18 avril 2025

Un mouton noir sur la montagne Noire

J'ai fait un mouton noir de moi-même aujourd'hui et je le regrette un peu. 

J'ai pris le sentier Intercentre à partir du stationnement du lac Durocher, entre la montagne Blanche et la montagne Noire. Puis j'ai suivi des traces de skieurs jusqu'à la fourche où on peut aller vers la Blanche ou la Noire.

Toutes les traces de ski allaient vers la Blanche... mais moi j'ai décidé de m'en tenir à mon plan et d'aller vers la Noire en solitaire. 

Résultat: je me suis senti bien seul sur ma montagne après que le soleil du matin m'eut faussé compagnie. 

Le ski de printemps pas de soleil, ça manque de magie. Le ciel était gris. La vieille neige ne ramollissait guère même si le mercure était bien au-dessus de zéro. J'avais une montagne pour moi tout seul, mais je l'ai grimpé en me disant que j'aurais peut-être dû suivre le troupeau.

J'étais rendu à 750 mètres d'altitude quand j'ai rebroussé chemin pour faire un longue descente dans presque 200 mètres dénivelé.

Les conditions ressemblaient à ça sur le sentier Intercentre.

C'est fou comme il y a encore de la neige dans les Laurentides.

Le mouton noir était prêt à rentrer au bercail après ça, sous une pluie fine qui ajoutait à la grisaille ambiante... puis il est tombé sur trois skieurs qui ont éclairé sa fin de journée. 

Denis, Chantal et nul autre que Roger Fillion revenait de la montagne Blanche. Roger compte parmi les meilleurs profs de télémark dans nos parages et il a fondé en 2010 la page Facebook Ski de fond/Back Country Laurentides, un des repaires virtuels d'une communauté à laquelle je suis bien content d'appartenir.

On a jasé, fait un bout de chemin ensemble, et Roger m'a parlé d'un «spot secret» à Mascouche que je vais sûrement aller voir l'hiver prochain.  

Morale de l'histoire: fin avril, même un skieur solitaire comme moi a besoin de croiser du monde pour se convaincre qu'il n'est pas complètement fou de continuer à courir la neige dans le bois! 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap. 

Vraiment content d'avoir croisé Roger Fillion dans son habitat naturel!

13 avril 2025

En cavale au Mont Ferréol

Mon aventure d'aujourd'hui a pris forme sur Openskimap, quand j'ai repéré un «sentier mystère» sur le mont Ferréol. 

Le sentier grimpait haut dans cette montagne située au nord du centre de ski de fond du mont Sainte-Anne.  J'étais dans un chalet situé tout près du centre de ski de fond. Le centre de ski de fond était fermé pour la saison. Je me suis dit que je pourrais «piraté» ses pistes. Rallier ce sentier dans la montagne. Avoir du fun dedans sur mes gros skis Kom à écailles.

J'ai chaussé mes skis devant le chalet. Pris le bois par un sentier informel. Suivi une piste de vélo gelée raide. Débouché sur une piste de ski de fond abandonnée au dégel du printemps. 

C'était la première fois que je skiais dans un centre de ski de fond fermé pour la saison. J'imagine qu'officiellement je n'avais pas d'affaires là, mais j'ai bien aimé l'ambiance «village fantôme». Je n'ai croisé que trois adeptes du pas de patin qui eux aussi profitaient des pistes désertes. 

Une des pistes de ski de fond que j'ai piratée.

La glisse est bonne dans ce genre de vieille neige ramollie par le soleil. 

Il m'a fallu à peu près une heure pour arriver au pied de mon «sentier mystère» du côté est de la montagne. Et j'ai découvert en arrivant là que j'avais affaire à une large piste de vélo de montagne appelée La Pénélope.

Large et bien nivelée, cette piste est bien plus propice au ski que j'avais osé imaginer. 

Je l'ai grimpée sans difficulté jusqu'à son point culminant qui se trouve à environ 550 mètres d'altitude et environ 250 mètres plus haut que mon point de départ. 

J'ai fait une de mes belles descentes sauvages de la saison en repartant par où j'étais venu. 

Les 130 mètres de dénivelé que j'avais gagné par le sentier Pénélope ont passé vite même si j'ai essayé de les étirer au maximum en piquant parfois à travers bois et en faisant quelques petites remontées pour faire durer le plaisir. 

Un skieur avec des skis pas mal moins larges que les miens m'avaient précédé sur la Pénélope.
Le fleuve Saint-Laurent et un petit bout de l'île d'Orléans vus du mont Ferréol

Je le répète: j'imagine qu'officiellement je n'avais pas d'affaires-là.

Mais c'est le genre d'aventure qu'on peut tenter au printemps, quand il y a encore beaucoup de neige dans le bois et presque plus personne qui se promène.

Le printemps, pour les mordus de ski, ça ressemble à un film post-apocalyptique. 

On se retrouve seul dans le bois et les ruines de l'hiver, prêts à tout pour échapper au mal printanier qui a transformé la plupart de nos semblables en «zombies qui n'ont plus la tête au ski».

Y compris s'aventurer là où on n'a pas d'affaires-là!

J'ai eu beaucoup de plaisir à descendre le sentier Pénélope...

Et j'ai eu aussi du plaisir en coupant à travers bois!

12 avril 2025

J'ai laissé mes jambes au mont Sainte-Anne


Toute une journée de ski de printemps, ça rentre dans le corps et ça use les jambes. Surtout quand on fait ça au mont Sainte-Anne, une station de ski alpin où les pentes sont longues et souvent abruptes. 

Dommage que la saison achève, je suis sur une lancée côté télémark. J'attaque davantage la pente au lieu de «skier défensif» en gardant le corps vers l'arrière, et ça m'aide beaucoup à faire mordre les carres intérieures de mes skis. 

C'était ma deuxième visite à vie au mont Sainte-Anne et on j'en ai eu pour le 145$ que m'a coûté mon billet. J'ai été impressionné par le fleuve Saint-Laurent en contrebas de la montagne... et aussi par la horde d'acrobates à ski qui voltigeaient sur les obstacles du parc à neige située sous la remontée La Tortue.









11 avril 2025

Derrière un chalet à Saint-Ferréol


Il était 18 heures que je me suis décidé à sortir mes gros skis du char. 

On était arrivé à Saint-Ferreol deux heures plus tôt pour une fin de semaine en famille. J'avais jasé, pris deux verres. Mais je voyais le soleil briller au-dessus du mont Sainte-Anne et de la belle neige granuleuse dans le bois bordant le chalet. Je me suis dit qu'il fallait que je tente ma chance.

Derrière le chalet, près du Rang Saint-Julien, j'ai trouvé un sentier anonyme que j'ai suivi vers le nord, puis une ligne de transmission sous laquelle j'ai pu faire mes premiers virages. Ramollie par le soleil, la neige était parfaite. Et j'ai compris que j'allais faire du beau ski de printemps jusqu'à la tombée du jour.

J'ai découvert d'autres sentiers, viraillé près de la rivière Jean-Larose, débouché dans une champ en pente où il y avait des virages à faire. En allant le plus vite possible pour profiter de la neige le plus possible avant la noirceur. Et me disant que la saison de ski qui tire à sa fin ne devrait jamais finir.

Je ne sais pas trop où j'ai skié, à part que c'était tout juste à l'extérieur du réseau de sentier de ski de fond du mont Sainte-Anne. Mais je sais que le bonheur appartient à ceux qui tente leur chance. 

Dans ce bout-là, je crois que j'étais sur un sentier de vélo.

Le champ en pente où j'ai fait des virages.

La neige était bonne sous la ligne de transmission.

Le seul endroit où j'ai vu des traces de ski.

Mes derniers virages avant le coucher du soleil.


09 avril 2025

Échappée belge


Lou, mon neveu belge, était à la maison. 

Il neigeait sur les Laurentides. 

C'est tout qu'il fallait pour que je m'échappe du travail pour aller faire découvrir à Lou l'hiver et les joies de la glisse au ont Saint-Sauveur.

Monsieur voulait faire de la planche et je ne savais vraiment quoi lui donner comme conseil. Mais il a quand même progressé toute la journée. 

On est rentré de bonne humeur... même si on est resté coincé presque deux heures derrière un carambolage monstre sur le pont Bisson et l'autoroute 13!

Maman Anny, Oncle Barclay et le Lou de Turnhout en Belgique.

À l'attaque dans la pente-école!

Le mont Saint-Sauveur avec pareil achalandage c'est le fun.

Petite montée à pied qui valait la peine!