12 mars 2024

Allez-retour sur La Canadienne

 
J'ai skié avec bonheur jusqu'au fond d'un cul-de-sac cet après-midi. 

C'était sur le sentier d'arrière-pays La Canadienne, quelque part entre Sainte-Agathe et Saint-Adolphe-d'Howard. Un coin où je n'étais pas allé depuis longtemps. 

Je suis parti du chemin des Pins à Sainte-Agathe. De là, pour rallier La Canadienne, il faut emprunter un court tronçon de la Fournelle, une piste entretenue mécaniquement qui fait partiedu réseau du de sentiers de ski classique du Camping Sainte-Agathe. 

J'ai trouvé de la neige vierge dans la Fournelle, sans doute parce qu'on est en fin de saison. Puis j'ai pris La Canadienne où personne n'était passé depuis la dernière bordée.

La Canadienne relie depuis longtemps Sainte-Agathe à Saint-Adolphe-d'Howard. Pour le moment toutefois, sa route est coupée par un problème de droit de passage à la hauteur du chemin du Belvédère. 

Je crois qu'une voie de contournement a été aménagée, mais je ne l'ai pas cherchée aujourd'hui. J'étais plutôt là pour avoir le plaisir de skier la grosse colline plantée de feuillus où monte La Canadienne avant de croiser le chemin du Belvédère. 

Les feuillus sont les meilleurs amis du skieur d'arrière-pays au printemps. À l'ombre des conifères, les sentiers ont tendance à glacer quand le mercure flirte avec le point de congélation, notamment parce que la neige qui fond dans leurs branches tombent en eau sur le tracé. 

C'était comme ça dans le bas de La Canadienne aujourd'hui. Mais quand j'ai débouché dans les feuillus et à vraiment grimper dans la colline, j'ai trouvé de la belle neige printanière agréable à skier sous le soleil. 

La glisse était agréable sur la Fournelle qui n'avait pas été entretenue mécaniquement.

Je ne me tannerai jamais de faire ce genre de traces et de faire ce genre de photos.

Une photo qui donne une bonne idée de l'état de la neige sous le soleil dans la colline.

On doit monter une centaine de mètres de dénivelé pour arriver au sommet de cette colline qui culmine à 540 mètres d'altitude. 

Un peu après le sommet, pour le moment, on se bute à un panneau nous indiquant qu'il faut rebrousser chemin. 

Redescendre la colline est le «bonbon» de cette courte randonnée. C'est assez tranquille comme descente et on a de l'espace pour se laisser aller sans trop de risque. Agréable façon de prendre le chemin du retour!  

J'ai trouvé cette section de La Canadienne plus difficile à suivre que la moyenne des sentiers d'arrière-pays. Il y a quelques balises neuves près de la Fournelle, mais après c'était un cas de «je-sors-mon-téléphone-souvent-pour-vérifier-si-je-suis-sur-le-bon-chemin». 

Ça doit être pour ça que mon téléphone a fini par passer 20 minutes dans les neiges durant cette randonnée. Je l'avais laissé tomber en ramassant des branches tombées dans le sentier. Heureusement qu'il ne s'était pas trop enfoncé...

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La neige est toujours plus belle de l'autre côté d'un panneau du genre...

Tout ce monte dans cette colline doit redescendre par le même chemin.

La Canadienne et la Fleur de Lys qui partagent le même tracé, ça fait chicane Québec-Ottawa! 

10 mars 2024

Camp de chasse... aux descentes

Je n'ai jamais réussi à inculquer l'amour du ski de fond à mon fils.

On dirait toutefois que je suis en train de réussir à lui faire aimer ce que j'appelle le «ski de colline». 

Alors que le «ski de montagne» se pratique avec des skis alpins à fixations débrayables et des peaux d'ascension, le «ski de colline» se pratique plutôt en skis nordiques à fixations à talons libres. L'objectif est toutefois le même: multiplier les montées et les descentes plutôt qu'accumuler les kilomètres. 

Quand je sors avec mon fils, c'est pour faire ce genre de ski-là en évitant autant que possible le terrain plat. 

C'est ce qu'on a fait aujourd'hui en «rayonnant» à partir d'un camp de base parfait pour faire du ski de colline: le refuge de la Cordée du club de plein air de Sainte-Agathe. 

On entend moins souvent parler de ce refuge que de son illustre voisin, le refuge de l'Alpage. Mais lui aussi à son charme. Surtout parce que c'est une jolie cabane bleue est située au sommet d'une grosse colline qu'on peut dévaler par  la bien nommée Descente aux enfers. 

On s'est rendu là aujourd'hui en nous stationnant sur la rue Cosette, puis en passant derrière chez Pierre Gougoux (qu'on ne remerciera jamais assez d'avoir transformé sa terre en terrain de jeux pour skieurs) pour monter dans colline par les sentiers Chemin du tracteur et Marmotte. 

En bons coureurs des bois, on a ensuite allumé un bon feu dans notre camp de base avant de partir en chasse. 

L'entrée de la Descente aux enfers tout près du refuge La Cordée.

Remonter la Descente aux enfers se faisait très bien aujourd'hui dans la neige humide.

On a commencé par se jeter dans la «Descente aux enfers qui commence juste à côté du refuge. Pour constater qu'il manquait un peu de neige pour profiter au maximum de ses 70 mètres de dénivelé. Oui, il y avait une quinzaine de centimètres de nouvelle neige... mais pas grand-chose en dessous.

Cette grosse descente dans un boisé clairsemé où on peut rester dans un couloir dégagé ou s’improviser un trajet en louvoyant entre les arbres est l'attraction principale d'un coin. Le genre de descentes que je fais toujours deux ou trois fois plutôt qu'une... 

Après notre lunch au coin du feu, j'ai fait découvrir à mon fils la «descente à la James Bond» que forme le sentier Gillespie en dévalant le flanc ouest d'un colline sans nom. Là aussi, on perd très vite 70 mètres d’altitude... mais dans un étroit couloir sinueux entre deux murs de conifères.  

Redescendre vers chez Pierre Gougoux par le sentier Chemin du tracteur fait aussi partie des plaisirs du secteur. La longue ligne droite qui termine cette descente est parfaite pour pratiquer ses virages télémark. 

J'ai amené souvent ma blonde au refuge de l'Alpage. Je pense que je vais amener souvent mon fils au refuge La Cordée dans les prochaines années. 

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En contrôle dans la grosse descente de la Gillespie.

On a rencontré par hasard mon ami David qui faisait une sortie de couple.

Notre feu était en feu quand on est rentré diner au refuge.

05 mars 2024

Voyage en Mustafanie


La Mustafanie compte parmi mes coins préférées des Laurentides. 
 
C'est le secteur de l'arrière-pays de Val-Morin traversé par le tentaculaire sentier Mustafa. D'où le nom que je viens juste de lui inventer.

Une petite enclave riche en histoire et en trésors à découvrir. Voilà comment un guide touristique décrirait la Mustafanie si elle existait pour vrai. 
 
Comment s'y rendre? 
 
On peut voyager en première classe en payant pour se stationner à l'accueil Far Hills du parc régional Val-David-Val-Morin et emprunter les sentiers Maple Leaf et Stevenson pour rallier l'extrémité ouest du sentier Mustafa. 

Ou on peut voyager en classe économique en profitant du fait qu'il est maintenant permis de se garer à l'extrémité est du sentier Mustafa sur le chemin du Lac Lasalle dans une zone délimitée par des panneaux de signalisation.

La Mustafa telle que je l'ai trouvée en partant du chemin du lac Lasalle.

C'est ce que j'ai fait tard cet après-midi, surtout pour sauver du temps. En partant de là, on débarque tout de suite en Mustafanie. Et à peu de distance de toutes ses attractions. 
 
La plus «incontournable» est le mont Mustafa... que le sentier Mustafa contourne en passant au sud. 
 
On grimpe dans la colline par la bien nommée «Mustafa en Haut», une bretelle à deux entrées qui nous fait gravir une trentaine de mètres de dénivelé. 
 
Un court sentier nous mène ensuite au sommet d'où on a une vue splendide sur le lac Lasalle presque 100 mètres en contrebas. 

La redescente de la colline compte parmi les attractions locales. Tellement que je l'ai remontée aujourd'hui pour dévaler les deux pentes de la Mustafa en Haut.
 
Le point de vue au sommet du mont Mustafa.

Le bout le plus photogénique de la Mustafa en Haut.

Une partie de la descente en direction est.
Un peu plus à l'ouest, on arrive à une intersection où la Mustafa devient tentaculaire. La piste proprement dite continue vers le sud puis l'ouest en courant au flanc du mont Gilbert. Mais on peut aussi explorer d'autres «branches» qui sont des vestiges de l'époque où se ce secteur faisait partie du réseau de ski de fond de l'hôtel Far Hills. 
 
L'une de ces bretelles nous ramène au chemin du lac Lasalle en contournant le mont Mustafa par le le nord. D'autres mènent aux pistes entretenues mécaniquement du parc régional. Toutes valent un petit détour d'exploration.

L'autre attraction à ne pas manquer dans ce coin-là est la descente du sentier Bélair vers le lac du même nom. Tranquille au début, la piste devient pentue et sinueuse quand on arrive au lac. Une vraie partie de plaisir quand les conditions sont bonnes. 

Le lac Bélair forme la frontière sud de la Mustafanie. De l'autre côté, on est dans un autre royaume. Que j'aurais tendance à appeler la «Gadourie» en l'honneur d'un de ses citoyens en vue.
 
Mais ça c'est une autre histoire...  

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Les premiers mètres de la Bélair vus de la Mustafa.

La vue sur la lac Bélair au flanc du mont Gilbert est autre attraction locale.

Vestige de la grande époque de l'hôtel Far Hills qui survit en forêt.

Portrait de Mustafa qui date de l'époque de la photo noir et jaune?

J'ai profité du mont Mustafa en faisant quelques descentes dans la neige vierge.

Skier en fin de journée, c'est se donner l'occasion de capter de la belle lumière.


03 mars 2024

Julie, Annik et compagnie

 

«J'ai peut-être complètement mal lu la situation.»

Voilà ce que j'ai dit à ma gang ce matin alors qu'on se préparait à partir pour le refuge de l'Alpage.

Tsé quand t'es motivateurs...

Heureusement, je m'inquiétais pour rien. Comme je l'espérais, la température très au-dessus de zéro achevait de dégeler le sentier Gillespie quand on a pris le bois en fin de matinée. Et on a fait du bon ski de printemps même si le soleil a refusé de se joindre à nous. 

Je vais me souvenir de cette journée pour trois raisons. 

On a skié avec Julie, une amie de ma blonde qui faisait ses débuts en ski de fond hors-piste et qui a bien réussi son baptême de neige non entretenue mécaniquement. 

J'ai rencontré pour la première Annik Myco, une skieuse qui aime autant que moi écrire à propos de ses sorties dans des billets sur Facebook qui m'apprennent souvent des affaires.

Fiston et moi avons fait quelques descentes d'anthologie sur la colline par où passe maintenant le sentier Bruce Jack, juste au nord de la Gillespie. 

Les feuillus sont clairsemés et les obstacles sont plutôt rares sur cette colline. Et aujourd'hui, comme nos gros skis mordaient bien dans la neige ramollie par la chaleur, on s'est amusé comme des fous à la dévaler en slalomant à travers bois. Toutes les trajectoires étaient bonnes dans ces conditions et on en a profité pour en tester de nouvelles très à l'écart du sentier. 

C'était tellement le fun que j'ai oublié de prendre des photos.  

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Annik Myco en compagnie d'un abominable homme des neiges.

02 mars 2024

De toutes les couleurs à Vallée Bleue

 

Ma blonde en rose. Son amie Julie en rouge. Mon fils en noir. Et moi en jaune. 

Non, on ne s'était habillé en bleu pour aller à Vallée Bleue. Mais on s'est bien amusé sur les pentes de ma petite station favorite dans les Laurentides.