Pitou Deschênes, c’était un de mes oncles. Le mari d’une soeur à mon père. Le père des mes cousins Onil et Roy. Un gars de Sacré-Coeur-sur-le-Fjord où c’était le jour de ses funérailles.
Le salon. La messe. Le lunch avec la famille. C’est comme ça que ma journée a commencé.
Une belle journée ensoleillée d’avril. Que j’ai fini en amenant une vieille casquette à Pitou faire du ski de printemps.
Mon oncle Pitou n’était pas un skieur. Mais c'était un chasseur et un pêcheur qui connaissait bien mieux que moi le territoire autour de son village.
C'est peut-être pour ça qu'avec sa casquette, j'ai trouvé un beau terrain de jeu pour skieur dans une colline que j’avais repéré sur Google Maps.
En partant du motel Local, le Coronet. En prenant le champ par un sentier de motoneige fermée pour la saison. En prenant une soixantaine de mètres d’altitude par le chemin d’accès à une tour de communication.
Ce chemin-là aurait suffi à faire mon bonheur. Il forme une belle descente au creux d’un ravin.
Mais ma colline cachait d’autres attraits. Des sentiers agréables à skier. Quelques belles petites pentes. Un versant dénudé où la vue porte loin. Trois grosses pierres transformé en sculpture par un artiste travaillant à la pelle mécanique.
«C’est la tite montagne chez monsieur Alexis Gravel», m’a dit mon père à mon retour à la civilisation.
Ça c’était au temps où mon père habitait encore chez ses parents, à quelques kilomètres de la colline.
De nos jours, la colline appartient aux propriétaires du ranch Instinct Nomade qui se trouve au pied.
«C'est gentil de nous dire que vous êtes passé, il serait cependant préférable de demander avant de venir ne serait-ce que pour des raisons d'assurance», m’a écrit l’un d’eux quand je lui ai raconté mon incursion.
Je le comprends. Mais j’ai comprends aussi la casquette à Pitou de m’avoir mené sur la tite montagne chez Émile Gravel.









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