10 janvier 2019

La Blanche était blanche

Après deux randonnées sur la montagne Blanche, je commence à connaître un peu mieux cet énorme parc d’amusement pour skieurs.

Située dans l’arrière-pays de Val-des-Lacs, la Blanche est d’accès relativement facile à partir du point d’accès du sentier Intercentre qui se trouve sur le chemin du lac du Rocher. À partir de là, on n’a qu’à parcourir un petit 3 km pour se retrouver au pied de cette montagne qui culmine à 883 mètres d’altitude. 

La montagne était à son meilleur aujourd’hui. Grâce à toute la neige tombée cette semaine, il y avait beaucoup de poudreuse pour s’amuser en bordure des pistes et dans les bois ; et avec le passage d’un nombre surprenants de skieurs pour un jeudi, les sentiers étaient déjà bien damés et rapides. 


Lors de ma première visite à la montagne Blanche, je m’étais «contenté» de me rendre au sommet par le sentier «Montagne Blanche» et d’ensuite rentrer en revenant sur mes pas. 

Cette fois-ci, guidé par un habitué de la place, j’ai plutôt fait une boucle de 12 km qui s’est déroulé en quatre étapes. 

Étape 1 : l’ascension presque complète de la montagne par le sentier «Montagne Blanche». 

Ç’a été l’occasion de tester ma dernière acquisition : des demi-peaux d’ascension qui m’ont beaucoup aidé quand j’ai enfin décidé de les mettre à mi-montagne. On parle en effet d’une montée des ligues majeures. Pour se rendre le sommet, il faut grimper à peu près 250 mètres en seulement 1,5 km.  

Étape 2 : une expérience de télémark sauvage sur le versant nord de la montagne.

C’est là que mon guide à gagner son salaire de bénévole. Un peu avant le sommet, pas tellement loin après l’entrée du sentier La Traverse, il nous a fait bifurquer dans le bois et on a découvert ceci… 

C’est une des «descentes plus ou moins secrètes» que cache la montagne Blanche. 

C’était beau et on avait de la poudreuse jusqu’à mi-mollet. Mais c’était aussi pas mal incliné et plus rapide que je ne l’anticipais. Alors j’ai fait une descente un peu moins élégante que je l’espérais. 

Il faut vraiment que je travaille mon ski dans la grosse poudreuse, comme le prouve cette série de photos...

Étape 3 : une halte au refuge du lac à l’Appel. 

Je n’avais jamais visité ce refuge très bien situé au bord du lac qui lui donne son nom. Le coin est magnifique, mais on n’est pas resté longtemps dehors pour l’admirer. 

Le vent soufflait fort sur le lac et on est vite rentré manger un morceau avec un groupe de skieurs qu’on avait croisé en grimpant dans la montagne. 


Étape 4 : le retour vers le point de départ. 

Niveau «plaisir de skier», c’est cette étape que j’ai préférée. En revenant du refuge du lac à l’Appel, on a droit à plusieurs courtes descentes rapides et sinueuses où je me suis beaucoup amusé. 

Quelle plaisir d'attaquer ce genre de pentes sur des skis qui nous permettent d'oublier la technique du chasse-neige. Mes skis Kom, sont courts et lents sur plat, mais parfaits pour se faufiler parmi les creux et les courbes en descente. 

Le fun que j’ai eu à ce moment-là m’a fait un peu regretter de ne pas avoir skier le sentier Montagne Blanche au grand complet. 

Après le sommet, ce sentier nous entraîne dans une très longue descente que j’ai très hâte d’essayer pour la première fois. 

Bonne raison pour bientôt retourner à la montagne Blanche ! 

7 commentaires:

nicolas_monge a dit...

Super randonnée! J'Ai une question: est-ce que on peut faire le même trajet mais en ski de fond classique?

Barclay a dit...


Salut Nicolas,

Pendant notre randonnée, j'ai vu tous les genres de ski possible aux pieds des gens qu'on croisait. Des petits, des gros, des moyens...

Une chose est sûre: je voudrais pas être pris pour grimper au sommet de la montagne en faisant le canard dans un sentier pas conçu pour ça pendant un kilomètre.

Par contre, je pense qu'on peut se rendre sans problème au refuge du lac à L'Appel en restant sur le sentier au pied de la montagne.

BF

Matchékéca a dit...

Avec tes Kôm ( side cut de 124-98-119 ) te verrais tu aller comme ouvreur de piste avec des ski moin large ? Je comprend que tu as vu du monde sur n'importe quoi cette jrnée là , mais est-ce que pour la mtn Blanche par exemple des Rossi BC59 de 59mm de large ou des Fischer Spider 62mm Crown feraient-ils l'affaire pour la neige vierge ? Leurs écailles sont-elle sufisante comme système de kick ? Je veux un ski waxless en bas de 65mm de largeur car je veux également faire les pistes mécaniquement tracés . Un must ,car pour faire les pistes de l'arrière pays , comme la CCN ici les nomme , je dois emprunter les pistes groomer avant de tomber dessus . Merci

Barclay a dit...

Salut Matchékéka,

Y'a pas de problème à faire la Blanche en ski «moins de 65 mm à écailles» mais pour garder ça pas trop pénible, je te conseillerais d'avoir des demi-peaux pour la partie abrupte de la montée. Monter en canard ce genre de piste, c'est vraiment pas le fun. Un ski moins large porte bien dans la neige vierge s'il est assez long.

BF

matchékéca a dit...

ok merci pour les ski . En passant en solo quand tu casses un baton que fais-tu ?, moi ca m'est arriver sur des pistes entretenues , j'étais au relais mckinstry et j'étais parqué au P5 ...j'ai trouver le retour un peu long... sur un seul bras . J'ai pensé à de dispendieux bâtons télescopiques de hiking et en amener un de spare , existe-il autre chose ? Merci .

Barclay a dit...

Resalut,

J'ai juste deux motts pour toi: «duct tape». On traîne un rouleau et on répare tout avec ça!

BF

Anonyme a dit...

J'ai passé ma vie au travail à utiliser le duct tape à l'usine comme plaster mais son efficacité diminue par temps froid et il perd aussi sa force d’adhérence au fil du temps, nécessitant des remplaçants réguliers . Quelque chose comme des ''pole splint'' de 7 , 8 '' de long avec des clamps de hose à jardin serait + solide . S'agirait de trouver le diamêtre des splint juste un peu oversize de mes poles . Je pensais juste que les habitués avait des kits tout fait à recommander . Salut