21 janvier 2020

Balade Western

Aujourd’hui, j’ai fait cavalier seul sur une vieille piste d’arrière-pays encore bien en selle : la Western.

Dans ses meilleurs années, il y a déjà quelques décennies, la Western comptait parmi les grandes artères du réseau de sentiers des Laurentides. Imaginez : elle galopait de Shawbridge à Sainte-Agathe en passant par Morin-Heights.

Depuis, la civilisation l'a massacrée au sud de Morin-Heights. Plus au nord, par contre, la Western se porte plutôt bien si je me fie à ce que j’ai vu aujourd’hui.

J’ai pris la Western par son extrémité nord en démarrant ma chevauchée sur la rue des Pins, près de la route 329 au sud de Sainte-Agathe. Une piste entretenue mécaniquement du Camping Sainte-Agathe, la Fournelle, croise cette rue. Pour trouver l’entrée de la Western, il suffit de faire une centaine de mètres sur cette piste en direction nord. 

Comme on n’entend jamais parler de la Western, je m’attendais à trotter cahin-caha sur un sentier aussi délabré qu’un village-fantôme du Far West. À ma grande surprise, j’ai plutôt filé au galop sur une piste en grande forme, bien balisée et très agréable à skier. 

Bien balisée, bien dégagée, la Western se skie comme un charme.
Difficile de trouver mieux comme piste d'arrière-pays.
La Western file d'abord vers l’est en terrain plat, puis fait un crochet vers le nord en grimpant dans une petite montagne au nom évocateur : la Colline Aux Framboises. 

Ensuite, on dévale cette colline en direction sud et la Western nous offre une longue descente que j’ai trouvée géniale aujourd’hui, dans des conditions idéales de belle poudreuse sur fond dur. 

Le tracé est parfait : ondulé, légèrement sinueux et juste assez large pour qu’on puisse faire des virages. Et on a centaine de mètres de dénivelé pour faire le cowboy !  Ma découverte de l’hiver dans les Laurentides jusqu’à présent.

Attention toutefois : sur la fin, cette descente nous réserve un passage presque aussi abrupte qu’un flanc de canyon. Mettons qu’il faut prendre au sérieux la pancarte «Pente Raide» qui annonce l’embuscade.

Changement de direction au milieu de la longue descente.
J'envie les skieurs qui ont tracé cette pente après la dernière bordée...
Quand je vous dis qu'il y a un passage abrupt...
Un peu plus loin, la Western traverse le Rang 8 puis aboutit sur la rue Du Continental pas tellement loin du lac Paquin. 

À partir de là, pour retrouver la piste, il faut marcher jusqu’au lac en passant par le terrain de l’auberge Parker’s Lodge. La Western traverse le lac avant de reprendre le bois sur sa rive sud. 

Comme traverser le lac ne me disait rien qui vaille, j’ai fait demi-tour à l’auberge. Et c'est à ce moment que je suis tombé sur une tribu de sauvages emplumés...

Heureusement, ces dindes sauvages n'étaient pas sur le sentier de la guerre...
Sur le chemin du retour, je me suis bien amusé en explorant longuement la colline aux Framboises. C'était une de ces journées où on pouvait skier partout en forêt, porté par le fond dur recouvert de neige fraîche. Mettons que j'en ai profité

Juste à l’est de la grosse descente, j’ai déniché un petit sous-bois naturel juste de mon calibre, c’est-à-dire pas trop pentu et bien dégagé. J’ai volé là-dedans deux descentes sauvages qui ont mis un sourire sur mon visage pâle.

Épilogue: voilà un tronçon parfait pour faire une courte randonnée incluant une superbe descente. Et si on traverse le lac Paquin, on peut ensuite poursuivre jusqu’à Morin-Heights. 

Le petit sous-bois où j'ai fait des virages...
L'auberge Parker's Lodge a déjà été une institution du coin, comme le raconte cet article.
Il y avait des traces de skieurs sur le lac Paquin... mais je ne les ai pas suivies!

Aucun commentaire: