne Brûlée

Je ne sais pas trop ce que je devrais vous dire sur le sentier qui m'a mené au somment de la montagne Brûlée à Saints-Martyrs-Canadiens dans les Appalaches. 

Je l'ai repéré en furetant sur Openskimap où il prend la forme d'une ligne pointillée qui part de la rue de L'Anse et monte dans le flanc ouest de la montagne. 

Je l'ai trouvé bien battu par des marcheurs mais quand même agréable à arpenter sur mes gros skis Kom. 

Et il m'a mené à un sommet spectaculaire en me faisant gagner environ 130 mètres d'altitude en un peu moins de deux kilomètres. 

Mais je me demande encore si j'avais d'affaire à l'emprunter vu qu'il ne comporte aucune signalisation et qu'il passe directement devant un refuge un forêt qui doit appartenir à quelqu'un et se trouver sur un terrain privé.  

Rare cas de propriétaire tolérant? En tout cas, je n'ai pas vu de panneaux «Terrain Privé» ou «Défense de Passer»... 

Le sentier tel que je l'ai trouvé en ce mardi après-midi.

Le seul panneau de signalisation se trouvait à une jonction. 

Le lac Nicolet vue du sommet. 

Après une rude montée où j'ai employé plusieurs techniques, y compris retirer mes skis pour franchir le dernier bout très à pic avant le sommet, j'ai été bien récompensé par une vue splendide sur le lac Nicolet et ses environs. 

On est à 550 mètres d'altitude au sommet de la montagne Brulée. Et comme ce sommet est en bonne partie dégagée, on voit bien vers le nord et vers l'est.  

Ma redescente ne m'a pas spécialement charmé. J'ai fait la première partie à travers bois, dans une zone de grands feuillus que j'ai trouvée trop courte.  Puis j'ai repris le sentier où j'ai surtout descendu sur la défensive avant de faire quelques bons virages dans 200 derniers mètres du sentier. 

Je ne sais pas si je vais retourner un jour sur cette montagne. Mais j'aimerais bien savoir à quoi m'en tenir à propos du sentier que j'ai emprunté. Alors si vous avez de l'info... 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap.

Le sommet du mont Ham entre deux conifères.

On voit mieux la vue quand je ne suis pas dans la photo! 

Le meilleur moment de ma descente à travers bois près du sommet.
 
La cabane par où passe le sentier. 

Le meilleur moment de ma descente en sentier.

02 février 2026

Chez mon ami JS!

Avoir un sentier de ski de fond entretenu juste derrière la maison, c'est un rare privilège.

J'ai rendu visite à un gars qui profite de cette chance-là: mon vieil ami Jean-Sébastien qui habite une maison qu'il a construit en pleine forêt à Saint-Camille.

Un de ces voisins trace une boucle de sept kilomètres qui courent derrière plusieurs maisons du chemin Durand. 

C'est un lien qui favorise le bon voisinage et permet à JS de sortit faire une heure de ski pendant ses journées de travail. 

Ça fait longtemps que JS et moi travaillons ensemble. Par contre, c'était la première fois qu'on skiait ensemble. 

Je vais essayer de faire en sorte que ce ne soit pas la dernière!

Beau travail d'entretien.

La boucle traverse aussi une réserve naturelle. 

J'ai laissé des traces devant la maison à JS!

En gros skis, j'ai tenté ma chance dans les sentiers de raquette à JS...

Et ça m'a valu deux photos d'action!

01 février 2026

Du ski de bord de rivière à Ulverton


On a fait du ski de bord de rivière cet après-midi. Au grand soleil. Sous le ciel bleu. Et les skis dans une belle grosse couche de poudreuse. 

Ça tombait bien puisqu'on visitait un endroit propice à la contemplation: le petit réseau de sentiers du Moulin à laine d'Ulverton dans le nord des Cantons de l'Est.

Ce moulin/musée est fermé en hiver. Mais j'ai vu sur son site que ses sentiers sont accessibles à l'année moyennant un petit 5$ par personne qu'on peut payer sur le web. 

Le stationnement n'était pas déneigé. On s'est garé au bord du chemin, dans la zone où c'est permis. Les sentiers étaient vierges de traces. On les a ouverts sur nos gros skis passe-partout. 

L'endroit ne doit pas voir passer beaucoup de skieurs. Mais on fait une randonnée agréable dans les sentiers qui suivent les méandres de la rivière Ulverton. 

On a traversé plusieurs passerelles. Fait quelques petites descentes dans le ravin de la rivière. Poussé jusqu'au site d'une ancienne halte routière en suivant un chemin abandonné. Et on a surtout profité du soleil et de la beauté des lieux pour prendre beaucoup de photos. 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap. Et notez que la carte des sentiers du site est disponible sur l'appli Avenza Maps. 

Le moulin voisine un très beau pont couvert.
Cette jolie passerelle suspendue enjambe la rivière Ulverton.

Ma blonde avait choisi le look capuche. 

Beau temps pour faire de la photo. 

Un des rares moments où ma blonde tapait le chemin.

Cette passerelle suspendue a résisté à l'épreuve de mon poids. 

Sur un ancien chemin près de la halte routière. 

Près de l'ancienne halte routière, on a croisé quelques raquetteurs. 

Le chaperon rouge du ski. 

La lumière avait commencé à baisser quand on est sorti du bois. 

En un mot: wow! 

31 janvier 2026

Dans l'arrière-pays de Shawbridge


L'arrière-pays de Shawbridge ne doit pas attirer beaucoup de puristes du ski de fond hors-piste.

C'est dommage. Ce coin-là a joué un rôle majeur dans l'histoire du ski dans les Laurentides. Et il est toujours sillonné de pistes avec des noms qui évoquent la première belle époque du ski de randonnée dans les Laurentides: la MOC, la Whizzard, la Johanssen, la Flight's Delight... 

Pendant longtemps, Jackrabbit Johannsen a habité Shawbridge où il skiait avec les membres du Laurentian Lodge Ski Club et du McGill Outoor Club. Ce qui explique pourquoi l’arrière-pays de Shawbridge est si riche en sentiers historiques. 

De nos jours, certaines sections de ces pistes sont décorées de balises modernes parce qu'elles se trouvent sur le territoire de la réserve Alfred-Kelly ou de la réserve du parc des Falaises. Mais d'autres n'ont plus d'existence officielle bien qu'on y croise toujours de vieilles balises artisanales. 

Tous ces sentiers-là sont partagés et surtout fréquentés par des marcheurs et des raquetteurs. Mais il y a encore moyen de faire du bon ski dans le coin si on est prêt à faire des grands bouts de «ski de tranchée» dans une trace battue par des randonneurs sans ski. 

Quand je vais faire mon tour, je sors mes gros skis Kom passe-partout. Et je pars toujours du point d'accès au par des Falaises situé au bout de la rue samuel à Prévost. 

De là, le sentier le sentier Sarracénie, une bretelle d'accès nous amène vite au coeur du dédale de pistes l'arrière-pays de Shawbridge.

Après un bout sur la Flight's Delight, il faut bifurquer sur la 6X en direction sud pour prendre de l'altitude et rallier le territoire de la Réserve Alfred-Kelly. 

Dans un sentier partagé, on fait souvent du ski de tranchée. 

Un bout de la Wilson-Nord

Belle vue sur la vallée de la rivière du Nord.

J'ai fait le plus clair de mon ski sur le territoire aujourd'hui, notamment parce que je voulais aller me rincer l'oeil au sommet des falaises qui surplombent la vallée de la rivière du nord. 

Par contre, j'ai fait du bien meilleur ski à l'est de la Réserve et de la ligne électrique qui traverse le secteur en faisant de la chasse aux descentes. 

J'en ai fait deux belles sur la 6X en redescendant la colline au pied de laquelle passe la vieille Flight's Delight. Puis une autre dans une piste à l'abandon que je fréquente depuis longtemps. 

Ça fait partie du charme de l'arrière-pays de Shawbridge: bien des sentiers du secteur ne figurent sur les cartes officielles ou même Openskimap.

C'est le cas de ma découverte de la journée. Une descente où j'ai rencontré deux sympatiques skieurs locaux à qui j'ai promis de ne pas trop parler de leur descente. Alors je m'arrête ici! 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap. 

Avoir eu un tournevis, j'aurais déplacé la flèche bleue. 

Beau coin pour faire la chasse aux vieilles valises. 

La MOC doit son nom au McGill Outing Club.

La balise la plus maganée que j'ai croisée. 

Mes traces et celles des deus skieurs locaux que j'ai rencontrés.