28 février 2026

La Bruce Jacks du nord

Ma sacrée curiosité m'a mené par le bout du nez jusqu'à la base de plein air L'Interval aujourd'hui. 

But de cette visite: partir à la découverte de la section la plus haut nord de la Bruce Jacks, la piste qui relie la base de plein air au réseau du club de plein air de Sainte-Agathe en passant par Sainte-Lucie-Laurentides. 

C'était une journée de drôle de neige qui donnait un avant-goût du printemps. Ça glissait bien sur le plat et dans les descentes. quand j'ai pris le départ vers midi, mais ça collait dans les montées. 

Il faut faire environ deux kilomètres sur les pistes 1-2-3 de l'Interval pour rallier l'extrémité nord de la Bruce Jacks. 

 C'est là que j'ai lunché, en compagnie du panneau nous rappelant que Bruce Jacks était un habitué de la Traversée des Laurentides dans les années 70 et 80. 

On était tout seul dans ce coin-là, moi pis mon nez pis ma curiosité. La photo de Bruce Jacks sur le panneau installé par le club de plein air de Sainte-Lucie est le seul visage que j'ai vu dans ma journée!


À partir de là, c'est moi qui ouvrait! 

Le seul skieur que j'ai vu dans ma journée, c'est Bruce Jacks! 

Les balises sont rares sur ce tronçon de la Bruce Jacks, mais les rubans de la TDL font le travail! 

Mon excursion sur la Bruce Jacks  commencé au ralenti. J'ouvrais la piste dans une bonne couche de neige lourde. Pas question de faire de la vitesse dans pareilles conditions! 

Le sentier monte tout de suite dans une belle colline d'où on a une vue sur le mont Kaaikop à travers des feuillus clairsemés. Puis on se met à descendre, Doucement, d'abord, en suivant la crête de la colline. Puis pas mal plus raide, dans un bout à pic où on perd très vite une quarantaine de mètres d'altitude. 

Cette descente-là m'a donné du mal dans la grosse neige lourde, mais il y a sûrement moyen d'avoir du fun dedans quand les conditions sont plus propices aux virages. 

J'ai fait à peu près deux kilomètres vers le sud sur la Bruce Jacks avant de rebrousser chemin à l'endroit où la piste croise le chemin des Hauteurs. Bien content de profiter de ma trace en revenant sur mes pas! 

Sûr que je vais repasser par là un des ces jours. Peut-être en me stationnant sur le chemin des Hauteurs pour arriver plus vite à la colline et sa grosse descente que je n'ai pas dévalé à mon goût. 

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Vue sur le mont Kaaikop.

Sur la crête de la colline.

Une partie de la grosse descente du côté sud de la colline. 

Mon terminus à la hauteur du chemin des Hauteurs. 

27 février 2026

Retour à la falaise Saint-Jacques


Le ski le plus sauvage sur l’île de Montréal se cache dans la falaise Saint-Jacques qu’il faut s’aventurer pour le trouver.  

Cet escarpement boisé situé en contrebas du quartier Notre-Dame-de-Grâce est sensé devenir un grand parc-nature à plus ou moins long terme... sauf que la nouvelle administration montréalaise vient d'annoncer qu'elle «tablettait» le projet pour le moment. Ce que je peux comprendre dans le contexte où la ville coure après l'argent.

En attendant, la falaise reste un Far West plein de vie humaine que j'ai eu du plaisir à traverser à ski cet après-midi. 

Ma dernière visite remontait à l'hiver dernier et j'ai été agréablement surpris par l'état du «sentier sauvage» qui serpentent à travers le bois d'un bout à l'autre de la falaise. 

Je l'ai pris par l'ouest en laissant ma voiture dans le stationnement de la Bande Verte sur le boulevard Sainte-Anne-de-Bellevue. Et j'ai d'abord été surpris de découvrir qu'il s'étendait jusqu'à l'extrémité ouest de la falaise 

Le sentier tel que je l'ai trouvé en le prenant par l'ouest. 

Avec toute cette neige, cet ébouli qui date de l'an dernier paraît presque skiable. 

Le «falaisosaure» créé par l'artiste unko tient toujours debout.  

De toute évidence, les résidents du coin qui entretiennent ce sentier ont travaillé fort au cours des derniers mois. Tout le sentier est bien dégagé d'un bout à l'autre de la falaise. Et avec toute la neige qui s'est accumulé à Montréal cet hiver, je l'ai trouvé agréable aujourd'hui. 

Oui. à quelques endroits, il faut se faufiler dans un tracé étroit ou éviter des roches. Mais dans l'ensemble, on parle d'un trois kilomètres étonnamment  «carrossables» en ski. 

Le mieux, c'est d'y aller toute de suite après une bordée. Pour un «territoire sauvage», la falaise attire pas mal de promeneurs qui tapent le sentier. 

Aujourd'hui, par exemple, deux jours après la dernière chute de neige, j'ai skié sur du «damé pas trop durci» tout à fait potable. 

J'avoue que j'aime bien le «développement citoyen» qui se poursuit depuis quelques années à la Falaise Saint-Jacques. 

L'extrémité est du sentier, à la hauteur de l'échangeur Turcot. 

La piste de la Bande Verte, qui longe la falaise, attire aussi des skieurs. 

Petite descente que j'ai terminé en évitant le saut contruit par des moins peureux que moi. 

Certains s'occupent des sentiers. D'autres revégétalisent des petits coins. D'autres encore bricolent des oeuvres d'art en plein bois. Et c'est toujours un plaisir de voir un arbre tombé à travers le sentier finir par se faire enlever de là par de mystérieux manieurs de scies! 

J'ai fait ma part il a quelques années en dégageant une descente propice au ski avec l'aide de mon père, pas loin du «Falaisosaure» construit pas un artiste dans le coin ouest de la qu'un artiste a façonné avec les restes d'une voiture dans l'ouest de la falaise. 

Bonne nouvelle: d'autres que moi ont enlevé les arbres tombés dans sa partie inférieure cet été. Et j'ai fait aujourd'hui un peu de travail dans sa partie supérieur en me disant qu'il fallait que je revienne avec ma petite scie! 

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La partie inférieure de «ma» descente est en grande forme... 

Et au sommet, ma «table à pique-nique» de fortune est toujours en place. 

En deux moits: bien dit! 

La falaise à la hauteur du chemin d'accès qui débouche sur la rue Saint-Jacques.

Une «nouveauté» à la falaise... en tout cas pour moi! 

26 février 2026

Le gros lot au mont Rigaud

Que la neige était belle cet après-midi autour du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes sur la colline de Rigaud.

J'en ai profité en viraillant pendant plus deux heures dans les sentiers qui serpentent en forêt autour du sanctuaire. 

D'habitude, quand je me pointe au sanctuaire, c'est pour grimper au sommet du mont Rigaud en suivant au trajet où ne fait pas du grand ski. La pente est trop douce au début... puis ça devient trop abrupt près du sommet. 

Cette fois, j'ai exploré les nombreux sentiers qui serpentent sur le flanc de la colline où est perché le sanctuaire et j'ai fait du ski plus captivant. 

La photo que je prends toujours au sanctuaire. 

Une descente qui a fini par me mener au cimetière de Rigaud. 

Ce sentier est souvent trop rocheux pour être skiable. Mais avec l'hiver qu'on a... 

La plupart des sentiers ont l'air d'avoir été taillés pour le vélo. Ils montent, descendent et multiplient les virages serrés où il faut se faufiler. 

Parfois, ça donne parfois des courts bouts très abrupts désagréables à monter ou à descendre. Mais plus souvent ça donne des «montagnes russes» où j'ai eu du fun à me faufiler sur mes gros skis Kom qui tournent comme des skis alpins. 

Un jour de semaine où c'est tranquille, tout de suite après une bordée, il y a moyen de s'amuser là-dedans.

J'avais aussi une option pour faire des virages dans la poudreuse: le large chemin qui monte au sommet du sanctuaire où il restait de la belle neige à tracer de chaque côté des traces de pas laissées par les promeneurs. 

Celle-là, je l'ai descendu quatre fois plutôt qu'une! En me disant que je devrais venir en profiter plus souvent!

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Une partie de la decente que j'ai dévalée quatre fois. 

Il y a une autre bonne petite descente au-delà ce portail.

Le genre de sentier de vélo où j'ai fait le plus clair de mon ski. 

Belle neige, belle lumière. 

Une des stations du chemin de croix près du cimetière. 

Il faisait grand soleil quand je suis arrivé vers 14h... 

Et le jour tombais quand je suis parti vers 17h. 

22 février 2026

Ce n'est rien ce n'est que le vent


Ma chanson préférée de Joe Dassin aurait dû me passer par la tête aujourd'hui, au moment où je tombais tête première dans la neige sur «ma» colline de l'abbaye d'Oka. 

La colline était couverte de belle poudreuse... où le vent avait creusé des lames de neige et créé des zones plus profondes que d'autres au gré des ondulations du terrain. 

Résultat: des conditions de ski traitresses. Arriver avec de la vitesse et s'enfoncer brusquement dans une trappe de neige profonde crée par le vent, c'est un excellent moyen de basculer par en avant et d'aller se planter la tête dans la neige! Ce que j'ai fait deux ou trois fois dans mon après-midi!

Sans doute ma sortie la plus frustrante de la saison. Parce que les conditions était moins le fun qu'elles avaient l'air à l'oeil nu! 

21 février 2026

En ski au parc des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles

Des fois on skie pour le ski. Et des fois on skie pour explorer un coin de pays. 

Comme quand Fridtjof Nansen et ses coéquipiers ont traversé le Groenland à ski en 1888. Ou comme nous aujourd'hui pendant qu'on faisait le tour du parc des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles.

Il n'y a pas de pistes de ski dans ce parc situé entre Sainte-Béatrix, Sainte-Mélanie et Saint-Jean-de-Matha. Mais les skieurs sont libres d'emprunter la plupart des sentiers qui sillonnent son territoire au bord de la rivière L'Assomption. 

Presque tous ses sentiers font toutefois l'objet d'un entretien mécanique, soit pour le fatbike, soit pour la randonnée pédestre. 

Donc il faut être prêt à skier sur ce genre de surface lisse et rapide. Et aussi à négocier et/ou éviter quelques descentes assez corsées merci. Et aussi à éviter et/ou franchir à pied quelques grands escaliers plantés dans des sentiers! 

On s'en est rendu compte en partant du poste d'accueil de Sainte-Mélanie par le sentier La Coulée qui, comme son nom l'indique, passe par le fond d'une coulée où coule le ruisseau Saint-Tropez. 

Voici à quoi ressemblait la longue descente vers le ruisseau...

Bonne descente ! 

En gros skis Kom et en bottes de plastique, on a réussi à dévaler ça. Ma blonde en faisant du chasse-neige à petite vitesse... Et moi en slalomant d'un couloir à l'autre en traversant la bande de neige au milieu. 

De loin mon plus bel exploit technique de l'hiver! Mais disons que ça aurait pu mal virer... et que je n'avais pas envie de remettre ça une fois sain et sauf en bas! 

Une fois monté de l'autre bord de la coulée, on a fait du bon ski plus tranquille sur le sentier L'Érablière qui longe le bord du ravin du ruisseau et passe par un très beau point de vue. 

Après ça, on voulait voir la chute Monte-à-Peine. Alors on a fait une autre descente à haute vitesse par le sentier Grand Nord qui serpente en dégringolant vers la rivière L'Assomption. 

Le parc resplendissait sous le soleil.

Le sentier L'Érablière ressemblait à ça.

Beau point de vue sur le sentier L'Érablière.

La chute vaut le détour, en tout cas. D'abord parce qu'on peut l'admirer depuis une spectaculaire passerelle qui enjambe la rivière en amont. Et ensuite parce que l'hiver la transforme en citadelle de glace.

 On n'a pas vu d'autres skieurs pendant notre randonnée qu'on a terminé en grimpant un grand escalier sur le sentier Desjardins pour vite regagner notre point de départ. 

Un des plus beaux parcs que j'ai visité... mais pas vraiment une destination de ski, sauf peut-être après qu'une bordée ait enneigé les sentiers. Ou peut-être au printemps quand la neige ramolli.  Voilà comment je peux vous résumer ce qu'on a vu aujourd'hui. 

N'empêche, on a eu du fun avec le matériel qu'on avait. Alors vive les gros skis et les bottes en plastique!

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J'ai profité de l'occasion pour me faire photographier avec la rivière L'Assomption.

Le sommet de la chute Monte-à-Dalle vu de la passerelle du parc.

Belles courbes... et là je parle de la passerelle! 

La chute dans son écrin de glace. 

Un pont couvert, c'est joli... mais peu pratcable en ski!