01 mars 2026

Sur la colline Lafontaine à Saint-Jérôme


C'est l'histoire d'une drôle d'idée qui a drôlement bien tourné. Et d'une petite sortie qui en est devenue une grosse. 

L'idée, c'était de tenter ma chance sur la colline Lafontaine, au nord de Saint-Jérôme. En m'aventurant sur un terrain privé sans trop savoir ce que j'allais trouver. Par un jour de neige «croûtée-glacée» pratiquement impraticables! 

Mais ça fait des années que je suis intrigué par l'ancien monastère jésuite qui trône au sommet de cette colline. Chaque fois que je l'aperçois depuis l'autoroute 15, j'ai l'impression qu'un un vaisseau spatial vient d'atterrir dans les Laurentides! 

J'avais aussi vu des sentiers autour du monastère... sur Openskimap! Alors je me suis armé de mes plus gros skis pour aller jouer les Indiana Jones dans le boisé qui entoure le monastère déserté.

Je suis parti du parc Forget sur la 119e rue en prenant  un sentier bien battu par des marcheurs. Et j'ai tout de suite fait la découverte qui a transformé ma petite sortie en excursion de presque quatre heures: des traces de ski. 

Le sentier par où j'ai pris le bois n'étaitguère encourageant...


Puis j'ai vu mes premières traces de ski et j'ai été encouragé!

Le large sentier qui ceinture l'ancien monastère attire surtout des marcheurs. 

Ma première vue sur l'ancien monastère.

Ma théorie...

Au moins un bon skieur qui habite pas loin et qui écume la colline en courant les descentes. 

Chose certaine, j'en dois une à ce skieur qui est peut-être un skieuse. Ou plusieurs skieurs ou skieuses. 

J'ai passé une bonne partie de mon excursion à suivre ses traces qui s'écartaient souvent des sentiers que j'avais repérés sur Openskimap. Et c'est en remontant sa piste que j'ai fait mon meilleur ski et mes meilleurs descentes, même si je n'ai pas osé me lâcher dans les pentes les plus à pic en raison de l'état de la neige. 

Résultat... 

il m'a fallu une éternité pour faire le tour du monastère en fouinant à droite et à gauche au gré des opportunités. Et j'ai manqué de temps pour explorer quelques «spots de descente» qui me paraissaient prometteurs.

J'ai préféré ne pas trop m'approcher de l'ancien monastère d'où sortait un panache de fumée de système de chauffage. 

Le «versant nord» de l'immense édifice.

Une des traces laissées par le skieur qui m'a servi de guide. 

Une descente que j'ai improvisée à travers bois

L'immense édifice a été inauguré en 1959... juste à temps pour 1) ne pas ressembler à l'idée qu'on se fait d'un monastère et 2) vite devenir un éléphant blanc avec la Révolution Tranquille et la chute de «l'empire catholique du Québec». 

Mon frisson historique de la journée: le cimetière jésuite qui se trouve au nord du monastère. Et plus précisément la pierre tombale sous laquelle gît le missionnaire jésuite Jean de Quen, qui été le premier Européens à voir le lac Saint-Jean en 1647... et qui est mort à Québec en 1659!

Une sacrée belle sortie en dépit malgré la neige vraiment pas catholique où je me suis démené comme un diable dès que ça montait un peu! 

Va falloir que je remette ça par une journée plus propice.  

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap.  

Le cimetière jésuite après ma visite. 

Ça allait bien dans ce bout-là.

Première fois que je vois pareille construction. 

Vestige du temps où l'ancien monastère abritait un centre de ressourcement. 

ici, je suivais plutôt la piste d'un raquetteur. 

Belle petite descente que j'ai dévalé plus qu'une fois!