28 décembre 2012

Parc de l'île Melville


Skier dans des sentiers parfaitement entretenus le lendemain d’une grosse tempête de neige, ça donne un sens à tout le pelletage qu’on a fait la vieille. C’est ce que j’ai eu l’occasion de faire aujourd’hui au parc de l’île Melville à Shawinigan. Et sans que ça me coûte un sous à part ça !

Les sentiers du parc, qui sillonnent une jolie forêt de conifères en bordure de la rivière Saint-Maurice, sont accessibles gratuitement à partir de la station de plein-air Val-Mauricie où on peut faire aussi du ski alpin et de la glissade sur tube. Ils sont tous larges et impeccablement tracés pour le classique et le pas de patin. 
 
Comme les sentiers nous entraînent du sommet de la pente de ski alpin jusqu’au bord du Saint-Maurice, il y a du relief – mais rien pour faire peur à  personne. On fait notre plus grosse descente de la journée... dès qu’on met les skis dans les sillons ! En dévalant un sentier qui descend juste à côté de la pente de glissade sur tube.



Le reste du temps, on skie en terrain vallonné en enchaînant les petites montées et les courtes descentes. 

Le parc offre une quinzaine de kilomètres de sentiers que j’ai trouvés très pittoresques malgré leur largeur. On a l’occasion d’admirer le Saint Maurice à quelques reprises. On passe au pied d’une jolie falaise. Même le tronçon tracé sous une ligne à haute tension est agréable parce que la piste serpente en lacets en terrain accidenté.
 
Je recommanderais particulièrement l’endroit aux adeptes du pas de patin qui peuvent s’exécuter sur l’ensemble du réseau. Rares sont les centres de cette envergure à offrir autant de kilomètres aux patineurs. 
 
Avec sa cantine d’aréna et sa grande salle meublées de tables, le vaste pavillon d’accueil de la station Val-Mauricie constitue un point de départ sans charme mais fonctionnel. Le bâtiment est tellement «long» qu’il en manque un bout sur ma photo...  


25 décembre 2012

L'axe de la Massawippi


Le réseau des Grandes Fourches, c’est un vaste réseau de pistes cyclables se déployant autour de la ville de Sherbrooke. L’hiver, l’une de ces pistes est ouverte aux skieurs : l’axe de la Massawippi, une piste de 15 kilomètres qui relie Lennoxville à North Hatley en suivant le trajet d’une ancienne voie ferrée, le long de la rivière Massawippi.

J’y suis allé faire un tour aujourd’hui parce qu’une piste tracée sur une ancienne voie ferrée me semblait un bon endroit pour profiter du peu de neige qu’il y a dans les Cantons de l’Est en ce moment.

Je suis parti de Lennoxville et je n’ai pas fait une balade mémorable. C’est du drôle de ski qu’on fait sur cette piste-là. Comme on est sur une ancienne voie ferrée, on avance dans un large corridor comportant beaucoup de longues lignes droites et à peu près aucun relief. Et comme la piste n’est que damée, le plus souvent on skie cahin-caha  dans des sillons approximatifs tracés par les skieurs qui nous ont précédé.

Comme la piste est aussi empruntée par des marcheurs, les conditions sont vraiment variables. Remarquez, je ne sais pas si la piste est toujours dans cet état-là. Mais c’est l’impression que j’ai eu.


La meilleure façon de profiter de cette piste-là, je pense, c’est de s’en servir pour faire du tourisme à ski. Genre partir de Lennoxville pour aller coucher à North Hatley et revenir le lendemain. Juste après une petite chute de neige, la piste doit être aussi pas mal plus agréable qu’elle ne l’était aujourd’hui. Mais honnêtement, je ne vois pas quand je vais retourner skier à cet endroit-là. 


19 décembre 2012

Le P'tit Train du Nord à Saint-Jérôme


Quand je suis parti de chez moi ce matin, je m’attendais à inaugurer ma saison en m’élançant sur la piste du P’tit Train du Nord à partir de la vieille gare de Saint-Jérôme.

En arrivant sur place, j’ai toutefois constaté que j’avais rêvé en couleur. La gare de Saint-Jérôme est située en plein cœur de la ville et le traçage de P’tit Train du Nord pour le ski ne se rend pas jusque là.

Il a fallu que je roule à taton un bout de temps avant de trouver le point où commence l’entretien de la piste. C’est à l’endroit où l’ancienne voie ferrée croise la 116ième avenue, quelques kilomètres au nord de la gare de Saint-Jérôme. Et ça ressemble à ça...

Le P’tit Train du Nord mériterait une plus belle porte d’entrée. Il n’y a absolument rien à cet endroit, même pas un stationnement. Il faut laisser sa voiture sur une petite rue adjacente.

Les premiers kilomètres du P’tit Train du Nord n’ont rien de particulièrement... particulier. L’ancienne voie ferrée passe sous la route 117 par un tunnel caverneux puis longe brièvement la rivière du Nord sur laquelle on a un jolie point de vue.
J’ai skié à peu près deux kilomètres sur le P’tit Train du Nord pour atteindre mon modeste objectif de la journée : le sentier du Chevreuil, une piste de 2,5 kilomètres rattachée au P’train du Nord.

Ce sentier se trouve sur un bout de territoire appartenant au parc régional de la rivière Nord. Mais pour y accéder, il faut passer par le P’tit Train du Nord.

Je parle d’un sentier, mais en réalité il y a trois courtes bretelles reliées entre elles. Tout ça forme un petit oasis très agréable.

Le sentier s’étend entre le P’tit Train du Nord et la rivière du Nord. Comme on descend vers la rivière, il y a un peu de relief. Après avoir parcouru quelques kilomètres en ligne droite sur le P’tit Train du Nord, c’est vraiment bien de se retrouver soudainement sur un sentier plus tortueux et plus forestier.

Sans doute parce qu’on est au début de la saison, le sentier n’avait pas été entretenu aujourd’hui.  Mais l’autre fois où j’ai skié là, en 2008, le sentier avait impeccablement damé. Comme le prouve cette photo...

Je suis revenu à ma voiture après avoir fait une balade d’à peu près huit kilomètres. Ça me suffit en ce début de saison qui s’annonce fantastique avec toute la neige qu’on nous promet... 

10 mars 2012

Plein air Saint-Adolphe-d’Howard - secteur est

J’ai choisi une drôle de journée pour donner une «seconde chance» aux sentiers de Saint-Adolphe-d’Howard. C’est déjà le printemps dans les Laurentides et les conditions se sont considérablement détériorées ces derniers jours. Dans ce temps-là, mieux vaut s’en tenir aux pistes faciles et planes comme le P’tit Train du Nord et le Corridor Aérobique. Et se tenir loin des sentiers très accidentés comme ceux qu’on trouve à Saint-Adolphe d’Howard.

N’empêche, j’ai fait une assez belle randonnée d’une dizaine de kilomètres qui m’a presque totalement réconcilié avec l’endroit.

J’étais allé skié à Saint-Adolphe-d’Howard il y a quelques années et j’avais été «traumatisé» par le sentier La Sapinière, une boucle de quatre kilomètres que j’avais trouvé très difficile et surtout casse-cou. Je me rappelle quelques descentes étroites et tortueuses où je me suis planté solide. Mettons que c'est «débutants s'abstenir».

Cette fois, j’ai exploré les quatre sentiers qui se trouvent à l’est de la route 329 et du chalet d’accueil. Il y a une belle balade de niveau intermédiaire à faire de ce côté-là  – si on oublie une descente ridiculement difficile terminant le sentier Corbeau.

Je n’étais pas parti pour beaucoup m’amuser. Le premier kilomètre du sentier Corbeau était dur comme de la roche et raboteux.

Mais passé ce petit refuge, j’ai frappé le gros lot: de la neige fraîche tombée après la pluie de cette semaine. Un seul skieur était passé avant moi et c’était un vrai plaisir de glisser dans cette poudreuse recouvrant une base très ferme.

Plus tard, au chalet d’accueil, on m’a expliqué que le responsable de l’entretien avait rebroussé chemin au refuge, voyant qu’il faisait plus de mal que de bien. Bonne idée...

Dans ce coin-là, il y a deux sentiers qui forment des boucles en terrain montagneux et une piste plus plane qui débouche sur le lac Saint-Joseph.

Je suis rentré de bonne humeur même si j’ai dû enlever mes skis pour descendre l’effroyable descente finale. Je n’ai pas osé aller me frotter à nouveau à La Sapinière après ça. Ce sera pour une journée de bonnes conditions.

Il n’y a pas de casse-croûte dans le chalet d’accueil de ce centre-là et ça m’a permis de vivre le meilleur moment de ma journée. Après avoir inspecté le «centre-ville» du village, je me suis ramassé dans cette drôle roulotte abritant le casse-croûte Le Coin.


Le snack-bar appartient au même couple depuis 1975. Ils m’ont raconté que leur roulotte a été pendant longtemps... une église. La preuve...


Dans les années 50 et 60, c’était la chapelle itinérante pour le Père Paul-Émile Aquin, alias «Le Bon Dieu en taxi». Le Québec était très catholique à ce moment-là. Et la mode des «Drive-In» battait son plein. Le Père Aquin avait eu l’idée de combiner ces deux tendances-là.

Au départ, il faisait la tournée des postes de taxi avec une roulotte convertie en chapelle pour permettre aux chauffeurs d’assister à la messe.

Ensuite, si je comprends bien, son affaire a pris de l’ampleur et il s’est mis à célébrer des messes auxquelles on venait assister en voiture. Il officiait dans la nef vitrée de la roulotte qui était garée dans un stationnement de centre commercial. Les deux hauts-parleurs qu'on voit sur la photo permettaient aux automobilistes de suivre le service. Il paraît que ça marchait fort. La station de radio CJMS diffusait même une des messes du Père Aquin tous les samedis.

L'aventure e a pris fin en 1969 et la roulotte a atterri à Saint-Adolphe-d'Howard pas longtemps après. En un mot: incroyable. Je vais retourner skier à Saint-Adolphe-d'Howard un de ces jours juste pour revisiter cette relique d'une autre époque.


05 mars 2012

Parc Chauveau


Je rentre d’un week-end à Québec pendant lequel j’ai skié à deux endroits que je connais bien: le centre de ski de fond de Charlesbourg, mon endroit préféré dans la région de Québec, et les plaines d’Abraham, à deux pas de mon hôtel.

Ce matin, j’ai aussi fait une petite découverte: le parc Chauveau, qui protège un tronçon de la rivière Saint-Charles et où on trace des sentiers pour le style classique.

Je dis «petite découverte» parce que c’est vraiment un petit réseau de quatre sentiers tous tracés dans le même bout de terrain et totalisant officiellement 10 kilomètres. Mais si je me fie au temps que ça m’a pris pour le parcourir en entier, le réseau est bien plus petit que ça. Genre sept ou huit kilomètres.

En fait, j’ai presque eu l’impression de skier sur une piste de go-karts parce qu’en enchaînant les pistes on fait des «tours» qui nous ramènent toujours au même point.

Cela dit, je n’ai pas trouvé l’expérience désagréable. Les sentiers sont étroits et assez bien tracés. Et comme ils passent tous par un coteau descendant vers la rivière Saint-Charles, on a droit à quelques courtes descentes faciles mais agréables. 

Il y a un chalet d’accueil abritant une salle de fartage et des toilettes à l’entrée des sentiers. Le bâtiment est ouvert la fin de semaine et les après-midi de la semaine.

En résumé: un endroit convenable pour faire une petite heure de ski facile que je ne recommanderais pas aux touristes en visite à Québec, mais que la clientèle locale apprécie sûrement.

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