16 février 2024

Divine Descente


Une belle petite neige recouvrait de la vilaine grosse glace aujourd'hui dans les sentiers de l'Abbaye d'Oka. Difficile dans ces conditions d'avoir élégant et en contrôle en descente. 

Peu importe: j'ai quand même essayé filmer une descente complète de la colline de l'Abbaye par le sentier «chemin Saint-Sulpice.

 Ça descend longtemps par ce chemin même s'il ne comporte qu'une soixantaine de mètres. Et comme il fallu que je remonte souvent pour aller chercher mon téléphone ou me remettre en position, la lumière a eu le temps de changer quelques fois durant mon tournage. 

Mais je voulais immortaliser ma descente favorite dans les environs de Montréal!

 

11 février 2024

Au sommet d'un Pinacle


Nouvelle expérience aujourd'hui: j'ai fait l'ascension d'une montagne sans en avoir l'intention. 

Je ne savais pas exactement où je m'en allais ce matin quand je suis parti du stationnement de la passerelle Jacques-Raymond à Piedmont pour franchir la rivière du Nord. Mon plan était de faire route vers la Réserve Alfred-Kelly et d'ajuster mon itinéraire selon les conditions de neige. 

J'ai fait à peu près un kilomètre sur le P'tit Train du Nord vers Prévost. J'ai piqué à travers champ pour rejoindre le sentier Rang 7 et monter vers la Réserve. J'ai bifurqué sur le sentier Érablière. Et je me suis retrouvé au pied d'un des nombreux «mont Pinacle» qu'on trouve au Québec

Ce mont Pinacle-là est situé tout juste à l'extérieur de la Réserve Alfred-Kelly. C'était la première fois que je me retrouvais au nord de cette colline.

Je me suis mis à remonter un large sentier sans nom qui grimpait sur son flanc. Mes skis à écailles agrippaient bien dans de la neige transformée parfaite pour les écailles. Je me suis vite retrouvé près du sommet. 

J'ai respecté la consigne sur la pancarte.

Le mont Pinacle vu d'un champ où on va bientôt planter des maisons.

Le sentier L'Érablière dans le peu de lumière qu'on avait aujourd'hui.

Dans les derniers mètres, le sentier est devenu plus étroit et accidenté pour cause d'arbres tombés dedans. Mais après avoir négocié une ravin escarpé, j'ai abouti sur un cap où on trouve une croix vissée dans le roc... qu'un coup de vent a jeté à terre il y a quelques années. 

La vue qu'on a de ce promontoire situé à environ 290 mètres d'altitude est spectaculaire. J'en ai profité en mangeant mon lunch avant de redescendre par où j'étais venu. 

Un peu trop compliquée au début, un peu trop facile ensuite, ma descente ne m'a pas emballé. Tellement que j'ai fini par piquer à travers la forêt pour faire des virages par les arbres.

Ce n'était certainement pas ma meilleure excursion de l'hiver. Mais la vue du sommet du mont Pinacle vaut la peine d'être vue. 

Le secteur risque toutefois de beaucoup changer dans les années à venir puisqu'un vaste de développement immobilier est en marche dans la plaine qui se trouve au sud de la colline et en bordure du P'tit Train du Nord.

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap.

Le vent a joué les hérétiques au sommet du mont Pinacle.

Une autre partie de la vue qu'on a du promontoire.

Ma redescente a commencé compliquée...

Mais après, j'avais beaucoup d'espace pour manoeuvrer.

Ma plus belle ligne de la journée à l'écart du sentier L'Érablière.

10 février 2024

Le nouveau voisinage de la Réserve Alfred-Kelly


Ça faisait un bout de temps que j'étais allé à la Réserve Alfred-Kelly en passant par son point d'accès officiel situé au bout du chemin de la Rivière à Piedmont. 

Ça n'a jamais été très agréable de visiter la Réserve en partant de là parce que le sentier d'accès est interrompu par une rue où il faut marcher une centaine de mètres. Mais j'ai découvert aujourd'hui que ce coin-là est en voie de transformation majeure. 

Toute la zone située entre le territoire de la Réserve et le P'tit Train du Nord qui passe au sud-est fait l'objet d'un vaste développement résidentiel. 

La rue principale du développement  a déjà été aménagé sur le le tracé de l'ancien chemin qu'on suivait pour rallier le sentier Rang 7. Le bas de ce sentier par laquelle on entre dans la Réserve semble condamné à disparaître puisque le développement doit s'étendre jusqu'à la limte de la Réserveé

Pour l'instant, par contre, ça passe encore. Et une source généralement bien informée me dit qu'une nouvelle bretelle d'accès à la Réserve est dans les cartons. 

En attendant, ma description dans ce billet reflète encore bien la réalité du terrain dans ce ce secteur. 

On a fait du ski sur rue en développement pour se rendre à la Réserve.

Il fallait aller dans une réserve protégée pour skier dans une trace de ski-doo!

L'étang à Castor au coeur de la Réserve Alfred-Kelly.

J'ai déjà habité dans un Rang 7 sur la Côte-Nord. D'où cette photo!

08 février 2024

L'héritage d'Eddy Fortier

J'ai fait cet hiver deux randonnées dans le secteur où l'héritage d'Eddy Fortier enrichit nos Laurentides. 

Dans les années 70, tout le Québec a eu un engouement pour le ski de fond. Eddy Fortier a bâti son oeuvre dans ses années-là. Un club qui a compté des centaines de membres. Des sentiers qu'il a ouvert dans l'arrière-pays de Mont-Rolland. Le Relais du Père Eddy plusieurs fois reconstruit près du P'tit Train du Nord. 

Les pistes de ski d'arrière-pays qu'il nous a laissé en héritage ont eu longtemps la vie dure . Mais depuis quelques années, elles remontent la pente au lieu de continuer à décliner. Surtout grâce à Pascal Drolet, un petit-fils d'Eddy Fortier qui s'est donné pour mission de préserver l'héritage de son grand-père. Mais aussi grâce à Plein Air Sainte-Adèle qui a fait du travail de développement dans ce secteur. 

La meilleure façon de découvrir l'héritage d'Eddy Fortier est de partir de la gare de Sainte-Adèle pour parcourir la boucle formée par les sentiers Whizzard et Colline. 

En gros, on monte vers la station de ski du mont Olympia à Piedmont par un sentier et on redescend par l'autre.

En partant de la gare, il faut faire un peu plus d'un kilomètre vers le sud sur le P'tit Train du Nord pour trouver l'entrée du sentier Whizzard et s'enfoncer dans la forêt.

Mieux vaut faire la boucle Whizzard-Colline dans ce sens-là en raison de la configuration de la Whizzard. Cette piste coupe à travers une colline, ce qui ne la rend guère attrayante en descente. D'où l'idée de monter par là et de redescendre vers Mont-Rolland par la Colline. 

La Whizzard mène à deux «attractions» où ça vaut la peine de s'accrocher les pieds... ou plutôt les skis.

D'abord une ligne à haute tension qui, dans ce coin-là, forme une longue balafre en pente douce sur un flanc de colline. Quand la neige est propice, c'est agréable de descendre là-dedans... même s'il faut ensuite remonter après!

À Mont-Rolland, Pascal Drolet défend l'héritage de son grand-père à coup d'écriteaux.

Les Adirondacks ont leurs «slides». Et nous on a nos balafres de lignes électriques.
Ma descente sous la ligne s'est passée sous le soleil.

L'autre attraction du coin est beaucoup plus récente: il s'agit de nouveaux sentiers développés par Plein Air Sainte-Adèle dans la Forêt de Quatre Versants, un développement immobilier qui a fait apparaître de nouvelles rues dans la colline boisée qui sépare Sainte-Adèle de Piedmont. 

En ski, on entre dans ce secteur par le sentier Terzi qu'on partage avec les raquetteurs. 

Ensuite, il faut faire le sentier Terzi Sud qui passe par le sommet de la colline pour faire quelques belles petites descentes. 

Et il faut aussi aller jusqu'au bout du sentier Terzi Nord pour continuer sur le sentier Mirador et aboutir à un très beau point de vue sur la vallée où coule la rivière du Nord et le mont Molson. 

Bref, ce détour-là vaut la peine même si ces sentiers-là sont partagés.  

Le sentier Terzi Sud  n'avait vu passer que des skieurs depuis la dernière bordée.

Par contre, le sentier Terzi Nord avait été damé pour le vélo des neiges.

La vue au bout du sentier Mirador.

Il y a moyen de faire quelques virages en descendant vers le point de vue.

Bien partagé, un sentier partagé peut faire le bonheur de tout le monde.


Le retour vers Mont-Rolland par la piste Colline ne manque pas de piquant non plus. Notamment parce qu'on traverse les ravages causés sur son parcours par le «derecho» qui a dévasté le secteur en mai 2022. 

Les dommages sont renversants. On parle de plusieurs dizaines d'arbres tombés à travers la piste en plein là où la Colline descend vers une ruisseau.

Heureusement à coup de scie mécanique, Pascal Drolet et d'autres vaillants du coin ont ouvert un tracé qui louvoie parmi les arbres jetés par terre. Le résultat est un genre de slalom dans un décor de fin du monde. Mais ça passe en tout cas! Et je pense que Pascal continue de travailler dans ce coin-là.

Cette descente mène à un ruisseau qu'on traverse par une petite passerelle de bois avant de déboucher sur la rue Saint-Gabriel, pas tellement loin de la gare.

Le plus simple à parti de là, c'est de rallier la gare à pied. Mais on peut aussi bifurquer sur la Fortier qui, après une petite marche sur la rue de la Montagne, nous ramène à l'entrée de la Wizzard sur le P'tit Train du Nord. 

L'héritage d'Eddy Fortier ne peut pas entrer dans un musée. Mais son petit-fils l'a un peu transformé en musée en plein-air en y ajoutant des écriteaux de sa fabrication qui raconte l'histoire de sentiers et du ski à Mon-Rolland. Une autre bonne raison de lui lever notre tuque! 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap. 

Voilà une preuve que le sentier Colline ne date pas d'hier.

La descente à travers le derecho telle que je l'ai trouvée au début de l'hiver.
La Sigouin est une autre piste de ski du coin qui date du bon vieux temps d'Eddy Fortier.

06 février 2024

En ski à la Forêt Ô Cascades


Dire que je n'avais jamais entendu parler de la
Forêt Ô Cascades avant la semaine passée. 

Dommage parce que l'endroit est propice à ce que j'appelle le «ski de colline». Un sport qui consiste à faire la chasse aux descentes en ski nordique à fart ou à écailles plutôt qu'en mode rando alpine avec peaux d'ascension comme le font les adeptes du «ski de montagne».

La Forêt Ô Cascades est située à Rawdon, tout près de la station ski Montcalm. Si je comprends bien, c'est un genre de «parc privé» où il y a des sentiers de randonnée et des sites de camping ouverts à l'année. En arrivant, il faut payer son droit d'accès de 9$ à la guérite à l'entrée. 

L'hiver, on trouve dans cette forêt 12 kilomètres de sentiers damés à la motoneige pour faciliter la vie des marcheurs et 8 km de sentiers de raquette plus étroits. 

La bonne nouvelle c'est qu'on peut faire du ski dans toutes ces pistes-là. 

Non ce n'est pas idéal de skier dans des sentiers partagés. Mais ceux-là ont le mérite de donner accès à une belle attraction pour skieurs: un flanc de colline où on a une centaine de mètres de dénivelé à dévaler. 

Camping oblige, l'endroit a son pavillon avec toilettes, douches et Wi-Fi.

Le genre de sentier damé à la machine qu'on trouve dans la forêt.

J'ai eu des doutes pendant que je me dirigeais vers la colline. La piste que je suivais était solide comme le roc. Elle serpentait dans une épaisse forêt de conifères peu propice aux descentes à travers bois.

Mais près du sommet de la colline, les conifères ont cédé le pas à des feuillus clairsemés entourés de belle neige vierge. J'avais trouvé mon terrain de chasse à la descente.

Le sentier Rouge qui passe par le haut de la colline culmine à 260 mètres d'altitude. On peut le descendre d'un bord ou l'autre de la colline, mais comme il est «damé-piétiné», mieux vaut tenter sa chance en bord de piste ou en piquant à travers bois. 

J'ai fait une descente dans ce genre-là du côté ouest de la colline que j'ai trouvé moyenne. Deux ou trois skieurs avaient déjà slalomé en bord de piste. Et la pente était un peu trop abrupte pour que je me sente à l'aise à louvoyer parmi les arbres.

Mais au milieu de ma descente, j'ai trouvé un chemin forestier plein de neige vierge où j'ai fais mes premiers vrais bons virages de la journée. 

Côté ouest, j'ai commencé ma descente en bord de piste...

Puis j'ai bifurqué dans le bois et trouvé ce chemin vierge de trace.

 Après ça, j'ai tenté ma chance du côté est... où j'ai trouvé d'autres chemins forestiers vierges de traces, des arbres plus espacés et une pente plus douce parfaite pour profiter de la «poudreuse portante et rapide» que j'avais à me mettre sous les skis. 

Cette combinaison-là a fait mon bonheur pour le reste de la journée. J'ai manqué de jambes bien avant de manquer de neige à tracer et de lignes de descente à essayer. 

Il faut dire que j'avais la forêt pour moi tout seul en ce mardi ensoleillé. Je n'ai croisé que quelques randonneurs à pied. Et vu très peu de traces de ski plusieurs jours après notre dernière bordée. 

C'est l'avantage de courir les endroits moins fréquentés et les collines un peu trop petites pour attirer l'attention des randonneurs alpins qui ont tendance à se déplacer en masse. 

Aucun doute: cette colline-là va revoir mes skis dans l'avenir.

CLIQUEZ ICI pour voir la carte hivernale de la Forêt Ô Cascades.

Pas besoin d'être un champion pour se faufiler dans pareil sous-bois.

Ma première descente dans un chemin forestier du côté est de la colline.

C'est aussi beau vu d'en haut.

Ce chemin-là, je l'ai descendu trois fois plutôt qu'une.
Un des mes derniers virages de la journée.