09 mars 2014

Les Quatre Vallons


Je pense qu’on peut maintenant dire officiellement qu’on a eu un fantastique hiver pour le ski de fond. On a eu pas mal de neige et les fins de semaine gâchées par la pluie ou les mauvaises conditions ont été très rares.

Dans les Cantons de l’Est, par contre, l’hiver a été un peu plus capricieux. Il y a eu un gros épisode de verglas qui a ruiné le temps des fêtes de plusieurs centres de ski de fond. Et après, il a moins neigé dans ce coin-là que dans l’axe du fleuve et dans les Laurentides.

N’empêche, j’ai fait aujourd’hui de l’excellent ski à Sainte-Catherine-de-Hatley, sur les pistes du centre Les Quatre Vallons – LE trésor caché du ski de fond estrien.

En fartant mes skis, j’ai eu la chance de jaser avec Monsieur Beaupré, l’homme qui prend soin des sentiers de Sainte-Catherine. Il faut lui rendre hommage parce qu’à lui seul ou presque, il entretient un réseau qui rivalise avec ceux de beaucoup de grands centres.

C’est une destination pour les amateurs de ski exigeant. On y trouve une quinzaine de kilomètres de sentiers tous tracés en terrain très vallonné. Quand on se lance en piste, on commence par grimper dans un champ d’où on a une très belle vue du Mont Orford. Et on ne cesse jamais de monter ou descendre par la suite.

Les longs passages à travers champs sont l’autre trait distinctif de ce réseau-là. Les jours de grand vent, ça doit être assez pénible de traverser ces grands espaces ouverts.  Mais quand il fait beau comme aujourd’hui, c’est très agréable parce que ça permet d’admirer de jolis panoramas. 

Chose certaine, ce n’est pas tous les jours qu’on peut photographier des skieurs d'aussi loin...  

Les sentiers ont un peu changé depuis ma visite précédente, qui remontait à 2008. Les pistes 1 et 2 ont été élargies et sont maintenant tracées double. Ça les rend un peu plus accessibles puisqu’on a plus d’espace pour faire du chasse-neige dans les descentes et grimper en canard dans les montées.

Les amateurs d’étroits sentiers tortueux doivent absolument passer par les sentiers 3 et 5. La piste 3 commence par une longue descente sinueuse dans laquelle on peut se laisser aller, les deux pieds dans les sillons, pour un pur moment de bonheur. Je me suis senti comme un petit train électrique filant sur ses rails.

Il y a aussi une descente dans ce genre-là sur la 5, qui monte en pente douce pendant un long moment avant d’exécuter un demi-tour tortueux à flanc de colline. Ensuite, on redescend la pente douce et c’est très agréable.

Il y a un petit refuge se trouve au sommet d'une longue montée qui nous donne vraiment envie d'y faire une petite halte. Mais comme il est chauffé par un petit poêle au propane, il y règne une atmosphère un peu... gazière. Vive le poêle à bois... 

Ma déception de la journée: je n’ai pas pu finir ma randonnée en empruntant le sentier 4, qui étaient fermés pour cause de manque de neige. C’est sur ce sentier que se trouve la plus enivrante descente du réseau. On descend en louvoyant parmi les arbres sur une piste superbement dessinée.

Ce sera pour ma prochaine visite... que j’ai l'intention de faire dès l’année prochaine. Car voilà un centre où je veux maintenant faire un pèlerinage annuel. Je le place dans mon top 3 des Cantons de l’Est, avec Sutton-en-Haut et le centre de ski de fond Richmond-Melbourne

Le départ de sentiers se trouvent sur le chemin de la Montagne, à deux pas du «centre-ville» de Sainte-Catherine-de-Hatley. Il y a des affiches indiquant clairement le chemin. Le village se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de Sherbrooke. Les Quatre Vallons ne possèdent pas de site web, mais on peut se renseigner sur les conditions de ski en composant le 819-843-7324.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Attend pas à l'année prochaine , il vient de tomber 40 cm en Estrie ce mercredi 12 mars '14

Anonyme a dit...

7 janvier 2017

Merveilleuse fin d'avant -midi... la neige qui luit et du soleil plein la face, le ski était parfait, sinon pour traverser les rues faisant parties du trajet - faible inconvénient - car les sous-bois sont toujours aussi beaux, même si le trajet a un peu changé.