23 janvier 2026

Un tour de la Nordique

C'est une des bonnes nouvelles de l'hiver dans les Laurentides: le parc du mont Loup-Garou à sainte-Adèle possède maintenant sa piste de ski nordique qu'on peut prendre à partir de son entrée principale au bout du chemin du Paysan. 

La Nordique est une boucle de 12 kilomètres qui fait le tour du parc et que ses concepteurs conseillent de faire en sens horaire pour s'éviter quelques descentes périlleuses dans l'autre sens.

Même s'il ne fait que 12 kilomètres, le parcours est exigeant parce qu'il comporte beaucoup de relief et plusieurs montées abruptes qui nous font travailler fort.

Pour un «peureux des lacs» comme moi, la randonnée en sens horaire commence raide: il faut traverser deux lacs dans les premiers kilomètres avant de monter à l'assaut du sommet du mont Loup-Garou. 

Il a fallu que je passe par-dessus ma phobie des lacs pour passer par dessus le lac Matley. 

Toujours agréable de photographier pour la première fois une nouvelle balise.

Le lac Matley a distance sécuritaire. 

Traverse à flanc colline près du lac Matley.

Après le sommet, le trajet devient plus descendant même si ça remonte aussi par moments. 

On a droit à quelques bonnes descentes dans cette deuxième partie du parcours, toutes signalées par un panneau bien en vue. Il faut rester prudent car la plupart comportent des virages, des creux et des bosses. Le genre de descentes où il faut sortir tout son arsenal technique pour contrôler sa vitesse et s'en sortir sur ses deux skis

Une de ces descentes m'a fait tomber... en amour avec elle: celle qui nous fait perdre une soixantaine de mètres d'altitude juste avant que le sentier croise le chemin du Paysan.  

Celle-là je l'ai dévalée trois fois plutôt qu'une en attaquant toujours un peu plus fort. Tellement que j'ai fini par entrer dans la bulle d'un gros arbre qui m'attendait de pied ferme.

Il faut dire que j'avais les jambes molles rendu là. La Nordique est une des ces pistes qu'on termine avec l'impression d'avoir monté pas mal plus qu'on a descendu même si c'est géographiquement impossible.

Merci à l'équipe de Plein Air Sainte-Adèle pour ce bel ajout dans le paysage du ski de randonnée dans les Laurentides! 

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Le refuge «apportez votre poêle à bois» au sommet du mont Loup-Garou.

L'entrée de la Chap où on peut s'écarter du sentier pour faire des virages. 

Début d'une solide descente au bord d'une falaise. 

Une de seules descentes on a de l'espace pour choisir sa trajectoire. 
 
Ma descente préférée commence comme ça.
 
On m'a dit que Bernard était un bénévole de longue date à Sainte-Adèle. Alors il mérite son spot!
 

21 janvier 2026

La journée du bâton brisé


Va falloir que je me reprenne pour voir en entier le mystérieux coin que je voulais explorer aujourd'hui. 

C'était à «nulle part à Sainte-Marguerite» et quelque part au nord de Val-Morin. Dans un dédale de sentiers qu'on reconnait à ses balises «Ski SVP» confectionnées avec des couvercles de boîtes de conserve peints en jaune... mais qui pour l'instant ne figure sur aucune carte. 

J'en ai vu une partie. Fait quelques belles descentes. Puis j'ai bêtement cassé un bâton dans une grosse descente alors que j'étais à deux ou trois kilomètres de la civilisation. 

J'avais du gros ruban gommé dans mon sac à dos. J'ai pu soigner mon bâton fracturé en lui confectionnant une attelle avec une branche. Mais disons que l'incident a mis fin à mon exploration et m'a mis sur le chemin du retour à la maison. 

J'en dois une à mon rouleau de ruban gommé! 

Ma première balise «Ski SVP» de la journée. 

C'était jour de chasse aux balises jaunes. 

Belle petite descente agréable. 

C'est exactement là que j'ai pété mon bâton. 


Encore une belle descente. 

Rare section en ligne droite dans ce dédale où les sentiers sont plutôt tortueux. 

Petit bout de ski de ruisseau. 


18 janvier 2026

Une chasse aux descentes à Sainte-Agathe

 
Ma première sortie de l'hiver dans les sentiers du club de plein air de Sainte-Agathe s'est passé pas mal plus tard que d'habitude.  
 
C'est la faute au vacances de Noël qui m'ont envoyé dans les Cantons de l'Est et sur la Côte-Nord. Et c'est la faute à l'hiver fantastique qu'on a jusqu'à date même ici à Montréal où j'ai skié pas mal plus souvent que d'habitude. 
 
Imaginez: je n'étais pas allé skier dans les Laurentides depuis le 22 décembre!
 
J'ai commencé ma journée en allant luncher au refuge de l'Alpage,et je l'ai finie en partant à la chasse aux descentes sur la «colline de la tour», la montagne coiffée d'une tour de communication par où passent les sentiers Castors et Train du Nord, à l'extrême ouest du réseau de sentiers du club de plein air de Sainte-Agathe. 
 
En parcourant seulement quelques kilomètres, on peut faire plusieurs descentes des ligues majeures dans ce coin-là. Deux sur le sentier Castor en descendant vers le stationnement Château Bleu. Et trois sur la piste P'tit Train du Nord qui m'ont ravi aujourd'hui.
 
Une bonne partie de ce sentier-là a été relocalisé il n'y a pas si longtemps et ceux qui ont fait ce travail-là mérite mes félicitations. Les deux descentes coupées de bons virages à angle droit qu'ils ont crée sont à la fois corsées et très agréables! 
 
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Première fois que je vois cette pancarte. Quelle bonne idée! 

Le refuge de l'Alpage est toujours aussi photogénique.

Le genre de conditions qui prévalaient aujourd'hui. 

Il restait de la belle neige vierge dans les grosses descentes de la P'tit Train du Nord. 

La plus belle percée de soleil de la journée.

C'est moi qui a contourné l'arbre par la gauche! 

De la dure ou des la molle? Voilà un virage sur le sentier Castor où on a le choix!  

 

17 janvier 2026

Loué soit la colline de l'abbaye d'Oka

 

L'ancien abbaye d'Oka est flanqué d'une colline qui a fait de moi un apôtre. 

C'était il y a quelques hivers. Je sillonnais la colline sur mes gros skis Kom, montait, descendait, viraillait, suivait parfois un sentier, coupait parfois à travers bois, m'amusait comme sur une grosse montagne en tirant le maximum d'une toute petite.

C'était clair que je faisais mon genre de ski préféré. Mais ce qui était moins clair, c'est quel genre de ski c'était.

Je ne faisais pas pas du ski de fond. Je ne faisais pas du ski alpin. Je ne faisais pas du ski fond hors-piste. Et je ne faisais pas non plus du ski de montagne comme les fidèles aux peaux d'ascension. 

L'épiphanie m'est venu à un moment où je ralliais le sommet de ma colline. 

J'étais sur une colline. Donc, je faisais du ski de colline. Alléluia! J'avais trouvé!

Depuis, je répands la bonne nouvelle du ski de colline. Et la colline de l'abbaye d'Oka est devenu mon sanctuaire. 

J'y vais souvent en désespoir de cause, parce que je n'ai pas le temps d'aller dans Laurentides ou parce que je suis en panne d'idées de sortie. Et j'en reviens presque toujours en méditant sur le mystère de la fois où j'ai baptisé mon genre de ski préféré.

Pour faire du ski de colline, ça prend... une colline. Celle de l'abbaye d'Oka n'est pas bien grosse: 110 mètres d'altitude, environ 80 mètres de dénivelé. 

Par contre, tous ces flancs sont skiables quand la couverture de neige est bonne. Et il y a bien des façons d'en profiter si on est un peu porté sur le «viraillage» et l'improvisation. 

Ma sortie d'aujourd'hui a commencé comme toutes les autres. J'ai chaussé mes gros ski Kom au pied de l'ancien abbaye. Descendu la petite côte qui mène au bord de la ruisseau qui passe au pied de la colline. Traversé le pont sur la rivière. Pris un sentier pour monter vers le sommet. 

Chausser les skis au pied d'un tel édifice, ça incite à la méditation. 


Le ruisseau Rousse c'est le Jourdain du ski de colline. 

Un jeu de mot avec ça?

Moment de grâce gravé dans la neige! 

Si j'avais été avec ma blonde, j'aurais fait une randonnée tranquille dans les sentiers qui courent sur le flanc sud de la colline. Si j'avais avec mon fils, je me serais mis à la recherche de lignes de descentes à travers bois du côté nord. 

Seul, j'ai commencé par dévaler le chemin Saint-Sulpice, un large sentier qui forme une belle longue descente pimentée de quelques bons virages sur le flanc est de la colline. Puis j'ai fait une série de réjouissantes descentes à travers bois du flanc sud où la pente est moins abrupte mais s'étire plus longtemps. 

J'étais déjà aux anges après ça... puis j'ai eu encore plus de fun sur le versant nord de la colline où j'ai fait une demi-douzaine de descentes en louvoyant parmi les gros arbres clairsemés qui poussent de ce côté-là.  

Ce n'est pas le premier épitre que j'écris au sujet de la colline de l'abbaye d'Oka. Et pourtant, j'ai l'impression d'être son seul apôtre en ski. 

Au fond, il n'y a qu'une seule façon de se convertir. Chausser ses gros skis. Descendre la petite côte. Traverser le ruisseau. Monter dans la colline, puis laisser son expérience et son talent trouver le bon chemin, la bonne descente. 

Là-dessus, amen!  Et pour finir un chapelet de photos!

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Mon point de départ favori pour louvoyer sur le flanc sud de la colline. 

La pente à glisser à l'ouest de la colline.

Stigmates d'une bonne descente.

L'école secondaire qui flanque la colline. 

Le genre de virages qui ravive ma foi!

La fin d'une descente sur le flanc sud.

Encore des stigmates! 

16 janvier 2026

Du ski nordique à Rougemont

 

La fermeture du club de ski de fond Rougemont a fait pas mal de bruit au début de l'hiver. Surtout parce qu'on la mettait sur le compte du réchauffement climatique qui magane nos hivers et réduit l'approvisionnement en neige au sud du fleuve Saint-Laurent. 

Sa réouverture récente va faire moins de bruit... mais c'est la meilleure nouvelle de ski en Montérégie cet hiver!

La nouvelle équipe de gestion formée par l'Association du Mont Rougemont a pris une très bonne décision: abandonner l'entretien mécanique des sentiers.

Faute de concurrence dans la région, le nouveau centre de ski nordique de Rougemont devient instantanément le meilleur endroit pour faire aller ses skis dans de la neige naturelle à des kilomètres à la ronde! 

Rare cas de chalet d'accueil en milieu agricole! 

Par ici la belle neige... 

Il faisait froid, mais il faisait beau! 

L'autre bonne nouvelle, c'est que le centre n'a rien perdu de son charme exotique. Son chalet d'accueil est toujours situé à côté de l'enclos à bovins d'une vieille ferme. L'intérieur de ce chalet nous ramène encore au bon vieux temps des cabanes à skieurs. On commence toujours nos randonnées en glissant à travers un verger.  

Le réseau de sentiers a toutefois perdu un peu d'ampleur en raison de problème de droits de passage. Mais pour l'instant, on a environ sept kilomètres de pistes à se mettre sous les skis.

Même s'il sont tracés à flanc de colline, ces sentiers-là sont quand même assez faciles en gros skis nordiques à carres de métal. Tellement que j'ai trouvé que ma randonnée d'aujourd'hui manquait un peu de piquant. 

À refaire avec ma blonde pour qui c'est exactement le bon niveau de difficulté! 

J'ai croisé un membre  de l'équipe de gestion en pleine corvée de signalisation... 

Les conditions étaient bonnes! 

Le sommet du mont Rougemont domine le paysage.

Le mont Saint-Grégoire vu d'un sentier tracé dans le verger.