17 janvier 2026

L'apôtre sur la colline de l'abbaye d'Oka

 


L'ancien abbaye d'Oka est flanqué d'une colline qui a fait de moi un apôtre. 

C'était il y a quelques hivers. Je sillonnais la colline sur mes gros skis Kom, montait, descendait, viraillait, suivait parfois un sentier, coupait parfois à travers bois, m'amusait comme sur une grosse montagne en tirant le maximum d'une toute petite.

C'était clair que je faisais mon genre de ski préféré. Mais ce qui était moins clair, c'est quel genre de ski c'était.

Je ne faisais pas pas du ski de fond. Je ne faisais pas du ski alpin. Je ne faisais pas du ski fond hors-piste. Et je ne faisais pas non plus du ski de montagne comme les fidèles aux peaux d'ascension. 

L'épiphanie m'est venu à un moment où je ralliais le sommet de ma colline. 

J'étais sur une colline. Donc, je faisais du ski de colline. Alléluia! J'avais trouvé!

Depuis, cette colline-là est devenu mon sanctuaire. 

J'y vais souvent en désespoir de cause, parce que je n'ai pas le temps d'aller dans Laurentides ou parce que je suis en panne d'idées de sorties. Et j'en reviens presque toujours en méditant sur le mystère de la fois où j'ai baptisé mon genre de ski préféré.

Pour faire du ski de colline, ça prend... une colline. Celle de l'abbaye d'Oka n'est pas bien grosse: 110 mètres d'altitude, environ 80 mètres de dénivelé. 

Par contre, tous ces flancs sont skiables quand la couverture de neige est bonne. Et il y a bien des façons d'en profiter si on est un peu porté sur le «viraillage» et l'improvisation. 

Ma sortie d'aujourd'hui a commencé comme toutes les autres. J'ai chaussé mes gros ski Kom au pied de l'ancien abbaye. Descendu la petite côte qui mène au bord de la ruisseau qui passe au pied de la colline. Traversé le pont sur la rivière. Pris un sentier pour monter vers le sommet. 

Chausser les skis au pied d'un tel édifice, ça incite à la méditation. 


Le ruisseau Rousse c'est le Jourdain du ski de colline. 

Un jeu de mot avec ça?

Moment de grâce gravé dans la neige! 

Si j'avais été avec ma blonde, j'aurais fait une randonnée tranquille dans les sentiers qui courent sur le flanc sud de la colline. Si j'avais avec mon fils, je me serais mis à la recherche de lignes de descentes à travers bois du côté nord. 

Seul, j'ai commencé par dévaler le chemin Saint-Sulpice, un large sentier qui forme une belle longue descente pimentée de quelques bons virages sur le flanc est de la colline. Puis j'ai fait une série de réjouissantes descentes à travers bois du flanc sud où la pente est moins abrupte mais s'étire plus longtemps. 

J'étais déjà aux anges après ça... puis j'ai eu encore plus de fun sur le versant nord de la colline où j'ai fait une demi-douzaine de descentes en louvoyant parmi les gros arbres clairsemés qui poussent de ce côté-là.  

Ce n'est pas le premier épitre que j'écris au sujet de la colline de l'abbaye d'Oka. Et pourtant, j'ai l'impression d'être son seul apôtre en ski. 

Au fond, il n'y a qu'une seule façon de se convertir. Chausser ses gros skis. Descendre la petite côte. Traverser le ruisseau. Monter dans la colline, puis laisser son expérience et son talent trouver le bon chemin, la bonne descente. 

Là-dessus, amen!  Et pour finir un chapelet de photos!

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Mon point de départ favori pour louvoyer sur le flanc sud de la colline. 

La pente à glisser à l'ouest de la colline.

Stigmates d'une bonne descente.

L'école secondaire qui flanque la colline. 

Le genre de virages qui ravive ma foi!

La fin d'une descente sur le flanc sud.

Louez soit ce genre de descentes!

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