30 décembre 2007

Ski de fond Bellefeuille

Si je suis retourné au centre de ski de fond Bellefeuille aujourd’hui, c’est surtout pour profiter du traîneau pour enfant que ce centre offre en location. C’est maintenant un accessoire indispensable pour amener toute la famille en randonnée.

Ce n’est pas un hasard si on trouve un tel traîneau à cet endroit. Ce centre est particulièrement «familial». Son poste d’accueil et sa salle de fartage sont situés au sous-sol de la maison des propriétaires. Et ses sentiers courts et plutôt faciles attirent beaucoup de petites familles et de skieurs en herbe.

J’ai skié aujourd’hui à peu près tous les sentiers du centre, les plus faciles avec fiston en remorque et les plus difficiles en solo. Ce n’est pas un exploit puisque le réseau du centre fait à peine 12 kilomètres. C’est un enchevêtrement de courts sentiers tracés dans un espace restreint. Comme la signalisation est très claire, c’est un vrai plaisir de se balader là-dedans.

À l’exception du sentier «Le Castor», qui parcourt un genre de savane, tout le réseau parcours une belle forêt mixte située sur une petite colline.

Les sentiers sont bien tracés et très agréables. Mais ils ne sont ni très exigeants ni très excitants. Il y a bien quelques montées et descentes, mais elles sont d’envergure modeste. Même les deux pistes classées très difficiles ne sont pas très difficiles. Mais ce sont quand même les plus intéressantes. Chacune comporte une assez longue descente qu’on peut dévaler à plein régime. Et l'une d'elle nous fait passer près d’une meute de chiens de traîneau.

J’ai vraiment aimé mon après-midi de ski en famille. On a été accueilli chaleureusement et on s’est bien amusé sur les sentiers. Il faut dire que les conditions étaient parfaites aujourd’hui. De la poudreuse damée durcie, ça glisse drôlement bien quand il fait moins cinq…

Et mon traîneau? C’était un «baby-glider» et je dois dire que j’ai moins aimé ce modèle que l’engin sur skis que j’ai essayé plus tôt cet hiver à Val-Bélair. Deux tiges de métal fixées de chaque côté du corps forme un harnais plus confortable qu’une seule tige nous poussant dans le dos. Et avec le baby-glider, il faut souvent se retourner pour s’assurer que les patins du traîneau sont bien dans les sillons.



28 décembre 2007

Bois Belle-Rivière

Le parc régional du Bois Belle-Rivière à Mirabel ne fera jamais saliver d’envie les skieurs. Il est trop exigu et trop plat pour ça. Mais c’est quand même un endroit agréable pour faire une courte sortie à proximité de Montréal.

Le réseau de sentiers de ski du parc est facile à décrire. C’est tout simplement une boucle de 7,5 kilomètres ceinturant le bois. La boucle est tracée double sur toute sa longueur et on peut l’emprunter dans le sens qui nous chante.

Tout le parcours est très facile, mais il n’est pas complètement dénué de relief. Le bois se trouve sur une crête dominant de quelques mètres la plaine environnante, alors on a droit à quelques légères pentes. Mais ça reste du ski très peu excitant.

Le trajet reste intéressant parce qu’il y a pas mal de choses à voir le long du sentier: une cabane à sucre, une «érablière moderne», des étangs de pêche et même un enclos à chevaux.

La piste est agréable surtout parce qu’elle est bien nivelée. Les cahots et les bosses sont rares. L’entretien est effectué à l’aide d’un traceur tiré par une motoneige.

Le tracé était très beau aujourd’hui, après une bordée ayant laissé 5 centimètres de belle neige fraîche. Mais ce n’est pas le genre d’équipement d’entretien avec lequel on peut sauver une piste quand les conditions se gâtent. 

Bref, on a intérêt à visiter l'endroit pas longtemps après un belle chute de neige, quand la piste est fraîchement tracée.

À l’extrémité est de la boucle, il y a un raccourci permettant d’en court-circuiter une partie. Ce sentier d’environ un kilomètre n’est pas signalé sur la carte du parc, mais il est à faire absolument. Il est tracé simple et il nous amène au cœur du bois.

Je l’ai tellement aimé que je l’ai skié allez-retour. Dommage qu’il n’y ait pas d’autre sentier du même genre ailleurs sur la boucle.

Côté accueil, on est assez bien servi. Le pavillon d’accueil du parc est un beau bâtiment de bois abritant un casse-croûte et une salle à manger. Il n’y a cependant pas de salle de fartage.

Le parc est facile à trouver. Il suffit de prendre la route 148 à Saint-Eustache et de rouler une vingtaine de kilomètres vers le nord. L'entrée du parc se trouve sur la 148 et elle est très bien signalée.

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19 décembre 2007

Piste Gilles-Leroux

À elle seule, la piste Gilles-Leroux ne présente pas grand intérêt. C’est un court sentier de 1,6 kilomètre qu’on skie allez-retour en quelques minutes. Mais elle est reliée au parc linéaire du P’tit Train du Nord et constitue un beau complément à une randonnée sur l’ancienne voie ferrée.

La piste rejoint le P’tit Train du Nord moins d’un kilomètre au nord de la gare Val-Morin. Contrairement au parc linéaire, elle comporte beaucoup de relief puisqu’elle passe par dessus une petite colline. On monte ou on descend sur presque toute sa longueur.

La piste est large, mais très jolie. Elle passe à travers une épaisse forêt et près d’un cimetière. Si je n’ai pas de photo, c’est parce que j’ai oublié de mettre la maudite tite-carte dans mon appareil.

Un détour par la piste Gilles-Leroux ajoute du piquant à une virée sur le P’tit Train du Nord. Pour faire une bonne randonnée, on peut partir de Sainte-Marguerite Station, au kilomètre 33 du parc linéaire et se rendre jusqu’à la piste. On skie alors la plus belle section du parc linéaire, celle qui longe la chute Glen-Wexford et le lac Raymond. L’allez-retour donne une randonnée de 15 kilomètres.

On peut se rendre à la piste en partant de Val-David pour une randonnée d’une dizaine de kilomètres. Au retour, on peut alors prendre une boisson chaude dans un café du centre-ville de Val-David.

16 décembre 2007

Quatre Vallons

 CLIQUEZ ICI pour lire un texte plus récent sur ce centre de ski.

 J’ai un faible pour les centres de ski de fond «à l’ancienne», tenus par des familles ou des comité de loisirs. Les endroits où l’on skie à la bonne franquette dans des sentiers presque exclusivement fréquentés par les «indigènes locaux».

C’est ce que j’ai trouvé à Sainte-Catherine-de-Hatley, sur les sentiers des Quatre Vallons. À mon arrivée sur place, j’ai d’abord découvert cette sympathique cabane.

À l’intérieur, c’est un gamin assis sur les genoux de son père qui m’a réclamé un droit d’entrée de 3$. Oui, juste 3$. L’inflation ne sévit pas à Sainte-Catherine-de-Hatley.

La petite cabane est installée près d’une patinoire extérieure et l’abri chauffé des patineurs accueille aussi les skieurs. C’est très apprécié quand il fait froid comme aujourd’hui.

Une fois sur ses skis, on découvre un réseau composé de cinq sentiers empilés les uns sur les autres pour former un seul parcours long d’environ 14 kilomètres. On peut aussi effectuer des trajets plus courts.

Au départ, la piste grimpe sur une colline en passant à travers champ. On a tout de suite une très belle vue sur le mont Orford.

Les sentiers sont tracés à la motoneige. L’entretien n’est pas parfait, mais adéquat. On a vraiment affaire à des sentiers «à l’ancienne», étroits et tortueux. À certains endroits, j’avais l’impression de retrouver la piste que mon père traçait derrière chez moi avec ses skis quand j’étais jeune.

Comme le nom de l’endroit l’indique, le parcours est vallonné. On ne skie presque jamais sur le plat. On a droit à quelques descentes étroites et sinueuses où on se faufile parmi les arbres.

Ces descentes sont très agréables quand nos skis mordent dans la neige fraîche comme c’était le cas aujourd’hui. Par contre, quand c’est glacé, ça doit être un brin dangereux.

Si vous aimez ce genre de descentes, prenez le sentier 4 pour rentrer vers l’accueil. C’est sur ce sentier que se trouve la descente la plus longue et la plus sinueuse. Ça termine bien une randonnée.

Il y a un petit relais chauffé sur le réseau. Tout ça donne un endroit vraiment sympathique qui permet de faire du ski à la fois agréable et exigeant.

Le départ de sentiers se trouvent sur le chemin de la Montagne, à deux pas du «centre ville» de Sainte-Catherine-de-Hatley. Il y a des affiches indiquant clairement le chemin. Le village se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de Sherbrooke. Les Quatre Vallons ne possèdent pas de site web, mais on peut se renseigner sur les conditions de ski en composant le 819-843-7324. Et voici la carte des sentiers en direct d'une affiche plantée au départ des sentiers.

12 décembre 2007

Bois Duvernay

J'ai fait aujourd’hui ma deuxième randonnée en carrière au Bois Duvernay où se trouvent les sentiers du club Les Coureurs de boisés. 

C’est vraiment un beau réseau de pistes où on fait du très bon ski. Le réseau est vaste tant pour le style classique que pour le pas de patin: environ 25 kilomètres au total.

L’accueil et la salle de fartage du centre sont situés dans un centre communautaire qui n’a guère de cachet mais offre amplement d’espace. Apportez votre lunch parce qu’il n’y a aucun service de restauration sur place.

Comme on est sur l’île de Laval, on skie sur le plat. Mais ça reste très agréable. Les sentiers sont bien entretenus et serpentent dans une forêt de feuillus effeuillés. La signalisation est aussi parfaitement claire. On trouve une carte des sentiers à presque toutes les intersections.

Les pistes les plus intéressantes sont celles réservées au style classique. Ce sont d’étroits sentiers à une voie qui donne l’impression de s’aventurer loin en forêt.

Les pistes 2, 3, 4 et 5 sont à faire absolument. La 3 est la piste avec le plus relief – mais on ne parle que de quelques inoffensives petites pentes. Ce sentier passe par un belvédère d’où on voit le stade olympique et les environs.

Cette section de sentier se trouve dans une forêt de petits arbres qui poussent comme de la mauvaise herbe. On dirait un boisé de film d'horreur.

J’ai été gâté aujourd’hui parce que les conditions de glisse étaient extraordinaires. Quand ça glisse aussi bien, on ne s’ennuie pas même lorsqu’on skie sur le plat. J’ai beaucoup aimé ma randonnée même si le vent soufflait fort.

Je me suis arrêté au seul relais sur le réseau. C’est un bâtiment accueillant avec de grandes fenêtres près duquel on a eu la bonne idée d’installer des mangeoires à oiseaux.



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