31 décembre 2015

Une randonnée sur la Maple Leaf

 
NOTE: Mieux vaut lire le texte plus récent qui s'intitule La légendaire Maple Leaf.  
 
Quand Jackrabbit Johanssen l’a tracée dans les années 30, la piste Maple Leaf reliait Shawbridge à Mont-Tremblant en passant par Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Val-Morin et Sainte-Agathe. C’était la pièce maîtresse du réseau de sentiers que l’increvable pionnier du ski rêvait de voir prospérer dans les Laurentides.

L’indifférence et le développement immobilier ont depuis longtemps mis en pièce la Maple Leaf. Mais on peut encore en skier un tronçon de cinq kilomètres à peu près parfaitement préservé, entre le lac Lucerne à Sainte-Adèle et Val-Morin.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui en partant du point d’accès qui se trouve au lac Lucerne, sur la route 370, entre Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Il y a là un grand stationnement et, oh surprise, une belle carte des sentiers flanquant l’entrée de la Maple Leaf.

La piste de Jackrabbit passe à cet endroit pour une bonne raison : autrefois se trouvait là le Chalet Cochand, une des premières stations de sports d’hiver des Laurentides. Ouverte en 1916, cette auberge qui possédait plusieurs pentes de ski et tout un réseau de sentiers a été très courue jusque dans les années 50.

Dès qu’on entre dans le bois, la Maple Leaf nous impose une bonne montée que j’ai photographiée rendu au sommet.

C’est cette montée qui m’a incité à prendre la piste sur mes nouveaux skis Kom d’Altaï Ski, la compagnie qui fabrique les skis Hok. Courts et larges, ces skis-là sont lents, mais vraiment faciles à contrôler en descentes

J’ai toutefois vite regretté mon choix. Passé l’abrupte montée du départ, j’ai eu la surprise de découvrir une piste relativement facile que j’aurais sans doute eu plus de plaisir à parcourir sur mes vrais skis de randonnée nordique.

Je m’attendais à un sentier cahoteux et très accidenté. J’ai plutôt droit à une très belle piste ressemblant pas mal toujours à ça…

L’autre surprise que j’ai eue, c’est la qualité de la signalisation sur la piste. La Maple Leaf est très bien balisée et Plein Air Sainte-Adèle a même installé des cartes des sentiers là où elle croise d’autres pistes.

J’ai fait à peu près deux kilomètres sur la Maple Leaf avant de me buter à un obstacle infranchissable : le lac Léon, sur lequel je n’allais certainement pas m’aventurer en ce début d’hiver beaucoup plus doux que la moyenne. La Maple Leaf traverse ce lac de part en part avant de pénétrer sur le territoire de Val-Morin et d’aboutir à l’entrée Far Hills du parc régional Val-David-Val-Morin.

J’ai complété ma randonnée en faisant des incursions sur deux pistes jouxtant la Maple Leaf. La Sheppard, que j’ai suivi jusqu’au lac Pas de Poisson. Et la Munson, que j’ai suivi jusqu’au petit lac Cochand.

En résumé : il y a vraiment une belle randonnée à faire dans ce secteur-là, en partant du point d’accès du lac Lucerne. Et j’ai bien l’intention de parcourir la Maple Leaf jusqu’à Far Hills un de ces jours. 


19 décembre 2015

Début de saison au mont Grand-Fonds

Comme l'an dernier, j'ai commencé ma saison de ski de fond au mont Grand-Fonds aujourd'hui, après avoir passé du gazon à la neige en voyageant de l'île Perrot jusque dans Charlevoix.

J'étais avec mon fils et on a fait une petite randonnée de quatre kilomètres qui nous a fait passer par un refuge où on a cassé la croûte bien tranquilles tous seuls.

La couverture de neige était tout juste assez épaisse pour qu'on ait pu tracer les sentiers, mais les conditions étaient quand même pas mal bonnes. 


31 mars 2015

L’Escapade du mont Rigaud


J’ai fait deux randonnées au mont Rigaud au cours des derniers jours. Et ça m’a donné le goût de récrire sur L'Escapade du mont Rigaud, qui a toujours compté parmi mes endroits préférés pour faire du ski en Montérégie.

C’est encore le cas, mais le ski de fond n’est pas tout à fait ce qu’il était à Rigaud. Plusieurs kilomètres de sentiers qui étaient autrefois entretenus pour le ski sont passés aux mains (ou plutôt aux pieds) des marcheurs et des raquetteurs.

On ne peut notamment plus partir à ski du chalet d’accueil de L’Escapade, près du centre-ville de Rigaud.

Heureusement, on a préservé l’essentiel: on peut toujours grimper dans la montagne par le sentier Le Haut-Lieu, et on peut toujours parcourir la boucle de 13,5 kilomètres situé au sommet de la colline.

Rebaptisé «Le Haut Lieu», cette boucle figure parmi les belle plus randonnée qu’on peut faire dans la grande région de Montréal. La piste ondule agréablement à flanc de colline. On est en forêt et le paysage est diversifié. Et quand le tracé est en bon état, c’est un vrai partie de plaisir de boucler le parcours dans un sens ou l’autre.

Un avertissement toutefois: quand on fait la boucle dans sens contraire des aiguilles d’une montre, il faut négocier avec une méchante descente en lacets environ 2,5 kilomètres après la Sucrerie de la Montagne. Me souviens pas d’avoir réussi à descendre là-dedans sans tomber.

Côté entretien, on n’est jamais sûr de ce qu’on va trouver à l’Escapade. Parfois, on a l’impression d’être sur un site de compétition olympique - comme c'était le cas le jour où j'ai pris la photo ci-haut. Et parfois, les marcheurs et les raquetteurs ont abîmé les sillons.

Ça se comprend: on parle d’un endroit où l’accès est gratuit et où l’entretien n’est pas fait aussi souvent que dans un vrai centre de ski de fond.

D’après ce qu’on m’a dit, les sentiers sont tracés avant chaque week-end et dans la première nuit suivant une tempête de neige. Alors si vous vous présentez là tout de suite après une bonne bordée, ça se peut que vous soyez obligé d’ouvrir la piste.

Aujourd’hui, c’étaient plutôt des conditions printanières qui prévalaient à Rigaud. La piste était glacée et pas spécialement agréable. Mais j’ai quand même fait une sortie mémorable... parce que j’ai fait un peu de «hors piste».

C’était au sommet de la descente en lacets dont je parlais plus haut. J’ai suivi les traces d’un skieur qui était monté encore plus haut dans la montagne et j’ai découvert un petit terrain de jeu pour skieurs nordiques.

On est au sommet de cette partie de la colline à cet endroit et il y une zone rocheuse, à peu près dénuée d’arbres, où je me suis bien amusé à monter et à descendre en pratiquant mon télémark et en prenant quelques bonnes fouilles. 

J’ai été chanceux. La croûte de neige printanière était absolument parfaite pour le ski. Assez solide pour que je ne défonce pas et assez ramolli par le soleil pour que mes skis mordre bien.

J’ai passé un long moment à explorer la coin.  J’ai découvert un petit lac, caché entre deux falaises rocheuses. Et j’ai cassé la croûte au sommet d’un un piton rocheux pendant que trois ou quatre gros oiseaux rapaces tournoyaient dans le ciel au-dessus de moi.

Fantastique façon de terminer ma saison de ski! 


22 mars 2015

Au sommet de Morin-Heights


Aujourd'hui, je suis allé faire du ski de fond à la station de ski alpin de Morin-Heights pour une bonne raison: le reste de la famille voulait plutôt faire du ski alpin.

J’en ai profité pour me lancer un défi: atteindre le sommet des pistes de ski alpin en passant par les pistes de ski de fond qui sillonnent la montagne.

J’ai donc commencé ma randonnée au chalet principal de Ski Morin-Heights... en grimpant dans une pente de ski alpin! Pas longtemps, toutefois. Juste le temps d’arriver à cette pancarte.

C’est le début d’une piste de ski alpin descendant jusqu’à un stationnement qui se trouve plusieurs mètres en contrebas du chalet principal de la station. Cette piste n’a plus l’air de servir beaucoup depuis que le remonte-pente qui convoyait les skieurs du stationnement jusqu’au chalet principal a été mis à la retraite. 

Moi j’y ai fait un agréable descente sur mes skis de fond, qui m’a conduit directement au poste d’accueil pour les skieurs de fond et les raquetteurs où je me suis arrêté pour acheter mon billet d’entrée.

Ensuite, j’ai pris le sentier La Balade qui m’a vite mené au Corridor Aérobique où j’ai filé vers l’ouest pendant un peu moins d’un kilomètre avant de bifurquer sur le sentier Birkebeiner (29).

C’est à ce moment que j’ai commencé à grimper dans la montagne. Mais comme la piste Birkebeiner est large et entretenu mécaniquement, ça montait comme charme. Surtout que je skiais dans six ou sept centimètres de poudreuse regroupant une base ferme.

Les choses se sont un peu corsées quand j’ai quitté la Birkebeiner, après environ un kilomètre de montée, pour emprunter le sentier Coureur des Bois (36). C’est un sentier nordique où personne n’était passé après la neige de la vieille. Alors il a fallu que j’ouvre la piste sur à peu près un kilomètre pour atteindre le sommet.

Ce sentier-là grimpe très raide par moment, mais il y avait juste assez de neige fraîche pour que mon ascension ne soit pas trop pénible. Je n’avais aucun problème d’adhérence et je n’avais pas de difficulté à sortir le bout de mes skis de la neige quand je montais en canard. Mais bon, pas sûr que je pourrais grimper là-dedans dans n’importe quelle condition.

Après ça, je n’ai eu qu’à faire quelques centaines de mètres sur le sentier Portageur (8) pour atteindre mon objectif de la journée, après cinq kilomètres de ski et environ 200 mètres d’ascension. 

Faut bien que je le dise: fiston et sa mère étaient impressionnés quand je les ai accueillis à leur sortie du télésiège desservant le plus sommet de la station.

Plus tard, on a terminé notre journée de ski en redescendant ensemble la pente de ski alpin.

On a pris une piste facile, la Viking, et je n’ai pas eu le moindre problème à contrôler ma descente sur mes skis à carres de métal. Je suis même arrivé en bas en me disant que j’avais été trop prudent et que j’aurais pu faire un peu plus de vitesse.

Voilà une randonnée que je vais sûrement refaire. Il y a plusieurs sentiers qui mènent au sommet de la montagne et j’ai envie de les essayer tous. Alors la prochaine fois que le reste de la famille voudra faire du ski alpin... 


15 mars 2015

L'arrière-pays de Morin-Heights

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Êtes-vous tannés de l’hiver et du ski ?

Pas moi, en tout cas. Alors j’étais bien content que Dame Nature enterre les Laurentides sous une vingtaine de centimètres de neige cette nuit!

J’en ai profité pour partir à la découverte la section «nordique» du réseau de sentiers de Morin-Heights. Nordique parce que ce secteur-là se trouve dans la partie nord du territoire de la municipalité... et aussi parce qu’on y fait de la randonnée nordique dans des pistes qui ne sont pas entretenues mécaniquement.

C’est un coin de nature à peu près vierge, littéralement quadrillé de sentiers se croisant à plusieurs endroits. 

Formant un monde à part, le secteur possède son point d’accès qui se trouve sur la montée des Bouleaux, pas tellement loin de la route 329.

On trouve là un stationnement et un gars qui nous attend pour nous faire payer notre droit d’entrée, assis toute la journée dans sa voiture!

C’est là que j’ai commencé ma randonnée en empruntant la piste Lover’s Leap... et en en grimpant comme ça ne m’est pas arrivé souvent cet hiver. 

Ce sentier tracé il y a des lustres monte en quelques lacets au sommet d’une colline très escarpée d’où on a une vue sensationnelle sur les environs.

Au sommet, j’ai rencontré le gars qui a lancé la page Facebook Les Trailblazers Laurentiens, qui rassemble les amateurs de ski nordique dans les Laurentides. On a longtemps jasé de ski avant qu’il ne reparte sur ses vieux skis de bois Asnes qui avait l’air de marcher comme un charme dans la grosse neige.

Ensuite, je me suis improvisé un trajet de sept ou huit  de kilomètres qui m’a fait emprunter plusieurs pistes telles que la Corbeau, la Chasse-Galerie et la Swiss.

C’est ce que j’ai vraiment aimé de ce dédale de sentiers. Comme il y a beaucoup d’intersections séparées par d’assez courtes distances, on est libre d’allonger ou de raccourcir sa randonnée au gré de sa forme et de son inspiration. Et comme la signalisation est claire et abondante, c'est vraiment agréable de naviguer là-dedans.

Il faut traîner une carte du réseau, par contre. Il y en a quelques unes sur le réseau mais pas suffisamment pour qu'on se fie seulement ça. 

À force de skier dans la neige fraîche presque jusqu’au genou, j’ai fini par découvrir ce refuge, près du sentier Viking West. 

C’est un refuge privé qu’on peut, je pense, louer. Un de ces jours, j’aimerais bien y passer une nuit. Ça m’a l’air d’une base d’opération parfaite pour pousser plus loin mon exploration du secteur. 

J’ai été chanceux pour cette première visite. La neige n’était pas seulement abondante aujourd’hui, elle était aussi plutôt collante. 

Résultat: ça grimpait très bien dans les montées abruptes et même les descentes difficiles me semblaient un brin pépères. Mais c’est clair que ce n’est pas le genre de sentiers où j’oserais m’aventurer quand les conditions de neige sont médiocres. C’est dans la belle neige fraîche qu’on a du plaisir sur ce genre de pistes étroites et accidentées. 

Conclusion: mon endroit préféré pour faire du ski nordique au moment où j’écris ces lignes.

Maintenant, reste à voir si on va réussir à faire du ski jusqu’en avril... 
 
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