02 février 2023

Une virée au club de ski de fond de Rougemont

Même si je n'y avais pas mis les skis depuis des lustres, j'ai trouvé le club de ski de fond et de raquette de Rougemont à peu près tel que je l'ai toujours connu aujourd'hui. 

Le club est toujours situé sur la ferme des McArthur sur le rang de la Montagne. Il a toujours un enclos à bovins bien rempli comme plus proche voisin. Et son réseau de sentiers a toujours les mêmes grandes forces et les mêmes petites faiblesses.

Le principal atout de ce réseau-là, c'est son emplacement. À part une petite boucle tracée dans le verger de la ferme, tous les sentiers du club courent au flanc du mont Rougemont. Résultat: on est presque toujours en train de monter ou descendre dans ces sentiers-là. Et a on rarement le temps de s'ennuyer. 

Cette médaille-là a un revers: en raison de leur relief, les sentiers du club ne conviennent guère aux débutants. Certaines descentes sont très corsées, surtout sur le sentier 1. 

Le chalet du club et ses voisins bovins.

De loin ma meilleure photo fermière en carrière.

Dès qu'on quitte le verger des McArthur, on est avalé par une fantastique décor forestier. Même par une journée grise aujourd'hui, le charme opérait à fond. C'est simple: tout le mont Rougemont est un joyau de la Montérégie et c'est une chance que le club de ski de fond nous donne accès à un coin de la montagne. Gros merci aux propriétaires qui nous laissent skier chez eux.

Avertissement toutefois: il ne faut pas se pointer là en espérant trouver des pistes entretenues comme un site de compétition olympique. On parle d'un club tenu à bout de bras par des bénévoles qui font tout ce qu'ils peuvent dans la mesure de leurs moyens et de leurs disponibilités. 

Les pistes étaient très belles aujourd'hui. Mais comme l'entretien est fait avec de l'équipement léger, il ne faut pas espérer des miracles les jours où les conditions sont plus problématiques. 

Le bon plan, c'est de visiter l'endroit quand les conditions sont bonnes. Et aussi de consulter la page Facebook du club pour s'assurer que les sentiers sont ouverts et en bon état. 

Aujourd'hui, on skiait sur du damé adouci par une couche de poudreuse.
J'ai aussi profité de ma visite pour tenter une nouvelle expérience: profiter des sentiers sur mes skis Kom bien trop larges pour les sillons laissés par l'engin d'entretien du club. 

C'est faisable parce que toutes les pistes de ski du club sont aussi accessibles en raquette. La cohabitation a l'air de bien se passer. À côté des sillons tracés mécaniquement, les raquetteurs ont leur couloir qu'on peut aussi emprunter en gros skis. 

J'ai fait une belle randonnée que j'ai pimentée en skiant les quatre courts sentiers de raquette qui complètent le réseau. Ça aussi c'est permis. Et c'est dans ces sentiers-là que j'ai fait mon meilleur ski aujourd'hui. 

Celui qui nous amène à 220 mètres d'altitude en passant par un petit sommet vaut à lui seul le prix d'admission. J'ai fait deux bonnes descentes du côté sud-est de ce sommet en faisant des virages à côté de la trace laissée par les raquetteurs. 

Le reste, mes photos le racontent toutes seules... 

J'ai trouvé de la belle neige le long du sentier qui passe par un sommet.

La vue sur la plaine à partir du sommet où passe le sentier de raquette...

Et la vue du vrai sommet du mont Rougemont.
Ça c'est un sentier de raquette où on a de l'espace pour manoeuvrer.

Il y a aussi une bonne descente à faire dans le sentier de raquette qui relie la boucle 3 à la piste 1.

01 février 2023

En ski de fond au mont Vidéo

Le 26 décembre dernier, mon ami Dominique Lambert était au mont Vidéo en Abitibi pour faire du ski de fond. Voilà le compte-rendu de sa visite...
 
COLLABORATION SPÉCIALE DOMINIQUE LAMBERT
 
Où s'arrêter pour se dégourdir les jambes quand on traverse l'Abitibi pour rallier le nord de l'Ontario?  
 
Aiguillé par une publication Facebook, j'ai choisi d'aller essayer le ski de fond au mont Vidéo.
 
Je connaissais la station pour y avoir fait du ski alpin et de la raquette en hiver, ainsi que du camping en été. Mais son sentier de ski de fond n'avait jamais vu mes skis.
 
Le mot «sentier» ne s'applique pas tout à fait C'est plutôt une large piste d’anciennes routes forestières et minières qu'on a raccordé pour former une boucle de 7,5 kilomètres autour de la montagne où se trouve la station de ski alpin.  
 
L'accès à cette boucle tracée pour le classique et le pas de patin ne coûte que 2,50$ et on peut la parcourir dans le sens de notre choix. Pour ma part, j’ai choisi le sens antihoraire afin de «rouler à droite» en suivant les sillons tracés pour le style classique.  
 
Le point d'accès au sentier est localisé à environ 150 mètres, avant d’arriver au village alpin. De ce point, j’ai emprunté le tout nouveau tracé, qui n’avait pas encore été officiellement inauguré. Il contourne, par le nord, le village alpin et suit une partie d'une ancienne piste d’atterrissage. 
 
Le point de départ de la grande boucle.

Une belle ligne droite dans le secteur de l'ancien aéroport.

Cette nouvelle bretelle rejoint la boucle ceinturant la montagne à la base du vieux T-Bar qui desservait autrefois un versant abandonné de la station de ski alpin.
 
Je suis parti pour faire le grand tour... mais en chemin je me suis fait jouer un tour par un autre nouveau sentier qui ne figurait pas sur la carte et qui m’a ramené à la base du vieux T-Bar via l’ancienne piste d’atterrissage.
 
Ma deuxième tentative a été la bonne: cette fois, j'ai bel et bien suivi le trajet qui fait le tour de la montagne.
 
Le paysage est loin d’être ennuyeux sur ce parcours. En cours de route, on peut observer  des installations de course dans la boue, deux lacs, un grand marais, une grande coulée, des zones de coupe forestière en damier, ainsi qu’une mine de lithium en opération. Puis on termine la boucle en traversant un terrain de camping. 
 

Le T-Bar désaffecté de la station de ski compte parmi les attractions qu'on a l'occasion de voir.

Un peu de ski alpin ?

Le mont Vidéo est surtout connu pour ses pistes de ski alpin. C'est là que j'ai achevé de me dégourdir les jambes en faisant des descentes. 
 
Avec ses 107 mètres de dénivelé, cette station est d'envergure modeste.  Mais elle cache quelques secrets qui font qu’on peut y passer toute  journée sans s'ennuyer. 
 
J'apprécie apprécie particulièrement son vaste réseau de sous-bois touffus, la piste étroite «style sentier» près sommet et la texture très douce des pistes damées et le pittoresque village alpin qui se déploie au pied des pentes.  
 
Conclusion: bel endroit pour passer un journée d'hiver... ou couper en deux un long trajet en auto! 
 
Une partie du village alpin au pieds des pentes de la station de ski.  

29 janvier 2023

Taper dans le mille


 Salut moi-même,

Juste une petite note pour que tu te rappelles la fantastique «journée de poudreuse» que tu as eu la chance de savourer aujourd'hui à la station du mont Rigaud. 

Oui, il ventait trop fort pour que la neige s'accumule dans les pistes pendant une bonne partie de la journée. Mais en après-midi et le soir, quand le vent s'est calmé, la tempête s'est mise à remplir le pistes et toi tu t'es mis à avoir beaucoup de fun. 

Je prends le temps de t'écrire ça parce que tu dis souvent que tu es trop stupide et/ou malchanceux pour réussir à skier au bon moment pour vivre ce genre de journée. 

Cette fois, en tout cas, tu as tapé dans le mille. 

28 janvier 2023

En ski à Frelighsburg

Comme Arsène Lupin était gentleman-cambrioleur, je m'efforce d'être gentleman-skieur cet hiver. Le samedi, jour de sortie avec ma blonde. 

En gros, ça veut dire trouver des destinations où elle va trouver du ski à sa mesure et de l'après-ski digne de ce nom. 

C'est pour ça qu'on est allé skier à Frelighsburg aujourd'hui, même si la couverture de neige dans ce coin-là n'a rien à voir avec ce qu'on trouve au nord de Montréal en ce moment. 

Dans ce village de l'ouest des Cantons de l'Est, un organisme baptisé Vitalité Frelighsburg a développé deux sentiers de randonnée où on peut faire de la raquette et du ski durant l'hiver. 

On est parti du parc municipal de Frelighsburg et on a fait une belle randonnée sur le sentier FR2 que j'avais choisi parce que c'est celui des deux qui comportent le plus de relief. 

Au départ, ce sentier nous fait longer la rivière aux Brochets alors qu'on se trouve encore à l'intérieur du parc municipal. Puis il s'enfonce en forêt et nous fait doucement gagner 80 mètres d'altitude en grimpant dans une petite colline. 

Comme toujours sur un sentier partagé, il faut s'attendre à skier sur une piste tapée par des raquetteurs. Avec nos gros skis Kom, c'est une expérience agréable. Mais avec des skis plus étroits et moins maniables, ça l'est moins.

La jolie crèche au départ du sentier

Voilà à quoi ressemblait le sentier aujourd'hui: raquetté mais agréable en gros skis.

On a fait environ cinq kilomètres avant d'arriver au point le plus élevé du sentier et de rebrousser chemin pour savourer la redescente. 

Belle occasion pour moi de faire des virages... et de constater que le gentleman-skieur ne maîtrise pas encore l'art de donner des conseils à sa demoiselle en détresse dans une descente!

Au retour, j'ai pris le temps d'explorer les sentiers du parc municipal où j'ai trouvé quelques belles petites pentes et un point de vue où j'ai pu faire un drone de moi-même...

C'est fou ce que 15 mètres d'altitude peut créer comme perspective.


Restait ensuite l'après-ski... que j'avais préparé avec soin et qui a été un succès sur toute la ligne.

On est d'abord allé lunché chez Beat&Bettrave, un café qui brasse sa propre bière où il y avait pas mal de monde et une belle ambiance. Ça faisait changements de toutes les fois où j'ai lunché debout sur mes skis en plein bois pendant mes randonnées solitaires.

Puis on fait une courte promenade au village qui est petit mais charmant.

Une belle découverte dans un coin de pays qui a beaucoup de charme à défaut d'avoir beaucoup de neige. 

Je vous laisse avec mon meilleur moment de descente de la journée...




Cette carte est disponible sur le site de Vitalité Frelighsburg. On est parti du point 12.

27 janvier 2023

Des échos du parc Éco

J'ai fait une drôle de randonnée aujourd'hui au parc Éco Laurentides, un endroit où je n'avais jamais mis les skis auparavant

Et pour cause: c'est une trotte aller là. 

Après avoir quitté l'autoroute 15 à Sainte-Agathe, il faut longer longtemps le lac des Sables puis traverser Ivry-sur-le-Lac avant d'arriver au parc qui se trouve le territoire de la municipalité anciennement connu sous le nom de Saint-Faustin du lac Carré. 

Ce parc-là est immense et on y trouve une vingtaine de kilomètres de sentiers entretenus qui m'ont paru fameux. L'entretien m'a semblé solide. Ces pistes-là ne doivent pas voir trop de skieurs même la fin de semaine. Et celles que j'ai empruntés avaient pas mal de relief. 

Bel entretien quand même. Mais par une journée de conditions idéales.

Mais moi j'étais là avec mes gros skis pour profiter de l'abondante poudreuse tombée sur les Laurentides... mais ma randonnée a commencé sur un malentendu.

Il me semble avoir dit à la préposée à l'accueil du parc que je voulais skier la piste N22, une piste de ski nordique qui figure sur la carte du parc et qui m'attirait parce qu'elle passe par le sommet d'une montagne. Mais j'ai peut-être dit N23 par mégarde. Ou peut-être que j'ai dit N22 et que la préposée a compris N23. 

Toujours est-il qu'une fois sur mes skis, j'ai erré longtemps à la recherche de la N22. Puis j'ai cru l'avoir trouvé et j'ai commencé à grimper dans 30 cm de poudreuse vierge même si j'étais loin d'être sûr de suivre la bonne piste. Et j'ai fini par rallier un sentier de raquette où j'ai trouvé ma première balise «N22» de la journée.  

C'est tout ce ça me prenait pour que je me rende au sommet de la montagne où j'ai trouvé un joli point de vue. Mais après, comme je ne trouvais pas la suite de la N22, je suis redescendu par où j'étais monté. 

Je pensais avoir retrouvé mon chemin après avoir trouvé cette balise de la N22.

Du sommet de la montagne, la vue porte vers le lac Cordon.

Vérification faite, la N22 est fermée pour de bon. Dommage parce que cette piste me semblait la meilleure raison d'aller faire du ski nordique à cet endroit. 

Cela dit, il y a d'autres sentiers non-entretenus mécaniquement au parc Éco Laurentides. J'ai eu le temps d'aller essayer la N23, une piste longue de seulement 800 mètres qui monte un descend une autre colline. J'ai quand même trouvé la montée longue... et la descente trop courte parce qu'à certains moments c'est très à pic. 

Va falloir que je retourne un de ces jours au parc Éco pour essqyer les sentiers entretenus et la longue boucle de ski nordique qui fait le tour du parc. Et d'ici là je vais garder un bon souvenir de ma mésaventure à la recherche de la N22! 

L'entrée de la piste N23 que j'ai trouvée vierge de trace

Mes beaux virages de la journée ont eu lieu sur la N23.