14 février 2015

Centre de ski de fond de Labelle


«Papa, je veux aller à l’aventure avec toi.»

Cette phrase, lancée par mon fiston Arthur, a été le clou de ma randonnée au centre de ski de fond de Labelle.

Je m’apprêtais à le laisser avec sa mère pour «m’aventurer» dans un sentier non tracé mécaniquement... long de 400 mètres!

Ai-je besoin de vous préciser que j’ai accepté qu’il m’accompagne? Et finalement, on a vécu une vraie petite aventure. Fiston est tombé tête première dans une courte descente. Il a dû se glisser sous un arbre tombé à travers la piste pendant que moi je sautais par dessus. Et il nous fallu presque 15 minutes pour parcourir les 400 mètres du sentier et retrouver ma blonde qui nous attendait patiemment à l’autre bout.

Fiston, qui ronchonnait depuis notre départ, a supporté tout ça avec aplomb. Sans doute parce qu’on était à l’aventure...

Ç’a été le meilleur moment d’une excursion de ski qui en a compté plusieurs.

Ça m’arrive souvent d’aller skier quelque part et de ne pas dire un mot à personne. Ç’a ne s’est pas du tout passé comme ça à Labelle, où plusieurs habitués des lieux nous ont fait la conversation – peut-être parce qu’ils ne voient pas beaucoup de skieurs «étrangers».

Et pourtant, les pistes du centre de ski de fond de Labelle valent vraiment le déplacement. On y fait du très bon ski.  

Le réseau de sentiers est vastes et entretenus avec un traceur de première qualité. Le gros rouleau damant la neige lui donne même un joli fini «corduroie».

Comme on est en plein cœur des Laurentides, les sentiers sont tracés en terrain montagneux. Fiston a d’ailleurs trouvé que ça partait mal raide quand on a quitté le pittoresque chalet d’accueil pour s’enfoncer en forêt par la piste 9.

C’est vrai qu’il a fallu monter pas mal pour atteindre notre premier objectif  de la journée: ce très joli refuge nouvellement construit se trouvant environ deux kilomètres en forêt.

La cabane était pleine de monde lors de notre passage et on a pu jaser un brin. Ensuite, on a fait une pointe jusqu’au lac à la Mine pour voir les vestiges d’une ancienne mine. C’est dans ce coin-là que fiston et moi avons vécu notre «aventure».

Plus tard dans la journée, j’ai exploré en solo les sentiers classés très difficiles sillonnant la «montagne à Godard»,  dans la partie nord du réseau. J’ai fait une de mes belle descente de la saison en dévalant la montagne par le sentier 18. Si vous êtes bon skieurs, tout se secteur-là est à faire absolument.

Si j’ai skié à Labelle, c’est parce que j’ai couché à Labelle. Dans la formidable auberge La Gare.

L’ancienne gare de Labelle abrite un très bon restaurant et quatre chambres situées à l’étage. C'était notre sortie de la Saint-Valentin et on a frappé dans le mille. 

Avec sa décoration rappelant son passé ferroviaire et son ambiance chaleureuse, l’endroit est instantanément devenu mon auberge favorite dans les Laurentides. Je vais certainement y retourner dès l’hiver prochain! 


07 février 2015

À la découverte de la vallée Ruiter

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 J’ai fait ma plus belle randonnée de la saison aujourd’hui dans un endroit reculé qui vaut le détour: la fiducie foncière de la vallée Ruiter, quelques kilomètres à l’ouest de Mansonville.

Cette réserve naturelle située au cœur du massif des monts Sutton compte une dizaine de kilomètres de sentiers de ski nordique tracés à flanc de montagne, dans un territoire vierge et sauvage.

Pour accéder à ces sentiers, il faut se pointer au stationnement 1 de la réserve, sur le chemin Ruiter Brook... où il n’y a rien d’autre qu’une aire de stationnement et une grande carte des sentiers.

En partant du stationnement en direction est, là où se trouvent les sentiers recommandés aux skieurs, on commence par traverser un champ d’où on a un coup d’œil fantastique sur les montagnes fermant la vallée du côté ouest.

Ensuite, on s’enfonce dans la forêt, on traverse le ruisseau Ruiter en passant sur un petit pont et on se met à skier à flanc de montagne.

Les sentiers forment une série de petites boucles grimpant de plus en plus haut dans la montagne. Il faut donc s’attendre à travailler assez fort durant la première moitié de notre randonnée, puisqu’on prend graduellement de l’altitude.

J’ai eu droit à des conditions nordiques idéales pour ma première randonnée à cet endroit. Il était tombé pas mal de neige la vieille et quelques skieurs seulement avaient emprunté les pistes avant nous. Alors on a passé la journée à glisser dans des sentiers à faire rêver n’importe quel amateur de ski nordique...


J’étais un peu craintif quand on s’est mis à redescendre vers le fond de la vallée. Mais je m’inquiétais pour rien. On dévale les 150 mètres qu’on a gagné en altitude en effectuant quatre ou cinq descentes agréables. Dans la neige fraîche, une seule m'a paru un brin corsée. Et c'est celle que j'ai préférée! 

Cela dit, ce n'est pas du ski pour débutant en raison du dénivelé et de quelques passages où il faut avoir une bonne technique de descente. Pour s'amuser dans ce genre de pistes non entretenues mécaniquement, il faut qu'il y ait de la neige fraîche et que les conditions soient bonnes. Mais heureusement, il neige souvent dans ce secteur des Cantons de l'Est. 

Conclusion: voilà de beaux sentiers pour faire du ski nordique de calibre intermédiaire. Et comme l’endroit n’est guère connu et plutôt retiré, ce n’est vraiment pas la cohue en piste. On a croisé qu'une poignée de skieurs durant notre randonnée. Alors si vous n’aimez pas la foule...  
 
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25 janvier 2015

Parc de la Coulée

J’ai fait du ski «boîte à surprise» aujourd’hui au parc de la Coulée à Prévost.

Boîte à surprise parce que j’ai emprunté des sentiers où les conditions de glisse allaient du meilleur au pire.

Le parc de la Coulée est un espace vert situé en plein territoire habité où on est sensé trouver une dizaine de kilomètres de pistes de ski entretenues par le club de plein air de Prévost. Le problème, c’est que ces pistes-là côtoient des pistes de raquettes et que les raquetteurs avec les risques d'empiètement que ça comporte. 

Quand on part de l’entrée principale du parc, qui se trouve près de l’école Champ-Fleuri, on commence par un emprunter un sentier se faufilant entre deux rues résidentielles. Ce tronçon-là était très désagréable à skier aujourd’hui parce que tout le sentier avait été transformé en ciment par les raquetteurs.

Heureusement, j’ai eu droit à de meilleures conditions quand je me suis enfoncé dans la forêt, après avoir traversé une rue et passé sous une ligne à haute tension.

Quand j’ai bifurqué sur la piste jaune, j’ai même eu la surprise de trouver une vraie belle piste de ski serpentant à l’écart du trajet des raquetteurs. 

Ç’a été le meilleur moment de ma journée... qui a duré moins d’un kilomètre. 

Après ça, en faisant le tour complet du parc, j’ai presque toujours skier sur de la neige durcie par les raquetteurs. Mais ça glissait quand même assez bien sur mes skis de randonnée nordique qui sont larges et munis de carres de métal. Pas mal sûr que j’aurais trouvé ça beaucoup plus pénible sur des skis de fond ordinaires.

Comme le prouve cette photo, il y avait aussi des petits bouts où on avait laissé aux skieurs un petit couloir en bordure du sentier. Mais ils étaient bien peu nombreux.

L’idéal, ce serait de visiter l’endroit tout de suite après un bordée de neige, le plus tôt possible, pour devancer les raquetteurs.

Il y a sûrement du bon ski à faire dans ses conditions-là parce que les sentiers sont somme toute assez intéressants. Il y a un peu de relief et on skie en pleine forêt même si on est jamais bien loin d’une rue résidentielle.

En résumé: voilà un endroit qui peut-être intéressant pour ceux qui possèdent des skis de randonnée nordique et qui veulent faire du bon vieux ski à la Jackrabbit Johannsen sans s’aventurer loin dans les Laurentides.

Bien sûr, je ne suis pas en mesure de vous affirmer que c'est toujours comme ça dans le parc. J'y suis allé juste une fois. Alors si vous êtes un habitué, n'hésitez pas à nous éclairer en ajoutant en commentant cet article! 
 
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18 janvier 2015

Ski de fond Bellefeuille


NOTE 1er janvier 2016: ce centre est maintenant fermé.


Où aller skier avec un enfant ?

C’est une question que je me pose souvent, maintenant que fiston Arthur fait partie de nos sorties familiales.

Ce n’est pas facile de trouver un centre de ski au goût d’Arthur. Il faut qu’il y ait des descentes, parce que sinon c’est plate. Mais il ne faut pas que les descentes soient trop casse-cou, parce que fiston n’est pas encore un as du chasse-neige. Et il faut que les pistes soient bien tracées, parce que le petit monsieur n’aime skier que dans des sillons parfaitement moulés.

On a trouvé tout ça et un peu plus aujourd’hui chez Ski de fond Bellefeuille, où on a fait deux belles randonnées séparées par un agréable lunch dans le «sous-sol d’accueil» du centre.

Je ne pense pas qu’on puisse trouver centre de ski de fond plus «familial». Et pas seulement parce que son réseau de sentiers tracés en terrain légèrement montagneux convient très bien à des enfants.

Chez Ski de fond Bellefeuille, on skie sur une propriété privée, après avoir mis ses bottes et farté ses skis dans le sous-sol de la maison des propriétaires, qui sert de pavillon d’accueil. Et comme les propriétaires sont très chaleureux, on s’y sent un peu comme en visite dans la parenté.

Côté ski, il ne faut pas s’attendre à vivre des sensations fortes. Bellefeuille se trouve dans les premières collines des Laurentides, alors les pistes du centre ne sont que modérément vallonnées.

L’ensemble du réseau fait une douzaine de kilomètres. Et comme tous les sentiers sillonnent le même bout de terrain, on n’est jamais bien loin du point départ. Parfait pour les enfants... mais disons que ce n’est pas la grande aventure.

Je recommande surtout l’endroit aux familles et aux débutants voulant se frotter à des petites montées et descentes. 

Chose certaine, fiston Arthur a bien aimé sa journée de ski. Il a tellement apprécié la longue descente qu’on peut faire en enchaînant les sentiers 3 et 7 pour retourner vers l’accueil qu’il a décidé de se l’offrir deux fois. Alors si vous connaissez un petit skieur qui aime dévaler des pentes... 


11 janvier 2015

Une virée sur la Gillespie


Chaque année, début janvier, je fais ma «randonnée Jackrabbit» pour honorer la mémoire d’Herman Smith-Johannsen, le père fondateur du ski de fond québécois.

Jackrabbit est mort le 5 janvier 1987, à l’âge inimaginable de 111 ans. Il a fait du ski de fond dans les Laurentides pendant plus de six décennies, contribuant plus que quiconque au développement de ce sport au Québec. Et il serait certainement un héros national s’il avait été un pur laine plutôt qu’un immigrant venu de Norvège.

Pour me souvenir de ce grand bonhomme, j’essaie toujours de faire une randonnée «à l’ancienne», dans un sentier étroit et tracés uniquement à pas de ski. C’est pour cette raison que je me suis ramassé sur la Gillespie, un légendaire sentier reliant Val-Morin à Sainte-Agathe tracé dans les années 20 par les frères Gillespie.

Je suis parti de l’accueil Far Hills du parc régional Val-David-Val-Morin où il y avait un monde fou aujourd’hui. Je me souviens pas d’avoir vu autant de skieurs de fond dans un chalet d’accueil.

Par contre, quand je me suis engagé sur la Gillespie, après avoir traversé le lac Lavallée par la piste 10, je me suis retrouvé fin seule en forêt. À skier sur un sentier ayant l’air de ça...

J’ai fait à peine deux kilomètres sur la Gillespie, et je les ai trouvé très éprouvants. La piste est étroite tortueuse et surtout parsemé de montées et descentes très abruptes où on laisse beaucoup d’énergie. Une vraie piste de fou où j’en ai arraché joyeusement, même avec mais nouveaux skis hors-piste. Faut dire que les conditions ne sont pas encore idéales pour faire ce genre de ski dans les Laurentides. Il manque de la neige pour remplir certains creux et adoucir le relief.

Mon plus beau moment: quand je suis tombée sur cette chapelle qui semble avoir été reconvertie en habitation.

Je n’ai pas pu aller très loin sur la Gillespie parce que ma petite famille m’attendait au chalet Far Hills... et aussi parce qu’on ne s’aventure pas seul sur un piste pareille, casse-cou et isolée en forêt. 

Je suis rentré à mon point de départ par les sentiers entretenus du parc, après avoir empruntée un courte mais très pentue bretelle reliant la Gillespie à la piste 2 Vals. En me promettant de reprendre mon exploration de la Gillespie très bientôt...