06 mars 2014

Forêt Ouareau


Bon ça y est, c’est fait.

C’est la première chose qui me vient à l’esprit à propos de ma visite au parc régional de la forêt Ouareau, où je voulais aller depuis longtemps pour vous en donner des nouvelles sur ce blogue.

L’endroit a pas mal changé depuis ma visite précédente, qui remontait à 2004! Mais il m’a quand même fait la même impression que je peux vous résumer ainsi: maintenant que mon devoir est accompli, je ne pense pas retourner skier là de sitôt.

Pourtant, l’essentiel est là. On a affaire à un très beau réseau de sentiers bien entretenus, taillé dans un magnifique coin de forêt vierge des Laurentides. Un réseau qui donne accès à toute un chapelet de jolis petits refuges comme celui-ci.

Ce qui gâte un peu la sauce, c’est la première impression que nous fait le parc. D’abord, toute l’infrastructure d’accueil est un peu étrange. Il y a un bâtiment à l’entrée du parc où il faut entrer pour payer son droit d’accès et qui abrite aussi les toilettes. Mais ce n’est pas vraiment un pavillon d’accueil. On a plutôt l’impression d’entrer dans un poste de garde.

Un peu loin, il y a un chalet pour les skieurs et les raquetteurs où il n’y a de  pas d’employé du parc. En tout cas, il y en n’avait aujourd’hui, un jour de semaine. Le bâtiment était désert et un brin déprimant.

Malheureusement, ça ne s’arrange pas quand on se lance en piste. On commence notre randonnée sur une piste empruntant une large route sans doute carrossable l’été et qui donne accès au reste du réseau. Et qui m’a donné d’être sur un chantier forestier plutôt que dans un parc.

J’ai commencé à avoir du plaisir quand j’ai bifurqué sur la bretelle nord de la 13. C’est un étroit sentier qui serpente au pied d’une colline rocheuse pendant toute sa deuxième moitié. Et qui se termine par une belle descente signalée par un panneau qui lui aussi m’a donné l’impression d’être sur un chantier.

Ensuite, j’ai repris le large sentier bidirectionnel qui sert de colonne vertébrale au réseau. Et je me suis rendu jusqu’au refuge Corbeau, où j’ai dîné avec une famille qui s’apprêtait à passer la nuit là.

S’il y a une clientèle à qui je recommanderais la Forêt Ouareau, c’est celle-là. Les cinq refuges sur le réseau ont été construits récemment et tous ceux que j’ai visité m’ont paru bien aménagé et accueillant. Ils m’ont presque donné envie d’essayer, coucher dans une cabane en plein bois où il faut se lever pour chauffer le poêle et sortir dehors pour aller à la «bécosse».

Après ça, j’en avais assez du large sentier bidirectionnel et j’ai exploré quelques pistes plus étroites. J’ai bien aimé la 15, qui comporte une belle descente incluant un impressionnant virage en lacet.

La boucle 12 est pas mal non plus. Tout comme la 11 et la partie nord de la 13. Mais j’ai quand même fait une randonnée de quinze kilomètres sans jamais lâché un «oh wow !» de bonheur. J’ai fait du bon ski, mais jamais du grand.

Cela dit, je pense que la Forêt peut quand même faire le bonheur de certains skieurs: ceux qui veulent se sentir très loin de la civilisation. L’endroit est très isolé et on skie sans jamais apercevoir ni route ni maison. Moi je préfère quand ma randonnée me donne autre chose à voir que la nature. Mais si vous êtes un amateur de nature vierge, voilà un endroit parfait pour vous. 




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